
Malgré l’opposition écolo, Strasbourg financera le Rallye en 2013 et 2014


Une carte pour sortir le soir à Strasbourg


Strasbourg, la nuit, la ville dort. Mais il y a quand même quelques bars et autres lieux qui tentent de faire vivre la ville après 23 heures. Pour les encourager, la Ville vient de publier une carte du désert nocturne. La boussole n’est pas livrée avec.
La politique internationale s’invite au TNS, et annule deux spectacles


La directrice du TNS a annulé un atelier avec Attila Vidnyánsky, metteur en scène hongrois en raison de ses liens avec Viktor Orbán, ministre-président nationaliste de la Hongrie. En réaction, le metteur en scène a annulé ses deux spectacles programmés au TNS.
Comment Schiltigheim compte rentabiliser ses friches brassicoles


Adelshoffen, Schutzenberger, Fischer… Les fermetures de brasseries se suivent et les friches restent. Schiltigheim, de son surnom « cité des brasseurs », hésite entre tourner la page ou profiter de cette histoire industrielle. Alors que les dossiers Fischer et Schutz sont au point mort, la friche Adelshoffen sera demain, c’est promis, un écoquartier ultra-branché.
Logements sociaux : la Socolopo en pleine tourmente


Le bailleur social Socolopo, qui gère plus de 1 700 logements, vient de mettre à pied son directeur. Pendant ce temps, au conseil des Prud’hommes, le même directeur est accusé de harcèlement moral par l’ancien directeur technique. A la direction générale, on évoque « une erreur de recrutement ».
89 471 chômeurs en Alsace
Les chiffres du chômage viennent d’être publiés, et comme prévu, ils ne sont pas bons. Selon l’Insee, fin février 2013, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s’établit à 89 471 en région Alsace. Un nombre qui a augmenté de 0,7% par rapport à janvier, soit une hausse annuelle de 12% ! En France, la hausse annuelle s’établit à 10,8%.
Si on inclut les catégories B et C (chômeurs qui ont partiellement travaillé au cours du mois), le nombre de personnes sans emploi en Alsace grimpe à 128 948, fin février.
Les nouveaux chômeurs sont en hausse (+ 6,7 %), les démissions (+ 3,9 %), les autres cas (+ 1,2 %) et les fins de contrat à durée déterminée (+ 1,0 %) tandis que les chômeurs inscrits pour fin de mission d’intérim sont en baisse (-12,3 %), ainsi que ceux licenciés économiques (-2,7 %) et les autres licenciements (-2,2 %).
Aller plus loin
Sur Libération.fr : Nouvelle hausse du chômage en février
Grève des agents de la CUS jeudi 4 avril
Après le mouvement de grève des agents de la CUS à la suite du rapport de la Chambre régionale des comptes, les syndicats ne désarment pas et appellent à une nouvelle mobilisation jeudi 4 avril entre 11h et 15h.
Dans un communiqué de presse, les organisations syndicales font le point après le débat du conseil municipal de lundi. Elles se félicitent « que les élus de toutes sensibilités reconnaissent enfin la valeur et le dévouement des agents de la collectivité » et notent l’appel à renouer au dialogue social et à reprendre les négociations. Elles relèvent aussi « la volonté de se conformer uniquement aux injonctions de la Chambre Régionale des Comptes » de la part du maire, Roland Ries.
Néanmoins, les organisations syndicales estiment que Robert Herrmann, premier adjoint en charge de ce délicat dossier, n’a pas « pris la mesure du profond mécontentement des agents de la collectivité » et qu’il n’a pas tenu compte du précédent préavis de grève pour réamorcer le dialogue. Les syndicats CFDT, CFTC, CGC, CGT, FA/FPT, FO, SPT67, SUD Solidaires et Unsa appellent donc à un nouveau débrayage, jeudi 4 avril entre 11h et 15h.
Le conseil unique d’Alsace s’est invité au conseil municipal
Il n’était pas à l’ordre du jour, mais le conseil unique d’Alsace s’est invité lors du conseil municipal de Strasbourg lundi. Entièrement engagée pour le « oui » au référendum du 7 avril, l’opposition UMP et UDI a appuyé sur les divisions au sein de l’exécutif strasbourgeois. Car une partie des élus socialistes sont contre, d’autres sont pour, les écologistes sont pour… Et le maire Roland Ries ? Ce sera « non » ou « blanc ».
L’école de médecine générale, à double voie


Récemment promue maître de stage universitaire, j’ai accueilli ma première stagiaire dans mon cabinet ! J’espère qu’Eléonore a beaucoup appris, parce qu’elle n’a pas été la seule. Confronter sa pratique au regard questionnant d’une jeune diplômée est déroutant.
Où l’on reparle des études sur le tram de Bamako et le marché de Noël


Ce lundi après-midi, les élus strasbourgeois se pencheront sur le volet « ville » du rapport de la Chambre régionale des comptes. S’il reprend à la virgule près les observations sur la gestion du personnel du volet « CUS », déjà débattu il y a un mois, ce rapport épingle aussi les études controversées sur la faisabilité d’un tram à Bamako et sur le marché de Noël. Le conseil municipal est à suivre à partir de 15 heures sur Rue89 Strasbourg et Twitter avec le mot-dièse #CMstras.
Concert : Fawzy al-Aiedy, chantre du métissage


Son nouvel album s’intitule Radio Bagdad, en hommage à son pays natal ainsi qu’aux images et aux sonorités qui construisent son quotidien et renforcent ses souvenirs. Fawzy al-Aiedy s’intéresse à ce qui rapproche les hommes et les fait vibrer. Il jouera le jeudi 28 mars sur la scène de l’Espace Django Reinhardt. (suite…)
IDFIX: Fô qu’IDgage !


« IDFIX » : ce tag gangrène de plus en plus les murs de Strasbourg. Et s’il fallait un seul terme pour qualifier ces cinq lettres, celui d’ordure conviendrait parfaitement. Son auteur les jette ici ou là et semble ressentir une certaine jouissance à souiller les murs de la ville. Si le tag a surgi ostensiblement en automne dernier, il n’est pourtant pas nouveau.
Voilà peut-être un peu plus d’un an que j’ai aperçu pour la première fois le tag. Je ne sais plus exactement quand et où. Evidemment, mon cerveau, après l’avoir remarqué, s’est sans doute empressé de l’oublier. Car on ne peut pas dire que le tag «IDFIX », sous l’expression d’un entêtement abruti par l’atrophie du langage « sms-kikoo-lol », brille par l’ingéniosité de sa calligraphie. Sur FlickR, un photographe lui a même décerné le titre de « worst tag artist in Strasbourg ».
Mais sans doute l’ai-je croisé une ou deux fois encore en ressentant moins de l’aversion qu’une envie de réfléchir à son sens. Car je ne suis pas réticent du tout à l’art urbain. Les œuvres de Banksy, par exemple, sont celles d’un génie, intelligentes, provocatrices parfois mais toujours poétiques.


Face à ces « IDFIX », j’ai aussi cru comprendre un message provocateur à l’adresse des personnes trop réactionnaires. L’évolution des pensées, et pour ainsi dire la pensée évolutive, est bien meilleure et bénéfique que la complaisance dans des idées asthéniques. En somme, j’y voyais une exhortation à abandonner les idées fixes qui éperonnent de temps en temps notre cerveau alangui.
Sauf que le message ne passe plus au-delà d’une certaine bienséance. Concrètement, revoir le tag sur un véhicule d’entreprise a ruiné toute la sympathie que je pouvais généreusement accorder à quelqu’un qui m’a permis, un certain moment, de réfléchir. Après avoir rencontré de nouveau le tag sur les wagons de fret au port du Rhin, le coup suprême m’a été asséné lorsque j’ai vu que la porte d’entrée de mon immeuble en avait été « gratifiée ».

L’auteur du tag, si l’on ne peut pas dire vandale (voir le statut juridique du street art en France) a franchi une limite qui l’inscrit dans une toute autre démarche.
Il ne s’agit plus d’essaimer quelques réflexions succinctes. En dégradant n’importe quel bien public ou privé, le taggueur est entré dans une course à la popularité. Il tague les murs comme les chiens pissent contre les arbres. Tout est bon pour marquer son territoire. Le tag, ou le « blaze » selon le glossaire des graffeurs, est alors une sorte d’autographe minimal imposé à la vue de tous. IDFIX, dans son tag le plus riche, se dit être un « serpent » (photo Flickr). Peut-être sa queue frétille-t-elle à chaque nouvelle signature…
Et malheureusement, la popularité se fait sentir. Sur Webstagram, il est possible de suivre le hashtag « #IDFIX ». Leur profusion fut même à l’origine d’un « challenge ». L’objectif : partager le plus de photos des réalisations sauvages. La « chasse aux trésors » de l’instagrameuse @mélaniie67 lui a permis de remporter haut la main le défi (voir le montage photo). Mais ce genre de pratique n’a pas bonne presse dans le monde des graffeurs professionnels. Dans un précédent article (voir l’article de Rue89 Strasbourg), un vétéran dénonçait :
« Ce genre de tags décrédibilise le graff. Les gens retiennent ces tags, qui souvent dégradent l’espace public avec peu de recherche artistique, et ne pensent pas aux dizaines de fresques qu’ils ont vu et appréciées ».


La quête de renommée est malheureusement nourrie par une émulation bête et méchante. IDFIX a trouvé des rivaux : OLAFF, VOMITO, EKLER entres autres… Et la chasse au territoire ne concerne plus que les murs longeant les chemins de fer, elle se mène au centre ville.
Et bientôt quoi ? Verrons-nous des tags immondes sur les façades de bâtiments historiques, ou à l’intérieur de nos immeubles ? Pourvu que les tagueurs ne se soient pas lancés dans une course sans limite. Car la rivalité de « gangs » peut aller loin dans l’art de salir les villes. Sao Paulo est l’exemple par excellence. Les pixaçãos sont partout. (voir cette vidéo).
Ça chauffe au Parlement européen ! Un vote historique


Les dirigeants européens étaient revenus tout contents de l’accord trouvé sur le budget européen en février. Le Parlement Européen leur a adressé une cinglante fin de non-recevoir en mars. Retour sur un vote qui marquera l’Histoire du Parlement européen.
Concert : Mony & The Hatmen et leurs cousins d’Amérique


Si vous craquez pour les voix graves qui ont vécu et l’univers filmique propres aux grands espaces américains, foncez voir et écouter Mony & The Hatmen. En acoustique ce samedi après-midi au Live at The Store chez Harmonia Mundi et le mardi 26 mars en première partie d’Alice Russel à la Laiterie.
Municipales : les promesses du candidat Ries ont été tenues… à moitié



