A l’occasion de son passage par les Journées de Strasbourg vendredi 16 mars, François Hollande fera un petit détour par le quartier de la Meinau le matin pour parler du logement.
Sa visite du quartier débutera vers 10h30, il sera accompagné d’une nuée de journalistes. Il passera par un salon de thé, la mairie de quartier et le bureau de police. Puis il ira à Pôle Sud où il tiendra un discours vers midi sur « la politique de la ville ».
Vers 13h, François Hollande s’entretiendra avec Peter Sloterdijk, philosophe allemand, sur le thème « Refonder la démocratie ».
1050 mètres de long,
40 mètres de haut,
vitesse de pointe à plus de 100 km/heure,
accélération verticale pouvant atteindre une force de 3,5 G,
durée du trajet d’environ 3 minutes et 25 secondes
Pente maximale de 52°
Inclinaison latérale maximale de 65°
Il aura fallu neuf mois à la société américaine Great Coaster International, Inc pour construire ce temple de la vitesse. Il sera ouvert au public le 31 mars et en attendant, vous pouvez vous mettre à la première place sur les vidéos d’Europa Park:
Les stars écologistes, venues soutenir la candidate EELV. Daniel Cohn-Bendit : "Je voudrais sincèrement remercier Eva d'avoir pris sur elle d'être candidate". (DR)
Un sondage CSA la donne à 1% d’intentions de vote. Sa campagne est jugée « inaudible » et, même dans son camp, on s’interroge encore et toujours sur le maintien de sa candidature à l’élection présidentielle. Pourtant, Eva Joly a tenu le cap hier, en meeting au Palais des fêtes à Strasbourg. Et ce, malgré un espace largement grignoté par les eurodéputés très médiatiques Daniel Cohn-Bendit et José Bové.
A qui s’étonne de la réactivité des hommes politiques en période électorale (des millions d’investissements pour ArcelorMittal, un repreneur pour Lejaby…), voilà un nouvel exemple. Alors qu’hier, il était question que le ministre de la justice Michel Mercier vienne à Strasbourg jeudi annoncer la création d’un établissement pénitentiaire de semi-liberté au Neuhof, voilà qu’aujourd’hui, cette annonce n’est plus d’actualité !
Jean-Philippe Maurer, député UMP de la 2e circonscription du Bas-Rhin, circonscription à hauts-risques pour l’UMP en cas d’alternance et qui inclut le Neuhof, a eu la peau de cette intention du ministère de la justice. Dans un communiqué, le député indique avoir reçu un appel du Garde des Sceaux, lequel lui a indiqué qu’il n’y avait plus de centre pénitentiaire et que sa visite à Strasbourg de jeudi n’incluerait plus la visite de l’hôpital Lyautey, ni évidemment d’annonce sur la question :
« Je me félicite de la rapidité de la décision du Ministre qui a bien compris les enjeux pour le quartier du Neuhof qui a bénéficié des efforts menés par l’Etat dans le cadre du plan de rénovation urbaine initié par le ministre de la Cohésion sociale et du Logement Jean-Louis Borloo et poursuivi par le gouvernement de François Fillon.
Il va de soi qu’une telle décision ne peut être prise sans l’accord d’abord des habitants du quartier. Je suis d’ailleurs étonné d’avoir appris par la presse que les élus de la ville de Strasbourg aient été au courant de ce projet et qu’ils n’en aient informé personne. Pour ma part, je crois que le dialogue et la participation des citoyens sont essentiels. »
La dernière partie de ce communiqué est destinée à Philippe Bies, adjoint du maire de Strasbourg et son rival socialiste pour la circonscription. Lequel avait indiqué hier : « Si Jean-Philippe Maurer, député UMP, n’est pas au courant des dossiers qui concernent sa circonscription, à quoi il sert ? »
Un élément de réponse: pour encore deux mois au moins, il sert à éviter les annonces néfastes pour le quartier du gouvernement…
Quelle est la place accordée aux groupes professionnels strasbourgeois à La Laiterie, principale salle de concert de Strasbourg ? Une place bien trop étroite, si l’on en croit Éric Kaija Guerrier, le guitariste du groupe Weepers Circus.
Olivier est toujours à la recherche de nouveaux adhérents au Front National. Photo : L.D
Veste ajustée, pantalon sobre et sacoche, poignée de main énergique, carrure sportive. Olivier a de l’aisance. Les traits de son visage révèlent pourtant sa jeunesse. Le lycéen d’à peine 17 ans a adhéré au Front National en 2011.
Maintenant que Marine Le Pen est en mesure de déposer sa candidature officielle, Olivier, lycéen à la mèche blonde réajustée régulièrement d’un petit mouvement de tête, va pouvoir tenir les manettes de la section jeunesse du Front National 67. En Alsace, ils seraient 250 jeunes frontistes et Olivier est l’un d’entre eux depuis un an. 2012 sera sa première campagne électorale et pourtant il s’apprête à prendre en charge ce réseau de jeunes. « Quand je me suis rapproché du Front National, le responsable a expliqué, j’ai accroché. C’est aussi simple que ça quand on sait ce qu’on veut », affirme le militant.
Olivier a 17 ans. Aux dernières élections présidentielles, il entrait à peine au collège. L’onde de choc du 21 avril 2002 n’a que très vaguement atteint ses premières années d’école. Pourtant selon lui, « il n’y a pas d’âge pour s’intéresser à la politique ». Depuis un an et demi, cet élève du lycée agricole d’Obernai épluche les propositions des partis et se fait sa propre idée. « A 15 ans et demi, j’étais arrivé à un stade où j’avais envie de comprendre et de décider ce qui était bien pour moi ».
Ce qui inquiète le militant de 17 ans : « la retraite »
Dans une famille peu politisée, qui a voté Nicolas Sarkozy en 2007, comment en vient-on à adhérer au Front National ? « En cinq ans, il n’a rien fait, nous en jugeons aujourd’hui par nous mêmes » commente Olivier sans dissimuler un petit sourire narquois. Il dit s’être tourné vers le Front National car Marine Le Pen représenterait « la seule candidate à proposer des solutions concrètes pour les jeunes ». Et qu’est ce qui préoccupe un jeune frontiste de 17 ans, à 39 jours du premier tour de la présidentielle ? La retraite ! « Je n’ai pas envie de travailler jusqu’à 67 ans. Ensuite, le pouvoir d’achat est quelque chose qui est très concret pour moi. Je suis en alternance, je gagne 600€ et réussis à en épargner 200 par mois. Les étudiants qui vivent avec le revenu de leurs parents font sûrement moins attention à la valeur des choses, car ils ne gagnent pas leur propre vie », se justifie Olivier.
Pourtant, l’élève paysagiste prépare son bac pro pour « avoir un vrai métier entre les mains » et envisage, par la suite, de devenir étudiant en fac de géographie. Pas sûr qu’il aura oublié la valeur des choses à ce moment-là… Le jeune militant continue de débiter point par point, comme ses arguments d’adhésion, les éléments qui font les thèmes de campagne de sa candidate. « Immigration, insécurité, « UMPS » », il en maîtrise déjà les codes de langage. Les reproches ou moqueries concernant son engagement au Front National lui « passent au dessus ».
Déjà critique vis à vis « des médias »
Il déplore pourtant « les préjugés et les stéréotypes sur [son] parti ». Il a même une dent aiguisée contre les médias, qui en « feraient trop contre Marine ». Des médias, qu’il a visiblement pris plaisir à débouter à l’issue du meeting de Marine Le Pen, à Strasbourg en février dernier. Invité dans sa loge pendant quelques minutes, il explique avec fierté être passé devant les journalistes, avant de pouvoir leur indiquer que « Marine partait déjà ».
Selon lui, hormis un accrochage avec une des ses professeurs, son entourage réagirait bien à son engagement. Il croit aussi savoir que ces « stéréotypes » freinent certains jeunes à s’engager aux côtés du FN. « Une de mes connaissances fait arriver son courrier du parti chez un ami, par peur de la réaction de ses parents », explique-t-il avec détachement. Et que pense sa propre famille du militantisme frontiste du petit dernier de six frères et sœurs ? « Ma mère a 50 ans, elle vit sa vie et ne s’intéresse pas à la politique ». Cette mère, qui rappelle souvent que son fils était très gentil à l’école et un vrai petit monstre à la maison. Mais pour Olivier « une mère aimera toujours son fils, quoi qu’il arrive ». Une famille qui, sans vraiment le suivre, ne lui met donc pas de bâtons dans les roues.
Ne pas parler politique au rugby
Sa « deuxième famille », celle du rugby depuis qu’il a 10 ans, est elle aussi au courant de son engagement. Ne pas mélanger terrain politique et terrain sportif, c’est la position d’Olivier. «Quand je suis au rugby, je ne parle pas de politique, pour ne pas créer de tension ». Des tensions évitées aussi stratégiquement quand il s’agit de tracter ou d’afficher. « Nous savons très bien qu’en allant tracter dans une cité, nous ne serons pas les bienvenus », reconnaît le sportif.
S’il prend son engagement à cœur, il n’envisage pas de faire carrière dans la politique, et la politique n’occupe pas la majorité de son temps. « Je consacre 50% de mon temps à mes études, 30% au rugby et les 20% restants à la politique », calcule Olivier. Quoique les terrains de sport gelés du début de l’année aient quelque peu profité au militantisme. Qui semble s’immiscer à plus de 20% dans sa vie, à entendre la mélodie de son téléphone portable, la Marseillaise.
A lire également dans notre série de portraits « Première campagne » :
Comment être écolo à Strasbourg ? Pour ce premier volet, Rue89 Strasbourg s’intéresse aux Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) implantées dans divers quartiers de Strasbourg. Tarifs, lieux et horaires de dépose, listes d’attente, avantages et contraintes… L’Amap : un bon plan écolo ou pas ?
Pour manger des légumes quand on habite en ville, il n’y a pas 36 solutions: soit on remplit son panier au marché, soit au supermarché, soit on va rendre visite à mamie qui habite à la campagne une fois par semaine. Mais depuis quelque temps, un nouveau circuit existe, qui se propose de faire le lien direct entre un producteur local et les consommateurs. Ce sont les Amap.
« Une association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) est un partenariat entre un groupe de consommateurs et une ferme, basé sur un système de distribution de « paniers » composés des produits de la ferme. C’est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui payent à l’avance une part de la production sur une période définie par le type de production et le lieu géographique. Les Amap sont pour le paysan, le maintien de l’activité agricole par la garantie de revenu, et pour le consommateur, des aliments frais, de saison, souvent biologiques, produits à partir de variétés végétales ou races animales de terroir ou anciennes et un prix équitable pour les deux partenaires. »
Les paniers de légumes d’hiver sont composés très souvent de choux, panais, potiron ou céleri. (Photo Flick Cletus Awreetus)
Des places disponibles dans toutes les Amap « légumes »
Dans la communauté urbaine de Strasbourg (Cus), on dénombre une dizaine d’Amap :
L’Amap Vosges (66 ave des Vosges) qui permet de s’approvisionner en légumes et œufs frais de chez André Roesch (Jardins de Breitenheim), les jeudis de 18h30 à 19h30. Quelques places régulièrement renouvelables. Contact : andre.roesch159@orange.fr
L’Amap Cerise, toujours au 66 ave des Vosges, qui distribue les fruits bio de Stéphane Laugel (cerises, mirabelles, quetsches, pommes, poires, noix, jus de pommes, jus de poires) et des nectars – même jour et horaire. Reste 5 places. Contact : biosteph@orange.fr
L’Amap Schluthfeld à Neudorf, qui propose les paniers de légumes de Vincent Riegel – distribution le mardi de 19h15 à 20h dans l’arrière cour du 25a rue de Belfort. Possibilité de doubler le nombre d’adhérents. Contact : potager-rosenmeer@hotmail.fr
L’Amap du Ruisseau Bleu, également à Neudorf, qui approvisionne en légumes et œufs frais bio de Frédéric Bapst – distribution le mercredi de 19h à 20h au 16a rue de Châtenois. amap.neudorf@laposte.netL’Amap Monde (quartier tribunal) distribue les produits des Jardins d’Agnès (Ittlenheim) – légumes et œufs frais bio de Vincent Schotter, le jeudi de 18h30 à 20h au Fossé des Treize. Une quinzaine de paniers encore disponibles.
L’Amap de la Krutenau, La Carotte sociale et solidaire, est hébergée, elle, par le Cardek (place des Orphelins). Y sont vendus des paniers de légumes et œufs frais bio de Vincent Schotter (Les Jardins d’Agnès) également, le mercredi de 18h à 19h30. Déposes secondaires à la gare et à Neudorf.
L’Amap Hoppla geiss est un peu particulière. C’est la seule qui propose du fromage de chèvre, celui d’Isabelle Schultz de Lièpvre. Dépose au 66 ave des Vosges.
Il existe également des Amap « viande », porc (productrice : Hélène Faust, à Hatten), bœuf (Stéphane Laugel, le producteur de fruits) ou agneau (Bernard Winterhalter, à Sainte-Croix-aux-Mines), des Amap « pain » et même « fleurs » (Fossé des treize).
On dénombre encore deux Amap, l’une à Illkirch-Graffenstaden (ferme Truttenhausen), l’autre à Schiltigheim (encore les Jardins d’Agnès).
Les tarifs sont en général d’environ 20€ par semaine pour un panier de légumes complet – deux adultes, deux enfants – ou de 10€ pour un demi panier, largement suffisant pour un couple. Si les avantages sont connus : soutien à une agriculture vivrière de proximité, alimentation saine et de saison au meilleur prix… Les inconvénients, eux, sont également nombreux : l’adhérent ne connait pas le contenu de son panier à l’avance, les quantités sont variables en fonction des saisons comme de la récolte, le panier est à récupérer un jour fixe dans la semaine – en soirée, les mardi, mercredi ou jeudi le plus souvent –, il faut prévoir un remplaçant pour son panier quand on est en vacances… Autres inconvénients : les légumes sont en général livrés plus « terreux » que sur les étals des marchés, pour faciliter leur conservation. Une tâche en plus pour le consommateur, qui doit par ailleurs cuisiner toutes les semaines le contenu de son panier – adeptes du prêt-à-réchauffer s’abstenir.
« Choucroute et potiron toutes les semaines : une lassitude s’est installée »
Autant de contraintes qui mettent à l’épreuve les consommateurs, même les plus motivés, comme Anne-Claire Véronneau, membre de l’Amap Monde depuis 3 ans :
« Nous avons eu envie de nous inscrire et de nous investir dans cette Amap, pour l’aspect santé et alimentation, mais aussi par solidarité avec le producteur. En achetant sa production à l’avance, on prend le risque avec lui des aléas climatiques. Seulement, cet hiver, nous avons vraiment eu du mal à voir le bon côté des choses. Une lassitude s’est installée : choucroute et potiron toutes les semaines, c’était vraiment pénible et lourd. Il a fallu se motiver pour couper le céleri, les panais ou les rutabagas le soir en rentrant du boulot. Plus d’une fois, on a laissé germer les pommes de terre dans un coin de la cuisine… Oui, nous allons continuer – on rentre dans la période sympa, où les produits vont se diversifier – mais nous réfléchirons l’hiver prochain à redistribuer les légumes autour de nous, à en donner à la famille, aux voisins. »
Son mari, Yann, remarque par ailleurs :
« L’Amap, c’est la rencontre entre le monde associatif et des consommateurs. Or, avec le développement du bio dans la grande distribution notamment, de nombreuses personnes qui adhéraient aux Amap, avant tout pour manger sainement, se désengagent souvent. Parce que si l’on a pas l’écologie chevillée au corps, si on ne fait pas ça aussi pour soutenir une agriculture de qualité proche de chez soi, on peut se décourager et arbitrer en défaveur de l’Amap. Surtout l’hiver, quand on doit manger tout le temps des carottes et des topinambours… Par contre, si l’on recherche le bon plan écolo, c’est ce qu’il y a de mieux. Pas cher, du circuit court, du bio et du lien social. »
« Avec une quarantaine de paniers à 20€ par semaine, un maraîcher arrive à dégager un salaire »
Pour Djemal Abbas aussi, il est inimaginable de revenir en arrière. Fondateur de l’association Amap Alsace, il est membre depuis 8 ans de l’Amap pionnière à Strasbourg, celle du 66, avenue des Vosges:
« Pour moi, l’Amap, c’est un mode de vie. Je n’ai pas besoin qu’André (ndlr : Roesch) ait le label bio par exemple. C’est « mon » paysan, je lui fais confiance. C’est un partenariat entre nous. En théorie, je peux même voir ses comptes et nous définissons ensemble un « bon prix », suffisant pour qu’il vive de son travail. Normalement, avec une quarantaine de paniers à 20€ par semaine, un maraîcher arrive à dégager un salaire. L’idée de l’Amap aussi, c’est de se bouger en tant que consommateur pour manger ce qu’il y a de meilleur sans se ruiner. Avec nos 1500€ à deux, plus notre petit-fils souvent à la maison, on dépense 400€ en nourriture quasi exclusivement dans les cinq Amap auxquelles on appartient. »
Côté producteurs, les sons de cloche divergent. L’Amap est avant tout un moyen de pérenniser, voire développer, son exploitation, en vendant du bon à un « bon prix ». C’est en tout cas ce que confie Stéphane Laugel, producteur de fruits à Westhoffen pour l’Amap Cerise (66 av des Vosges, 45 rue de Belfort à Neudorf):
« Pour moi, l’Amap, c’est une solidarité entre des amapiens (consommateurs) et un producteur, et un partage équitable de la récolte. Tous mes fruits sont bio depuis 20 ans. Je les distribue sur 40 semaines environ, de mai à Noël. Et pendant la soudure, je mets des noix et des nectars dans les paniers. Je fais ça depuis 2007 et j’ai une soixantaine d’abonnés. Avant, je vendais aux magasins bio, mais je me suis aperçu que la clientèle et les responsables de ces boutiques ont peu à peu préférer acheter au moins cher, comme n’importe quel supermarché, ne prenant plus en compte la provenance des produits. Alors, j’ai monté une Amap, la seule 100% fruits à Strasbourg. Mes clients ont le profil de ceux qui fréquentaient les magasins bio il y a 15 ans… Mes tarifs : 10€ par semaine, pour un volume qui varie de 1 à 7/8 kilos (hors pommes à volonté) en fonction des saisons. »
Le point faible des paniers Laugel : « ils manquent de petits fruits rouges (fraises, framboises…) et de nectarines ». Leur point fort : « La quantité. Pour écouler mon panier, il faut être au moins deux adultes et deux enfants et manger du fruit. Pendant l’été, il faut aussi pas mal transformer (confiture, tartes…) ou congeler ».
50 personnes en plus pour pérenniser l’Amap Schlutfeld
L’Amap n’est pas pour autant un eldorado pour tous les producteurs. Maraîcher à Innenheim, Vincent Riegel est associé à l’Amap Schlutfeld et dépose aussi au parc du Kurgarten. Pour lui, les temps sont durs:
« Les Amap pour lesquelles je cultive mes légumes manquent de consommateurs. Conséquence : nos paniers sont surchargés (ndlr : à 22€). Il nous faudrait 50 personnes en plus ! Moi j’ai quitté mon emploi salarié il y a quelques années, et là, on ne s’en sort pas. Il y a de la concurrence entre les Amap bio et non bio, et entre les Amap et les systèmes de paniers hors Amap (voir ci-dessous). D’ailleurs, souvent, les gens ne font pas la différence et vont là où ça les arrange le mieux… Pour nous qui jouons le jeu et partageons équitablement la récolte entre nos amapiens, sans revendre une partie sur les marchés ou en gros, nous sommes perdants. Je suis déçu : si ça continue comme ça, dans deux ans, on met la clé sous la porte. »
Car pour s’adresser aux consommateurs qu’un abonnement à l’année rebute, certaines entreprises d’insertion (Les Jardins de la Montagne-Verte , Les Jardins du Kochersberg, ferme Saint-André à Friedolsheim) et des producteurs locaux (la Coccinelle d’Alsace ou la ferme Mathis de Hoerdt) proposent des paniers de légumes, livrés à domicile, à la commande. Et depuis octobre 2011, ces mêmes sociétés – entre autres – participent à une opération de distribution de paniers sur 13 sites scolaires à Strasbourg, mise en place par la municipalité, en collaboration avec la chambre d’agriculture du Bas-Rhin.
Pour connaître les 13 sites scolaires en question :
Françoise Buffet, adjointe au maire, explique cette démarche :
« En 2009/2010, nous avons commandé une étude sur la consommation alimentaire locale. En est ressorti que 80% des gens étaient sensibles à la provenance de leurs aliments, mais que seul un quart de ce que nous mangions était produit en Alsace. Nous sommes dans l’une des régions les plus dépendantes de l’extérieur en termes d’alimentation. Nous avons donc engagé une politique de soutien aux circuits courts, en partenariat avec la Chambre d’agriculture du Bas-Rhin. Cela passe notamment pas la réorientation des terres vers la production maraîchère, ou le fait de faciliter la distribution de paniers dans les écoles. Cette opération représente déjà quelque 400 paniers par semaine. »
Cette opération, en phase expérimentale, fera l’objet d’un bilan, établi par les institutions en lien avec les producteurs d’ici le mois de juin. Avant d’être ou non pérennisée.
Pour aller plus loin
L’étude commandée par la CUS sur les circuits courts en 2009 :
La convention de partenariat entre la CUS et la Chambre d’agriculture :
Après les jeunes écologistes et leur speed-dating politique (mardi 13 mars), c’est au tour des jeunes socialistes de tenter de parler politique en y ajoutant un concept branché / tendance / mode. Cette fois-ci, il s’agit d’un « tweet-apéro », le 15 mars à la Taverne française.
Alors qu’est-ce qu’un tweet-apéro ? Il s’agit de se lancer un rendez-vous, via le réseau social Twitter, et de discuter autour d’un verre, en réel. Un thème peut être choisi, les convives s’attacheront alors à « touitter » leurs commentaires sur ce thème via un « hashtag » (mot-clé) donné au cours de la soirée. Les tweets-apéros peuvent aussi être appelés « twunch », comme le récurrent Twunchstras, où se réunit régulièrement une bande de twitteurs alsaciens (prochain le 23 mars).
Pour cette soirée, les jeunes socialistes entendent regarder ensemble l’émission de France 2, Des Paroles et des Actes. Le « hastag » sera donc « #dpdc ».
Il n’est pas encore confirmé que le barman de la Taverne soit sur Twitter, aussi pour commander une bière, il est plus sûr de le héler directement.
Y aller
Tweet-Apéro des Jeunes Socialistes, jeudi 15 mars 2012 dès 20h30 à la Taverne Française, avenue de la Marseillaise, Strasbourg.
La rédaction de Rue89 Strasbourg est composée de journalistes toutes et tous prêts à écouter les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois pour parler des sujets qui les intéressent. Notre existence et notre moral dépendent du nombre d’abonnements pris pour nous soutenir. 🙏⤵
Ouuuuh là, il est en colère Jean-Philippe Maurer ! Député UMP du Bas-Rhin, élu de la 2e circonscription qui comprend Strasbourg-sud, Jean-Philippe Maurer a appris comme tout le monde l’établissement d’un quartier pénitentiaire « support » dans les murs de l’ancien hôpital militaire Lyautey au Neuhof dans les DNA (pas de version en ligne de l’article). Ce quartier accueillerait des détenus condamnés à moins d’un an ou en fin de peine, régimes de semi-liberté inclus, et l’annonce de la création de cet établissement aurait lieu lors de la visite du Garde des Sceaux Michel Mercier jeudi à Strasbourg, selon l’article des DNA.
Chouette annonce pour couler un élu ! A trois mois du renouvellement de son siège de député, Jean-Philippe Maurer aurait aimé un peu plus de courtoisie de la part de son collègue ministre :
« Il n’a été question à aucun moment de cette installation en plein cœur de l’agglomération strasbourgeoise et en plein Neuhof dans un lieu emblématique du quartier.
Le gouvernement essaye, notamment dans le cadre des programmes de rénovation urbaines qu’il pilote depuis maintenant presque 10 ans de redonner une image positive des quartiers urbains. Ainsi, les efforts réalisés au Neuhof grâce aux financements de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) risquent de se retrouver réduites à néant.
Je suis très choqué par cette déclaration inopinée. Il est évident que je m’y opposerai fermement et je suis convaincu que je serai soutenu par l’ensemble des habitants de ce quartier.
J’en informerai directement et personnellement le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés ce jeudi.
Ce projet ne se fera pas dans ce quartier ! »
On peut difficilement être plus direct. Vu le temps qu’il reste à Michel Mercier comme Garde des Sceaux, on peut douter de l’efficacité de ces protestations mais la bataille ne fait que débuter.
Cette annonce va épicer le débat démocratique pour le siège de député de la 2e circonscription, car elle est susceptible de basculer en cas de victoire de la gauche. Le candidat socialiste dans cette circonscription, Philippe Bies, adjoint au maire de Strasbourg, a également réagi :
« On parle de ce centre semi-ouvert depuis longtemps. Je m’étonne que M. Maurer le découvre. Deux sites étaient en concurrence : Bischheim et le Neuhof. S’il se confirme que l’Etat a choisi le Neuhof, ce serait tout à fait malvenu car la Ville et les bailleurs sociaux ont dépensé 240 millions d’euros pour rénover ce quartier. Et annoncer la création d’un établissement pénitentiaire n’aide pas à la représentation qu’on peut se faire d’un quartier périphérique comme le Neuhof. Pourquoi Bischheim n’a pas été préféré ? Si le Garde des Sceaux cherche d’autres terrains de l’Etat pour cet établissement, nous avons une liste de suggestions à lui faire. »
(Article mis à jour à 16h43 avec la réaction de Philippe Bies)
Anne Wicky, "La forêt du pont", installation, décembre 2011 / Photo: CR
Le jeudi, c’est légumes. Pour vous expliquer, le rituel du jeudi est que, le soir après le boulot, je vais récupérer mes légumes avec, toutes les semaines, de nouvelles découvertes. Ce qui fut le cas jeudi dernier aussi, mais cette fois, je n’ai pas uniquement découvert que les courges spaghetti existent, j’ai aussi vu, par hasard, une installation artistique dans un lieu improbable : l’édicule ou “petit cabinet” du Faubourg de Pierre à Strasbourg qui servit, à une époque, de toilettes publiques.
Pour résumer: passionnée d’art contemporain, aimant lire, écrire et danser, plongeuse le plus souvent possible, workaholic, le tout avec la bougeotte !
C’est ce jeudi à 14H que se tiendra l’inauguration d’un espace numérique se situant au rez-de-chaussée du bâtiment l’Atrium. Que trouvera-t-on alors dans ce lieu consacré aux usages du numérique et destiné aux étudiants strasbourgeois ? Un espace convivial spécialement aménagé et équipé, une première salle de travail avec outils numériques et une autre salle pouvant accueillir des formations ou ateliers divers.
L’Université de Strasbourg fait un nouveau pas vers les enjeux du numérique, après la création d’un service déjà dédié aux étudiants en 2010, en ligne, baptisé l’ENT (Espace Numérique de Travail) accompagné de Moodle. La création de ce centre vient répondre à une demande croissante des étudiants en matière d’outils numériques, et ils sont nombreux à en utiliser les avantages à en croire une étude de 2011.
• La participation à l’inauguration (qui se conclura par un cocktail) se fait sur inscription : Pour vous inscrire cliquez-ici.
• L’ouverture officielle du centre qui permettra à tout le monde d’y accéder ne se fera quant à elle qu’à partir de 19 mars.
La Confédération syndicale des familles (CSF), une association qui s’intéresse entre autres sujets au logement, invite les locataires de la SCI Benamran à une réunion ce soir au Ciarus pour faire le point sur « les difficultés rencontrées ». La CSF a distribué des affiches dans les différents immeubles identifiés par le groupe Facebook des « locataires lésés » de la SCI Benamran et après avoir écouté les locataires, entend rencontrer le propriétaire Joseph Benamran.
De leur côté, les locataires du groupe Facebook commencent à noter une amélioration de leurs conditions de vie. Après la publication de notre enquête (à relire ici) et un relais dans tous les médias, même les DNA aujourd’hui, des rencontres et des interpellations de la part des élus de la majorité municipale et de l’opposition, c’est peut-être le début d’une prise de conscience des problèmes de la part du propriétaire… Espérons le en tout cas pour les locataires de la SCI.
Y aller
Réunion des locataires de la SCI Benamran, mardi 13 mars à 19h au Ciarus, 7 rue Finkmatt à Strasbourg. Salle Zell 2.
Ancien Poste frontiere Franco Allemand transforme en restaurant – musee entre Lauterbourg (F) et Neulauterburg (D)
Si la France devait sortir de l’espace Schengen de libre circulation des personnes, Strasbourg devrait réinstaller les barrières douanières au Port-du-Rhin. La menace du président de la République Nicolas Sarkozy évoquée hier à Villepinte devant les militants UMP n’amuse pas les Alsaciens, et du reste, personne n’y croit.