Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Un documentaire sur l’innocence perdue des enfants israéliens mercredi 15 janvier au Cosmos

Un documentaire sur l’innocence perdue des enfants israéliens mercredi 15 janvier au Cosmos

L’association Culture de Palestine organise une projection d’Innocence, un documentaire poignant de Guy Davidi sur la jeunesse israélienne, amenée par vagues successives à se rapprocher de l’armée.

Le service militaire a beau prendre déjà deux années à tous les jeunes israéliens, l’armée s’adresse à eux dès l’enfance. Le réalisateur israélien Guy David montre dans un poignant documentaire, Innocence, comment les opérations de communication et de sensibilisation de l’armée visent à incorporer la jeunesse dans un environnement militariste et de confrontation :

« Rien ne me touche plus que la sensibilité d’un enfant lorsqu’il découvre le monde, et rien ne me blesse plus que de le voir se faire écraser. Israël n’est pas un pays qui valorise l’innocence. Son identité militarisée exige de briser et de déformer les douces lignes de l’enfance. Cet engagement dans la violence fait de nombreuses victimes, mais il y a aussi une tragédie cachée : l’effondrement de la parentalité. Toute guerre repose sur la trahison des parents envers leurs enfants. Mais dans une société militarisée, même les parents les plus libres sont condamnés à ne pas pouvoir protéger l’esprit de leurs enfants. »

L’association strasbourgeoise Culture de Palestine organise, avec le soutien d’une dizaine de partenaires, une projection de ce documentaire mercredi 15 janvier à 20h au cinéma Le Cosmos, suivie d’une rencontre avec Guy Davidi. Le réalisateur israélien a co-signé Cinq caméras brisées, un documentaire sur la mémoire de l’occupation avec le réalisateur palestinien Emad Burnat.

Michèle Audin : « Les nazis qui ont incendié la synagogue étaient aussi des Strasbourgeois ! »

Michèle Audin : « Les nazis qui ont incendié la synagogue étaient aussi des Strasbourgeois ! »
Michèle Audin, mathématicienne et écrivaine française.

La maison hantée explore la vie d’un immeuble strasbourgeois suite à l’annexion de l’Alsace-Moselle. Entretien sur le rapport de l’autrice Michèle Audin à Strasbourg et l’histoire de la région.

« Maintenant, mon problème, c’est que je vais devoir parler de ce livre. » Michèle Audin en rit. Mais une pointe d’appréhension se fait sentir dans la voix de l’autrice de La maison hantée. La mathématicienne et professeure retraitée de l’Université de Strasbourg nous donne un entretien téléphonique depuis un train filant pour Paris. Après avoir écrit plusieurs ouvrages sur la capitale, Michèle Audin publie début 2025 son premier opus ancré à Strasbourg. Elle sera à la librairie Kléber le jeudi 16 janvier de 18h à 19h15.

Une œuvre précieuse sur l’annexion

La maison hantée offre une incursion dans un immeuble strasbourgeois sous l’Alsace-Moselle annexée. La vie quotidienne strasbourgeoise sous le régime nazi souffre d’un manque de témoins de cette période. Michèle Audin parvient à dépasser les non-dits sur l’annexion grâce à un important travail d’enquête dans les archives locales. Le résultat est une œuvre précieuse qui brise le silence sur une période complexe qui ne saurait être résumée à des schémas binaires ; nazis allemands d’un côté, résistants français de l’autre. Entretien avec l’autrice d’un livre d’histoire salutaire pour l’Alsace.

Rue89 Strasbourg : vous avez vécu plus de trente ans à Strasbourg. Comment le silence et les non-dits vous sont-ils apparus sur cette période de l’Occupation ?

Michèle Audin : J’aime beaucoup écrire sur la ville. J’ai écrit plusieurs livres qui se déroulent à Paris : « Paris, boulevard Voltaire », « Josée Meunier, 19 rue des Juifs » ainsi que mes livres sur l’histoire de la Commune. Puis je me suis demandé pourquoi je n’écrivais pas sur Strasbourg. On trouve des éléments historiques d’entre 1871 et 1918 dans le nom des lieux et des places strasbourgeoises. Mais il n’y a quasiment rien sur l’annexion entre 1940 et 1944. C’est quelque chose qui m’a gênée. Un des seuls endroits à Strasbourg où la toponymie rappelle l’histoire de la ville sous l’annexion : c’est le Square des Fusillés du 15 juillet 1943, bien loin, au port du Rhin, qui commémore les six résistants alsaciens du Front de la Jeunesse d’Alsace (FJA).

« Quand je suis arrivée à Strasbourg, j’avais vu que les gens ne voulaient pas parler de la période nazie. »

Michèle Audin, autrice de La maison hantée

Quand je suis arrivée à Strasbourg en 1987, j’avais vu que les gens ne voulaient pas parler de la période nazie. Dans le livre, l’anecdote de la machine à café est tout à fait vraie (un chercheur alsacien s’exclame devant la narratrice : « Ah, les Alsaciens, tous des nazis c’est ça ? » puis il ajoute « Vous ne pouvez pas comprendre », NDLR) Dans La maison hantée, l’histoire de la narratrice ressemble beaucoup à mon approche de la ville.

On sent aussi que la narratrice est régulièrement renvoyée à ses origines, en tant que « Française de l’intérieur »…

À Paris, vous décidez que vous êtes parisien et personne n’y trouve rien à redire. Ce n’est pas si facile de s’intégrer à Strasbourg. On m’a souvent renvoyée à un statut de strasbourgeoise d’adoption. Ça m’est devenu assez insupportable. J’ai vécu ici plus de 37 ans. J’ai élevé ma fille ici, j’ai enseigné ici… Il y a quand même un droit du sol ! (rires)

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Plus de 50 blessés après la collision de deux trams à la gare de Strasbourg

Plus de 50 blessés après la collision de deux trams à la gare de Strasbourg
Le choc entre les deux tramways a été particulièrement violent, le 11 janvier 2025.

Deux tramways sont entré en collision à la station Gare centrale ce samedi 11 janvier. Une cinquantaine de blessés sont à déplorer. De nombreux services de secours ont été déployés pour les soigner et évacuer les voyageurs.

Vers 15h30 ce samedi 11 janvier, deux tramways sont entrés en collision au niveau de la station Gare centrale, pour des raisons qui restent à déterminer. Le choc particulièrement violent a fait une cinquantaine de blessés, traités en « urgence relative » par les quelques 130 pompiers présents sur place.

Une cinquantaine de véhicules de secours ont été déployés. « Il n’y a pas de mort, ni de blessés en urgence absolue », a tenu à rassurer Jeanne Barseghian, la maire de Strasbourg, aux journalistes présents sur place. « Il y a des personnes blessées et d’autres en état de choc », a-t-elle ajouté en indiquant qu’une partie des soins étaient prodigués sur place.

Selon les premiers témoignages et le directeur de la Compagnie de transports strasbourgeois (CTS), une rame à l’arrêt et en pente dans la trémie des Halles est redescendue vers la station, entrant en collision avec la rame suivante qui était à l’arrêt. Le trafic sur la ligne était perturbé en raison d’une manifestation. Selon le directeur de la CTS, les « conducteurs sont choqués mais pas blessés ».

Dans la soirée, la CTS a indiqué que le trafic des lignes A et D a été interrompu et que des bus de remplacement ont été mis en place.

Jean-Philippe Vetter entre en campagne

Jean-Philippe Vetter entre en campagne
Jean-Philippe Vetter prévoit d’aller à la rencontre des gens sur les marchés.

Jean-Philippe Vetter, conseiller municipal (Les Républicains) d’opposition, lance son mouvement dans la perspective des élections municipales de 2026. Appelé « Aimer Strasbourg », cette association est évidemment « apartisane » bien que soutenue par la droite strasbourgeoise doit dans un premier temps permettre un « large rassemblement ».

Jean-Philippe Vetter, président du groupe de droite au conseil municipal de Strasbourg, promet de passer le reste du mois de janvier à aller à la rencontre des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois avec un chariot rempli de cafés à partager. Car selon lui, Strasbourg a manqué d’écoute et de démocratie locale depuis 2020, année où les Écologistes se sont installés aux commandes de la Ville de Strasbourg.

Il a donc présenté à la presse samedi 11 janvier son association en vue des élections municipales de mars 2026. Appelé « Aimer Strasbourg », ce mouvement doit dépasser les « clivages partisans ». « Nous sommes au pays du Concordat et depuis quatre ans, les Strasbourgeois ont le sentiment d’être dépossédés de leur ville », a-t-il évoqué en introduction :

« Par exemple avec le stationnement devenu payant au Neudorf, des familles sont passés de zéro euro à 480€ par an pour garer leur véhicule, sans concertation. Personne au Neudorf ne demandait cette mesure. »

Les premiers membres de « Aimer Strasbourg »Photo : Pierre France / Rue89 Strasbourg / cc

Mobiliser au-delà de la droite

Comme son collègue et concurrent du centre-droit, Jean-Philippe Vetter espère provoquer un large rassemblement derrière lui. Il sait bien que pour emporter Strasbourg en mars 2026, les voix de droite ne suffiront pas. Bien que présenté comme apartisan, « loin de ce qu’il se passe à l’Assemblée nationale », a précisé Jean-Philippe Vetter, les premiers soutiens du mouvement sont tout de même des figures de droite (Jean-Philippe Maurer, Elsa Schalck, Irène Weiss…). Même ceux qui se présentent comme issus de la société civile tiennent des discours de droite. Ainsi l’avocate Laurence Dreyfuss-Bechmann, secrétaire générale de l’association, s’intéresse aux questions d’économie en professant qu’il « faut d’abord créer la richesse avant de la partager » et que la pauvreté se combat en « créant des emplois, pas par l’assistance ».

Salim Jerjir, un grand gaillard de 37 ans en reconversion, estime qu’il y a « trop de gens qui traînent » dans le quartier Gare et qu’il y a de l’insécurité, due à la de la mendicité forcée. Maria Barrios-Rodriguez, 27 ans, a fui la dictature chaviste au Vénézuela pour devenir travailleuse indépendante dans le marketing en France et estime que « si elle peut le faire, tout le monde peut le faire. »

C’est donc mal parti pour un programme « apartisan » mais Jean-Philippe Vetter n’en est qu’au début et il prévoit de recueillir les vœux des Strasbourgeois et des Strasbourgeoises tout au long du mois de janvier à l’occasion de déplacements à leur rencontre. Une restitution de ces vœux aura lieu le mardi 28 janvier à 19h30, à l’occasion du lancement officiel de sa campagne.

Le préfet peut-il vraiment retirer leurs titres de séjour aux parents d’enfants interpellés ?

Le préfet peut-il vraiment retirer leurs titres de séjour aux parents d’enfants interpellés ?

Le préfet du Bas-Rhin Jacques Witkowski a menacé des parents d’enfants interpellés entre Noël et Nouvel-an de leur retirer leurs titres de séjour. Son souhait de sanctionner les mères ou pères étrangers de mineurs suspectés d’avoir commis une infraction est-il vraiment exauçable ?

Il avait annoncé de la fermeté, le préfet du Bas-Rhin passe à la menace. Début janvier 2025, plusieurs parents de mineurs interpellés entre Noël et Nouvel-an pour des faits de « violence urbaine », ont reçu un courrier de la part de Jacques Witkowski. Pour les citoyens français, une invitation à contacter les services sociaux en cas de difficultés éducatives et une brève phrase d’avertissement : « J’appelle votre attention sur le fait que les agissements de votre enfant mineur sont susceptibles d’engager votre responsabilité ».

Pour ceux n’ayant pas la nationalité française, la lettre va plus loin. Elle les convoque en outre à un entretien, leur demande de remplir un formulaire et évoque la possibilité de leur retirer leur titre de séjour. Ou plutôt, de « réexaminer [leur] droit au séjour », car le préfet « s’interroge sur le respect de [leurs] obligations parentales ». Si le parent, pourtant présent légalement en France, n’y va pas, le réexamen sera d’office initié, promet la lettre.

Sûr de lui, le fonctionnaire affirme sur Europe 1 que s’il venait à mettre à exécution ses menaces, son « stylo ne tremblera pas ». Pourtant, il n’est pas possible à ce jour de lier une obligation de quitter le territoire pour une personne au comportement de son enfant.

Doute sur le sérieux de la menace

Maître Chloé Gaudron représente une personne destinataire du courrier. « J’ai été très surprise lorsque ma cliente m’en a lu le contenu, je n’avais jamais vu ça », entame-t-elle, estimant que la menace n’est pas crédible.

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#Jacques Witkowski

Le docteur Henri Brunner radié de l’Ordre des médecins

Le docteur Henri Brunner radié de l’Ordre des médecins
Le docteur Henri Brunner à la sortie de son audience devant la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins du Grand Est vendredi 13 décembre 2024.

La chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins du Grand Est a rendu sa décision concernant le docteur Henri Brunner vendredi 10 janvier. L’expert-psychiatre est radié de l’Ordre des médecins.

Le standard de la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins du Grand Est a connu une activité inhabituelle dans la matinée du vendredi 10 janvier. Et pour cause : l’institution devait rendre publique sa décision concernant l’expert-psychiatre Henri Brunner. Trois avocats partie prenante dans cette affaire ont confirmé à Rue89 Strasbourg que le docteur Henri Brunner a été radié de l’Ordre des médecins.

Les maltraitances des expertises psychiatriques du Dr Brunner, une affaire révélée par Rue89 Strasbourg

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Depuis 2022, Rue89 Strasbourg a été destinataire d’alertes évoquant des cas de maltraitance par le Dr Henri Brunner. Toutes ces alertes racontaient des vies brisées par des expertises bâclées, l’attitude méprisante et les propos insultants du médecin. Autre constante : la passivité des institutions à laquelle les victimes se retrouvaient confrontées. Car qui va croire une personne expertisée « paranoïaque » ?

Nous avons écouté ces personnes. Elles nous nous ont détaillé comment leurs vies ont basculé après seulement quelques minutes d’entretien. Rue89 Strasbourg étant un média indépendant, nous sommes peu sensibles aux renommées et personne ne peut nous décourager d’enquêter.

Cette injustice qui a frappé des milliers de personnes en Alsace a été rendue visible par un travail d’enquête qui a besoin de votre soutien. Même si vous n’êtes pas directement concerné·e par les expertises psychiatriques, chaque abonnement compte pour consolider à Strasbourg en en Alsace un journalisme engagé, capable d’écouter et de donner de la voix aux victimes d’injustices.

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Des barrières et des « zones de biodiversité » pour empêcher le retour des campements

Des barrières et des « zones de biodiversité » pour empêcher le retour des campements
Après le démantèlement du bidonville de Cronenbourg, la Ville a érigé un grillage et aménagé des butes afin d’éviter une nouvelle installation.

Depuis 2017, au moins neuf espaces verts de Strasbourg ont vu s’installer d’importants campements de personnes sans domicile fixe. Après les expulsions, les services municipaux bloquent souvent l’accès à ces zones.

Autrefois, les jours ensoleillés, les pelouses entre les vieux bastions de la rue des Remparts se transformaient en terrains de jeux pour les enfants du quartier. Ces espaces verts sont désormais entourées de hautes barrières. Après le démantèlement d’un vaste campement de 400 personnes en 2017, la municipalité avait décidé de sortir les grands moyens pour éviter une nouvelle arrivée de sans-abris. Début 2025, sept ans et demi plus tard, cette muraille est toujours en place, donnant aux environs l’allure d’une zone militaire.

Des barrières qui protègent de l’herbe.Photo : TV / Rue89 Strasbourg

Une étrange situation qui est pourtant loin d’être isolée à Strasbourg. La Ville a souvent mis en place des dispositifs anti-sdf qui bloquent définitivement l’accès à des espaces verts. Rue89 Strasbourg s’est rendu sur neuf zones qui ont été occupées depuis 2017 par des campements de plusieurs dizaines, voire centaines de personnes. Cinq de ces espaces ont fait l’objet de mesures pour empêcher totalement l’apparition de nouvelles tentes.

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Un collectif strasbourgeois appelle à manifester devant les centres Tesla de toute l’Europe

Un collectif strasbourgeois appelle à manifester devant les centres Tesla de toute l’Europe
Elon Musk, patron de Tesla, X ou Space X.

Le collectif strasbourgeois StopElon.eu appelle à manifester ce dimanche 12 janvier. Objectif : alerter sur la dangerosité d’Elon Musk et ses ingérences dans les affaires des démocraties européennes.

L’homme le plus riche du monde sera-t-il inquiété par une mobilisation née dans l’Eurométropole de Strasbourg ? C’est le rêve du nouveau collectif strasbourgeois StopElon.ue qui organise dimanche 12 janvier à 14h30 une manifestation devant la concession automobile Tesla à Hœnheim. Le rassemblement vise à dénoncer les ingérences d’Elon Musk dans les affaires des démocraties européennes. « Bien que Musk ait le droit d’exprimer ses opinions, il utilise ses algorithmes pour amplifier les contenus de propagande anti-UE », affirme le collectif dans un communiqué.

Un appel à une prise de conscience européenne

Proche de la Première ministre italienne Georgia Meloni, Elon Musk affiche régulièrement son soutien à l’extrême-droite européenne. Le futur chef du ministère de l’efficacité gouvernementale cherche désormais à influencer les élections législatives en Allemagne en accueillant Alice Weidel, présidente du parti néonazi AfD, dans une émission en direct sur sa plate-forme X le jeudi 9 anvier.

StopElon.eu demande à la Commission européenne de prendre des « sanctions lourdes » vis-a-vis de X. Depuis 2023, la Commission européenne mène une enquête sur le réseau social dans le cadre de la législation de l’Union européenne sur les services numériques (DSA en anglais). Les investigations portent notamment sur « la diffusion et l’amplification de contenus illégaux et de désinformation dans l’UE », d’après Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur.

À travers ce rassemblement, le collectif StopElon.eu cherche à alerter sur le fait « que Tesla n’est plus une marque « cool », mais une source de financement pour la désinformation contre les démocraties européennes« . Le collectif strasbourgeois appelle à une mobilisation plus large en invitant « tous les citoyens européens à se mobiliser devant les Tesla Center de leurs villes ».

À la protection de la jeunesse, les menaces du préfet inquiètent

À la protection de la jeunesse, les menaces du préfet inquiètent

Deux syndicalistes de la protection judiciaire de la jeunesse dénoncent les menaces du préfet du Bas-Rhin à l’encontre des parents de mineurs interpellés pour des violences urbaines entre Noël et Nouvel An.

« Je me questionne sur le fond, peut-on faire planer la menace d’une sanction pour des actes qui n’ont pas été condamnés? » Au téléphone, Olivier Gerrer, représentant du personnel CGT à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) en Alsace, est dubitatif. Il a pris connaissance par la presse des courriers envoyés par le préfet du Bas-Rhin Jacques Witkowski aux parents de mineurs interpellés entre Noël et Nouvel An pour des faits de « violences urbaines ».

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Le préfet menace d’expulsion les parents de mineurs interpellés pour des violences urbaines

Le préfet menace d’expulsion les parents de mineurs interpellés pour des violences urbaines
Le préfet du Bas-Rhin Jacques Witkoswski.

Dans un courrier que Rue89 Strasbourg a pu consulter, le préfet du Bas-Rhin Jacques Witkowski menace d’expulsion les parents étrangers de mineurs interpellés pour des faits de violences urbaines dans la période entre Noël et Nouvel An.

Le préfet du Bas-Rhin passe à la menace. Suite aux violences urbaines de la fin d’année 2024 à Strasbourg et environs, Jacques Witkowski a adressé aux parents de mineurs interpellés un courrier dont l’AFP et les Dernières Nouvelles d’Alsace se sont fait l’écho. Elles s’inscrivent dans la continuité d’une communication préfectorale menaçante initiée quelques jours avant le réveillon. Auprès de France Bleu Alsace, le 30 décembre, le préfet avait ainsi prévenu :

« Des mesures complémentaires de répression seront prises et je ne m’interdis pas de m’intéresser à la situation individuelle de parents, voire même également à la situation locative dans ces quartiers. Je peux, dans des cas de situations assez graves où il y aurait défaut de parentalité, m’interroger évidemment en saisissant la justice, pour voir s’il y a matière à regarder les conditions dans lesquelles l’habitat est délivré aux parents. »

Menace sur le droit au séjour

Rue89 Strasbourg a pu consulter deux courriers type envoyés aux parents d’enfants interpellés pour des dégradations ou des violences commises. La première lettre émane du bureau de l’admission au séjour de la direction des migrations et de l’intégration. Il mentionne une interpellation pour des faits de violences urbaines le 26 décembre 2024. À cette date, deux jeunes de 15 et 17 ans ont été placés en garde à vue suite à des tirs de mortier en direction des policiers dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg.

S’ensuit une menace d’expulsion sous-entendue par le préfet du Bas-Rhin qui s’appuie notamment sur la loi asile et immigration :

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Violences sexuelles : des étudiants strasbourgeois interpellent les institutions protestantes

Violences sexuelles : des étudiants strasbourgeois interpellent les institutions protestantes
La faculté des sciences historiques de l’Université de Strasbourg et de théologie se situe au sein du palais universitaire de Strasbourg.

Dans une tribune publiée lundi 6 janvier sur le site du journal Réforme, des étudiants et étudiantes strasbourgeoises demandent des engagements à l’Église protestante pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Lundi 6 janvier, le journal Réforme a publié une tribune qui appelle les églises protestantes, les facultés de théologie protestantes et les médias protestants à prendre la mesure des violences sexuelles au sein de leurs institutions. Les 80 signataires appellent à la mise en place de formations destinées aux enseignants, étudiants et pasteurs. Ils demandent également la création d’un module sur l’éthique de l’exercice de l’autorité dans le milieu religieux, à intégrer dans tous les instituts protestants théologiques (IPT) en France.

Une tribune portée par des étudiants en théologie à Strasbourg

Cette tribune a pris ses racines dans une affaire qui occupe l’Université de Strasbourg depuis deux ans. Comme le révélait Rue89 Strasbourg le 7 février 2023, Michaël Langlois, maître de conférence en théologie, est accusé de viol, de harcèlement moral et de diffamation par deux anciennes étudiantes. Après avoir été exclu de l’Université pour trois ans en 2023, il a pu réintégrer ses classes à la rentrée 2024 pour un vice de procédure.

Portée notamment par Clémentine Besse, une des étudiantes de Michaël Langlois, la tribune exhorte l’Université à prendre la mesure de ces accusations en organisant des « des alternatives aux cours et aux validations lorsqu’un professeur est accusé de harcèlement ou de violences sexistes et sexuelles répétées dans le cadre de ses fonctions ».

Les histoires de violences sexuelles ne sont pas nouvelles

D’autres accusations d’agressions sexuelles en 2024 visant Jean Ansladi, un professeur d’éthique à la faculté de théologie de Montpellier dans les années 1970 à 1997, ont déjà poussé l’Église protestante unie de France (EPUdF) à agir. Le 7 novembre, l’EPUdF a adhéré à la Commission de Reconnaissance et de Réparation (CRR). Mise en place par l’Église catholique, cette commission a pour but d’accompagner les victimes d’abus sexuels dans les communautés religieuses catholiques dans un parcours de justice restaurative.

Commission à laquelle l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (Uepal) n’a pas adhéré. Dans Médiapart, Stéphane Lavignotte, pasteur à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et professeur de théologie à la faculté de théologie protestante de Bruxelles, estime que la communauté protestante « a été aveuglé[e] par le fait qu’on pensait que ça n’arrivait que chez les catholiques, parce que nos pasteurs sont mariés. Mais finalement chez nous, le pasteur ou le professeur représente une figure d’autorité, il a un certain pouvoir. Et il faut encadrer ce pouvoir. »

Pour 2025, Jeanne Barseghian se souhaite plein de réalisations heureuses

Pour 2025, Jeanne Barseghian se souhaite plein de réalisations heureuses
Jeanne Barseghian présente ses voeux pour 2025 aux habitants de l’ouest de Strasbourg.

Pour Jeanne Barseghian, l’année 2025 doit être celle de la capitalisation. Après avoir obtenu de discrètes distinctions pour sa politique écologiste, la maire espère que les transformations visibles de la ville convaincront les habitants.

Ambiance feutrée au rez-de-chaussée de l’imposant centre de formation des Compagnons du devoir à Koenigshoffen, mardi soir. Une centaine de personnes attendent autour des bretzels et des galettes le discours des vœux de Jeanne Barseghian. Après quelques notes de swing jazz, la maire de Strasbourg prend la parole :

« Dans cette période tumultueuse, où la confusion semble régner, où elle est entretenue, où les faits objectifs comptent parfois moins que le buzz, il nous revient de ne pas céder à l’ambiguïté ni à la résignation ».

Pas de résignation, surtout après le naufrage du principal projet de son mandat, à savoir l’extension du tramway vers le nord de l’agglomération avec tous ses aménagements connexes qui auraient dû transformer la ville à la frontière avec Schiltigheim. « Nous relancerons le projet de tram nord, assure Jeanne Barseghian, mais ce sera un projet qui ne sera pas l’otage des opportunismes politiques ou des alliances de circonstances qui nuisent à l’intérêt général. » Beaucoup d’espoir dans ces vœux donc.

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Tout comprendre sur l’affaire Sarkozy-Khadafi en 103 minutes au cinéma

Tout comprendre sur l’affaire Sarkozy-Khadafi en 103 minutes au cinéma

Mardi 21 janvier, le documentaire « Personne n’y comprend rien » est projeté au cinéma Star Saint-Exupéry. Il revient sur l’enquête des journalistes de Mediapart ayant révélé les liens financiers entre le lybien Khadafi et Nicolas Sarkozy.

Un nouveau procès mettant en cause l’ancien Président français Nicolas Sarkozy s’est ouvert le 6 janvier à Paris. Il est poursuivi pour corruption, association de malfaiteurs, recel de détournements de fonds publics et financement illicite de campagne. En cause, des flux financiers liant l’ex-président de la cinquième République au colonel lybien Mouammar Khadafi.

Dès le 8 janvier, le documentaire intitulé « Personne n’y comprend rien » propose un exposé clair et complet de cette affaire, en un temps record de 103 minutes. Réalisé avec la participation des journalistes de Mediapart ayant révélé le scandale en 2011, le film tire son nom d’une réplique de Nicolas Sarkozy lui-même, alors qu’il parle des nombreuses affaires judiciaires dans lesquelles il est impliqué.

Digne d’un scénario hollywoodien, les révélations de Mediapart ont continué pendant quatorze ans et suscité plus de 160 articles. Elles mettent en lumière des transferts d’argent de plusieurs millions d’euros, des coupures de billets gardées dans des armoires et des comptes bancaires aux Bahamas. Surtout, elles exposent un système entier potentiellement mis en plas par un hommes politique français déjà condamné dans les affaires Bismuth et Bygmalion (il se pourvoit en cassation dans cette dernière).

Mardi 21 janvier, le cinéma Saint-Exupéry invite Fabrice Arfi, l’un des journalistes à l’origine des révélations lors d’une projection spéciale du documentaire. Les échanges à l’issue de la séance seront animés par Rue89 Strasbourg.

« Les enfants pleuraient toute la nuit » : À l’école Saint-Jean, encore neuf élèves à la rue 

« Les enfants pleuraient toute la nuit » : À l’école Saint-Jean, encore neuf élèves à la rue 
Mardi 7 janvier, une trentaine de personnes se sont rassemblées pour faire le point sur le sans-abrisme des élèves de l’école Saint-Jean.

Depuis le 19 décembre, l’école Saint-Jean se mobilise pour venir en aide à leurs élèves sans logement. Selon le collectif “Solidarité des Bonnes Gens”, neuf d’entre eux, soit quatre familles, sont encore à la rue début janvier.

“On a dormi douze nuits dans le combo”, confie en anglais Nino Damenia, les mains emmitouflées dans son manteau. Sur son téléphone, elle montre une photo prise au flash. Dans l’obscurité, ses quatre enfants sont lovés les uns contre les autres pour pallier le froid mordant qui règne à l’arrière de leur camionnette. Rencontrés devant l’école Saint-Jean, mardi 7 janvier, ils expliquent être désormais logés temporairement grâce à la Ville de Strasbourg et l’association Accueil sans frontière 67.

Des solutions temporaires

Avant d’en arriver là, Nino Damenia et Kakhaber Tskhakaia avaient un toit. Venus en France en 2022, ce couple de Géorgiens s’est installé à Strasbourg en mai 2024, dans l’appartement d’un ami. Une situation qu’ils ont dû quitter le 22 décembre en raison du départ de celui-ci à l’étranger. “Les enfants pleuraient toute la nuit. Ils ne pouvaient ni dormir, ni se laver, ni se brosser les dents. Et c’est compliqué de faire à manger dans une voiture”, relate la mère de famille, un peu émue.

Les parents attendent d’avoir des papiers et ne peuvent donc pas travailler. Sans revenu et seuls face à cette situation, ils se sont tournés vers l’école de leurs enfants pour demander de l’aide, avec succès. “Grâce à eux, nous avons un appartement pour dix jours, du 3 au 13 janvier.” Ce logement est financé avec une partie des 4 275 euros récoltés par la cagnotte lancée avant les vacances de Noël par le collectif. Reconnaissante, Nino Damenia ne sait pas ce qu’il adviendra après : « Nous retournerons peut-être dans la camionnette. »

Le collectif « solidarité des Bonnes gens » a manifesté devant l’école Saint-Jean mardi 8 janvier.Photo : Mahault de Fontainieu / Rue89 Strasbourg

L’école comme seul repère

“S’ils avaient des papiers, ils pourraient faire une demande de logement social”, note Elphège Tignel, membre du collectif “Solidarité des Bonnes Gens” et représentante des parents d’élèves de l’école Saint-Jean. Souvent en France depuis plusieurs années, ces familles sont en procédure de demande d’asile ou en attente de régularisation.

L’école devient alors le seul interlocuteur en mesure d’apporter des solutions concrètes et immédiates. À l’école Saint-Jean, la liste des signalements s’allonge régulièrement. “Hier, une maman seule m’a annoncé en pleurant qu’elle dormait avec ses deux enfants dans sa voiture depuis le 2 janvier”, rapporte la représentante. Elle précise qu’une autre mère célibataire se trouve dans une situation similaire.

Une quinzaine de personnes font partie du collectif « Solidarité des Bonnes Gens ».Photo : Mahault de Fontainieu / Rue89 Strasbourg

Une situation connue à Strasbourg 

Lors d’un point presse du 7 janvier, le collectif a dressé un bilan de la situation de leurs élèves. “À ce jour, neuf enfants de l’école dorment encore dehors”, déclare Elphège Tignel face à l’assemblée de journalistes. Âgés de 3 à 10 ans, ces enfants ont fait l’objet de signalements « informations préoccupantes » et sont connus des services de la Ville.

« On essaie de trouver des solutions », assure Floriane Varieras, adjointe à la maire chargée de la solidarité, qui a fait le déplacement. Elle est consciente que les 300 places d’hébergement d’urgence créées par la municipalité, ne suffisent pas.

Elle rappelle qu’en février 2024, la mairie de Strasbourg s’est unie à celles de Rennes, Bordeaux et Lyon pour poursuivre l’État devant la justice administrative et dénoncer ses carences en matière d’hébergement d’urgence.

Rassemblement mardi 7 janvier en commémoration des attentats de janvier 2015

Rassemblement mardi 7 janvier en commémoration des attentats de janvier 2015
Plus de 45 000 personnes avaient défilé en janvier 2015 à Strasbourg

Un collectif d’associations citoyennes appellent à un rassemblement mardi 7 janvier à Strasbourg pour rendre hommage aux victimes des attentats contre Charlie Hebdo et à l’Hypercasher de Vincennes.

« 10 ans déjà, nous n’avons rien oublié… » Un collectif composé des principales organisations de défense des libertés civiques de Strasbourg (ASTU, La Cimade, MRAP, CASAS, Ligue des droits de l’Homme…) et de Strasbourg des larmes au sourire, association fondée après l’attentat du 11 décembre 2018 à Strasbourg, appelle à un « rassemblement pacifique et  citoyen » mardi 7 janvier à 18 heures place Kléber à Strasbourg.

« De ce janvier 2015, nous gardons en mémoire toutes les victimes décédées, blessées, traumatisées des attentats qui se sont succédés au siège de Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hypercasher de Vincennes » indique le communiqué du collectif :

En janvier 2015, « nous affirmions, dans l’émotion et la colère notre attachement aux fondements non négociables de notre citoyenneté : solidarité, liberté de conscience et d’expression, égalité, fraternité, justice. Nous exprimions notre refus de l’obscurantisme et de la bêtise, sources d’amalgames, de violences, de terrorisme et de toutes les formes de racisme et de discriminations. »

Le collectif regrette que « depuis dix ans, ces principes et valeurs sont ouvertement remis en cause par certains tenants du pouvoir ou par ceux qui le convoitent, et d’innombrables attaques sont commises contre celles et ceux qui les portent et les défendent, ici et ailleurs » et c’est pourquoi le collectif espère avec ce rassemblement « marquer envers et contre tout notre engagement résolu pour une société ouverte, accueillante et riche de ses diversités ».

« Pas d’enfant à la rue » demande des centres d’accueil d’urgence au préfet et à la maire

« Pas d’enfant à la rue » demande des centres d’accueil d’urgence au préfet et à la maire
Affiches déposées lors d’une manifestation le 20 novembre 2024.

Désemparés face au nombre croissant de signalements d’enfants à la rue, parents et enseignants du collectif « Pas d’enfant à la rue » du Bas-Rhin appellent les pouvoirs publics à mettre en place des structures pour mettre à l’abri les familles.

Le collectif « Pas d’enfant à la rue » du Bas-Rhin a écrit à la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian (Les Écologistes) et au préfet du Bas-Rhin, Jacques Witkowski, pour demander que soient rapidement abritées les familles à la rue des enfants scolarisés dans les établissements de Strasbourg.

Dans ces lettres datées du 6 janvier et transmises à la presse, le collectif composé de parents d’élèves, d’enseignants et d’associations partenaires, appelle la maire et le préfet à intervenir pour que ces enfants « en proie à des conditions indignes d’hygiène, d’alimentation et de soins puissent être logés et disposent de conditions minimales décentes nécessaires à l’éducation scolaire que nos lois leur garantissent ».

L’hébergement d’urgence est une compétence de l’État mais malgré les millions d’euros dépensés chaque année pour quelques 6 000 places plus ou moins temporaires, le dispositif est saturé. Chaque jour, plusieurs centaines de personnes ne peuvent être abritées rien qu’à Strasbourg. La municipalité écologiste a mis en place son propre dispositif, doté de 5 à 600 places, mais il ne parvient pas non plus à répondre aux besoins.

Réquisitionner des logements vides

Le collectif rappelle dans ses courriers que les températures de janvier sont « très basses, voire négatives » et demande à la maire et au préfet de mettre en place des « gymnases ou d’autres dispositifs en nombre suffisant et répondant aux critères d’hygiène et de sécurité sanitaire pour tous les enfants présents dans nos territoires et les familles qui les accompagnent » et de réquisitionner des « logements vides comme l’indique l’ordonnance du 11 octobre 1945 ».

Dans ses courriers, le collectif fait référence à l’article L.111-1 du code de l’éducation, qu’il interprète comme disposant que « l’éducation est un droit pour tous les enfants résidant sur le territoire national, quels que soient leur nationalité, leur statut migratoire ou leur parcours antérieur ».