
Municipales : la voiture en ville, stop ou encore ?


Ce que Carrefour veut faire de ses 129 magasins Coop


Carrefour a commencé à rencontrer les responsables des magasins Coop que le groupe de distribution a acheté. Objectif : transformer ces enseignes en Carrefour City ou Market, voire même Shopi, et transformer des salariés en gérants, propriétaires de leurs fonds de commerce. Problème : beaucoup ont dépassé la cinquantaine et vont devoir tout apprendre de la gestion d’une entreprise.
Municipales : Roland Ries reprend les mêmes et « recommence »


Le maire (PS) Roland Ries a présenté à la place du Château la liste qui l’accompagnera dans son second mandat s’il est réélu en mars. L’équipe 2014 ressemble beaucoup à celle de 2008, quelques personnalités font leur entrée, outre Chantal Cutajar, l’entrepreneur « social » Patrick Roger et une cadre de l’Aspa, Christel Kohler.
Hip hop musclé mardi au Molodoï avec Clear Soul Forces


Qui a dit que le hip hop actuel était moribond ? Clear Soul Forces prouve tout le contraire malgré ses airs de rap à papa. La formation de Detroit, très remuante et inspirée, promet d’enflammer le Molodoï mardi soir. (suite…)
Journal de rase campagne (8) : écologie, parrainages et peau de banane


J-3 semaines avant le 1er tour des élections municipales à Strasbourg. Alors que les partis politiques ont montré leur jeu, dévoilant leur liste et diffusant au compte-gouttes leur programme, la campagne entre dans le dur. Dans les courtes semaines à venir, les candidats vont tenter d’être le plus visibles possible, par des actions dans la rue ou des meetings avec force soutiens nationaux.
Bataille du siège du Parlement européen : le rapport qui enterre les anti-Strasbourg


« Attaquer Strasbourg, c’est attaquer l’Europe ». C’est par ces mots que Pierre Loeb a ouvert sa conférence ce mardi 25 février. Dans les locaux du Parlement européen, le président de l’Association européenne des jeunes entrepreneurs (AEJE) a présenté un rapport sans équivoque : la controverse autour du siège à Strasbourg n’a plus lieu d’être. Neuf députés européens étaient à ses côtés pour tenter de clore définitivement la polémique.
[Photos] Le parc du Heyritz est ouvert (à moitié)
![[Photos] Le parc du Heyritz est ouvert (à moitié)](https://www.rue89strasbourg.com/wp-content/uploads/2014/02/Heyritz_mare.jpg)

A partir de ce week-end, le parc du Heyritz ouvre en partie au public. Avec ses 8,7 hectares, bassin inclus – surface comparable à celle du parc des Contades, ce jardin, bordé par un nouveau quartier composé du siège de CUS Habitat, de trois immeubles privés d’habitation, de deux résidences étudiantes et d’un hôtel, occupe d’anciennes friches portuaires et industrielles. Au centre du quartier et, du même coup, au cœur du parc, l’hôtel est le dernier immeuble encore en travaux. Sa livraison (avec en rez-de-chaussée, restaurant et café-terrasse) est prévue pour 2015.

Si la construction et la commercialisation des bâtiments a été confiée à Nexity, opérateur privé, le parc lui est entièrement public. Une fois achevé d’ici l’été, il aura coûté 10,8M€ à la collectivité – prix incluant jardin, éclairage, mobilier, cheminements piétons-cyclistes et passerelle entre le parc et le Nouvel hôpital civil (mise en service mai 2014). Les pieds dans l’eau, là où se trouvait il y a peu le club nautique qui s’installera bientôt à la Citadelle, le parc présente de nombreux attraits, parmi lesquels un ponton flottant de 300 mètres de long.


Sur les deux tiers du parc encore en chantier, viendront s’ajouter une aire de jeux pour enfants, des jardins familiaux, un potager urbain collectif et une zone d’agrès de fitness en plein air. Semis, engazonnement et pose du mobilier, puis ouverture totale du site sont prévus d’ici le mois de juin.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : parc au naturel et immeubles cubiques, le grand écart du Heyritz
Où faire réparer son vélo à Strasbourg


Moyen de transport privilégié des Strasbourgeois, les vélos ne sont pas à l’abri d’un problème mécanique. Pneus crevés, selles volées, chaîne volage, besoin de conseils avisés ou révisions avant la promenade dominicale, voici quelques adresses utiles pour ces pépins.
Chantal Cutajar : « J’atteste de la probité de Roland Ries »


La liste de Roland Ries, maire PS sortant de Strasbourg et candidat à sa succession aux prochaines élections, est quasi-bouclée. Présentée dimanche 2 mars, elle comporte quelques rares nouvelles têtes et une prise centriste, Chantal Cutajar. Cette professeure de droit, tête de liste Modem en 2008, compte bien « attester de la probité de Roland Ries » dont le mandat a été terni par l’affaire Bamako.
Malgré son rachat, la crèche privée de Neudorf a fermé hier


Après des mois d’incertitude pour la vingtaine de familles clientes et les six salariées, la « Crèche privée innovante » a fermé ses portes hier soir, mercredi. Le local à Neudorf sera vendu au Parti socialiste du Bas-Rhin demain vendredi, tandis que les derniers enfants accueillis et le personnel devraient être repris par People and Baby, qui a racheté in extremis la société de Francine Schoch.
Morgenstreich de Bâle : deux trains spéciaux pour s’y rendre


La Région Alsace et la SNCF mettent en place deux trains spéciaux (et très matinaux) pour assister au lancement du carnaval de Bâle, qui débute chaque année avec la marche du Morgenstreich, à 4h du matin, dans le centre-ville de Bâle plongé dans le noir. Cette année, le carnaval suisse est prévu le lundi 10 mars.
Au départ de Strasbourg, un premier train à 1h31 (Sélestat à 2h01, Colmar à 2h16) arrive à 3h06, un second train au départ de Mulhouse à 2h20 (Saint-Louis à 2h37) arrive à 2h46 à Bâle. Un forfait spécial aller-retour est proposé aux passagers (retour sur n’importe quel train, hors TGV) à 33 euros pour cinq personnes au départ de Bas-Rhin, 21 euros au départ du Haut-Rhin.
Y aller
Carnaval de Bâle, du lundi 10 mars à 4h au mercredi 13 mars à 4h dans les rues du centre-ville de Bâle. Les billets sont en vente à distance sur le site TER Alsace du 24 février au 10 mars, dans les gares, les boutiques SNCF de votre ville ou aux distributeurs de billets régionaux.
Marine Le Pen (FN) a adoubé la liste Schaffhauser


Après quelques remous internes au Front National du Bas-Rhin et la mise à l’écart de Patrick Beaufrère, la liste du Rassemblement Bleu Marine menée par le « conservateur social » Jean-Luc Schaffhauser et soutenue par le Front National a été adoubée ce mercredi matin par Marine Le Pen dans un restaurant du Wacken à Strasbourg. Cette liste de 65 personnes est renouvelée à « 85 ou 90% » par rapport à celle de 2008, selon la tête de liste. En n°2 et n°3, deux étudiants de 21 ans, Julia Abraham et Andréa Didelot (à la droite du candidat sur la photo). En 5ème position, on trouve l’ancienne tête de liste à Strasbourg et conseiller régional Christian Cotelle.
Avec une moyenne d’âge de 49 ans, la liste RBM/FN compte un grand nombre d’employés, de retraités, mais aussi « de chômeurs et de bénéficiaires du RSA, comme 17 000 Strasbourgeois, plus nombreux que les artisans », a martelé Jean-Luc Schaffhauser. Pas de militants actifs d’Alsace d’Abord sur la liste, mais l’un ou l’autre ancien colistiers de Robert Spieler.
Jean-Luc Schaffhauser, candidat aux européennes ?
Le candidat a profité de la présence de la présidente du Front National pour rappeler les piliers de sa campagne : moins 10 points de fiscalité dès 2015, « l’application stricte du Concordat » avec la suppression des aides financières aux associations musulmanes et aux projets de mosquées, le retour aux valeurs familiales, avec les 3 premiers colistiers signataires de la charte de la Manif pour tous (anti-mariage homo).
Le candidat FN a par ailleurs fait savoir que l’association Anticor lui avait refusé la possibilité de signer sa charte pour l’éthique en politique. Jean-Luc Schaffhauser, qui « connait très bien les mécanismes de l’Union européenne » (Marine Le Pen), pourrait enfin figurer parmi les candidats soutenus par le Front National aux élections européennes ce printemps. « Je verrai ça après les municipales », a glissé la présidente du FN.
La liste RBM soutenue par le FN
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : nos articles sur le Front National
Tribune : Eric Schultz (EELV) regrette le retrait de la médaille de « Dany »


Le 18 février, après avoir entendu sur Europe 1 Daniel Cohn-Bendit railler la proposition de campus européen à Strasbourg formulée par François Hollande et donner des « chiffres erronés sur le coût du Parlement européen », le maire Roland Ries (PS) a décidé de « surseoir au projet de remise d’une médaille d’honneur de Strasbourg » à l’eurodéputé écologiste. Cette remise aurait dû avoir lieu ce mercredi. Eric Schultz, élu EELV au conseil municipal et impliqué auprès de Sandrine Bélier dans la campagne des élections européennes, regrette ce retrait.
Ainsi donc, l’irrévérencieux Dany Cohn-Bendit sera privé de médaille ce 26 février. Cela semble irrévocable. Celles et ceux qui connaissent un peu l’impétrant et son histoire ne pourront s’empêcher de sourire, tant la décoration comme la sanction paraissent en complet décalage avec la personnalité de Dany.
Un siège unique, Strasbourg
A bien des égards cette décision pourra même paraître un peu vaine, voire dérisoire. Pourtant, force est de constater que c’est bien un sentiment de gêne et de perplexité qui tend à s’installer depuis quelques jours. Pas tellement sur la question du siège du Parlement Européen. A vrai dire, sur ce sujet, les écologistes strasbourgeois ont toujours été clairs. La transhumance régulière entre Bruxelles et Strasbourg est un non-sens écologique, financier et démocratique auquel il faut impérativement mettre un terme. Ceci plaide en faveur d’un siège unique du Parlement Européen, qui, dans le cadre actuel des traités ne peut être que Strasbourg. Là n’est donc pas la question.
Pas d’avantage sur la question du campus universitaire européen évoqué lors de la venue de François Hollande à Strasbourg. L’ouvrage mérite d’être mis sur le métier, travaillé et expliqué en attendant sa concrétisation. Manifestement Dany Cohn-Bendit, ancien étudiant de l’Université de Nanterre et docteur Honoris Causa de l’Université d’Athènes ne disposait pas de tous les éléments nécessaires à la formation d’un jugement objectif. Nous aurions pu saisir l’occasion du 26 février pour l’associer à cette démarche.
Distinguer l’Europe « de Strasbourg » et l’Europe « à Strasbourg »
Alors pourquoi ce malaise diffus ? Depuis mars 2008, nous n’avons eu de cesse de dire que la vocation européenne de Strasbourg ne pouvait se limiter au siège du Parlement européen, de rappeler que les valeurs fondatrices de l’Europe (les droits de l’Homme, la démocratie et la citoyenneté), font partie de l’ADN politique de Strasbourg, et que l’Europe « de Strasbourg » devait prendre le pas sur l’Europe « à Strasbourg ». Or, c’est bien cette distinction féconde que « l’affaire de la médaille » met à aujourd’hui mal.
Certes, Dany Cohn-Bendit a ses travers. Ses positions sur le siège du Parlement Européen sont connues depuis longtemps, elles font débat, y compris au sein du mouvement écologiste et posent en arrière fond des questions cruciales comme celles du devenir institutionnel de l’Union, de la refonte desdites institutions, du polycentrisme, de la séparation des pouvoirs et bien d’autres encore… Mais là n’est pas le sujet. Personne en effet ne peut ignorer que Dany est bien ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui un « grand européen ». Un esprit libre et d’une stature incontestable, qui de par son histoire, ses paroles et ses actes, n’a eu de cesse de porter et de défendre l’idéal européen, contre vents et marées, partout, et à chaque fois que cela était nécessaire.
Une des grandes voix de l’Europe
Dany Cohn-Bendit est en effet connu et apprécié pour ses prises de positions sans concessions et son engagement sans failles en faveur de la démocratie et du respect des Droits de l’Homme. Nous avons tous et toutes en mémoire son interpellation de Nicolas Sarkozy dans l’hémicycle strasbourgeois au moment des Jeux Olympiques de Pékin, sa dénonciation de la dérive autoritaire de la Hongrie de Viktor Orbàn, sa dénonciation des régimes de Chavez et Castro, son soutien au peuple grec, aux Révolutions Arabes, à Edward Snowden, ou il y a quelques jours à peine, son appel enflammé à soutenir les démocrates ukrainiens dans leur combat pour la liberté et la démocratie.
Dany Cohn-Bendit est une des grandes voix de l’Europe. Une voix qui porte et que l’on écoute. De la même manière, son engagement en faveur de la construction européenne et de l’Europe fédérale est indéniable. Militant inlassable de la démocratie et des Droits de l’Homme, Dany Cohn-Bendit est porteur d’une véritable vision de l’Europe, à laquelle en tant que Strasbourgeois nous ne pouvons que souscrire. Cette vision, c’est celle d’une Europe post-nationale et post-identitaire, enfin et durablement débarrassée des égoïsmes nationaux, des souverainismes de droite comme de gauche et du spectre de la guerre.
Des hommes que l’on se grandirait à honorer
L’Europe de Cohn-Bendit, c’est selon ses propres termes celle des ponts qui unissent plutôt que celle des fleuves qui divisent. L’Europe de Cohn-Bendit, c’est celle des miracles : le « miracle du Rhin », qui unit la France à l’Allemagne, le « miracle de l’Oder », qui unit l’Allemagne à la Pologne, le « miracle du Bosphore » qu’il nous reste à réaliser… Reprenant à son compte les termes de la déclaration de Laeken, Dany Cohn-Bendit aime ainsi à rappeler que « la seule frontière que trace l’Union européenne est celle de la démocratie et des droits de l’homme ». Nous ne sommes pas loin de l’Europe de Strasbourg, tout le monde en conviendra.
En pleine crise ukrainienne, j’ai donc la faiblesse de croire que nous ne pouvons que regretter que le débat sur l’Europe « à Strasbourg » ait ainsi pris le pas sur ce que l’Europe « de Strasbourg » devrait porter avec force. Je regrette que nous n’ayons pas su honorer ce grand européen à la hauteur de son engagement pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, et en faire un citoyen d’honneur de notre ville. Il aurait probablement été le meilleur ambassadeur des valeurs qui sont les nôtres auxquelles nous sommes toutes et tous attachés. Il est sans conteste des irrévérences que l’on gagnerait à ignorer et des hommes que l’on se grandirait à honorer.
Eric Schultz
Conseiller municipal délégué à la Démocratie locale
Co-président du Groupe des élu-es écologistes et Citoyens de Strasbourg (EELV)
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : médaille d’honneur à Matt Pokora, coup de buzz et critères bidons
Marta des bois, un livre-disque pour enfants, à la mode des années 80




