Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Le score de Marine, « un tremplin efficace » pour les élections législatives selon des partisans frontistes

Le score de Marine, « un tremplin efficace » pour les élections législatives selon des partisans frontistes

Aux Saveurs de l’Est, où ont choisi de se réunir les soutiens de Marine Le Pen dimanche soir, la déception du résultat est grande mais la fierté du score a vite pris les devants. Dans la salle, on entend « 35% c’est historique ! », quelques minutes seulement après l’annonce du résultat, tous pensent aux législatives.

Thibault Manteaux, 31 ans, milite au Front National depuis début 2015. Au soir du second tour, le responsable de la campagne sur la 4ème circonscription du Bas-Rhin pense déjà aux élections législatives. Le militant explique que, même si ce soir il est déçu que Marine Le Pen ne soit pas présidente de la République, il reste fier d’un score qu’il qualifie d’ »historique », un « tremplin efficace » pense-t-il pour les élections législatives des 11 et 18 juin.

Une alliance de « patriotes avérés »

Il explique que, désormais, le jeu politique en France va se découper entre deux camps « les mondialistes avec le mouvement En Marche et d’un autre côté les patriotes. » Une déclaration qui, presque mot pour mot, reprend celle de la candidate quelques minutes auparavant :

« Ce score de 35% va légitimer Marine Le Pen pour prendre la tête d’une grande coalition : une alliance nationale, républicaine et patriote. Pour les législatives, c’est un second combat qui commence pour imposer une large majorité de députés patriotes à l’assemblée nationale. »

Ils attendent des élus « de tous bords, à partir du moment où le patriotisme est avéré ».  Issus de gauche ou de droite, peu importe, le Front National compte rassembler et ratisser large pour les législatives. Il précise quand même que si un accord se fait, ce sera sur la base du programme du Front National et au niveau national.

Au restaurant Aux Saveurs de l’Est, le jeune responsable discute déjà des prochaines échéances. (photo KZ/ Rue89 Strasbourg)

« Si Fillon n’avait pas eu toutes ces affaires, il aurait aussi pu être un bon président »

Daniel, 59 ans, compte plutôt sur les militants et les élus des Républicains. Militant au Front National depuis des années, il explique se sentir plus proche de la droite et espère les voir rallier le Front National pour les législatives :

« Si Fillon n’avait pas eu toutes ces affaires, il aurait aussi pu être un bon président. Les militants de droite sont proches de nous sur de nombreux points, d’ailleurs beaucoup d’entre eux nous ont déjà rejoints pour le second tour. »

Daniel explique ne pas en être à sa première campagne pour le FN, il sera aussi présent pour les législatives (photo KZ/ Rue89 Strasbourg)

En effet, dimanche 7 Mai, la salle du restaurant Aux Saveurs de l’Est comptait aussi quelques militants Les Républicains. Une d’elles assure, gênée, n’être venue que pour « voir comment ça se passe ici. »

Cependant, si on en croit l’élue frontiste Julia Abraham, à Strasbourg, les porosités entre militants de droite et d’extrême droite sont nombreuses et elle assure que plusieurs militants LR sont présents à la soirée du FN au soir du second tour. Quelques minutes avant l’annonce des résultats, elle explique d’ailleurs que le report de voix d’une grande partie des militants LR se fera pour sa candidate. Malgré les appels du pied de la candidate et de certains élus locaux du Front National, l’idée d’une future alliance « patriotique » pour les législatives semble encore loin.

Certains militants espéraient une salle plus grande pour la soirée de second tour mais c’est toujours dans le petit restaurant de Koenigshoffen qu’a eu lieu la seconde soirée électorale (photo KZ/ Rue89 Strasbourg)

Les élus Les Républicains sourds aux appels du Front National

Au niveau national, Les Républicains ont été clairs, pas d’alliance aux législatives ni avec le FN ni avec En Marche. Le sénateur-maire de Troyes, François Baroin, en charge de la campagne législative a d’ailleurs averti que tout rapprochement vers l’un des deux mouvements mènerait automatiquement à une exclusion du parti.

Bien qu’il semblerait y avoir une fuite de certains militants LR vers le FN, localement, les ténors du parti respectent la ligne dictée par le parti. Le président de la région Grand Est, Philippe Richert (LR) et le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry (LR) félicitent tous deux Emmanuel Macron, à demi-mots, avant de se projeter dans les prochaines échéances. Pour Philippe Richert (LR), l’alliance se fera, mais avec le centre:

« Pour la Droite et le Centre, il faut désormais se concentrer sur les élections législatives, qui sont celles de tous les possibles, et où il nous faut porter, devant nos concitoyens un projet qui réponde aux défis nombreux qui se posent à la France. C’est en étant unis et cohérents qu’une majorité parlementaire de droite et du centre pourra se constituer pour conduire les réformes attendues. »

Enfin, même du côté de Debout la France et malgré le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen, l’alliance pour les législatives sera difficile. L’ancien candidat au poste de premier ministre l’assure, il y aura des candidats Debout la France dans toutes les circonscriptions :

« Debout la France restera indépendant, je présenterai des candidats dans toutes les circonscriptions de France aux législatives car je pense aux millions de Français qui ont voté pour Marine Le Pen ou qui se sont abstenus ou qui ont voté blanc et qui ne veulent pas pour autant aller au Front national. »

Après l’élection d’Emmanuel Macron, les élus se projettent dans les législatives

Après l’élection d’Emmanuel Macron, les élus se projettent dans les législatives

L’élection d’Emmanuel Macron étant actée, malgré une nette disparité entre les villes et les campagnes alsaciennes, une nouvelle bataille électorale se profile déjà. Celle des élections législatives en juin, pour décider des députés à envoyer à l’Assemblée nationale.

Soulagement général à droite comme à gauche chez les responsables politiques alsaciens suite à l’élection assez large d’Emmanuel Macron (65,8%) face à Marine Le Pen. Certaines déclarations se doublent d’alertes sur la situation du pays et des conséquences politiques à en tirer.

Le FN à plus de 60% dans des dizaines de communes

Surtout qu’en Alsace, l’écart est un peu plus serré (61-39%) qu’en France. Le FN remporte une centaine de communes aux quatre coins de la région (voir notre carte complète) et réalise plus de 60% des suffrages dans plusieurs dizaines d’entres elles.

L’élection d’Emmanuel Macron amène déjà à se poser des questions sur la manière de gouverner demain. « En Marche » n’a aucun élu ni député sortant sur qui compter. Mais le mouvement, ou son seul allié officiel le Modem, présenteront des candidats partout.

Au QG d’En Marche, la Marseillaise entonnée était un peu plus joyeuse que chez le FN (Photo Roxane Grolleau / Rue89 Strasbourg)

La droite vise la cohabitation

À droite, le message semble pour le moment assez clair. L’objectif est d’avoir une majorité de députés pour organiser une cohabitation et imposer son programme. Les succès électoraux aux élections intermédiaires peuvent laisser croire à cette possibilité, notamment en Alsace, en dehors de Strasbourg.

Pour autant, il faudra s’y prendre autrement note par exemple, le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry :

« Pour gagner nous avons besoin d’être unis. Pour être unis, nous devons respecter l’ensemble des sensibilités, y compris celle de la droite humaniste et sociale qui trouve en Alsace des racines fortes ».

Un clin d’œil aux partisans de François Fillon, dont le programme n’avait évolué qu’à la marge après l’élection primaire, avant même que les affaires ne scellent une rupture profonde entre différents courants de la droite et la non-campagne de nombreux cadres et militants.

Les candidats « En Marche » bientôt connus

Au centre, qui seront les candidats « En Marche » ? Pour l’instant, aucun n’est connu officiellement, même si quelques noms bruissent, comme le référent pour le Bas-Rhin Bruno Studer ou Sylvain Waserman, le maire de Quatzenheim dans le Kochersberg, qui pourrait se retrouver dans la circonscription du sud de Strasbourg.

Se pose ensuite la question plus épineuse du parti à la rose. Officiellement, En Marche vise une majorité absolue à l’Assemblée pour gouverner. Mais au Parti socialiste (PS), notamment à Strasbourg, on verrait bien une coalition à l’allemande, avec des élus En Marche, PS, voire du centre-droit. C’est par exemple le souhait du maire de Strasbourg Roland Ries (PS), comme du président de l’Eurométropole, Robert Herrmann (PS).

En Marche invité à rejoindre la majorité PS à Strasbourg

Ils ont tous deux déclaré qu’ils soutiendraient les candidats PS aux élections législatives, en espérant que chacun clarifie s’il sera un candidat prêt à gouverner ou non avec Emmanuel Macron.

Le maire a pour le moins surpris en annonçant son souhait d’intégrer des élus strasbourgeois membre d’ »En Marche », concrètement ceux du Modem à ce jour, à sa majorité municipale actuelle obtenue en 2014 grâce à des listes PS et EELV. Pour d’autres élus locaux du PS, comme Robert Herrmann, « ce n’est pas le temps de la politique municipale ».

Éric Elkouby se présentera en candidat Macron-compatible

La question des étiquettes ne se pose pas pour Éric Elkouby, député PS sortant sur la circonscription 1, qui à la soirée d’En Marche, dimanche soir au café Bâle, indique qu’il se présentera en candidat « du rassemblement des Strasbourgeois et des Strasbourgeoises » et surtout « de la majorité présidentielle, au-delà des partis » :

Pour l’autre député PS alsacien, Philippe Bies, la question est plus complexe. Lui qui a parfois un peu égratigné Emmanuel Macron par le passé, estime que « le nouveau président doit se positionner sur comment il veut gouverner » :

« On voit que le FN, « Les Républicains » et la France Insoumise veulent se placer dans l’opposition. Moi, je reste candidat PS et je pense que ce mandat doit être utile, de progrès, contrairement à celui de Jacques Chirac en 2002, où il ne s’est rien passé. Pour que le quinquennat soit utile, il faut une majorité. Il faut voir sur quelle base on peut se rassembler. Plusieurs propositions du PS sont proches d’En Marche. »

Réaction semblable chez la première secrétaire Pernelle Richardot. Si elle se dit « en désaccord » sur certains points comme « la hausse de la CSG ou l’autonomie du recrutement des établissements scolaires », elle pense que le PS, dont certains membres éminents l’annoncent mourant, peut avoir sa place dans les décisions.

Elle attend des signes d’Emmanuel Macron « sur la majorité et la gouvernance future » pour clarifier l’avenir, après « une élection par défaut ». Un sujet qui sera débattu au bureau national du PS ce mardi 9 mai.

Le FN peut espérer des députés mais risque de rester seul

Enfin côté FN, on imagine que Marine Le Pen « prenne la tête d’une grande coalition : une alliance nationale, républicaine et patriote », explique Thibault Manteaux, responsable de la 4ème circonscription du Bas-Rhin.

Mais même Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, est sensé présenter des candidats partout en France. Et on imagine difficilement d’autres formations se rallier à la candidate de « La France apaisée ».

Néanmoins, les scores du FN dans certains secteurs d’Alsace, notamment près de Sarre-Union, peuvent laisser envisager l’élection de députés FN alsaciens.

Date limite, le 19 mai

Les jours à venir annoncent donc une clarification du positionnement d’En Marche et de celui du PS. À droite, se présenter en candidat Macron-compatible nécessiterait de prendre ses distances avec la direction nationale du parti. Les dates pour les déclarations de candidatures officielles sont du 15 au 19 mai. L’élection se tiendra les 11 et 18 juin.

« La Marseillaise » entonnée dimanche soir aux soirées d’En Marche et du FN

« La Marseillaise » entonnée dimanche soir aux soirées d’En Marche et du FN

Rue89 Strasbourg était aux soirées électorales à Strasbourg d’En Marche et du Front National dimanche soir, au moment de l’annonce des résultats du second tour de l’élection présidentielle. Les deux camps ont entonné La Marseillaise mais pas tout à fait dans la même ambiance…

Au QG du Front National

Au QG d’En Marche, place d’Austerlitz

Roland Ries invite « En Marche » à rejoindre sa majorité municipale

Roland Ries invite « En Marche » à rejoindre sa majorité municipale

Roland Ries a réagi très vite à l’élection d’Emmanuel Macron comme président de la République le 7 mai. Et au-delà de la satisfaction attendue, il a fait une proposition au niveau local qui risque de faire de faire bruisser.

Le maire de Strasbourg (PS) suggère la création d’un groupe « majorité présidentielle » où les membres d’ »En Marche » seraient les bienvenus :

« Nous avons aujourd’hui dans notre équipe municipale des sensibilités différentes. Nous les avions déjà avant, des Socialistes, les Verts, la société civile. […] Je souhaite que cette alliance puisse s’élargir au mouvement « En Marche ». Evidemment, cela dépendra de leurs responsables, ce n’est pas moi qui vais en décider. Je souhaite cette ouverture car je pense que les membres d’En Marche sont pour l’essentiel des gens qui veulent travailler dans l’intérêt de la collectivité et donc de la Ville de Strasbourg au niveau local. Donc je souhaite que l’on puisse se rassembler dans cette majorité, qui serait encore un petit peu plus composite que ce qu’elle a été jusqu’alors. »

Dans son équipe actuelle, on compte les adjointes non-encartés Nawel Rafik Elmrini, Christel Kohler et Olivier Bitz (PS). Tous ont été élus sur la liste PS.

A mi-mandat, une nouvelle majorité municipale davantage Macron-compatible ? (photo Claire Gandanger/ Rue89 Strasbourg)

Des « marcheurs » sur l’ancienne liste concurrente, aujourd’hui dans l’opposition

Mais là où les choses se corsent c’est que dans l’opposition actuelle, on compte les deux élus Modem, Thomas Rémond et Laurence Vaton, ainsi que Catherine Zuber, élue sur la liste de Fabienne Keller mais qui a rejoint le Modem lors des accords pour les régionales fin 2015, où elle est aussi élue.

Chez « Les Républicains » à Strasbourg, la sénatrice et ancienne maire de Strasbourg, au-centre droit de son parti, Fabienne Keller, avait aussi déclaré que ce qui rassemble la droite est peut-être moins fort que ce qui la divise aujourd’hui. De là à quitter son parti ?

La moue au PS ?

À la gauche de la majorité PS actuelle, plusieurs élus ont montré leurs réticences au projet d’Emmanuel Macron avant le premier tour, tout comme chez les écologistes, actuels alliés du PS.

Le député Philippe Bies, président du groupe PS à Strasbourg, répond qu’il n’est « pas opposé à la discussion », mais estime que ce temps viendra « après les élections législatives », fin juin.

Quant à la première secrétaire fédérale et adjointe au maire Pernelle Richardot a indiqué à la fin de sa réaction que le vote des Français « n’est pas celui de l’avenir d’une majorité municipale ou régionale ».

Des cendres retrouvées dans une enveloppe de vote

Des cendres retrouvées dans une enveloppe de vote

Les assesseurs du bureau 605, l’École maternelle Lezay Marnésia à la Meinau à Strasbourg, ont eu la surprise de découvrir de la poudre en dépouillant les suffrages du second tour de l’élection présidentielle.

Les pompiers se sont rapidement rendus sur place avec des tenues protectrices et tous les assesseurs et le public ont été confinés dans la cour de l’école pendant que des analyses étaient effectuées sur cette mystérieuse poudre.

Des analyses sont en cours à la Meinau (Photo Abdelkarim Ramdane)
(photo Abdelkarim Ramdane)

Après les premières analyses, il est apparu vers 22h qu’il s’agit des restes d’une carte électorale calcinée, et remise ainsi dans une enveloppe de vote. Le dépouillement a repris peu après.

Présidentielle : l’Alsace à 61% pour Emmanuel Macron

Présidentielle : l’Alsace à 61% pour Emmanuel Macron

L’Alsace a voté à 61% pour Emmanuel Macron, un score légèrement en deçà de la moyenne nationale. Le Front National est resté majoritaire dans les communes très rurales et excentrées de l’Alsace.

Pour explorer les résultats présentés dans la carte ci-dessus, c’est très simple :

    pour connaître le détail d’une commune, cliquez dessus. L’histogramme en bas de la carte se met à jour.pour revenir aux résultats sur l’ensemble de la région, il suffit de cliquer une nouvelle fois sur la commune sélectionnée.

La teinte de la couleur du vainqueur est plus ou moins prononcée selon son résultat.

Présidentielle : carton plein à 81% pour Emmanuel Macron à Strasbourg

Présidentielle : carton plein à 81% pour Emmanuel Macron à Strasbourg

Emmanuel Macron a obtenu 81,23% des suffrages exprimés à Strasbourg, il est en tête de tous les bureaux de vote. Retrouvez tous les résultats à Strasbourg ainsi que les faits marquants, avec le détail par bureau de vote.

Comme pour Philippe Richert (LR) lors du second tour des élections régionales en 2015, Emmanuel Macron (En Marche) remporte tous les bureaux de vote à Strasbourg.

Participation conforme à la moyenne

L’ancien ministre de l’Économie réunit 81,23% des suffrages exprimés. La participation est de 74,11%, soit comme la moyenne nationale. Il s’agit de la deuxième plus faible participation pour un second tour de l’Histoire de la Vè République.

À noter qu’à Strasbourg, 8,07% des bulletins sont blancs (6,12%) ou nuls (1,94%). Le score le plus haut d’Emmanuel Macron est à l’Institution Sainte Clotilde dans le quartier du conseil des XV/Orangerie, où il récolte 93,99% des voix.

Deux bureaux de vote à plus de 40% pour le FN

Marine Le Pen dépasse les 40% dans deux bureaux de vote des quartiers sud, à l’école maternelle du Neuhof A (44,02%) et à l’école élémentaire du Stockfeld (43,1%).

Par rapport au premier tour, Emmanuel Macron multiplie ses voix par 2,5 environ. Sa concurrente passe quant à elle d’environ 12 000 voix à 17 000. Le nombre de bulletins blancs est multiplié par 6 (de 1 251 à 6 207).

Présidentielle : le Grand-Est à 60% pour Emmanuel Macron

Présidentielle : le Grand-Est à 60% pour Emmanuel Macron

Dans le Grand Est, Emmanuel Macron est arrivé en tête avec 60% des suffrages exprimés. Il est également en tête dans chacun des 10 départements.

Pour explorer les résultats présentés dans la carte ci-dessus, c’est très simple :

    pour connaître le détail d’un département, cliquez dessus. L’histogramme en bas de la carte se met à jour. pour revenir aux résultats sur l’ensemble de la région, il suffit de cliquer une nouvelle fois sur le département sélectionné.

La teinte de la couleur du vainqueur est plus ou moins prononcée selon son résultat.

Un nouvel élément sur le Pôle d’Administration Public, dont le chantier reprend

Un nouvel élément sur le Pôle d’Administration Public, dont le chantier reprend

16.5 millions d’euros. C’est le surcoût des futurs Pôle d’Administration Publique (PAPS) et Pôle de Compétence de la Propriété Intellectuelle. Le chantier avait été mis à l’arrêt en 2014 après la découverte de fissures dans la structure en béton du bâtiment. Une somme qui sera difficilement récupérable, puisque le bureau d’étude mis en cause, RFR, a été placé en liquidation judiciaire. Les travaux devraient reprendre en juin, pour une mise en service espérée pour la rentrée de septembre 2019.

dessin de Piet
dessin de Piet

Emmanuel Macron à 65% en France, 61% en Alsace et 81% à Strasbourg

Emmanuel Macron à 65% en France, 61% en Alsace et 81% à Strasbourg

Emmanuel Macron a remporté l’élection présidentielle française avec 65% des voix. En Alsace, l’ancien ministre de l’Economie n’obtient que 61% des suffrages mais il atteint 81% à Strasbourg. Retrouvez tous nos résultats locaux et nationaux dans notre compte-rendu de la soirée électorale en direct.

Résultats définitifs à Strasbourg
Le nombre de voix à Strasbourg lors des deux tours (et les votes blancs).
On n’attend plus que les résultats d’un bureau de vote à Strasbourg, celui de la Meinau qui a été confiné suite à la découverte de poudre blanche, qui s’avère être de la cendre d’une carte d’électeur. Sur les 142 autres bureaux, Emmanuel Macron remporte 81,30% des suffrages.
Le canton 5 (Esplanade-Contades-Conseil des XV-Orangerie) est dépouillé entièrement. Emmanuel Macron remporte 86,86% des suffrages exprimés. Le nombre de bulletins blancs équivaut à 5,81% des bulletins déposés dans les urnes. Il y a 6 cantons à Strasbourg.
Dans le canton 1 (Centre-Krutenau-Neudorf Ouest-Musau) est dépouillé entièrement. Emmanuel Macron remporte 85,19% des suffrages exprimés. Le nombre de bulletins blancs équivaut à 6,44% des bulletins déposés dans les urnes. Il y a 6 cantons à Strasbourg.
Pour Frédéric Bierry, président (LR) du Conseil départemental du Bas-Rhin, le résultat de ce soir n’est « pas une victoire, un sursis » :
« Cette élection n’est pas une victoire, c’est un sursis, une injonction à agir. Ce résultat a été permis par l’union des forces républicaines contre l’extrême droite dont le projet mortifère et anti-européen aurait plongé le pays dans une crise politique, économique et sociale dont il n’aurait pas pu se remettre. Le résultat et le climat de cette campagne obligent le Président élu à l’humilité, au rassemblement et à la prise en compte de tous ceux qui ont contribué à son élection. Si je me réjouis que le Front National ait été empêché, je n’oublie pas que jamais depuis 70ans la France n’aura frôlé la catastrophe de l’extrême droite d’aussi près. Le danger s’est éloigné mais n’a pas disparu. Il guettera et se nourrira de chacune de nos erreurs et de chacun de nos échecs. L’ensemble de la classe politique doit d’urgence faire sa révolution, retrouver les voies de l’action, de la responsabilité. De l’éthique et de la sobriété. Nous devons abolir le régime de la posture pour marquer l’avènement de celui de l’action. Il est urgent également que la République s’appuie à nouveau sur ses territoires, sur l’ensemble des collectivités qui sont ses bras armés en proximité. Cela ne sera possible qu’en respectant leur autonomie, leur légitimité et en leur donnant les moyens de remplir leurs missions. Cela ne sera possible qu’en respectant leur Histoire et leurs identités, à l’inverse de ce que l’Alsace a dû subir au cours des dernières années et réformes. Le Président élu et la future majorité législative devront rendre aux territoires leur capacité d’agir car c’est depuis la base, depuis le terrain que l’avenir pourra se construire. Ils devront permettre à des territoires comme l’Alsace d’exploiter pleinement leurs atouts et potentiels, notamment économiques et transfrontaliers. »
Des manifestations d’extrême-gauche et d’extrême-droite sont en cours à Strasbourg, on dénombre un dizaine d’interpellations à gauche.
Réaction de Mathieu Cahn, adjoint au maire de Strasbourg (PS) :
Après 79 bureaux de vote dépouillés sur 143 à Strasbourg, 80,68% des voix pour Emmanuel Macron.
A la Meinau, de la poudre blanche a été retrouvée dans l’urne. Les pompiers sont sur place pour examiner le contenu. Les assesseurs sont bloqués dans la cour.
(photo Abdelkarim Ramdane)
Réaction de Philippe Richert, président (LR) de la Région Grand Est :
« Les Français, à l’issue d’une campagne inédite, ont choisi la voie de la raison contre celle du repli et du rejet de la construction européenne. On ne peut que s’en réjouir. C’est une nouvelle période qui s’ouvre où tout est encore à écrire. Cette campagne n’a en effet guère été l’occasion d’un débat de fond sur les réformes dont notre pays a intensément besoin. Pour la Droite et le Centre, il faut désormais se concentrer sur les élections législatives, qui sont celles de tous les possibles, et où il nous faut porter, devant nos concitoyens un projet qui réponde aux défis nombreux qui se posent à la France. C’est en étant unis et cohérents qu’une majorité parlementaire de droite et du centre pourra se constituer pour conduire les réformes attendues. Il nous faut également nous interroger sur les causes profondes qui ont conduit à la situation politique présente et qui ont amené une partie importante de nos concitoyens à choisir à l’occasion de cette élection de voter pour le Front National ou encore de voter blanc. Notre mouvement politique doit être porteur d’un projet clair et d’une démarche éthique qui puisse redonner confiance en l’avenir à tous nos concitoyens. »
Au bureau de vote de la Meinau, le 605, les assesseurs sont confinés dans le bureau de vote pour une raison inconnue, à l’école maternelle Lezay Marnésia.
Après 5 bureaux de vote dépouilles sur 143 à Strasbourg : environ 80% de voix pour Emmanuel Macron et 20% pour Marine Le Pen.
Les trois premiers bureaux de vote sont dépouillés à Strasbourg. Emmanuel Macron remporte largement les bureaux de vote (75% ; 80% et 83%).
Réaction au QG d’En Marche lors du compte à rebours.
Une manifestation « Nous promettons de résister » après les résultats du second tour (Photo Lizzie Lambert / Rue89 Strasbourg / cc)
Réaction de Philippe Richert, président (LR) de la Région Grand Est Et réaction un peu moins enthousiaste de Jean Rottner, maire (LR) de Mulhouse et également vice-président de la même région.
Roland Ries, le maire PS de Strasbourg, appelle les adhérents d’En Marche à rejoindre la majorité municipale actuelle.
Réaction de Roland Ries sur notre page Facebook en direct => https://www.facebook.com/Rue89Strasbourg/
Réaction de Jeanne, une citoyenne qui a choisi de ne pas voter ce dimanche.
Vidéo Roxane Grolleau / Rue89 Strasbourg
Réaction de Robert Herrmann (PS), président de l’Eurométropole de Strasbourg :
« Je me réjouis de la victoire d’Emmanuel Macron et du refus d’une large majorité de Français de voir notre pays aux mains de l’extrême droite. Mais ce résultat, s’il peut être une formidable espérance, est inquiétant par le haut niveau de l’abstention et la progression importante du nombre de voix en faveur du Front national. Emmanuel Macron doit pouvoir compter sur un rassemblement national composé de femmes et d’hommes de gauche, du centre, écologistes, de la droite, qui pourront dans la diversité et le respect de leur identité politique constituer cette majorité indispensable au redressement du pays.
A Strasbourg, pour les élections législatives à venir, je ferai confiance aux candidats du parti socialiste pour participer à cette ouverture indispensable au pays. »
Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, a fait connaître sa réaction à l’élection d’Emmanuel Macron dans un communiqué :
« Je me réjouis tout d’abord de l’élection d’Emmanuel Macron, avec un score qui traduit un vrai choix des Français. Le Front Républicain a fonctionné, et le risque de voir le front national arriver au pouvoir a été rejeté. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère politique, mais les enjeux sont majeurs, et les défis immenses. Il s’agit maintenant d’obtenir des résultats concrets en matière de développement économique et d’emploi, tout comme en matière d’équité sociale. Cette cause doit mobiliser toutes les énergies, et j’appelle à une majorité présidentielle large, enthousiaste, et volontaire. Ici à Strasbourg, je souhaite que notre groupe majoritaire s’ouvre lui aussi,devienne le groupe de la majorité présidentielle et qu’il rassemble ainsi l’ensemble des soutiens d’Emmanuel Macron dans le respect des identités politiques des uns et des autres, les socialistes et la société civile. L’esprit même de coalition est une chance pour notre pays, comme il l’est pour notre ville. Sachons donc répondre dès aujourd’hui à ce qu’attendent les Français. »
Emmanuel Macron est élu président de la République avec 65,1% des voix selon les sondages de sortie des urnes.
Une trentaine de manifestants se sont placés devant le QG d’En Marche, place d’Austerlitz à Strasbourg.
« Nous promettons de résister » préviennent les manifestants place d’Austerlitz (Photo Roxanne Grolleau / Rue89 Strasbourg)
L’abstention est estimée à 25,3% au niveau national, soit un peu plus qu’au premier tour.
Des électeurs ont trouvé de drôles d’affiches aux bureaux de vote aujourd’hui. Ici à l’ARES à l’Esplanade.
(photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Au bureau de vote Broglie vers 13 heures (Photo Isabelle Maradan / Rue89 Strasbourg / cc)
Au bureau de vote Broglie vers 13 heures (Photo Isabelle Maradan / Rue89 Strasbourg / cc)
Au bureau de vote Sainte-Aurélie ce matin (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Au bureau de vote Sainte-Aurélie ce matin (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Participation à Strasbourg à 17 heures :
Présidentielle 2017 – Strasbourg 12h 17h Final Abstentions
1er tour Canton 01 Centre-Krutenau-Neudorf Ouest-Musau 30,35% 66,69% 82,58% 17,42%
Canton 02 Koenigshoffen-Montagne Verte-Gare 30,63% 61,85% 75,46% 24,54%
Canton 03 Poteries-Hautepierre-Cronenbourg 26,21% 61,66% 72,01% 27,99%
Canton 04 Centre-Nord-Roberstau 30,94% 69,90% 83,31% 16,69%
Canton 05 Esplanade-Contades-Conseil XV-Orangerie 26,69% 66,04% 82,06% 17,94%
Canton 06 Meinau-Neudorf Est-Neuhof 30,01% 62,39% 74,72% 25,28%
Total 29,69% 64,86% 78,43% 21,57%
Présidentielle 2017 – Strasbourg 12h 17h Final Abstentions
2nd tour Canton 01 Centre-Krutenau-Neudorf Ouest-Musau 26,94% 61,70%
Canton 02 Koenigshoffen-Montagne Verte-Gare 24,46% 55,80%
Canton 03 Poteries-Hautepierre-Cronenbourg 23,35% 54,33%
Canton 04 Centre-Nord-Roberstau 27,73% 63,58%
Canton 05 Esplanade-Contades-Conseil XV-Orangerie 26,47% 62,55%
Canton 06 Meinau-Neudorf Est-Neuhof 25,73% 57,98%
Total 25,86% 59,44%
Dans le Haut-Rhin, le taux de participation à 17h est de 64,25%. Les taux de participation en fin d’après-midi au second tour de l’élection présidentielle dans le Haut-Rhin étaient de 67,68% en 2012, de 76,95% en 2007, et de 66,16% en 2002.
Dans le Bas-Rhin, le taux de participation en fin d’après-midi est de 66,01%. C’est 7 points de moins qu’au premier tour, où la participation s’était établie à la même heure à 73,34%. Quelques comparaisons pour le second tour à la même heure :
    des élections régionales 2015 : 56,40% des élections départementales 2015 : 41,13% des élections municipales 2014 : 55,50% des élections présidentielles 2012 : 67,02%
A l'école maternelle de Cronenbourg, vers 13 heures (Photo Claire Gandanger / Rue89 Strasbourg / cc)
A l’école maternelle de Cronenbourg, vers 13 heures (Photo Claire Gandanger / Rue89 Strasbourg / cc)

La participation au second tour de l’élection présidentielle s’établit à 28% en Alsace à midi.

Les préfectures du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont communiqué leurs estimations de la participation à la mi-journée. Elle s’établit à 28,24% dans le Bas-Rhin et 27,87% dans le Haut-Rhin. Au premier tour, elle était respectivement de 29,13% et 30,13%. L’Alsace est cette fois-ci dans la moyenne nationale, puisque la participation se chiffre à 28,23%, stable par rapport au premier tour. À Strasbourg, la participation est quant à elle de 25,89%, soit 4 points de moins qu’au premier tour. Quelques comparaisons pour le second tour à la même heure dans le Bas-Rhin :
      des élections régionales 2015 : 14,96 % des élections départementales 2015 : 14,94 % des élections municipales 2014 : 19,39 % des élections présidentielles 2012 : 25,21 %

On vote jusqu’à 20h à Strasbourg (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

La Cour de Cassation contraint le tribunal d’instance de Strasbourg à s’intéresser aux radiés des listes électorales

La Cour de Cassation contraint le tribunal d’instance de Strasbourg à s’intéresser aux radiés des listes électorales

Vendredi soir, deux décisions ont donné l’espoir aux radiés des listes électorales de pouvoir voter au second tour de l’élection présidentielle. La Cour de Cassation a validé la recevabilité de leur recours devant le tribunal d’instance, l’obligeant à statuer sur le fond et non plus sur la forme. Ce dernier a par ailleurs autorisé la réintégration de quatre personnes sur les listes électorales.

La journée de vendredi a été bonne pour les radiés des listes électorales de Strasbourg. Tout d’abord, la Cour de Cassation a validé la recevabilité d’un recours devant tribunal d’instance, ce qu’il contestait jusque là. En effet, pour le tribunal d’instance, le recours devait être déposé au moment de la parution des listes électorales en janvier, la Cour de Cassation a réfuté cet argument.

La Cour de Cassation oblige le tribunal d'instance de Strasbourg à statuer sur les fond des dossiers des radiés des listes électorales (Photo Rue 89 Strasbourg / RG)
La Cour de Cassation oblige le tribunal d’instance de Strasbourg à statuer sur les fond des dossiers des radiés des listes électorales (Photo Rue 89 Strasbourg / RG)

Examen du fond des dossiers

Pour l’avocate des radiés, Sandra Isly, c’est une première victoire :

« Le tribunal va devoir maintenant examiner le fond des dossiers, ce qu’il avait refusé de faire jusqu’à présent. J’encourage donc les radiés qui le souhaitent à venir déposer un nouveau recours dimanche matin, dès l’ouverture du tribunal. Nous serons aussi sur place pour les aider. »

Dimanche, les radiés qui souhaitent voter au second tour de l’élection présidentielle peuvent donc déposer un nouveau recours. Le tribunal d’instance devra rendre sa décision avant la fermeture des bureaux de vote.

Le tribunal d’instance a également reconnu l’erreur matérielle de la mairie pour quatre autres personnes, et a permis leur réintégration immédiate dans les listes électorales. Cependant, le texte de la décision n’est pas encore parvenu aux mains de l’avocate :

« Je ne connais pas encore les motivations de la décision du tribunal d’instance, cela dit j’espère qu’elle va pouvoir servir de jurisprudence et ouvrir la voie aux autres dossiers. »

La mairie a ouvert une permanence jusqu’à 20h dimanche pour permettre la réintégration des radiés ayant reçu une décision favorable du tribunal d’instance.

Une permanence jusqu’à dimanche 20h pour réinscrire les radiés des listes électorales

Une permanence jusqu’à dimanche 20h pour réinscrire les radiés des listes électorales

Les électeurs radiés des listes électorales de Strasbourg peuvent se rendre à la mairie samedi et dimanche puis au tribunal d’Instance pour tenter d’être autorisés à voter au 2ème tour de l’élection présidentielle et en juin aux élections législatives.

Nouveau – et vraisemblablement dernier – rebondissement pour les radiés des listes électorales à Strasbourg. Une nouvelle décision de justice, de la Cour de Cassation, a contredit une décision passée du tribunal d’instance de Strasbourg, sur un cas individuel.

Samedi jusqu’à 16h30 et dimanche jusqu’à 20h

En conséquence, la Ville de Strasbourg a choisi d’ouvrir une permanence au centre administratif place de l’Étoile pour ceux qui souhaitent être réintégrés sur les listes.

Au total, 16 046 personnes ont été supprimées des listes électorales de Strasbourg au cours d’une vaste opération de mise à jour. Leur carte d’électeur est revenue avec la mention « n’habite pas à l’adresse indiquée ». La plupart avaient oublié de signaler un changement d’adresse et votaient dans leur ancien bureau de vote, depuis parfois des années.

On estime à 2 000 le nombre de Strasbourgeois qui sont venus dans un bureau de vote sans pouvoir voter lors du premier tour de l’élection présidentielle. Environ 150 ont ensuite démarré des démarches judiciaires dans l’espoir de voter au second tour et lors des élections législatives en juin.

À ce jour, 117 ont vu leur demande refusée et 32 ont été autorisés à voter. Mais d’autres décisions de la Cour de Cassation sont attendues qui pourraient remettre en cause les refus passés, notamment pour des raisons de délais de procédure.

Dernière chance pour voter dimanche (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Un dossier, puis direction le tribunal d’instance

Concrètement la Ville de Strasbourg remettra à chaque citoyen qui le demande son dossier d’électeur, s’il peut justifier de son domicile avec un document datant de moins trois mois (facture, feuille d’impôts, etc).

À charge pour lui par la suite, de se rendre au tribunal d’instance, quai Finkmatt, qui sera d’astreinte dimanche. Si celui-ci produit une ordonnance d’autorisation à voter, l’électeur pourra voter directement dans son ancien bureau de vote. L’obtention de cette décision de justice favorable n’est pas garantie pour autant.

« Ces électeurs devront ensuite bien signaler leur changement d’adresse par la suite, s’ils souhaitent voter dans les prochaines années », précise l’adjoint au maire de Strasbourg en charge des élections, Éric Schultz (sans étiquette).

Une cinquantaine de radiés des listes électorales pourront voter dimanche à Strasbourg

Une cinquantaine de radiés des listes électorales pourront voter dimanche à Strasbourg

Une cinquantaine de Strasbourgeois, radiés des listes électorales parce qu’ils n’avaient pas signalé leur changement d’adresse, ont été réintégrés sur une décision du tribunal d’instance de Strasbourg. Ils pourront voter dès le second tour de l’élection présidentielle dimanche.

C’est l’épilogue d’une course de fond pour une partie des personnes radiées des listes électorales à Strasbourg. Sur plus de 16 000 noms retirés par la Ville de Strasbourg car « n’habitant pas à l’adresse indiquée », environ 2 000 se rendaient toujours régulièrement dans leur ancien bureau de vote. Lors du premier tour, nombre d’entre eux n’ont pu voter. Ils se sont alors tournés vers le tribunal d’instance pour formuler un recours.

Plus de 16 000 noms ont été retirés des listes électorales à Strasbourg (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Plus de 16 000 noms ont été retirés des listes électorales à Strasbourg (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)

Vraiment vraiment vérifier !

Mais ce recours est loin d’être automatique ! La Ville est fondée à supprimer de ses listes électorales les personnes qui n’ont pas déclaré un changement d’adresse. Seulement, elle doit vraiment vraiment vérifier qu’elle n’a pas d’autre moyen de contacter ces personnes que leur ancienne adresse. Or, plusieurs radiés habitent encore Strasbourg, paient leurs impôts voire ont des enfants scolarisés dans les écoles de la Ville…

Réunis en collectif et aidés par des avocats, les radiés ont donc plaidé cette semaine devant le juge la négligence de la part de la mairie. Et selon Me Sandra Isly, elle-même concernée, une cinquantaine de personnes ont obtenu gain de cause avec effet immédiat. En d’autres termes, ils pourront voter dans leur ancien bureau de vote dès le second tour de l’élection présidentielle dimanche.

Les nouveaux habits verts de Robert Herrmann

Les nouveaux habits verts de Robert Herrmann

Principal défenseur d’une nouvelle autoroute, le président de l’Eurométropole, Robert Herrmann (PS) est néanmoins très investi dans la promotion des énergies renouvelables à Strasbourg et les 32 autres communes de la métropole.

L’État a signé vendredi 5 mai un accord avec l’Eurométropole pour co-financer 44 projets en faveur des énergies renouvelables ou de la diminution à Strasbourg et dans 21 communes alentours. Il s’agit de la conclusion d’un appel à projets « territoire à énergie positive », qui doit maintenant se concrétiser. Au total, deux millions d’euros ont . . .

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Los Disidentes Del Sucio Motel s’essaient au heavy-metal en acoustique à la Maison Bleue

Los Disidentes Del Sucio Motel s’essaient au heavy-metal en acoustique à la Maison Bleue

C’est osé, c’est rare, c’est immanquable. Le groupe poitevin Klone et les strasbourgeois de Los Disidentes Del Sucio Motel proposent une soirée « unplugged » à la Maison Bleue dimanche 14 mai. Pour (re)découvrir autrement le stoner, un genre qui ne nous a pas toujours habitué à la finesse. Et pourtant…

Débrancher les guitares

Les Los Disidentes Del Sucio Motel, fer de lance d’une musique stoner de qualité en France, n’en sont pas à leur coup d’essai. On se souvient qu’à l’époque de leur premier album Soundtrack from the motion picture, en 2010, les 5 musiciens s’essayaient déjà au délicat exercice du concert acoustique. Une prouesse que de débrancher les guitares, pour des chansons normalement énervées, construites à grand coup de riffs cinglants et de rythme effrénés, mais une prouesse couronnée de succès. Adhésion immédiate, le groupe n’avait fait que renforcer sa position de force de proposition sur une scène habituellement très calibrée. Si sur album, l’électrique est toujours restée de mise, il est évident pourtant que cette expérience n’a fait que renforcer et enrichir un répertoire de plus en plus profond et sombre. Avec Human Collapse, 3e album sorti l’an dernier, le groupe est allé puiser plus loin que jamais. Concept-album dystopique au goût de fin du monde, chaque chanson/chapitre est normalement l’occasion pour les Los Disidentes Del Sucio Motel de jouer accompagnés d’une projection vidéo en live, garantissant un spectacle visuel étonnant.

Un pari audacieux

Mais ce dimanche à la Maison Bleue, point de vidéo, et donc point de son amplifié. Retour au son dépouillé et à la simplicité. Comment transmettre toute la rage contenue des nouvelles compositions ? Comment faire passer le même message sans les images pourtant imaginées dès l’écriture de l’album ? Comment recréer un set acoustique en déconstruisant un concept-album sans lui faire perdre son sens ? Un réel pari que d’adapter de telles chansons dans un cadre intimiste et sans artifice ! C’est le même pari que fera Klone, groupe de métal progressif venu tout de droit de Poitiers. Si leur carrière a commencé par des albums studios électriques, le groupe semble s’être tourné dernièrement par des compositions plus calmes et progressives. Ils franchissent cette année la barrière de l’enregistrement en acoustique, avec la sortie de Unplugged, disque de 9 chansons live et 2 chansons studio, et s’adjoignent pour l’occasion les services d’une accordéoniste percussionniste. Un mélange d’instruments et de sensibilités qui promet de belles surprises à la Maison Bleue dimanche soir.
#los disidentes del sucio motel

Menaces de mort contre un principal de collège de Strasbourg, né en Algérie

Menaces de mort contre un principal de collège de Strasbourg, né en Algérie

Mercredi, un principal de collège de Strasbourg de 55 ans, né en Algérie, a reçu une lettre de menaces de mort à son domicile. L’auteur a signé « FN » et a illustré son message avec une croix gammée. Cette lettre fait suite à une série d’autres courriers similaires.

Depuis la rentrée scolaire, une ou plusieurs personnes ne supportent pas qu’un principal de collège de Strasbourg soit né en Algérie. Plusieurs lettres ont été envoyées au rectorat ou à l’académie de Strasbourg, faisant référence à son patronyme, sa religion ou à ses origines maghrébines. Dans ces lettres, le principal est calomnié sur sa capacité à encadrer des enseignants et à s’occuper d’enfants, avec des références à l’islamisme et au terrorisme. Une autre lettre de calomnies a été envoyée à la directrice d’une école du secteur, l’enjoignant elle aussi à se méfier du principal de collège.

Bien que ces lettres anonymes faisaient référence à l’issue de l’élection présidentielle, avec une phrase comme « tu vas voir après le 7 mai » par exemple, elles étaient signées d’un mystérieux « conseil des parents » du collège.

Directement au domicile

Mais mercredi, plusieurs étapes ont été franchies. D’abord, la lettre de menace a cette fois été directement envoyée au domicile du principal. Ensuite, elle est signée « FN » et reprend le slogan utilisé par le FLN à l’adresse des Pieds-Noirs après l’indépendance de l’Algérie : « la valise ou le cercueil. » La menace de mort est claire. Elle est également ornée d’une croix gammée, symbole du parti nazi, même si les branches ont été dessinées à l’envers.

La lettre reçue par le principal de collège à son domicile (doc Rue89 Strasbourg)
La lettre reçue par le principal de collège à son domicile (doc Rue89 Strasbourg)

Pour les lettres précédentes, le principal de collège a laissé le rectorat de l’académie de Strasbourg porter plainte pour lui auprès du procureur de la République. Pour cette dernière, il est allé lui-même au commissariat de Strasbourg.

Invoquant son devoir de réserve, en cette période de campagne électorale, le principal de collège de 55 ans n’a pas pu répondre à nos questions et a demandé à ce que son identité et son établissement n’apparaissent pas dans cet article. Dans un communiqué publié vendredi après-midi, le rectorat de l’académie a indiqué que l’institution avait « saisi le procureur de la République et qu’une enquête était en cours. »

En outre, le rectorat a proposé au principal la mise en œuvre d’une aide juridique et Sophie Béjean, rectrice de l’académie de Strasbourg, a « apporté personnellement dès le premier courrier, et depuis lors, son soutien plein et entier au principal. » Le communiqué précise qu’afin « d’accompagner le collège, les équipes mobiles de sécurité du rectorat de Strasbourg ont été déployées et le resteront aussi longtemps que nécessaire dans et aux abords de l’établissement. »

« Contexte délétère »

Ces menaces de mort à l’encontre d’une personne en raison de ses origines interviennent dans un contexte électoral tendu, qui a vu l’extrême-droite arriver en deuxième position au premier tour de l’élection présidentielle, le tout dans une relative banalisation de son discours et de ses idées. Pour Maurice Untereiner, de la section chefs d’établissements du SGEN-CFDT, une telle menace est une première :

« Les chefs d’établissements sont confrontés à des revendications, qui peuvent parfois s’exprimer avec véhémence voire violemment, des remises en cause ou des dénonciations. Mais en plus de 20 ans, je n’ai jamais vu un chef d’établissement menacé de mort, en tout cas en Alsace. Le contexte est délétère. »