Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

En juin, Toys R Us ferme son magasin de Strasbourg

En juin, Toys R Us ferme son magasin de Strasbourg

Implanté dans le centre commercial des Halles à Strasbourg depuis 2011, le magasin Toys R Us va fermer ses portes en juin. Parmi les employés règne l’incompréhension, 14 des 16 salariés seront en grève samedi 13 mai.

Fin juin, au plus tard, le magasin Toys R Us du centre commercial des Halles à Strasbourg doit fermer, pour des raisons économiques. Depuis le mois de février, les salariés négocient leurs indemnités de licenciement avec la direction, sans grand succès. Samedi 13 mai, quatorze des seize salariés seront en grève.

Brigitte Blacquart, déléguée syndicale de la CGT chez Toys R Us, ne comprend pas comment « autant d’erreurs ont pu être commises » quant à la gestion du magasin des Halles :

« Le chiffre d’affaire prévu lors de l’ouverture en 2011 était beaucoup trop élevé : 8 millions d’euros. Le magasin peine à en réaliser la moitié, notamment à cause de son emplacement dans le centre commercial. Il est situé au deuxième étage, au fond, il manque de visibilité. En plus, il est construit sur deux étages, avec un escalator qui tombe régulièrement en panne. Les clients sont régulièrement obligés d’utiliser le monte-charge pour accéder au niveau supérieur. »

En cause également selon la déléguée syndicale, le turn-over important parmi les cadres du magasin : pas moins de cinq directeurs se sont succédé depuis l’ouverture :

« Il y a eu une mauvaise gestion du personnel. On ne pousse pas les cadres à rester. Comment avoir une stratégie de magasin qui tienne la route quand on change de directeur parfois plusieurs fois dans l’année ? »

Au fond du centre commercial et au premier étage, le magasin Toys R Us ne remplit pas ses objectifs (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Au fond du centre commercial et au premier étage, le magasin Toys R Us ne remplit pas ses objectifs (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)

« Dans les négociations, les salariés ont l’impression d’être promenés »

Dans les négociations en cours, les salariés demandent que les congés de replacement durent douze mois, sachant que la moyenne en France est autour de treize mois :

« La direction reste bloquée sur dix mois. Les salariés ont l’impression d’être promenés et ne saisissent pas pourquoi elle ne veut pas augmenter de deux mois. Il n’y a eu aucune anticipation de la fermeture du magasin, et beaucoup ne comprennent pas comment l’un des leaders du jouet mondial renonce à être présent dans une ville de 500 000 habitants. »

Le « plan de sauvegarde de l’emploi » proposé par la direction doit être examiné dans les semaines qui viennent par le comité d’entreprise puis par la direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi. La direction du magasin a refusé de s’exprimer sur la fermeture.

Législatives : suite à la candidature dissidente de Jean-Philippe Maurer (LR) à Strasbourg, l’UDI investit Vanessa Wagner à Haguenau

Législatives : suite à la candidature dissidente de Jean-Philippe Maurer (LR) à Strasbourg, l’UDI investit Vanessa Wagner à Haguenau

Dans la circonscription 2, au sud de Strasbourg et à Illkirch-Graffenstaden, la candidate pour les élections législatives de 2017 de l’UDI et de « Les Républicains » est Pascale Jurdant-Pfeiffer, suite à un accord scellé en début d’année.
Jean-Philippe Maurer, candidat dissident
Mais Jean-Philippe Maurer, élu depuis 1998 au conseil départemental, député entre 2007 et 2012, et choisi par sa famille politique à l’origine ne l’entend pas de cette oreille. Il compte se présenter tout de même.
Plusieurs mois après l’accord, l’échec de François Fillon . . .
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#Pascale Jurdant-Pffeifer

123 ateliers d’artistes ouverts en Alsace, voici notre sélection

123 ateliers d’artistes ouverts en Alsace, voici notre sélection

Les week-ends du 13 et 14 mai et du 20 et 21 mai, plus de 400 artistes ouvrent les portes de leurs ateliers en Alsace et à Strasbourg. Plus de 25 000 visiteurs sont attendus. Petit guide des festivités et nos suggestions à Strasbourg.

Pour la 18ème fois, les Ateliers Ouverts décloisonnent les résidences d’artistes partout en Alsace pour deux week-ends : les samedi 13 et dimanche 14 mai et les samedi 20 et dimanche 21 mai. À Strasbourg, cela représente plus de 50 ateliers de dessinateurs, sculpteurs, graphistes ou encore céramistes à visiter. Depuis quelques années, le financement de ce festival tenu à bout de bras par l’association Accélérateur de particules est compliqué. Il repose en grande partie sur les subventions de cinq acteurs principaux (la Direction régionale des affaires culturelle, la région Alsace, le Département du Bas-Rhin, la Ville de Strasbourg et la Ville de Mulhouse) et sur l’autofinancement. Le budget reste le même que l’an dernier, autour de 70 000 euros. Chaque année, Accélérateur de particules travaille sans vraiment savoir de quelle somme elle dispose. À la veille de l’ouverture de l’édition 2017, le Département Bas-Rhin, la Ville de Mulhouse ou la Drac n’ont pas encore notifié leur subvention, par exemple. La survie du festival qui attire chaque année plus de 25 000 personnes reste donc toujours posée pour l’an prochain…

Vernissage au Bastion XIV : concerts, performances et foodtrucks

Une nouvelle fois, une grande fête est organisée au Bastion XIV, rue des Remparts à Strasbourg, vendredi 12 mai à partir de 18 heures. Au programme : concerts puis DJ, foodtrucks et vernissage d’une cinquantaine d’expositions d’artistes et des performances artistiques.
Vernissage au Bastion 14 des Ateliers Ouverts en 2010 (Photo Sarah Dinckel / ateliersouverts.net)
Vernissage au Bastion 14 des Ateliers Ouverts en 2010 (Photo Sarah Dinckel / ateliersouverts.net)
Cette année, deux groupes, ainsi que un duo de DJs seront sur scène pour faire danser les 3 500 personnes attendues à la fête :
    Bad Juice, qui signe son premier album aux sonorités rock’n’roll Bravo Brian, artiste électro-pop puisant son inspiration dans la musique des années 80 M&M’s, Mute et Moldav, les deux DJs déglingués.
Vendredi soir, le Collectif Noun consrtuira son propre bastion au en couleur (Photo Collectif Noun)
Vendredi soir, le Collectif Noun construira son propre bastion au en couleur (Photo Collectif Noun)
Cinq performances d’artistes, dont deux dans le cadre du festival Inact, sont aussi prévues :
    Androa Mindrekolo avec une performance déambulatoire qui « interroge l’espace public », Le collectif Noun construira son propre bastion, Zahra Poonawala avec une installation sonore interactive dressée en haut du mat à drapeau, Thomas Lasbouygues et son installation composée de 4 ou 5 postes radios accrochés dans les couloirs du Bastion, Bastion Commun et une programmation vidéo projetée dans les douches grâce à un vidéoprojecteur avec des sièges de cinéma et un écran de la largeur de la pièce.
Tout au long de la soirée, la cinquantaine d’artistes faisant partie des 21 ateliers installés au Bastion XIV seront aussi présents pour échanger avec le public sur leur travail.

La Hutte Grüber, nouvel atelier collectif à Strasbourg

La Hutte Grüber, située dans l’allée du même nom à Koenigshoffen, est un atelier collectif inauguré cette année par une dizaine d’artistes issus de la Haute-École des Arts du Rhin (Hear), aux profils très différents : sculpteurs, céramistes, scénographes ou encore illustrateurs et peintres. À la Fabrique, située juste à côté de leur local, des moyens de production sont accessibles à tous : ateliers de menuiserie, de métallurgie, de soudure ou d’électronique. Des visites guidées de ces deux espaces sont proposées pendant les deux week ends, chaque jour à 13h.
La Hutte Grüber, nouvel atelier d'artistes ouvert en 2017, rassemble peintres, céramistes ou sculpteurs (photo Sarah Dinckel / Ateliers Ouverts)
La Hutte Grüber, nouvel atelier d’artistes ouvert en 2017, rassemble peintres, céramistes ou sculpteurs (photo Ikhyeon Park / Ateliers Ouverts)

Poser nu le temps d’un croquis, ça vous tente ?

Pour les plus audacieux et les moins pudiques, l’atelier Les Femmes à toile, rue d’Altkirch, et l’artiste Laure Florençon, proposent de poser nu et d’enregistrer sa conversation avec l’artiste, pendant la réalisation du croquis. Parce que pourquoi pas. D’autres activités sont aussi proposées : initiation à la typographie pour les enfants avec Papier Gâchette. Rendez-vous rue du Rempart tous les jours de 16h à 17h. La Maison Magique, située sur le quai Saint-Jean, propose différents ateliers, de la fabrication d’attrape-rêve à la broderie (inscriptions par e-mail recommandée). Le studio Animaillons, dont Rue89 Strasbourg vous parlait déjà l’an passé, ouvre une nouvelle fois ses portes. Il offre la possibilité aux volontaires de prendre part à un court-métrage d’animation les 14, 20 et 21 mai de 15h à 18h. Le studio invite également les visiteurs à l’occasion du finissage le 21 mai à 19h, au spectacle Kron, un conte musical et multimédia et de découvrir l’officier Doom, seul rescapé dans son vaisseau spatial.  

Dernier tour à la Semencerie

À la Semencerie, 41 rue du Ban de la Roche derrière la gare, on ne présente plus ce lieu incontournable de la vie artistique strasbourgeoise, mais il faut en profiter avant qu’il ne migre dans le nouveau complexe de la Coop. Il y a un vernissage et concert « électro-punk » samedi 13 mai à 21h30. L’association Le Tube est une structure toute jeune dont le projet actuel se concentre sur des collaborations de binômes artiste-artisan. Au 19 rue des Drapiers, près de la Grand’Rue, Lucia Fiore et Sébastien Lamoureix ont travaillé ensemble à un totem à plumes. Au 2b rue de la Chapelle à Neudorf, Xavier Noël et Julien Schmitt présentent un masque. D’autres réalisations en tandem sont à découvrir chez le carossier HH Services, 2 rue du Rhin Napoléon au Port-du-Rhin. Vernissage le samedi 13 mai.

Les « résistants » du Port-du-Rhin

C’est une bonne occasion de visiter aussi Arnaud Poiré, au 4 rue Martin Bucer, dans le quartier gare : peintures à l’huile et photocollages, crânes vaniteux, scènes d’actualité ou de ménage – des images drôles ou inquiétantes, simples, efficaces (attention : risque élevé d’achat compulsif). À la Basse-Cour des Miracles, 10 rue du Port du Rhin, des artistes « résistants aux grands projets immobiliers de la Coop et des Deux-Rives », le désordre foutraque ne se laissera pas faire par l’embourgeoisement du quartier. Et en-dehors de Strasbourg, juste avant Schirmeck, en passant par Rothau, de magnifiques usines textiles abandonnées longent la route… L’une d’elles est désormais occupée par l’illustrateur Batchou, minutieux dé-compositeur d’objets par le dessin (40 Grand rue à Rothau).

Une sélection de Catherine Merckling

Législatives : 11 des 15 candidats « En Marche » en Alsace dévoilés

Législatives : 11 des 15 candidats « En Marche » en Alsace dévoilés

La victoire d’Emmanuel Macron et l’attente jusqu’au dernier moment pour décider des investitures de son mouvement « La République en Marche » a quelque peu mis en scène l’annonce des futures candidats aux législatives ce jeudi 11 mai. Le « mouvement » a finalement dévoilé 428 noms sur les 577 circonscriptions, dont 11 en Alsace sur les 15 à pourvoir.

L’objectif est toujours de présenter des candidats partout. Partout, sauf… à Évry, face à l’ancien Premier ministre Manuel Valls.

Candidats « En Marche » dans le Bas-Rhin

    Circonscription 1 (Strasbourg centre et ouest) : Thierry Michels, chef de projet chez Lilly, Circonscription 3 (Strasbourg nord) : Bruno Studer, enseignant, Circonscription 4 (Strasbourg-campagne) : Martine Wonner, psychiatre, ancienne directrice du Samu social de Paris, Circonscription 5 (Sélestat) : Eliane Tomaszewski, infirmière et conseillère municipale à Fouchy Circonscription 6 (Molsheim) : Guy Salomon, chef d’entreprise, délégué régional du MoDem Alsace, Circonscription 7 (Saverne/Sarre-Union) : Antoinette De Santis Circonscription 8 (Wissembourg) : Christian Gliech, maire de Wissembourg (DVG), Circonscription 9 (Haguenau) : Vincent Thiébaut, chargé de clientèle.

À noter qu’En Marche ne confirme pas la candidature de Sylvain Waserman (Modem), qui d’après nos informations serait parachuté du Kochersberg, où il est maire de Quatzenheim, sur la 2e circonscription du Bas-Rhin, soit Strasbourg-sud et Illkirch-Graffenstaden.

Le secrétaire général du mouvement, Richard Ferrand, a indiqué que certaines circonscriptions étaient encore laissées libre pour permettre « un rassemblement. » Cet appel semble davantage destiné à la droite et à l’UDI, dont aucun candidat n’a rallié le mouvement. Mais il peut faire figure localement d’appel du pied à Philippe Bies, candidat sur la 2e circonscription, qui a plusieurs fois répété qu’il restait candidat socialiste, mais qu’il se retrouvait dans certaines propositions d’Emmanuel Macron.

Quant à Vanessa Wagner, élue UDI dont nous vous parlions de sa campagne personnelle intense et précoce, ainsi que de sa demande d’investiture pour la circonscription 9, elle n’a pas été retenue. Mais contrairement à Guillaume d’Andlau dans la 1, elle semble vouloir continuer sur son engagement.

Des candidats de République en Marche en Alsace. De g. à d., en haut : Sylvain Weserman (67-2), Bruno Studer (67-3), Thierry Michels (67-1), Patrick Striby (68-2). En bas : Christian Gliech (67-8), Vincent Thiébaut (67-9), Martine Wonner (67-4), Guy Salomon (67-6). (Photos Facebook)
Des candidats de République en Marche en Alsace. De g. à d., en haut : Sylvain Weserman (67-2), Bruno Studer (67-3), Thierry Michels (67-1), Patrick Striby (68-2). En bas : Christian Gliech (67-8), Vincent Thiébaut (67-9), Martine Wonner (67-4), Guy Salomon (67-6). (Photos Facebook)

Dans le Haut-Rhin, le nouveau parti n’a décidé que de trois candidats investis sur six possibles.

Candidats « En Marche » dans le Haut-Rhin

    Circonscription 1 (Colmar) : Stéphanie Villemin Circonscription 3  (Altkirch) : Patrick Striby, conseiller municipal à Huningue. Circonscription 4 (Cernay) : Aurélie Tacquard, chef d’entreprise dans le numérique.

Il n’y a pour le moment personne dans la circonscription 6 (Mulhouse sud) où c’est un candidat UDI est investi au titre de l’accord avec « Les Républicains », Francis Hillmeyer (député sortant). Personne non plus dans la circonscription 5 (Mulhouse) où un nouveau candidat LR est présenté Olivier Becht, ancien camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA.

Trois circonscriptions gagnées sur 15 en avril

L’Alsace n’est a priori pas la terre la plus fertile électoralement pour « En Marche » qui avait placé Emmanuel Macron au troisième rang (21,3%) lors du premier tour de l’élection présidentielle. Si l’on transpose les résultats du premier tour, les candidats En Marche seraient en tête dans les trois circonscriptions de Strasbourg.

François Fillon a quant à lui réuni le plus de voix arrivé en tête dans le 4è du Bas-Rhin, (« Strasbourg campagne ») au coude-à-coude (25,46% contre 25,17% pour Macron), et dans deux autres, au sud du Haut-Rhin (Mulhouse sud et de Saint-Louis – Altkirch). Le Front national est en tête dans les neuf autres circonscriptions, pour le moment très discret.

Même s’ils guident l’analyse, ces scores ne peuvent pas être transposés parfaitement. Ils devraient évoluer en fonction de la division de la gauche (Parti communiste, France insoumise et Europe Écologie les Vert et le PS présenteront chacun un candidat), des évolutions politiques nationales et de la popularité locale des candidats.

52% de femmes en France

Les candidats ont été choisis par une commission de neuf personnes, basée au siège du mouvement « En Marche », à Paris. Le mouvement dit avoir reçu plus de 19 000 demandes soit 34 en moyenne par circonscription. Le nouveau parti politique a promis d’investir 50% de personnes non-élus et 50% de femmes dans ses investitures. Sur les 428 annoncées, on dénombre 214 femmes et 214 hommes et 52% qui n’ont jamais eu de mandat politique.

Il reste néanmoins 148 candidats à désigner soit encore un quart du total. À ce stade, 95% des candidats ne sont pas des députés sortants. Seuls 24 députés PS sortants, soutiens de la première heure, tenteront d’être réélus sous la bannière « En Marche ».

#circonscription 68-1#circonscription 68-4

Législatives à Strasbourg : Guillaume d’Andlau se retire

Législatives à Strasbourg : Guillaume d’Andlau se retire

Dans un communiqué, Guillaume d’Andlau, candidat aux élections législatives dans la première circonscription du Bas-Rhin, a annoncé qu’il se retirait après avoir échoué à obtenir l’investiture de République En Marche, le mouvement fondé par le futur président de la République, Emmanuel Macron.

Guillaume d’Andlau avait débuté sa campagne il y a plusieurs semaines, sans attendre l’investiture d’En Marche, évoquant dans nos colonnes la nécessité de prendre le temps de rencontrer les citoyens. Il avait participé à l’élection législative partielle de l’an dernier sur la même circonscription, où il avait obtenu 5,76% des suffrages exprimés.

Christine Lehmann et Guillaume d’Andlau, lors de leur candidature à l’élection législative partielle en mai 2016 (Photo Facebook)

« Des caricatures d’une professionnalisation de la vie politique »

Guillaume d’Andlau se dit déçu, mais pas rancunier, il épaulera la campagne de Thierry Michels, investi par En Marche dans la première circonscription :

« Je respecte le choix de la commission d’investitures, qui s’inscrit dans la droite ligne de ce que j’ai défendue. Je ne me présenterai donc pas et me mettrai à son service pour l’aider à conquérir une circonscription où les deux principaux candidats sont des caricatures d’une certaine professionnalisation de la vie politique que je dénonce. Mon souhait prioritaire demeure que la nouvelle assemblée soit formée le plus possible d’hommes et de femmes représentant la société civile moins attachés à une carrière politique et capable de voter les réformes qui s’imposent. »

Guillaume d’Andlau est par ailleurs président de la Fondation Passions Alsace et de l’association des châteaux forts d’Alsace.

Et voici les trois candidats « En Marche » à Strasbourg

Et voici les trois candidats « En Marche » à Strasbourg

Le suspense est enfin levé ! A quelques jours du dépôt des candidatures en préfectures, « La République en Marche », le nouveau nom du mouvement d’Emmanuel Macron, les candidats aux élections législatives des 11 et 18 juin commencent à être désignés officiellement.
On connait désormais les trois candidats pour Strasbourg et ses environs, c’est-à-dire les trois circonscriptions censées être les plus favorables électoralement, si l’on extrapole les résultats du premier tour.
Deux militants des débuts
Dans la circonscription 3 (Strasbourg nord, Schiltigheim, Bischheim, Reichstett, Hoenheim et Souffelweyersheim), la . . .
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Pourquoi est-il si compliqué de se garer au centre-ville de Strasbourg

Pourquoi est-il si compliqué de se garer au centre-ville de Strasbourg

On en sait un peu plus sur les habitudes de stationnement à Strasbourg. La municipalité a constitué un « observatoire du stationnement » et veut guider sa politique future à l’aide de données tangibles.

Que ce soit le maire ou son adjointe, « nous recevons des demandes contradictoires », remarque Pernelle Richardot (PS) en charge du stationnement :
« D’un côté, on veut plus d’espace public, avec par exemple des trottoirs plus larges, mais aussi se garer au plus près de son domicile et de son travail. »
Et les enjeux de stationnement, que ce soit le nombre de places, de prix ou de durée des plages payantes occasionnent toujours de vifs débats, quand ce ne sont pas des pétitions.

Un observatoire du stationnement

Les différentes instances strasbourgeoises ont essayé d’y voir un peu plus clair dans le stationnement. Un très sérieux « Observatoire du stationnement » a été mis en place avec l’agence de développement d’urbanisme et de l’agglomération strasbourgeoise (l’Adeus) et la société publique Parcus. Ses travaux visent à mieux cerner si les voitures stationnées appartiennent à des habitants, des travailleurs, des visiteurs occasionnels, à quelle heure, combien de temps, quels jours, etc. « Beaucoup d’idées reçues tombent », constate Pernelle Richardot, comme celle de « voitures ventouses » de riverains qui resteraient toute la semaine et priveraient les autres automobilistes de places. En moyenne, une dizaine de milliers de véhicules ne bougent pas de la journée, mais environ 50% sont utilisés par les riverains.
A certains endroits, il y a quatre fois plus de demande que de places de stationnement. Mieux vaut être un peu chanceux. (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Quant à Robert Herrmann (PS), président de l’Eurométropole et de l’ADEUS, il estime que c’est l’occasion « d’interroger des notions » comme celle du « no parking, no business » (pas de parking, pas de commerce), pour « s’assurer qu’elles reposent sur quelque chose ». Une étude qui tombe à point nommé puisque de nouveaux collectifs de commerçants, assez virulents, se sont formés ces derniers mois : Étincelles et l’association Défis. Tous deux ont dans leurs revendications une meilleure accessibilité du centre-ville, notamment en voiture.

Cartes et graphiques

Dans ce premier rapport de 19 pages, très lisible et agrémenté de graphiques et de cartes, l’Adeus livre de nombreuses données sur le stationnement en 2016, dans les secteurs payants à ses limites (comme l’Esplanade, qui passera en grande partie payante le 1er juillet). Ces travaux ont notamment été réalisés à l’aide d’un scooter aux allures d’engin pour livraison de pizzas, qui compilait les plaques d’immatriculation, « sans fichage » assure Caroline Barrière (PS), présidente de Parcus depuis janvier. Les 10 500 places privées des habitants dans le secteur payant ont été ajoutées aux calculs. Notons tout de même que les informations ne sont pas complètement exhaustives. Les parkings privés comme celui de la place Kléber, géré par Indigo (ex-Vinci Park), Wodli près de la gare ou du centre commercial Rivétoile n’y figurent pas. Néanmoins ces structures doivent être ajoutées pour l’étude de 2017, puisque cet observatoire se veut annuel, afin de constater les évolutions (ou non). Enfin, ces données sont croisées avec celles d’une grande enquête sur les ménages et leurs déplacement de 2009. Quelques chiffres marquants :
    Les voitures sont à l’arrêt en moyenne 96% du temps. (p.4) En moyenne, 92% des places sur l’espace public sont occupées entre 9h et 17h. (p.11) Les pics de stationnement (environ 30 000 véhicules) se situent à 9h30, 11h30 et 14h30, sauf dans la grande-île ou il s’agit de la pause entre 12h et 14h. (p.4 et 10) À 9h30, il y a environ 4 fois plus de voitures qui ont besoin de se garer que de places en voirie dans la grande-île. (p.10) La nuit, cette proportion tombe à 2 fois plus de demandes que de places, mais la Krutenau se trouve aussi concernée. (p.10) Le nombre de places accessibles à tous en voirie est de 11 500, ainsi que 1 000 places à usage spécifique (livraisons, taxi, handicap, place diplomatique, etc.). 18 parkings payants en sous-sols ou en étages viennent compléter l’offre avec 9 030 places. (p.6) Dans l’hyper-centre plus de 80% des ménages n’ont pas de place de parking privé. Dans ces mêmes secteurs, on compte parfois jusqu’à une place pour 10 ménages en voirie. (p.8) Quatre parkings publics sont proches de la saturation (Gutenberg, Sainte-Aurélie, Austerlitz et Bateliers) autour de 17h et 19h (p.18) Les parkings ont tous un pic de fréquentation le samedi et un minimum le dimanche, sauf le parking Sainte-Aurélie près de la gare plus fréquenté en milieu de semaine. (p.18)
Le stationnement des pendulaires, qui viennent tous les matins et repartent tous les soirs, serait notamment à dissuader (40% du stationnement en journée, 18 000 automobiles à Strasbourg). Dans le centre, on compte parfois une place pour 10 emplois. (p.9) Ces conclusions doivent guider la politique de stationnement de la Ville de Strasbourg dans les prochaines années.

Le rapport annuel de l’Adeus

Django, génie et figure de l’Histoire mais pas du grand écran

Django, génie et figure de l’Histoire mais pas du grand écran

Django Reinhardt apparaît comme la figure tutélaire, la référence absolue du jazz manouche. Fantasme entraperçu dans l’excellent Accords et désaccords de Woody Allen, il était certain que le génial guitariste à huit doigts finirait par être célébré par le cinéma. Mais loin de s’en tenir à la biographie du musicien, le cinéaste Etienne Comar livre un plaidoyer pour la cause tzigane face aux pires heures du fascisme.

Le film s’ouvre sur Django Reinhardt, en scène, qui enchante la foule avec son Minor Swing. Il le suivra ensuite dans son exode en zone libre, aux abords de la Suisse qu’il rêve de gagner. Il s’attachera enfin à la prise de conscience d’un artiste confronté à l’éradication de son peuple.

Reda Kateb, impressionnant dans le rôle (Copyright Fidelité – ArchesFilms)

Django insuffisant ?

La plupart des biopics consacrés à des figures du jazz, du récent Born to be blue au cultissime Bird en passant par le méconnu The Glenn Miller story d’Anthony Mann s’attachent exclusivement à leur personnage principal. Et la vie de Django Reinhardt était sans doute suffisamment riche en péripéties pour justifier que l’on se focalise sur son parcours dans la première moitié du XXème siècle.

Copyright Pathé Distribution

Mais Etienne Comar préfère opter pour un triple récit, une histoire à tiroirs articulée autour de la figure du jazzman.

Bien sûr, Reda Kateb excelle dans le rôle de l’homme à la guitare, mélomane absolu détaché des affres de son temps. Mais le spectateur aura sans doute du mal à prendre la mesure du statut légendaire du personnage-titre. Django Reinhardt nous apparait d’emblée en pleine gloire. Stéphane Grapelli, ses rencontres avec ses homologues jazzmen américains, le Hot Club de France sont à peine évoqués. La consécration de l’artiste avant-guerre est simplement éludée.

Soit, le cinéma est affaire de choix.

La famille et la communauté, au coeur de l’oeuvre (Copyright Fidelité – ArchesFilms)

L’attrait des grandes causes et des grandes péripéties

Dans le récit, le musicien est quelque part sacrifié au profit du traitement d’une cause louable. L’holocauste tzigane, qui a vu un peuple décimé sous le joug nazi, prend le pas sur le biopic. Le sujet n’a pas souvent été traité sur grand écran, et Django fait office de porte d’entrée vers un thème qui se devait d’être abordé.

Enfin, Étienne Comar s’attache à dépeindre le geste des résistants, par le biais, notamment, du personnage de Cécile de France. Lancé dans une veine dramatique, porté par le goût du suspense, il tente la grande séquence d’aventures, une évasion montée en alternance avec un concert. Django détourne le regard des allemands sur le tempo des Yeux noirs. La résistance s’organise pour réaliser dans le même temps son coup de maître. Mais faute de rythme, le cinéaste échoue à faire trembler son spectateur. La séquence est ainsi à l’image du film, un peu tiède, un peu lisse.

Django est une œuvre qui hésite, qui voudrait être de tous les débats, qui voudrait évoquer l’artiste, l’homme, le manouche, le génie, la guerre et ses victimes dédaignées. Une œuvre qui intéresse, quand elle devrait passionner. Une œuvre qui célèbre les oubliés, mais qu’on oubliera rapidement.

 

#tziganes

Pourquoi l’école se mobilise pour éduquer la génération vélo

Pourquoi l’école se mobilise pour éduquer la génération vélo

Certaines écoles primaires accompagnent les enfants vers la pratique du vélo. Beaucoup de parents ne considèrent pas cette activité comme faisant partie du programme scolaire. Et pourtant, avec son ensemble de règles, son apprentissage de la cohabitation, le vélo a toute sa place à l’école. Les enseignants peuvent même délivrer des « permis vélo » aux enfants.

Parce qu’années de scolarité riment généralement avec déplacements urbains de courte distance, parce qu’embouteillages et pollution urbaine conduisent  à repenser l’organisation des déplacements familiaux, le vélo a toute sa place dans la ville et à l’école. Des premiers coups de pédale en famille à la maîtrise de ses déplacements, le futur citoyen effectue un apprentissage qui est essentiel.

Rouler, un des axes de construction des  activités sportives à l’école

Aux côté de l’athlétisme, de la gymnastique et des jeux collectifs figure dans les programmes scolaires « Adapter ses déplacements à différents environnements ». Il est possible à l’enseignant, de prévoir, généralement sous forme de cycle, des activités de patinage ou d’orientation si les conditions de l’école le lui permettent. La pratique du vélo s’inscrit, elle, dans une interdisciplinarité riche pour l’enfant et pour le futur citoyen du XXIe siècle.

Au-delà de l’activité physique qui motive et fédère le groupe autour d’un projet de sortie de fin d’année, le vocabulaire, quelques notions de technologie,  la vision que j’ai de  l’espace, l’orientation, la gestion des émotions, des notions de vivre ensemble se trouvent mêlés et enrichis d’une manière ludique et évolutive au fil des séances.

« Mais ils savent déjà pédaler ! »

Les parents rétorquent souvent aux enseignants que les enfants savent déjà pédaler, un argument que nous renvoient ceux qui ne sont pas partisans de ce type d’activité dans le cadre scolaire. Mais lorsque l’on reçoit et écoute régulièrement parents et grands-parents on s’aperçoit de l’inquiétude réelle que suscitent les déplacements de leurs enfants ainsi que la nécessité de les laisser évoluer vers davantage d’autonomie. « Je ne laisse pas[rentrer seul à la maison] »  entend-on souvent. Accompagné, « conduit », cherché, confié à l’étude du soir, l’enfant avant 10 ans a une accidentalité faible. Les courbes d’étude de l’assureur MAIF le montrent clairement.

En abordant les années de  collège et la diversité des activités sportives et culturelles de l’adolescence, le jeune se retrouve confronté à la vie urbaine, au flot de la circulation et aux sollicitations des jeunes de son âge. Cela nécessite une préparation spécifique afin de lui permettre vivre en sécurité cette évolution vers davantage d’autonomie puis vers une citoyenneté qui permette de vivre ensemble.

Qu’apprend-on à bicyclette avec sa maîtresse d’école ?

Brochure Pratiquer l’EPS de 8 à 12 ans  2005 (Editions ACCES 2005)

Tout d’abord : port du casque obligatoire ! Ça se met comment ce truc ? Dans quel sens, devant, derrière ? Quelques fous rires s’invitent parfois dans la séance… et surtout ça se règle comment ? Deux doigts qui glissent sous le menton et c’est parti pour une demie douzaine de séances !

À l’école, on apprend à freiner avec précision et détermination dans une zone de plus en plus courte, à guider son vélo avec doigté entre plots, cônes et cerceaux de taille décroissante, à virer de plus en plus serré au cours des premières séances. Puis on s’attache à améliorer la coordination bras-jambes ou côté gauche-côté droit, à regarder par-dessus son épaule gauche pour relever les informations utiles, à lâcher son guidon d’une main, à lâcher les pédales pour passer une flaque, à conserver son équilibre tout en étant secoué par la traversée d’un sommier à lattes, à rouler sur un vieux matelas pour tester les sols mous sans poser pied à terre, à tenter la « danseuse », le tout dans l’ ambiance ludique et stimulante égayée par la météo des matins de printemps.

Ensuite on apprend à évoluer à plusieurs. À tenir compte des autres cyclistes du  groupe  pour pouvoir envisager une sortie type urbaine ou « Rando-cycliste » de fin de cycle. Savoir adapter sa vitesse à celle des autres, freiner rapidement si nécessaire, circuler à deux puis à trois côte à côte, à tourner ensemble sans collision, à indiquer du bras son changement de direction, à rechercher les informations pertinentes autour de soi.

Avec l’association Prévention MAIF , un permis cycliste au Cours Moyen

Depuis quelques années, au Cours Moyen, mes élèves ont l’occasion de préparer le « Permis cycliste » en vue de participer à une randonnée en juin. Une première épreuve théorique se déroule en classe : lecture de panneaux, connaissance des règles de priorité et de sécurité en 30 questions. Suivent quelques jours plus tard des épreuves techniques dans la cour de l’école : freinage, guidage, changement d’allure, adaptation aux autres… J’organise pour finir un circuit urbain encadré par des personnes de l’Education Nationale. Le comportement des élèves est observé en situation de « trafic ». A la suite de ces trois épreuves, l’enfant obtient son permis.

Brochure éditée par Prévention Maif destinée aux élèves

1 200 cambriolages par an à Strasbourg : comment les éviter

1 200 cambriolages par an à Strasbourg : comment les éviter

90 secondes pour entrer dans un domicile dont la porte est fermée, et trois minutes en moyenne dans l’appartement avant d’en ressortir, selon les statistiques de la police. Le vol peut se produire n’importe quand, même durant une absence d’une heure. Pas envie de perdre vos toiles de maître ? Voici quelques conseils.

Le nombre de cambriolage pour le premier trimestre de 2017 a augmenté de 20% par rapport à 2015, et on dénombre entre 1 200 et 1 400 vols par effraction à Strasbourg chaque année. Quand même. Du coup, la direction départementale de la sécurité publique, la police quoi, a livré mercredi quelques conseils pratiques.

Gardez vos objets de valeur cachés

Un cambrioleur ne passe en moyenne que trois minutes dans le domicile, il prend donc en priorité ce qui est visible. On a pris l’habitude de cacher les bijoux, mais il faut faire de même avec les objets high-tech.

En cas d’absence prolongée, évitez de le crier sur les réseaux sociaux

Et oui, les nouvelles vont vite et on a tous pris l’habitude de nous vanter de notre départ en vacances aux îles Canaries sur Facebook. C’est cependant la meilleure façon que tout le monde soit au courant, même des personnes avec de mauvaises intentions. Si vous voulez être plus tranquille, vous pouvez également prévenir la police de votre absence. Des agents passeront régulièrement voir si tout va bien.

Fermez votre porte, même quand vous êtes chez vous

La police remarque en effet que les cambriolages ont lieu à n’importe quelle heure du jour comme de la nuit. Jean Hayet, directeur départemental adjoint de la sécurité publique du Bas-Rhin, rappelle :

« Avant, c’était principalement en pleine journée, quand les occupants sont sortis. Mais maintenant, c’est 24h sur 24. On a pris un cambriolage en flagrant délit la dernière fois. Les propriétaires dormaient dans la pièce juste à côté. »

En 90 secondes, la porte cède... (Photo Visual Hunt / cc)
En 90 secondes, la porte cède… (Photo Visual Hunt / cc)

Fermez aussi les petits pavillons, les volets…

En cas d’absence prolongée, il peut être utile que quelqu’un donne une impression de vie dans la maison en venant ouvrir et fermer les volets (et arroser les plantes). Jean Hayet précise :

« Par exemple, beaucoup ne ferment pas les petits portillons devant les maisons, en pensant que de toutes façons, si quelqu’un veut entrer, il le fera. Mais qu’est-ce qui est plus suspect : quelqu’un qui enjambe le portillon ou qui l’ouvre normalement ? »

L’occasion aussi d’inciter les gens témoins d’actes suspects à appeler le 17 :

« Les gens n’osent pas. Evidemment, ils ont le droit de se tromper. Quand quelqu’un appelle le 17, on est obligé de vérifier l’information donnée, une patrouille est envoyée. Cela peut ne mener à rien comme ça peut nous être d’une grande aide. Et ce n’est pas parce qu’un immeuble a déjà été visité que cela ne peut pas se reproduire. »

À Schiltigheim, l’opposition accuse le maire d’avoir bradé l’ancienne mairie

À Schiltigheim, l’opposition accuse le maire d’avoir bradé l’ancienne mairie

En novembre, après un appel d’offres, la municipalité de Schiltigheim a choisi de vendre les bâtiments de l’ancienne mairie, ainsi qu’une maison avoisinante avec un jardin attenant, rue Principale en plein centre de Schiltigheim. Le promoteur, G.E. Lux Immobilier, qui a remporté le concours, a ensuite fait appel au cabinet d’architectes ODM, où le fils de Jean-Marie Kutner, maire de Schiltigheim, est salarié.

Début avril, Raphaël Rodrigues, clerc de notaire habitant Schiltigheim, regrettait dans une publication sur Facebook la vente de deux lots du centre de la commune à un promoteur immobilier : celui de l’ancienne mairie et d’une maison avoisinante avec un jardin de 11 ares, rue Principale. Vente trop discrète et prix trop bas, l’opposition municipale s’est emparée du dossier dans sa guérilla contre le maire, Jean-Marie Kutner (UDI).

En juillet 2016, à l’issue d’un concours entre plusieurs projets, c’est le promoteur immobilier de G.E. Lux qui a remporté ces deux lots. Pour Andrée Muchenbach, conseillère municipale d’opposition (Unser Land), les négociations se sont faites en catimini :

« Le projet de vente n’a pas été discuté en commission. Et surtout le montant de la vente, 500 000 euros pour l’ancienne mairie et 300 000 euros pour la maison avec le jardin de 11 ares, est largement en dessous du potentiel des bâtiments, situés en centre-ville. Les deux autres projets proposaient un prix d’achat à 505 000 et 600 000 euros pour la mairie. Pourquoi a-t-on sélectionné l’offre la plus basse ? »

De son côté, Jean-Marie Kutner réfute avoir caché des éléments à son opposition:

« Le passage en commission municipale n’est pas obligatoire. De plus, tous les éléments sont à la disposition des élus. Ils peuvent venir les consulter quand ils le souhaitent. »

L’ancienne mairie, nouvel objet de tensions à Schiltigheim (capture d’écran Google Maps)

Selon les réfractaires au projet, le bien a été sous-estimé

Ce bâtiment historique du XIXe siècle, qui a hébergé la mairie de 1870 à 1970 puis l’école municipale de musique jusqu’en 2004, dispose d’une surface de 960 m2. Il a été vendu environ 500 euros le mètre-carré, alors que le prix aux alentours est au dessus de 2 000 euros le mètre-carré.

Un prix jugé beaucoup trop faible compte tenu de l’emplacement et de l’aspect historique de l’ancienne mairie. Raphaël Rodrigues estime mauvaise l’estimation sur laquelle repose la vente :

« Je ne comprends pas le montant de l’estimation de France Domaine. Rien que la maison distante, avec le jardin valait au moins 600 000 euros, et non 300 000. »

Nathalie Jampoc-Bertrand, conseillère municipal d’opposition (PS), a également été étonnée par le montant de l’estimation :

« C’est vrai que ça m’a paru un peu bas, par rapport aux autres prix du marché. Mais on ne peut pas aller contre l’estimation de France Domaine. »

Pour Jean-Marie Kutner, maire de Schiltigheim, il n’y a pas eu d’erreur d’estimation :

« Il était hors de question de laisser dépérir ce bâtiment, qui est inoccupé depuis 14 ans. L’estimation par France Domaine est obligatoire, le bâtiment est en mauvais état, d’où cette estimation de 388 200 euros. Nous l’avons vendu à 500 000 euros, soit 30% de plus. Nous avions en effet d’autres propositions plus élevées, mais elles ne respectaient pas autant l’intégrité du bâtiment. Un des projets par exemple ne conservait pas le magnifique hall d’entrée. »

Pour l’opposition, le bâtiment historique méritait mieux

En outre, les opposants contestent la destination du projet : la construction de 17 de logements. Pour Andrée Muchenbach, le bâtiment historique méritait mieux :

« Ils vont y faire des logements, mais on aurait pu y voir une médiathèque ou un centre de création. Et le jardin va être transformé en parking, alors que les écoles avoisinantes ont la plus haute concentration d’enfants dans le coin. »

Même constat pour Nathalie Jampoc-Bertrand, qui a voté contre aux deux projets :

« Le fait que le bâtiment de l’ancienne mairie soit restauré est une bonne nouvelle, mais c’est un énième projet pour les promoteurs à Schiltigheim. Sur chaque espace vert, la municipalité bâtit. Il n’y a plus d’endroits où les habitants peuvent se retrouver, d’espaces verts ou de lieux pour les associations. On accueille des habitants sans avoir les services publics ou les transports qui suivent. C’est dommage. »

Andrée Muchenbach avait déposé un recours gracieux contre la vente auprès de la mairie. Ce recours a été refusé. Elle s’est alors dirigée vers le tribunal administratif pour faire annuler la vente en plaidant une « erreur manifeste d’estimation ». La date du rendu de la décision n’est pas encore connue.

Dans le cabinet d’architectes en charge de la rénovation, un certain Jean-Philippe Kutner

C’est encore Raphaël Rodrigues, qui, sur un autre post Facebook datant du 7 avril, a pointé que dans le cabinet d’architectes chargé de la restauration, Atelier Oziol – De Micheli (ODM), travaille un certain… Jean-Philippe Kutner, fils de Jean-Marie Kutner :

« Jean-Philippe Kutner a réagi de façon assez virulente à une de mes publications, j’ai fait le lien et j’ai vu qu’il travaillait pour ce cabinet d’architectes. Je trouve presque naturel qu’un père fasse travailler son fils, le problème c’est le prix de vente. Donc les deux ensemble, ça fait beaucoup. »

Pour Nathalie Jampoc-Bertrand, ce lien de parenté pose question :

« Evidemment, on se pose la question du conflit d’intérêts. Mais je ne veux pas polémiquer, ça ne sert à rien. »

De son côté, Jean-Marie Kutner se dit indigné par les sous-entendus de conflit d’intérêts :

« Mon fils est salarié d’ODM, il n’a pas de pouvoir de décision. De plus, il ne travaille même pas sur le dossier de l’ancienne mairie. Ce cabinet est un spécialiste reconnu dans tout l’Est de la France pour la restauration des bâtiments anciens, G.E. Lux Immobilier avait déjà l’intention de travailler avec eux avant de remporter le concours. J’ai porté plainte pour diffamation contre ces propos, qui contiennent des sous-entendus honteux. »

Les travaux de restauration ont débuté en février et devraient s’achever en fin d’année.

Les candidatures et accords aux élections législatives sont aussi une histoire de gros sous

Les candidatures et accords aux élections législatives sont aussi une histoire de gros sous

La démocratie n’a pas de prix, mais elle a un coût. Et le financement public des partis politiques en France se joue quasi-uniquement lors des élections législatives, tous les cinq ans.
Qui veut gagner 68,7 millions ?
Concrètement, en 2017, les partis auront 68,7 millions d’euros à se répartir selon leurs scores aux élections législatives les 11 et 18 juin. C’est moins qu’en 2012 (72 millions), mais ce montant . . .

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La peine des sept hommes de la filière djihadiste de Strasbourg alourdie en appel

La peine des sept hommes de la filière djihadiste de Strasbourg alourdie en appel

Début juillet, les sept hommes de la filière djihadiste de Strasbourg, qui avaient rejoint la Syrie en 2013, avaient écopé de peines allant de 6 à 9 ans de prison. En appel, la sentence a été confirmée ou alourdie, de 7 à 9 ans de prison.

Les Strasbourgeois entendus mercredi affirment qu'ils étaient seulement partis combattre le régime de Bachar El Assad (Photo Michael Goodine / FlickR / cc)
Lors du premier procès, les Strasbourgeois affirmaient être partis en Syrie combattre le régime de Bachar El Assad (Photo Michael Goodine / FlickR / cc)
Ils étaient partis en Syrie depuis Strasbourg pour « combattre le régime de Bachar el-Assad », selon eux, entre décembre 2013 et avril 2014. Récupérés par l’État islamique, les sept djihadistes ont été arrêtés à leur retour en mai 2014 et accusés de « association de malfaiteurs en vue de préparation d’actes terroristes. » Lors du premier procès, ils avaient dû répondre quant aux raisons ayant motivées leur retour.  Au banc des condamnés, Karim Mohamed-Aggad, dont le frère avait fait partie des kamikazes du Bataclan. Le tribunal correctionnel de Paris avait alors condamné les sept hommes à des peines de 6 à 9 ans de prison. Le parquet avait alors fait appel du jugement. Le procès en appel a débuté en mars et s’est achevé mardi 9 mai. La décision de la Cour d’appel alourdit ou confirme les peines, s’échelonnant désormais de 7 à 9 ans, avec une mesure de sûreté portant sur les deux-tiers des peines prononcées. Ils risquaient pour certains jusqu’à 10 ans de prison, la peine maximale.

Désaccords au sein du PS bas-rhinois sur la ligne à tenir vis-à-vis d’Emmanuel Macron

Désaccords au sein du PS bas-rhinois sur la ligne à tenir vis-à-vis d’Emmanuel Macron

Le Parti socialiste (PS) peut-il devenir un allié d’En Marche ou doit-il former une opposition, voire une cohabitation, sur sa gauche ? À la fédération bas-rhinoise, tous les responsables ne sont pas d’accord.

Comme nombre d’élus PS strasbourgeois, l’adjointe au maire et conseillère régionale Pernelle Richardot a réagi assez vite aux résultats du second tour de l’élection présidentielle dimanche soir. Et même si le communiqué était personnel, sa . . .

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Strasbourg s’intègre enfin au réseau des trains low-cost de la SNCF

Strasbourg s’intègre enfin au réseau des trains low-cost de la SNCF

Longtemps exclue des offres commerciales de la SNCF, Strasbourg est de plus en plus reliée au réseau low-cost de la SNCF. Le lancement en juillet d’une nouvelle ligne Ouigo, entre Rennes et Strasbourg, boucle le redéploiement à l’Est.

Nous sommes en 2015 après Jésus-Christ. Toute la France est concernée par les offres low-cost de la SNCF. Toute ? Non ! Strasbourg, capitale européenne, fait figure de camp retranché dans le réseau ferroviaire à bas prix. Rue89 Strasbourg titre alors « pourquoi Strasbourg est toujours exclue des offres SNCF. » Et la vie n’est pas facile pour les Alsaciens qui cherchent à se déplacer à moindre coût… Deux ans plus tard, la donne a changé. Les TGV à bas prix Ouigo se sont développés. La loi Macron a popularisé le transport en car, qui jusque là ignorait Strasbourg. De nouveaux services, comme TGV Pop ou TGV Max, ont ajouté Strasbourg à la carte des destinations. Le chef-lieu de la région Grand Est s’est de plus en plus intégré aux nouvelles offres commerciales proposées par la SNCF.
Les TGV Ouigo sont plus étroits, et ne comportent pas de voiture-bar. (Photo Flickr / Clem)

Une nouvelle ligne Ouigo Rennes-Strasbourg

Dernier exemple en date : le lancement, le 2 juillet 2017, d’une ligne Ouigo Rennes-Strasbourg. Les TGV Ouigo sont des trains low-cost, lancés en 2013 avec la promesse de voyager à partir de 10 euros pour les adultes et 5€ pour les enfants. Jusqu’à cette année, les destinations étaient surtout réservées au Sud et dans des gares excentrées. Un aller-retour sera proposé par jour. Dans la direction Rennes-Strasbourg, le train partira à 12h30 pour arriver à 17h. Il desservira certaines gares en région parisienne, Marne-la-Vallée, Roissy-Charles de Gaulle et Massy. Dans l’autre sens, le départ s’effectuera à 17h39.
Strasbourg et Bordeaux seront dès juillet 2017 concernés par les trains Ouigo. (Doc SNCF)
Il sera également possible d’aller jusqu’à Bordeaux depuis Strasbourg. Le 2 juillet 2017 marque l’ouverture de la nouvelle ligne TGV dite « Océane », qui relie Paris à Bordeaux. Des trains Ouigo y circuleront. Néanmoins depuis Strasbourg, il faudra réserver deux trains. La correspondance est assurée dans le sens Bordeaux-Strasbourg, mais dans l’autre sens, il faut prévoir une nuit en région parisienne.

TGV Pop et TGV Max, enfin à Strasbourg

Les Strasbourgeois peuvent également profiter des offres TGV Pop et TGV Max. Le service TGV Pop, testé entre septembre et novembre 2015 et renouvelé à l’été 2016, est maintenant disponible en permanence. Les réservations sont ouvertes trois jours à l’avance seulement, et les prix sont compris entre 30 et 50 euros. Pour qu’un train parte, il faut « voter » et partager son voyage sur les réseaux sociaux.
Le service TGV Max, réservé aux moins de 28 ans, concerne Strasbourg depuis fin 2015 (Doc SNCF / Capture d’écran)
Strasbourg était, avec Lille, la seule grande ville exclue du dispositif. Il est maintenant possible de voyager en TGV Pop depuis Strasbourg jusqu’à Paris, Montpellier ou Lyon, notamment. Les voyageurs jusqu’à la veille de leurs 28 ans peuvent également profiter de l’abonnement TGV Max, qui a, avec Ouigo, a sonné le glas d’iDTGV Max. Cette filiale « laboratoire » de la SNCF proposait des prix attractifs et des abonnements, à des passagers de tout âge. Mais elle avait de toute manière délaissé Strasbourg après quelques années. Désormais, avec un abonnement mensuel de 79€, il est possible de voyager à volonté – ou presque – en TGV. Les places disponibles sont cependant limitées, et les trains concernés sont seulement ceux voyageant hors période de forte affluence. Mais Strasbourg est plutôt bien servie en destinations.

De nouvelles destinations Ouibus

Le service SNCF de transport en car Ouibus, né après la loi Macron en 2015, se développe également dans le Grand Est, là où l’ancienne filiale iDBus contournait l’Alsace. La SNCF rappelle qu’en 2016, 220 000 passagers on voyagé en car depuis et vers la région. Le service concerne déjà, en Alsace, Strasbourg et Mulhouse.
Europa-Park et l’aéroport de Bâle font partie des nouvelles destinations Ouibus en 2017 (Doc SNCF)
Depuis le mois d’avril. Trois nouvelles lignes Ouibus sont en service. La première desservira Strasbourg, Europa-Park, Mulhouse, et l’aéroport de Bâle, en Suisse. Le parc d’attractions Europa-Park sera notamment accessible depuis Strasbourg dès 5€, et depuis Mulhouse dès 7€. Une concurrence aux cars du Département (transférés à la Région) qui permettent l’aller-retour depuis la place des Halles pour 8€. Les deux autres lignes Ouibus relieront d’une part Strasbourg, Reims et Marne-la-Vallée, et d’autre part Strasbourg, Metz et Paris-Charles de Gaulle. Il faudra débourser respectivement 15 et 19€ pour les plus petits prix. L’objectif de la SNCF est toujours de lutter contre les nouveaux moyens de déplacement, comme le covoiturage. Y compris, désormais, à Strasbourg.

Des lignes « 100% éco » le week-end, mais plus de trains de nuit

Un autre service a vu le jour, les lignes Intercités « 100% éco » qui fonctionnent les vendredis, samedis et dimanches. L’une des quatre lignes françaises relie Strasbourg à Paris, avec des arrêts à Saverne, Sarrebourg, Lunéville et Nancy, grâce à l’ancienne ligne de TGV. Il faut compter 4h25 de trajet, comme avant le TGV, à raison d’un train par jour. Si l’on s’y prend à l’avance, le prix est de 15 euros. Il ne dépasse jamais 35 euros et 45 euros pour la première classe. Les réservations se font uniquement en ligne et les billets ne sont ni échangeables, ni remboursables. En revanche, les trains Intercités de nuit (le fameux Strasbourg-Port Bou) appartiennent désormais à l’histoire avec la fermeture de la desserte de Nice.

Rencontrez Pierre Pauma et son « œil aiguisé sur l’actualité »

Rencontrez Pierre Pauma et son « œil aiguisé sur l’actualité »

Le journal L’Alsace consacre un long portrait à Pierre Pauma, alias Piet, dessinateur de presse pour Rue89 Strasbourg et 8e étage. On y apprend que le jeune Pierre, encore étudiant en sciences-politiques aux prises avec un mémoire interminable sur l’histoire des caricatures, a un objectif : fonder un journal satirique sur l’actualité européenne !

En attendant, Pierre n’a pas choisi, selon L’Alsace, entre le journalisme écrit et le dessin de presse. Il compte bien mener les deux, et dans des champs très divers. Actualités locales sur Rue89 Strasbourg, actualités internationales sur 8e étage ou Zélium , un magazine satirique issu de la fin de Siné Hebdo. Pierre utilise toute la liberté d’expression dont les caricaturistes disposent mais, avec des autocensures :

« Avec la communauté juive, je fais très gaffe, pour ne pas être accusé d’antisémitisme. C’est assez triste, car on ne peut pas débattre sereinement sur la religion en général. Je trouve normal de pouvoir porter un regard critique sur les institutions religieuses, car chacune d’entre elles se place dans l’espace public et a une visée politique. »

Né à Vichy, passé par Dijon puis Strasbourg pour ses études, Pierre s’installe doucement dans la capitale alsacienne où il navigue facilement entre l’Allemagne et la France au gré de ses envies et de ses collaborations.