
Journal de rase campagne (2) : com’ fuchsia, candidats culottés et Loos ébranlé


Les produits suspendus, une utopie balbutiante à Strasbourg


Payer son café pour le prix de deux. La consommation solidaire s’installe progressivement à Strasbourg. L’objectif : apporter un réconfort aux personnes dans le besoin, en leur offrant un produit qu’ils pourront eux-mêmes consommer gratuitement dans les établissements participants. Mais le système présente de nombreuses failles. Décryptage.
Manifestation contre les OGM samedi


Greenpeace organise une manifestation dans 17 villes de France dont Strasbourg samedi matin pour protester contre l’annulation du moratoire interdisant la culture du maïs OGM Monsanto 810 en France. Selon Greenpeace, un autre maïs, le Pioneer 1507, est sur le point d’être autorisé à la culture en Europe.
Greenpeace demande au gouvernement d’interdire purement et simplement la culture des plantes génétiquement modifiées, car selon l’organisation écologiste, « les Français y sont largement opposés » et « la coexistence est impossible entre les cultures OGM et les autres : les OGM contaminent l’environnement, les autres cultures mais aussi l’apiculture, par voie de pollen des plants transgéniques et des pesticides directement liés à ces cultures. »
Y aller
Manifestation contre les OGM, samedi 18 janvier de 10h à 12h, Marché des producteurs, rue de la Douane à Strasbourg.
Aller plus loin
Sur Greenpeace.fr : la campagne « OGM, le retour de la menace«
[Explicateur] Le stück, un jour peut-être la monnaie locale de Strasbourg
![[Explicateur] Le stück, un jour peut-être la monnaie locale de Strasbourg](https://www.rue89strasbourg.com/wp-content/uploads/2014/01/Excemples-de-MLC.jpg)

Les associations Eco-Quartier Strasbourg et Colibris 67 s’apprêtent à créer le stück, une « monnaie locale complémentaire » qui serait sociale, solidaire et 100% strasbourgeoise. Mais à quoi ça sert de payer autrement qu’avec des euros ? Explications.
(suite…)
Tournage d’un remake strasbourgeois du clip « Happy » de Pharell Williams


Une équipe est en train de se constituer, à l’initiative de Jack Typhus, auteur du blog Kapoué, pour tourner à Strasbourg une version du clip « Happy » de Pharell Williams. Dans ce clip, plusieurs personnes sont filmées alternativement dans la rue ou sur leur lieu de travail en train de danser. Comme l’écrit Jack Typhus, c’est « plus sympa qu’un Harlem Shake (voir ici une compil) et moins relou que le GangNam Style » et on pourrait ajouter, moins difficile à faire qu’un lipdub…
« Happy » de Pharell Williams
La chanson a été écrite pour la bande-originale du film Moi, moche et méchant 2 et les boucles contenues dans la musique sont tellement cycliques qu’elles ont permis le tournage d’un clip long de 24 heures… A voir ici 24hoursofhappy.com.
« Happy » à Toulouse
« Happy » à Dunkerque
Plusieurs jours de tournages seront organisés entre le 19 et le 25 janvier et l’équipe organisatrice recherche des dizaines de volontaires pour apparaître sur la vidéo. Pour se proposer, il suffit d’envoyer un email à blog@kapoue.eu.
Aller plus loin
Sur Blog Kapoué : Tournage du remake strasbourgeois du clip « Happy » De Pharell Williams
« Love and Money » au TNS, ou quand le libéralisme tue l’amour


Photo Franck Beloncle / Théâtre National de Strasbourg
Et si Carmen avait tort ? Si l’amour n’était plus enfant de bohème mais le fils irrespectueux d’un matérialisme poisseux ? C’est ce que tente de décrypter l’auteur anglais Dennis Kelly, osant l’exercice difficile du passage de la télévision au théâtre, dans « Love and Money », pièce qui ne fait aucun cadeau aux atermoiements sentimentaux. Mis en scène par Blandine Savetier, la pièce se joue jusqu’au 26 janvier au Théâtre National de Strasbourg.
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Après l’embellie démographique, la dynamique ralentit à Strasbourg
Les chiffres de l’Insee Alsace sont tombés mardi matin. Au 1er janvier 2011 nous sommes 1 852 325 à habiter dans la région. Soit 2,9% de la population française, un chiffre honorable pour la plus petite région de métropole. L’occasion pour l’institut de présenter le bilan de « trente ans de croissance démographique en Alsace », une étude qui retrace, de 1982 à 2011, l’évolution de la population en Alsace.
Car pendant une bonne trentaine d’années, l’Alsace a caracolé en tête des régions à forte poussée démographique, faisant figure d’exception à l’est de la France. Environ 10 000 nouveaux Alsaciens chaque année durant trente ans, essentiellement grâce à la croissance « naturelle » (plus de naissances que de décès). Et sans surprise, c’est surtout dans l’aire urbaine de Strasbourg (l’agglomération et sa couronne périurbaine) que la croissance a été la plus forte : 60 000 nouveaux Strasbourgeois en trente ans, plaçant la ville dans le top dix des aires les plus peuplées de France en 2011, à la 9ème place précisément.
Un Alsacien sur trois vit à Strasbourg, Colmar ou Mulhouse
Un Alsacien sur trois vit dans l’une des dix plus grandes communes de la région, Strasbourg en tête. Mais à partir de 2006 la croissance annuelle a commencé à ralentir en Alsace, passant de +0,58% (entre 1982 et 2011) à +0,40% (entre 2006 et 2011). Le Bas-Rhin a aussi vu sa croissance démographique diminuer de moitié, de 0,63% à 0,37%, plus rapidement que celle du Haut-Rhin, qui n’a baissé que de 0, 51% à 0,45%. Et le dynamisme démographique est aujourd’hui de plus en plus porté par les petites communes de moins de 10 000 habitants (+0,8% de croissance par an), les habitants des grands pôles urbains y déménageant. A Strasbourg en revanche, la croissance est désormais nulle, une chute qui s’explique par des départs mais surtout moins d’arrivées (recul du solde migratoire).
Rendez-vous annuel depuis 2004, l’enquête de recensement de l’Insee commence aujourd’hui et durera environ un mois, jusqu’au 15 février. Sur les 7 135 communes de moins de 10 000 habitants et les 983 villes de plus de 10 000 habitants concernées, seize communes alsaciennes participeront au recensement sur internet.
Pourquoi le débit de l’Ill ne sert plus à produire de l’électricité


Jusqu’en 1990, les Anciennes Glacières situées à la place de l’actuel hôtel Régent Petite France produisaient grâce au débit de l’Ill des pains de glace et de l’électricité. Sur Strasbourg 2028, vous êtes nombreux à plébisciter l’installation de micro-centrales hydrauliques à cet endroit, ainsi que dans divers quartiers. Une idée ancienne mais qui ne convainc plus, ou pas encore, les acteurs du secteur.
Les questions de Roland Ries sur Écomouv snobées au Sénat
Le maire (PS) de Strasbourg, Roland Ries, a participé aujourd’hui en tant que sénateur du Bas-Rhin à la commission d’enquête du Sénat sur Écomouv. La société a obtenu en 2011 l’affermage des taxes routières sur les autoroutes de France à destination des poids-lourds, l’Écotaxe via un partenariat public privé (PPP). Elle devait collecter les quelque 1,15 milliard d’euros annuels attendus et être payée pour ce service 250 millions d’euros par an (soit environ 20% des recettes).
Mais à la suite des protestations bretonnes contre la mise en place de l’Écotaxe, le gouvernement semble s’être rendu compte que ce contrat était bien trop avantageux pour Écomouv’. Et problème supplémentaire, il est assorti de clauses de dédits qui dédommageraient Écomouv’ de quelque 800 millions d’euros en cas de rupture ! Quelles sont les raisons qui ont pu pousser le gouvernement précédent à signer un tel contrat ?
Malheureusement, les débuts de la commission d’enquête parlementaire ne sont guère encourageants. Auditionné cet après-midi par les sénateurs, Michel Hersemul, chef du département d’expertise des partenariats public-privé à la direction générale des infrastructures, n’a pas répondu à leurs questions, comme l’explique Roland Ries :
« J’ai posé deux questions, l’une pour savoir si le choix d’un PPP plutôt qu’une délégation de service public n’avait pas conduit Écomouv à proposer un dispositif de contrôle trop sophistiqué, et donc plus cher que ceux de nos voisins européens, et l’autre sur les évolutions du système. Mais M. Hersemul s’est retranché derrière son arrivée en 2011 pour répondre qu’il n’avait pas la maîtrise du dossier. Soit il est incompétent, soit il dissimule quelque chose. »
Du coup, les sénateurs, de droite comme de gauche selon Roland Ries, se sont agacés des atermoiements du fonctionnaire. Et pour le sénateur du Bas-Rhin, cette tactique a été contre-productive car, dit-il, « ses non-réponses m’ont donné envie d’en savoir plus ».
Aller plus loin
Sur Le Figaro.fr : Écomouv’ : des élus avaient donné l’alerte dès 2011 sur le coût de l’opération
Sur Rue89 Strasbourg : L’écotaxe en Allemagne, 4 milliards d’euros par an pour les routes et le train
Musée Lalique : les pressions amicales de Philippe Richert sur les DNA


Le président du Conseil régional Philippe Richert aimerait que les médias s’intéressent plus au Musée Lalique, dont il est l’instigateur et le président. Du coup, quand il croise le directeur général des DNA, Francis Hirn, il n’hésite pas à lui suggérer quelques idées de sujets. Et ça marche.
L’IVG en Espagne soutenu jusqu’à Strasbourg


Le 27 décembre, le gouvernement Rajoy en Espagne a validé le projet de loi visant à abolir l’avortement dans la péninsule. Excepté dans de rares cas comme le viol par exemple et à condition que la victime dépose une plainte.
En Espagne, plusieurs milliers de citoyens et militants ont fustigé ce « retour en arrière de 30 ans » et sont descendus dans les rues. Des manifestations similaires ont eu lieu dans certaines villes de France, comme à Paris ou Bordeaux où des rassemblements ont eu lieu devant les consulats espagnols. L’antenne strasbourgeoise d’Osez Le Féminisme a décidé elle-aussi de solliciter la solidarité des Alsaciens avec les femmes espagnoles en organisant un rassemblement samedi.
L’organisation rappelle que tous les ustensiles seront les bienvenus, de la banderole au panneau en passant par le cintre, mais qu’il faudra avant tout crier haut et fort « le droit des femmes à disposer de leur corps ».
L’eurodéputée (PS) Catherine Trautmann, et l’élue en charge du Droit des femmes à la ville de Strasbourg, Mine Günbay (PS), seront parmi les personnalités présentes, assure OLF 67.
Y aller
Rassemblement contre la fin de l’IVG en Espagne, samedi 18 janvier à 14h, place Kléber (au niveau de la statue) à Strasbourg. Évènement Facebook.
Municipales à Ostwald : chocs de générations dans la ville dortoir


A Ostwald, ville dortoir de 12 000 habitants au sud-ouest de Strasbourg, trois listes devraient s’affronter en mars. La première est menée par le maire PS sortant, Jean-Marie Beutel, 66 ans, qui partirait pour un 4ème mandat, la seconde par deux quadragénaires investies par l’UMP et l’UDI, la troisième par un candidat « indépendant » (divers droite). Enjeux et forces en présence.
Journal de rase campagne (1) : vœux abscons, faux soutiens et blé à moudre





