L’écartèlement du parti socialiste (PS) continue. Sur l’aile droite, certains sont allés du côté d’En Marche qui va devenir un parti. Côté gauche, l’équation est plus complexe. Vainqueur de la primaire du PS et cinquième à l’élection présidentielle, Benoit Hamon a lancé « Le Mouvement du 1er juillet » sur la pelouse de Reuilly samedi 1er juillet. À ce stade, cet événement semble avoir eu un peu plus de retentissement que
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Contre la pollution de l’air, Strasbourg adopte un usage plus léger que d’autres métropoles françaises des vignettes Crit’air pour la circulation différenciée les véhicules. À partir de novembre, elles seront demandées lors du troisième ou quatrième jour des épisodes de pollution.
À partir du 1er novembre, il faudra arborer une vignette de niveau 0 à 3 sur son pare-brise pour circuler dans les 33 communes de l’Eurométropole de Strasbourg. Mais cette mesure ne sera appliquée qu’à partir du troisième ou le quatrième jour consécutif de pollution, ce qui concerne quelques jours dans l’année.
Un outil national
Ce dispositif national sollicité par l’Eurométropole vise à laisser les véhicules les plus anciens, souvent les plus polluants, à l’arrêt lors des épisodes durables de pollution de l’air. La pollution aux particules fines (PM10) est particulièrement visée. Elles provient à 23% du trafic routier (deuxième source après le secteur résidentiel, 37%). Les voitures à essence d’avant 1997 et les diesels d’avant 2007 seront donc interdites. Des classifications séparées concernent les deux-roues, les utilitaires et les poids-lourds.
Selon les services de l’État, les véhicules de classe 4 et supérieure correspondent à 14% des kilomètres parcourus et 30% de la pollution automobile. Ce système pénaliserait moins d’automobilistes tout en étant plus efficace que la circulation alternée (seules les plaques paires ou impaires peuvent circuler), un temps envisagée.
Pour s’y retrouver dans les vignettes et les véhicules (document ministère)
Trois ou quatre jours de pollution ?
L’obligation d’avoir une vignette de niveau 3 ou moins sera obligatoire lors du troisième jour « d’alerte » à la pollution. Concrètement, on parle de seuil d’information quand la pollution est intermédiaire (entre 50 μg/m³ et 80μg/m³ d’air pour les PM10). À ce stade, il n’y a aucune obligation. Le seul d’alerte se déclenche au-delà et met en place des transports en commun moins chers, une vitesse maximale abaissée et l’interdiction et feux et d’épandages agricoles.
Mais l’alerte est désormais aussi activée de manière automatique au bout de deux jours d’affilée de pollution dépassant le seuil d’information. Donc, la nécessité de disposer d’une vignette de niveau 3 ou moins sera effective au bout de quatre jours (le premier jour d’information puis les suivants automatiquement en alerte). Pour s’y retrouver, l’Eurométropole proposera d’avertir par e-mail les usagers qui le souhaitent lors de chaque pic.
Les pics de pollution ont tendance à se produire en décembre-janvier lors des températures très froides ou en mars avec le printemps et la reprise d’épandages agricoles. Les pics d’Ozone (O3, un mélange de polluants liés à la chaleur) ont également lieu en été. Les mesures d’urgence (transports en commun moins chers, vitesse abaissée) n’ont jusqu’ici guère d’impact sur les pics et il faut souvent attendre un coup de vent ou de la pluie pour se débarrasser de la pollution.
Moins restrictif qu’ailleurs
Strasbourg a choisi de limiter les vignettes aux pics de pollution longs, là où Paris et les 69 communes en proche banlieue interdisent les véhicules trop vieux tous les jours, du lundi au vendredi, de 8 à 20 heures, voire plus en cas de pollution.
Le système retenu à Strasbourg aurait par exemple correspondu à deux jours en 2016, mais plus en 2017, un épisode a duré 10 jours). Néanmoins, les élus ont annoncé que les mesures « évolutives » devraient se durcir à l’avenir. Par exemple, les deux axes de circulation est-ouest exclus dans un premier temps du dispositif pourraient ne plus l’être. Ou le délai avant l’obligation des vignettes se réduire.
Dans un premier temps, deux axes est-ouest ne seront pas concernés (document Eurométropole)
Sensibiliser plutôt qu’éliminer
Sanctionner et éliminer les véhicules les plus pollueurs n’est d’ailleurs pas l’objectif premier. Dans un premier temps, il s’agit avant tout de sensibiliser et de « faire changer les comportements », comme « le réflexe pavlovien de la voiture » dixit le maire Roland Ries (PS), ou dans l’achat des véhicules. C’est ainsi que le résume Robert Herrmann, président (PS) de l’Eurométropole :
« Ces dispositions, qui ne sont pas outrancières, posent à chacun la question de sa responsabilité. »
Les vignettes sont valables pour toutes les villes françaises, mais ne sont pas compatibles avec les autres villes européennes. Roland Ries a néanmoins fait savoir que des discussions pour une reconnaissance mutuelle avec Fribourg et Karlsruhe sont en cours. Les véhicules immatriculés à l’étranger sont aussi concernés.
Attention aux arnaques
Ces vignettes sont commandables en ligne (ou via un formulaire papier) pour 4,18€ (attention de faux sites les proposent pour plus cher) sur certificat.gouv.fr. Le délai de réception est d’un mois environ.
En cas d’absence de vignette ou d’une classification trop élevée, une amende de 68€, minorée à 45€, est infligée. Pour les véhicules en transit sur l’A35, les péages pourront être utilisés pour les contrôles.
Des mesures d’aide à la conversion pour les plus modestes
Interrogés sur les difficultés pour les ménages les plus modestes de se doter d’un véhicule conforme à ces exigences, les responsables strasbourgeois ont répondu que les véhicules de niveau 4 et au-delà concernent souvent une deuxième voiture, vielle et rarement utilisée. Les vignettes sont une incitation au covoiturage ou au transports en commun.
Et pour Françoise Schaetzel (EELV), les plus modestes sont aussi les plus exposés à la pollution :
« On ne peut pas complètement écarter le risque social, mais il y a aussi le risque sanitaire, qui est subi par les plus modestes. Ce sont souvent les moins favorisés qui habitent près des voies de circulation très fréquentées. Ce coût social est indirect, mais il est souvent oublié. »
Du côté de l’État, quelques dispositifs de conversion de son véhicule, y compris pour les achats d’occasion, ont été instaurés de 500 à 10 000 euros. Ils concernent les ménages non-imposables comme les personnes morales (entreprises, association, administration, etc) via l’agence de services et de paiements.
Toujours pas au clair ? L’occasion de relire notre vrai-faux sur le vignettes Crit’air ou de poser une question en commentaire.
Des deux capitales européennes que sont Strasbourg et Bruxelles, seule l’Alsacienne s’est dotée d’un musée d’art moderne et contemporain. En Belgique, beaucoup d’oeuvres issues de ces courants sont détenues par des collectionneurs privés. Jusqu’en août, le centre d’art Wiels est transformé en musée avec comme inspiration… le musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, du fait notamment de ses ambitions pro-européennes.
Inaugurée en avril, l’exposition « Le Musée absent », présentée au centre d’art Wiels à Bruxelles, fait grand bruit outre-Quiévrain. Les visiteurs apprécient la variété des oeuvres qui y sont rassemblées, les critiques d’art se réjouissent d’y découvrir des tableaux rarement dévoilés et les locaux affectionnent ce qui a tout d’un embryon de musée uniquement dédié à l’art moderne et contemporain. Car l’ambition de Dirk Snauwaert, le curateur de l’exposition et directeur artistique du Wiels, est bien là :
« Nous faisons l’exercice pratique d’être un musée pendant quatre mois, avec tout ce que cela implique – de la sécurité aux services de presse. Il s’agit donc d’imposer une logique chronologique aux oeuvres, qui sont, en elles-mêmes, des propositions. Je voulais exposer des oeuvres embêtantes. Le musée est un lieu où l’histoire est fabriquée, mais pas uniquement celle de la beauté. Sont donc abordés, au fil des étages, les persécutions raciales, le nomadisme involontaire, les guerres ou le colonialisme. »
Au Wiels, ce sont des « documents humains » que le directeur artistique de l’établissement, Dirk Snauwaert, a sélectionnés pour l’exposition « Le Musée absent ». (Photo Jef Jacobs / Wiels / cc)
Comble de l’ironie, ce centre d’art que Dirk Snauwaert dirige est couramment appelé « musée » Wiels. Pourtant, la vocation du lieu est d’abriter, comme il le fait depuis dix ans, des expositions temporaires. Certainement pas de se doter d’une collection destinée à rester en place. Pour le directeur artistique du Wiels, Bruxelles a pourtant besoin d’une telle institution et suggère que la capitale belge s’inspire du musée d’art moderne et contemporain strasbourgeois (MAMCS) :
« Je pense que l’idée de développer un musée d’art contemporain pour la capitale de l’Europe devrait se nourrir de beaucoup de modèles existants afin de mieux répondre aux attentes des citoyens européens et des diasporas. Le modèle transfrontalier que développe le musée de Strasbourg est intéressant car il permet de mettre en perspective et de lier plusieurs traditions de pratique artistique et esthétique – plus particulièrement la française et l’allemande. »
Le musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS) a ouvert ses portes en 1999. (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
La dimension européenne est omniprésente dans le discours de Dirk Snauwaert. C’est aussi celle-ci qui a toujours guidé les choix artistiques du MAMCS, où se tiendra, dès septembre, une exposition intitulée « Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930 ». Mais, comme en témoigne Franck Knoery, attaché de conservation, le questionnement européen de l’institution ne date pas d’hier :
« Le Parlement européen a été inauguré dans son nouveau bâtiment strasbourgeois en 1999, soit quelques mois après que le musée n’ouvre ses portes. L’idée était déjà de marquer clairement un positionnement européen car par son histoire, Strasbourg a un ADN européen. Nous avons donc misé sur des collections transeuropéennes, en exposant notamment beaucoup de peintres allemands. »
Attaché de conservation au MAMCS, Franck Knoery dévoile la réflexion européenne menée depuis ses débuts par l’institution strasbourgeoise. (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
Parmi la cinquantaine d’artistes rassemblés dans l’exposition « Le Musée absent » au centre Wiels se trouve le peintre juif allemand Felix Nussbaum, réfugié à Bruxelles avant d’être dénoncé par des voisins et déporté à Auschwitz. Dirk Snauwaert pense que ses oeuvres ont toute leur place dans un musée. Le spécialiste ne parle d’ailleurs plus là d’ « oeuvres », mais de « documents humains. »
Un nouveau musée en 2020 ?
Plus encore, il fustige les collectionneurs qui gardent jalousement des œuvres à fort intérêt historique chez eux, les soustrayant ainsi aux yeux du plus grand nombre. Or les collectionneurs de ce genre ne sont pas rares en Belgique, comme en témoigne le critique d’art Sam Steverlynck, qui signe notamment dans le quotidien néerlandophone De Standaard :
« Sur le marché de l’art contemporain, le collectionneur belge a une réputation mondiale. Les Belges ont toujours collectionné, c’est presque génétique. Ce ne sont pas forcément des énormes collections, mais on dit que la Belgique est le pays qui compte le plus grand nombre de collectionneurs au kilomètre carré. Or ce serait intéressant de montrer ces collections privées au grand public. »
Le Wiels, à Bruxelles, est souvent qualifié de « musée » au lieu de « centre d’art ». (DR / Wiels / cc)
Si Bruxelles se dotait, comme Strasbourg, d’une institution permanente, peut-être les collectionneurs seraient-ils plus enclins à partager leurs trésors ? C’est là également une piste de réflexion que l’exposition « Le Musée absent » véhicule. L’idée a fait son bout de chemin et selon de récentes déclarations politiques à ce sujet, l’année 2020 est visée pour transformer un ex-garage Citroën (d’une superficie de quelque 30 000 mètres carrés) en un musée dédié au seul art contemporain. Pour Sam Steverlynck, le Wiels n’aurait alors plus à rougir du retard de Bruxelles en la matière, par rapport à Strasbourg notamment :
« Au Wiels, l’exposition “Le Musée absent” a tout d’un exercice : détenir une collection permanente n’est pas, je crois, l’ambition du lieu. Toutefois, il manque au Wiels un autre acteur à Bruxelles pour pouvoir engager un dialogue. Si ce nouveau musée voit le jour, cela pourra enfin être le cas et cela aura du bon. »
En attendant, « Le Musée absent » a été accueilli à Bruxelles comme un coup de pied dans la grande fourmilière de l’art contemporain en Belgique et a au moins pour effet de relancer la discussion, jusqu’aux plus hauts niveaux de décision, autour de la nécessité pour une capitale européenne de proposer une offre culturelle à la hauteur de ses ambitions.
Y aller
Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS), 5b, rue de Molsheim à Strasbourg. Ouvert tous les jours (sauf le lundi), de 10h à 18h. Exposition « Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930 », à découvrir à partir du mois de septembre 2017.
Centre d’art contemporain Wiels, avenue Van Volxem 354 à Bruxelles. Ouvert tous les jours (sauf le lundi), de 11h à 18h. Exposition « Le Musée absent », à découvrir jusqu’au 13 août 2017.
Strasbourg a proposé de renommer la passerelle des Deux-Rives qui enjambe le Rhin en passerelle Helmut Kohl. Kehl n’a cependant pas validé la proposition durant son conseil municipal. Au delà du fait que la passerelle porte déjà officieusement le nom de son créateur, l’architecte Marc Mimram, la ville de Kehl n’a semble-t-il pas spécialement apprécié apprendre la proposition dans la presse, sans consultation préalable.
Bal improvisés, apéro swing, cours de salsa, clubs… Alors que rayonnent les beaux jours, voici quelques suggestions pour danser ou apprendre à Strasbourg.
Piste de danse géante sur la place Gutenberg (Photo : Salsa Loca)
1. Les rendez-vous en extérieur
Que ce soit à la Presqu’île Malraux, à la Place Gutenberg ou à la Place du Marché, le groupe Salsa Loca sait se faire remarquer. Attirant plusieurs centaines de personnes chaque semaine, le collectif transforme les places de la ville en véritable piste de dance géante. De 19h à 22H, l’association invite les amateurs de salsa à partager énergie et bonne humeur.
• Salsa Dock, Presqu’île Malraux : 23 juin, 7/14/21/28 juillet, 4/11/18/25 août, 8 sept Salsa Sunday, Place du Marché : 20/27 août, 3 septembre Salsa Gutenberg, place Gutenberg : 23/30 août, 6 septembre Horaires : 19h – 22h (19h-19h30 : initiation salsa, 19h30-22h :danse libre), libre et gratuit, 06 51 69 52 67, site web
Ambiance swing le long du canal. (Photo : Cyril Fernandez / Facebook / Doc Remis)
Le long du canal, en dessous de l’arrêt du tram Churchill (photo), l’association Hopla Swing invite tous les mercredis les curieux et curieuses à partager un apéro convivial avec les amateurs de swing ainsi qu’à danser sur du Lindy Hop, l’ancêtre du rock’n’roll. Pas de pression sur l’horaire, ni sur le niveau, la soirée est totalement libre. L’ « apéro swing » est avant tout un moment d’échanges et de rencontres.
• Apéro Swing, tous les mercredis à partir de 20h sauf en cas de mauvais temps, (apporter un pique-nique), rendez-vous le long du canal, en dessous de l’arrêt de tram Churchill, libre et gratuit, 03 88 45 28 27, site web
Bal « sauvage » à Strasbourg. (Photo : Claire Lola André / Facebook / Doc remis)
Le collectif des « Bals Sauvages » cherche à se réapproprier l’espace public tout en offrant aux passants un moment de partage et de découverte. Il suffit de deux ou trois musiciens pour voir émerger un « bal sauvage » en plein centre de Strasbourg. Sur place, on y entend tous styles de musique et on y pratique toutes sortes de danses. Pas besoin de connaître les pas et les techniques, on apprend sur place. L’organisation de ces « bals sauvages » se fait de manière assez spontanée, pour connaître le lieu et la date de ces rendez-vous, abonnez-vous à leur liste de diffusion par e-mail, consultez leur blog ou leur page Facebook.
2. Les stages et cours proposés pendant l’été
La « Casa Latina » à Strasbourg. (Photo : Latin Danse Entertainment)
Ambiance « caliente » à la « Casa Latina ». L’association « Latin danse entertainment » propose aux amateurs de danses latines un programme tropical : salsa, bachata, zizomna, merengue et raggaeton. Homme ou femme, seul ou accompagné, peu importe. Seuls les stages de « Lady Style », où l’accent est mis sur l’expression corporelle et la sensualité, sont réservés aux femmes.
En juillet, les stages se déroulent sur 2 jours, le samedi et dimanche soir. En août, le rythme est plus léger, stage uniquement le dimanche soir. Et n’ayez crainte, tous les cours sont pour les débutants !
• À la « Casa Latina », 7 Place du Marché Neuf, 07 60 68 20 28, site web (détail des différents stages)
Soirée dansante au festival « The Blues Spot 2016 ». (Photo : Benoît Guérin / Facebook / Doc remis)
Le festival de Blues, organisé du 7 au 9 juillet est l’occasion de découvrir et de pratiquer la « danse blues. » Proche du swing, le blues était est très en vogue dans les années 20 mais reste aujourd’hui peu connu en France. Cédric Cest, président de l’association Lindy Spot, propose pendant 3 jours des cours (niveau débutant, inter et avancé), des solos blues destinés à travailler l’expression corporelle et des soirées concerts.
• The Blues Spot, du 7 au 9 juillet 2017, les cours se déroulent dans la salle St-Joseph, 53 rue Saint Urbain, 06 51 57 60 76, site web (planning et détails des soirées), pré-inscription fortement conseillée
Grosse ambiance aux stages de Cira Danse. (Photo : Cira Danse)
« Cira Danse » propose des stages adultes (à partir de 13 ans) du 21 août au 26 août afin de reprendre l’année en douceur. Jazz, classique, danses urbaines, niveau débutant ou avancé, il y a l’embarras du choix. Les enfants peuvent eux aussi participer avec les stages 4/13 ans, l’association propose du hip-hop, de la danse classique, de la danse contemporaine et des séances d’éveils corporels du 21 au 26 août également.
• Stage du 21 au 26 août 2017, Centre Chorégraphique de la Ville de Strasbourg, 10 rue de Phalsbourg, 03 88 36 70 73, site web, inscription obligatoire
3. Dans les bars et les clubs
« La Kulture », bar et disquaire vinyle. (Photo : Antoine Pewaldi)
Crée en 2015, « La Kulture » a deux facettes : bar chaleureux et disquaire vinyle branché au rez-de-chaussée, “caveau” sombre et tagué au sous-sol, ambiance 100% électro garantie. Antoine, un des gérant de l’établissement, souligne toutefois que la programmation reste large dans le milieu électro. L’équipe de « La Kulture » accueille des DJs tous les soirs où le bar est ouvert, le jeudi on croise principalement des DJs locaux, le vendredi c’est soirée découverte où participe quelque fois des artistes étrangers et le samedi, le club accueille des DJs plus connus, du moins dans le milieu électronique.
• La Kulture, 9 rue des Bateliers, 03 90 40 49 36, page Facebook (avec leur programmation), horaires d’ouverture : jeudi, vendredi et samedi de 18h à 4h, « caveau » à partir de 23h
Décor underground à l »Elastic bar ». (Photo : JM)
Dans la rue des Orphelins se trouve le « dernier bastion underground » de Strasbourg : l’Elastic Bar. Pour Fabien, qui a repris le bar l’année dernière, l’Élastic repose sur 3 identités : l’électro, le rock et bass/reggae. En soirée, on y trouve principalement des groupes locaux.
• L’Elastic Bar, 27 rue des Orphelins, 09 54 51 97 04, page Facebook (avec leur programmation), horaires d’ouverture : tous les jours de 18h30 à 4h, ouverture du caveau varie en fonction des événements : 20h-21h pour les concert, 22h-23h pour les soirées DJ set
Le club de l »Intemporel ». (Photo : JM)
À l’Intemporel, la soirée commence au restaurant, à l’étage et se finit au club, au sous-sol. Salle élégante et épurée d’abord, puis pièce sombre au style “indus” plus tard. Le club, qui a ouvert fin avril 2017, diffuse les derniers tubes du moment, mais aussi de la house et de l’électro, le style reste assez éclectique.
• Intemporel Bar Club, 7 rue Hannong, 09 67 76 92 39, page Facebook (avec leur programmation), horaires d’ouverture : mardi, mercredi, dimanche 18h-1h30 / jeudi, vendredi, samedi 18-4h / club à partir de 23h
D’autres idées pour danser cet été à Strasbourg ? Laissez les adresses en commentaires.
Encore épargné par les phénomènes de décomposition et de recomposition, le conseil de l’Eurométropole se réunit une dernière fois avant l’été pour étudier les comptes, sanctionner l’absentéisme futur, ainsi que des politiques pour l’agriculture et le tri des déchets. Suivez en direct la séance à partir de 9h.
Ce vendredi 30 juin, le conseil de l’Eurométropole sera encore dans sa configuration habituelle. À savoir, dans la majorité le PS et apparentés (41), le groupe des maires de droite et indépendants (25) et les écologistes (7), face à l’opposition « Les Républicains » et apparentés (13), ainsi que 14 élus non-inscrits (UDI, FN, Modem et sans étiquette).
Mais il est à prévoir que les initiatives de « En Marche » ou de « la Coopérative » essaiment dès la rentrée. Néanmoins les équilibres politiques sont plus complexes dans cette assemblée des représentants de 33 communes. Comme pour le conseil municipal de lundi, il est à prévoir que certaines prises de paroles soient un peu plus libres en fonction des placements futurs des uns et des autres.
Le compte administratif, le moment de vérité
Surtout que l’un des premiers sujet laisse libre cours aux prises de position et aux digressions. Il s’agit de l’étude des dépenses effectuées lors de l’année 2016, le compte administratif.
Au total, 719 millions d’euros ont été dépensés, soit 97% des dépenses prévues. Côté investissements, on baisse en un an de 185 à 174 millions d’euros.
Caroline Barrière (PS), vice-présidente en charge des Finances, a l’explication de cette diminution :
« Entre la résorption du déficit pour 6,6 millions d’euros, la baisse de la dotation de l’État (10,8 millions d’euros ndlr) et les dépenses exceptionnelles de 36,8 millions d’euros pour l’incinérateur Sénerval, dont 9 correspondent à des crédits de 2015 que l’on n’avait pas payé, ce sont 54,1 millions d’euros que l’on ne peut pas investir. »
En revanche, malgré la hausse des taux d’impôts de 3%, les recettes fiscales perçues diminuent de 242,27 à 241,67 millions d’euros (-0,25%), notamment car la part « rôle supplémentaire » (réévaluation) passe de 7 à 3 millions d’euros.
L’opposition critiquera l’augmentation continue de la dette, de 528 à 578 millions d’euros, là où la majorité répondra que les taux sont de plus en plus bas. Comme satisfecit, elle brandit une réévaluation de sa note par une agence de notation.
Les dépenses de personnel sont en légère augmentation (+0,32%), ce qui correspond tout de même à des non-remplacements puisque autrement, elles auraient augmentées de 2 à 3% du fait des revalorisations diverses.
L’absentéisme sanctionné
Un autre sujet devrait amener des débats, mais il sera difficile pour les élus de se dire opposé, en particulier dans ces temps où la morale et l’exemplarité prennent une part prépondérante en politique. Il s’agit de pénaliser les élus trop souvent absents.
En clair, dès qu’un élu aura plus de quatre absence non-justifiée aux 15 séances annuelles (5 publiques et 10 à huis clos), sa rémunération sera amputée de 25%.
À l’initiative de la mesure, le président Robert Herrmann rappelle que les indemnités pour un conseiller « de base » est d’environ un SMIC, en plus de celles perçues dans les communes. Le changement de règlement ne vise que « quelques cas particuliers ».
Il a été suscité par l’événement du 19 mai. Moins de la moitié des conseillers s’étaient rendus à une séance à huis clos, qui avait dû être annulée. Robert Hermman promet que les séances seront rallongées par des débats sur une thématique précise. Une réponse à ceux qui estimaient que voter des dizaines de points en quinze minutes ne valait pas le déplacement.
Agriculture et déchets
Parmi les autres points, l’Eurométropole va voter des crédits pour sa politique de maintien de l’Agriculture en ville, notamment autour du bio et de la diversification des cultures. La collectivité espère notamment réussir à approvisionner ses cantines scolaires avec du pain bio produit sur son territoire.
Enfin, l’Eurométropole va tenter de mieux faire trier les déchets par ses habitants. Des campagnes viseront en particulier les grands immeubles collectifs, où le tri est plus mauvais. En s’associant avec Eco-emballage, elle prône une approche davantage « incitative et ludique » que « culpabilisante ». Elle s’inspire de sa politique des conteneurs à verre décorés qui ont augmenté jusqu’à 30% la collecte dans le centre-ville de Strasbourg.
Les mesures de sécurité définitives pour l’hommage à Helmut Kohl samedi 1er juillet à Strasbourg sont connues. Les principales perturbations sont à prévoir dans le quartier du Wacken et sur l’autoroute.
Samedi 1er juillet, il vaudra mieux éviter le Wacken et l’autoroute à Strasbourg. Des dizaines de chefs d’État ou leurs représentants débarquent à Strasbourg pour l’hommage à Helmut Kohl. La cérémonie en l’honneur de l’ancien chancelier allemand se déroulera au Parlement européen de 11h à 13h.
Comme le montre la carte ci-dessus, les mesures de sécurité auront un impact de vendredi 30 juin 12h pour le stationnement (rue Fritz Kiefer), jusqu’à 16h le samedi. Le stationnement sera interdit dans plusieurs rues du Wacken, des Contades, du Tivoli et de l’Orangerie (en bleu sur la carte), la plupart à partir de 14h.
Circulation interdite
Sur certains axes, la circulation même cycliste et piétonne sera interdite de 6h à 16h, soit de manière continue (en rouge), soit de manière ponctuelle lors du passage des convois (en orange).
De plus, les activités dans le secteur sont annulées ou limitées. Il n’y aura pas de marché place de Bordeaux, pas de tram E, le tram B sera très perturbé aux abords du lycée Kléber, les infrastructures de l’Île-aux-Sports seront fermées et la foire St-Jean ne débutera qu’à 16h. La navigation aux abords du pont Pfimlin, sur l’Ill et le Canal de la Marne au Rhin sera aussi interdite.
L’autoroute bloquée dans un sens
Le matin, l’autoroute A35 sera bloquée dans le sens aéroport-Parlement européen à partir de 7h, jusqu’à que la quarantaine de convois attendus soient passés, au plus tard à 11h.
Les automobilistes seront redirigés vers d’autres axes de circulation. L’aéroport assurera tous ses vols mais conseille à ses passagers de prévoir une marge de temps supplémentaire.
Autoroutes fermées vers le sud et le nord au départ de Strasbourg de 13h à 16h
Après 13h, l’autoroute A35 et certaines de ses voix d’accès seront bloquées dans l’autre sens (Parlement européen-aéroport), ainsi qu’en partie vers le nord. Ces fermetures dureront jusqu’à 16h au maximum.
Conscients mais contents
Les organisateurs se sont dits conscients des perturbations mais ont tenu à souligner qu’ils se réjouissent qu’un tel événement international se tienne à Strasbourg, ce qui confirme « sa vocation européenne ».
Il a dû être organisé en 12 jours, alors que les forces de police sont aussi sollicitées par le sommet du gouvernement à Nancy et le début du Tour de France. Le dispositif s’annonce impressionnant, avec 2 000 policiers en renfort, 300 pompiers, des hélicoptères et des avions militaires.
Le journal Le Monde publie une série où ses journalistes reviennent là où ils ont grandi, pour voir comment leur « Petite France » a évolué. Né à Schiltigheim, Pierre Jaxel-Truer, s’est prêté à l’exercice. Il en ressort en un reportage à la première personne avec un franc parler rare. Le titre »Bière béton et désillusions » donne le ton.
L’auteur estime que passé le « fatras de bitume et de bretelles d’autoroutes » que forme la place de Haguenau, le « mausolée industriel » est « triste à en chialer quand on a grandi ici. » Les friches lui rappellent le passé industriel des brasseries Adelshoffen, Fischer, Schutzenberger ou de l’entreprise de chariots Caddie.
Montage de vues actuelles et passées de Schiltigheim (Le Monde)
De la capitale de la bière à la sous-préfecture
La réputation de « capitale de la bière » conférait une fierté mais « là, c’est mort, la capitale est devenue une sous-préfecture, et encore… », lui dit un vieux copain, amer. L’article mêle des souvenirs d’enfance, des connaissances actuelles et des témoignages de décideurs passés comme actuels.
« Tout ne va pas mal » à Schiltigheim reconnait l’auteur, en prenant pour exemple l’Espace européen de l’entreprise. La zone d’activité excentrée accueille 9 000 emplois même si nombre de cadres n’habitent pas à proximité, à la cité des brasseurs par exemple avec son taux de chômage proche de 20%.
L’urbanisation en question
Les bisbilles politiques actuelles y sont évoquées. Le maire « bulldozer » Jean-Marie Kutner (UDI) est dépeint comme « fort en gueule », qui met en application son slogan « là où il y a des grues, il y a de la vie ».
Pour Pierre Jaxel Truer qui manie la métaphore, cet ancien pharmacien « promet la grande érection. Avec, en guise de Viagra, les promoteurs privés », plutôt que les soins palliatifs. Il résume la situation par « un débat terriblement complexe : que garder, à quel rythme reconstruire, et comment ? »
Les cités n’ont pas changé
Tout n’a pas changé à Schiltigheim cependant. Le quartier des Écrivains est resté à part, « les mêmes gamins que naguère, qui filent sans casque sur leurs scooters en regardant les intrus d’un air un peu frondeur ». Les bâtiments n’ont guère évolué à l’exception de la gendarmerie, fermée. Ils se souvient de son lycée de ZEP et de ses classes déjà clivées entre « intellos » et « ziva. »
On apprend que le quartier va enfin être concerné par un programme de rénovation. Le maire souhaiterait qu’un projet porté par un architecte de renom remplace certaines barres vétustes.
Les députés « En Marche » bas-rhinois prennent un peu plus de galon que leurs prédécesseurs de droite et de gauche. Après Bruno Studer, président de la commission des affaires culturelles et de l’Éducation, c’est au tour de l’élu de Strasbourg-sud, Sylvain Waserman, d’accéder à des fonctions importantes au sein de l’Assemblée nationale.
Élection provisoire ou définitive ?
Le député du Mouvement démocrate (MoDem) a été élu dans la nuit de mercredi . . .
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Selon le site franco-allemand Eurojournalist, la Ville de Kehl n’a pas voté le changement de nom de la passerelle des Deux-Rives lors de son conseil municipal mercredi soir. Ce pont piéton sur le Rhin devait être renommé en l’honneur d’Helmut Kohl, le chancelier allemand de la réunification. La proposition émane du maire de Strasbourg, Roland Ries, alors qu’un hommage impliquant plusieurs chefs d’États doit se tenir au Parlement européen à Strasbourg samedi.
La passerelle du Jardin des Deux-Rives sur le Rhin réalisée par l’architecte Marc Mimram en 2004 (Photo : Flickr / vapourtrails / Cc)
Mais voilà, le père de l’unité allemande ne bénéficie pas de la même image en Allemagne qu’en France. Selon Eurojournalist, le maire de Kehl, Tony Vetrano, a choisi de temporiser avant de renommer cette passerelle construite en 2004 par Marc Mimram et sur laquelle l’ancien chancelier « n’a jamais mis les pieds. » Il est probable que le conseil municipal de Kehl ait également été agacé d’apprendre par la presse que cette passerelle devait changer de nom alors que la ville allemande l’a cofinancée…
Quoiqu’il en soit, cette passerelle sera un endroit fort agréable samedi alors qu’il sera de bon ton d’éviter le centre-ville et particulièrement les abords du Parlement européen, en raison du nombre de restrictions de circulation.
La rédaction de Rue89 Strasbourg est composée de journalistes toutes et tous prêts à écouter les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois pour parler des sujets qui les intéressent. Notre existence et notre moral dépendent du nombre d’abonnements pris pour nous soutenir. 🙏⤵
La recomposition politique dans les hémicycles strasbourgeois suite à l’apparition de « En Marche » pourrait faire perdre aux élus écologistes leurs moyens de fonctionnement à l’Eurométropole.
Membres de la coalition droite-gauche à l’Eurométropole, les élus écologistes étaient 8 sur 95 représentants en 2014. Dans cette assemblée qui rassemble des élus de Strasbourg et des 32 communes environnantes, ils vont bientôt être 5 sur 100, au mieux.
Lors des élections internes précédant l’élargissement de 28 à 33 communes, ils . . .
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Pas de grands changements aux animations d’été à Strasbourg. On retrouve les illuminations de la Cathédrale, un festival des Arts dans la Rue survitaminé en août, la plage à Malraux, du folklore alsacien et beaucoup de concerts. Toutes ces animations sont gratuites, voici le détail.
Cet été, les festivités gratuites proposées par la Ville de Strasbourg commencent le vendredi 30 juin avec le festival de « la Symphonie des Arts » et se terminent le dimanche 3 septembre pour les docks d’été à Malraux et les illuminations de la cathédrale.
Les grands classiques de l’été
• Le spectacle de lumière : « Ballet des ombres heureuses »
Pour son traditionnel spectacle nocturne estival, la Ville de Strasbourg propose cette année, « Le ballet des ombres heureuses », une immersion à 360° dans l’univers poétique des ombres. La première représentation est prévue le samedi 8 juillet. La Cathédrale et la place du Château seront illuminés tous les soirs à partir de 22h30 en juillet, 22h15 en août et 21h15 les trois premiers jours de septembre, toutes les 30 minutes.
Le spectacle son et lumière promet une expérience inédite. (ACTLD)• Les Dock’s d’été à Malraux
L’opération « Archimède », qui met en compétition des baignoires flottantes construites par les participants, lancera la 8ème édition des Dock’s d’été, du 2 juillet au 3 septembre. La base nautique sera installée comme chaque année sur la presqu’île Malraux, de 14h à 19h tous les jours. La plage propose encore plus d’attractions : transats, pédalos, kayaks, barques et bateaux électriques seront à disposition du public. Il ne manque plus que les vagues.
Les différentes activités proposées :
Espace Piou-Piou (de 3 à 6 ans) : mini-pédalos, bateaux électriques
Espace Jeunes (de 6 à 12 ans) : paddles, kayaks 1 place
Espace Adultes & Familles (12 ans et plus) : kayaks 1 et 2 places, pédalos 4 places, barques 5 places
Activité kayak dans le bassin de la Presqu’île Malraux. (Photo Ville et Eurométropole de Strasbourg)• Découverte du folklore alsacien
Les animations autour du folklore alsacien sont reconduites, les week-ends du 8 juillet au 3 septembre. C’est l’occasion de (re)découvrir la danse et la musique traditionnelles alsaciennes. Une grande soirée de clôture est organisée le samedi 2 septembre à partir de 19h sur la place Saint-Thomas.
Musique traditionnelle alsacienne, samedi 8 juillet ainsi que tous les vendredis et samedis du 15 juillet au 2 septembre (sauf 11 et 12 août) sur les places du centre-ville.
Danse traditionnelle alsacienne, tous les dimanches du 9 juillet au 3 septembre (sauf 13 août), place Gutenberg de 10h45 à 12h.
Animations autour du folklore alsacien. ( Photo Ville et Eurométropole de Strasbourg)• Le bal populaire du 14 juillet et son feu d’artifice
Les Strasbourgeois sont invités à danser, chanter et célébrer la Fête nationale vendredi 14 juillet à partir de 19h sur la place du Maréchal de Lattre de Tassigny, aussi appelée « place de la Bourse ».
Le feu d’artifice sera tiré depuis la place de l’Etoile à partir de 22h30. Pour la première fois, les couleurs de la France seront projetées sur le bâtiment de la Bourse, en hommages aux victimes de l’attentat de Nice.
• « Arachnima », la tournée ludique
Du 4 juillet au 27 août, la tournée ludique de l’association Arachnima passera dans différents quartiers de Strasbourg pour proposer des jeux, du sport, des animations musical et de bien-être, des spectacles, des ateliers de réparations de vélos… Voir sur leur site pour les détails de la programmation (dès qu’il sera mis à jour).
La tournée ludique Arachnima dans les quartiers. (Photo : Ville et Eurométropole de Strasbourg)
Les festivals reconduits
« La Symphonie des Arts », pour débuter l’été
Le jardin des Deux-Rives accueille, comme chaque année, « La Symphonie des Arts » pendant 3 jours. Du 30 juin au 2 juillet, le festival propose son lot d’animations, comme un manège à pédales et un cinéma en plein air, et des concerts de divers styles (folk-rock, hip-hop/jazz, musique des Balkans, etc.). Parmi les temps forts de cette année : la venue de Jane Birkin qui interprétera, avec l’orchestre national symphonique de Lorraine, les plus grands succès de Gainsbourg le samedi soir.
« L’Edgefest », le rendez-vous numérique presqu’île Malraux
Le festival franco-allemand de musiques électroniques et d’art visuel « Longevity Festival » se décale à la rentrée, mais reste au jardin des Deux-Rives. Cette année, les Strasbourgeois pourront participer à la création de la scénographie du festival lors de week-ends au mois d’août.
Les nouveautés de l’édition 2017
• Le Festival des Arts dans la rue s’agrandit
Le Festival des Arts dans la rue (Farse) proposera deux fois plus de spectacles que l’année dernière, soit 70 contre 37 en 2016. Il se tiendra du 11 au 13 août dans les rues et places du centre-ville.
Le spectacle d’ouverture, « Les tambours de la Muerte » (par la compagnie Transe Express) débutera le vendredi 11 août à 22h30 au Musée Historique, la troupe déambulera jusqu’à la place Kléber.
Le spectacle d’ouverture « Les Tambours de la muerte ». (Photo : ville et eurométropole de Strasbourg)
Pour le spectacle de clôture, les Strasbourgeois et les visiteurs seront invités à participer durant 5 jours, au bassin d’Austerlitz, à la construction collective à grande échelle d’un édifice éphémère de la ville en carton (le bâtiment choisi reste pour le moment un mystère). Le 13 août à 22h, une célébration d’élévation de l’œuvre clôturera le festival.
Cette fois, le camp de base sera réparti dans la cour de deux établissements. Celle de l’école Pasteur et celle du gymnase Jean Sturm seront occupées par les artistes, avec une programmation particulière.• Du sport, du sport et encore du sport : 3 tournées d’été dans les parcs de la ville
La tournée « Passion Sport » reprend à partir du 12 juillet jusqu’au 27 août. Les éducateurs sportifs de la ville encadreront diverses activités (sports de raquettes, capoeira, structures gonflables…) dans les parcs de Strasbourg. Deux nouveautés, la tournée « Pratiques douces » du 9 juillet au 27 août (qi-gong, taï-chi-chuan, yoga, stretching, sonmundo, pilates et la marche nordique) et la tournée « Passion Tonic » du 9 juillet au 26 août (zumba, piloxing, gym suédoise…)
Séance dynamique organisée par la tournée Passion Tonic. (Photo Ville et Eurométropole de Strasbourg)
« Joséphine fait son yoga » fera aussi son retour au Pavillon Joséphine au parc de l’Orangerie le 29 et 30 juillet. En plus du yoga, des animations cuisine et jardinage seront également proposées.
• Les concerts de l’été
Sur la place Kléber, les soirées du 16, 17 et 18 juillet seront animés par des artistes locaux :
Dimanche 16 juillet à 20h30 : le collectif « Les voix de la liberté » qui défendent la liberté de pensée et d’expression à travers leurs chansons
Lundi 17 juillet à 20h30 : Jewly présentera son nouvel album blues-rock, « Drugstore » (voir un extrait ci-dessous)
Mardi 18 juillet à 20h30 : le théâtre de la Choucrouterie proposera un spectacle multilingue et multi-art (chansons, sketches, danses), le public est invité à « se mettre sur son 31 ».
Mise en place de points de contrôle
Pour conclure, l’adjoint au maire Mathieu Cahn (PS), en charge de l’animation de la ville, assure que les dispositifs de sécurité seront les mêmes que ceux de l’année 2016. Seule la journée du 14 juillet bénéficiera de mesures supplémentaires. Certains sites particulièrement fréquentés comprendront des points de contrôle et seront surveillés. Quant au budget total des animations d’été, il est stable par rapport à l’année dernière, il s’élève à 1,6 million d’euros.
Fraîchement élu député à Strasbourg-nord, Bruno Studer gravit déjà les échelons à l’Assemblée nationale. Selon une information de La Chaîne Parlementaire (LCP), recoupée par Libération, il sera le seul candidat de « La République en Marche » pour la présidence de la Commission des affaires culturelles et de l’Éducation. Bruno Studer, 39 ans, est professeur d’Histoire Géographie dans un coll . . .
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Réunis au sein de l’association Echos, les douze étudiants en dernière année de scénographie à la Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR) ont décidé de passer leurs diplômes, en public. L’ancienne manufacture des tabacs à Strasbourg accueillera le festival « Les Echolalies » du vendredi 30 juin au dimanche 2 juillet.
Traditionnellement, les étudiants de la Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR) passent leurs diplômes dans l’enceinte de l’ancienne école des arts décoratifs à Strasbourg. Cependant, cette habitude commence à être ébranlée par une des section, celle des scénographes. S’il est aisé pour les étudiants en art, objet ou en illustration de préparer et de monter leurs projets de fin d’études au sein des locaux de l’école, il en va tout autrement des étudiants en scénographie qui ont besoin de grands espaces pour monter leurs projets.
Déjà en 2015, la promotion sortante de la section scénographie avait investit le Hall des chars au quartier gare, avant qu’il ne devienne l’Espace K. Ses étudiants avaient à cette occasion créé le collectif Scenopolis. Deux ans plus tard, les sortants réitèrent l’aventure avec une nouvelle association, baptisée Echos. Ses douze membres ont, eux, choisit d’investir l’ancienne manufacture des tabacs avant le début de sa rénovation pour un mini-festival, baptisé « Les Echolalies », du vendredi 30 juin au dimanche 2 juillet.
En plein cœur de la Krutneau, cet espace de 21 500 m² accueillera bientôt une partie de la HEAR et de la fac de médecine, le pôle Géosciences Eau Environnement et Ingénierie (G2EI), une auberge de jeunesse et encore d’autres projets locaux dont les dossiers doivent être arbitrés d’ici le début de l’autonome.
Les locaux désaffectés, des espaces esthétiquement très chargés qui impactent directement les projets des élèves scénographes (photo Zoé Mary/ étudiante à la HEAR)
Redonner vie à un espace immobile
La manufacture des tabacs, de 1852 à sa fermeture définitive en 2010, c’est plus de 480 millions de cigares réalisés par des générations d’ouvriers. Le lieu, en cours de protection au titre des monuments historiques, est emprunt d’une histoire forte que chacun des douze étudiants ont tenté d’appréhender de manière particulière avant le début des rénovations.
Sauf deux groupes qui se partagent à trois deux grands espaces, tous investissent un lieu chacun, dans l’îlot central de l’usine. La diversité des locaux de la manufacture, de la cave investit par Marc, à la suite de petits bureaux qu’occupe Maialen en passant par les 150 m² épurés de Zoé a fait de festival un grand bric-à-brac scénique éphémère et unique.
Elise : « même les murs peuvent parler »
Une installation sonore présentée par Elise s’insère dans ce lieu parce qu’elle a souhaité, avant la rénovation, le raconter par des voix qui se feront écho dans une pièce de 100 m². La particularité de l’installation sonore, au delà de son contenu, est qu’elle s’activera selon les mouvements des spectateurs, une manière d’intégrer le public dans l’oeuvre :
« On a pensé le récit par l’écho, des vagues de récits de la manufacture sur trois plans : ce qu’elle était, ce qu’elle est et ce qu’elle sera en mêlant aux souvenirs des anciens ouvriers et des habitants de la Krutenau des récits spéculatifs. C’est toujours une nouvelle manière de raconter le lieu, avec différents tempos, du slam, au texte littéraire en passant par des parties beaucoup plus orales mais aussi différents temps et différentes narrations laissant parfois place à la voix de la manufacture, qui parle d’elle-même. »
Les textes qui seront diffusés ont été écrits par d’anciens ouvriers, des habitants de la Krutenau mais aussi par des amis, des étrangers qui donnent chacun une narration différente (photo Elise Villatte/ étudiante à la HEAR)Zoé : « la fille »
« La fille » est une adaptation du texte de Jean Luc Lagarce, Music Hall. Le texte écrit pour une voix sera interprété par cinq voix enregistrées et cinq performeuses. La jeune scénographe veut, par ce biais, interroger le rapport entre le réel palpable des corps, l’intangibilité des voix enregistrées et l’histoire d’un lieu « à l’esthétique super chargée » :
« Le lieu influence énormément le projet, mettre une fille en robe rouge dans une boite noire de théâtre classique ou dans ce grand lieu vide et désaffecté, ça n’a plus du tout le même sens. J’ai essayé de négocier avec l’espace pour faire en sorte que mon installation s’intègre au lieu, sans se faire bouffer et sans devenir ridicule par rapport à la grandeur du lieu (150 m² quand même, ndlr). »
Zoé imagine son installation préformée comme un lieu où chacun déambulera librement entre les voix et les récits (photo Zoé Mary/ étudiante à la HEAR)Maialen : « Présents composés »
« Présents composés » est une suite d’œuvres qui se manipulent et qui existent en écho avec leurs lieux d’exposition, les petits bureaux de la manufacture. Sur les dessins de Murielle Andrès, réalisés pour le festival, sont parsemées de légères références au lieu. Pour son diplôme, Maialen a décidé de réaliser un projet plus proche de la muséographie que de la scénographie car c’est un domaine dans lequel elle aimerait évoluer après ses cinq années passées à la HEAR :
« La thématique qui nous intéressait, c’était celle reliée au fait d’habiter dans un endroit, le rapport entre l’identité, l’individu et l’espace. J’ai eu un coup de cœur pour ces trois petites salles, des bureaux où l’on sent bien que ça a été des lieux habités et vivants. C’est beaucoup plus intime, ça me plaisait beaucoup et ça collait bien avec notre projet. »
La muséographie est l’art de mettre l’art en lumière (photo Maialen Imirizaldu/ étudiante à la HEAR)Fanny : Les conquérants de l’inutile
Dans un espace complètement noir de 150 m², Fanny tentera de reproduire un parcours immersif en montagne, une grande expédition dans une boite de théâtre avec quelques références au milieu du cirque. Avec plus de 8 comédiens-improvisés-improvisateurs, la jeune metteuse en scène s’inspire du théâtre de l’absurde et déplace une part du quotidien en montagne dans une salle de la manufacture qui accueillera une montagne dans une petite boîte :
« Ce qui est intéressant dans cet exercice c’est aussi de l’ouvrir au public. Par contre, tout le monde doit garder à l’esprit qu’on est jeunes, qu’on est encore inexpérimentés, on essaye encore. »
Le cirque, le théâtre de l’absurde, « l’extraordinaire du quotidien » sont tout autant d’inspirations pour la scénographie de Fanny (photo Fanny Clouzeau/ étudiante à la HEAR)Lisa : L’émancipation du lemming
Dans le diplôme de Lisa, le public fait partie de l’oeuvre. Une part d’aléatoire que l’étudiante en scénographie revendique. À chaque spectateur, l’oeuvre évoluera un petit peu même si elle tient quand même à laisser quelques consignes sur le mur. Son exposition préformée prendra part dans plusieurs salles de la manufacture et impliquera complètement le spectateur car il marchera dans l’oeuvre au milieu de pions qui évolueront eux même dans l’espace. Boxeuse amatrice et scénographe de formation, Lisa se questionne beaucoup sur l’esthétique du geste :
« Je suis allé au musée du sport à Nice et ça m’a beaucoup déplu parce que je trouvais tout ça très figé alors que pour moi, la réalité esthétique du geste est beaucoup plus riche, elle est en mouvement et ça ouvre plein de possibilités. Quand je boxe, je suis autant dans l’effort que dans la contemplation, je boxe et je regarde la boxe. C’est ça aussi que j’ai voulu questionner dans mon projet, le rapport entre le geste et l’espace. J’ai essayé de sublimer la marche quotidienne et de casser les codes de la déambulation dans une exposition de musée qui est une institution très codée. »
A la lumière du jour puis dans une boite noire de théâtre, le spectateur sera invité à participer pleinement à la scénographie par ses mouvements (photo Lisa Scalvo/ étudiante à la HEAR)
Les joutes nautiques prévues cet été dans le bassin de la Presqu’île Malraux sont finalement annulées. Mi-mai, nous vous présentions ce sympathique projet. Il était question d’un rendez-vous hebdomadaire, avec des animations par des comédiens déguisés en ménestrel, ainsi que des compétitions.
Cet événement était à l’initiative de l’association des résidents Étoile-Malraux (AREM), qui voulait égayer ce secteur, en plus des Docks d’été. En . . .
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Pour les Strasbourgeois qui étudient les affaires européennes, le stage dans les institutions, à Bruxelles, est vu comme la panacée, le créneau à ne pas rater. Mais les postesrestent conditionnés à la réussite des concours de la fonction publique européenne (EPSO). Les jeunes diplômés qui ne souhaitent pas s’y soumettre doivent faire preuve de flexibilité.
Elles sont grises, laides et accusées de tous les maux, et pourtant les institutions communautaires restent prisées des étudiants en affaires européennes. Les stages dits « blue-book », proposés par la Commission européenne ou les stages « Robert Schuman », au sein du Parlement, donnent un aperçu du travail institutionnel aux jeunes qui désirent faire carrière à Bruxelles.
Mais en fin de stage, « rester » – comme cela peut être le cas dans des entreprises privées par exemple, en CDD voire en CDI – est presque impossible. Pour accéder aux postes de permanents dans les institutions européennes, la voie quasi-unique est celle du concours de l’EPSO (comprendre : Office européen de sélection du personnel). Et celui-là fait frémir tous ceux qui s’y essayent, car il est connu pour être particulièrement ardu.
Un grand entraînement
Pauline F., ex-étudiante strasbourgeoise, peu convaincue par son expérience à la Commission européenne – cinq mois de stage durant lesquels elle a eu l’impression que trop peu de responsabilités lui ont été confiées – expose sa stratégie :
« EPSO, je vais le passer cette année, mais honnêtement, je n’envisage pas sérieusement de le réussir du premier coup. Je connais des tas de gens qui vont tenter leur chance en même temps que moi, mais plus pour voir à quoi le concours ressemble. On voit cela comme un grand entraînement. Car je pense qu’avoir une expérience professionnelle au préalable aide à être sélectionné… »
Ex-participante au programme “blue-book” de la Commission, Pauline F. l’admet : “Ce n’était pas mon meilleur stage.” (DR / Rue89 Strasbourg / cc)
Pourtant, Pauline F. a mis toutes les chances de son côté en jouant une carte de choix : celle du Collège d’Europe, souvent surnommé « la fabrique des élites européennes ». Fin 2016, elle a intégré le prestigieux établissement dont l’un des campus est situé à Bruges, au nord de la Belgique. Il accueille pour dix mois des étudiants de toutes nationalités, qu’il forme au travail dans les institutions, loge et nourrit pour quelque 24 000 euros.
1% de réussite
Pour Stéphane Chopin, étudiant à l’institut d’études politiques (IEP) de Strasbourg qui intégrera la prochaine promotion du Collège d’Europe, il s’agit là du « prix à payer pour avoir la vie rêvée après ». En attendant la rentrée, il effectue son stage de fin d’études au sein du bureau de Bruxelles de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il aurait aimé, comme Pauline F. avant lui, décrocher un stage « blue-book » à la Commission. Mais problème : pour intégrer ce programme très sélectif, il faut être diplômé. En France, les IEP ne délivrent pas de licence après la troisième année. Celui de Strasbourg ne fait pas exception. Le dernier diplôme valide de Stéphane Chopin, c’est donc son baccalauréat… obtenu il y a cinq ans.
Sur une terrasse du quartier européen à Bruxelles, Stéphane Chopin songe déjà à la rentrée : il intégrera le master “Etudes politiques et administratives européennes” au Collège d’Europe, sur le campus de Bruges. (photo CS / Rue 89 Strasbourg / cc)Mais l’étudiant ne désespère pas : ces institutions, s’il les veut vraiment, il les aura. A Bruges, il sera dans un environnement optimal pour préparer les concours qui pourront lui ouvrir les portes des institutions. Ceux-là consistent en une série de tests – d’abord sur ordinateurs, puis dans un centre d’évaluation. Les candidats sélectionnés sont alors inscrits sur une « liste de réserve », dans laquelle puisent les institutions européennes. Mais le taux de réussite peine à atteindre la barre des 1% ; mieux vaut donc avoir un plan B.Avec ses stages Robert Schuman, le Parlement européen offre aux étudiants sélectionnés la possibilité de découvrir l’institution pendant plusieurs mois. (photo CS / Rue 89 Strasbourg / cc)
Il y a deux ans, Hélène Sibileau, originaire de Wissembourg, a tenté sa chance au concours, sans succès. Depuis mai 2015, elle a rejoint le groupe d’influence EuroACE (European Alliance of Companies for Energy Efficiency in Buildings), après un stage à la représentation permanente de la région Rhône-Alpes, un an au Collège de Bruges et un stage « blue-book ». Elle explique :
« Forte de mon expérience de deux ans dans le privé, je me rends compte que ce qui est le plus important pour moi, ce n’est pas d’être ou pas fonctionnaire européen. Au contraire, c’est de passer huit heures par jour à faire quelque chose qui me passionne. Si c’est pour finir par m’occuper des quotas de poissons à la Commission, ça ne m’intéresse pas. »
Lobbyisme éthique
Rater EPSO ? « C’est problématique, mais pas rédhibitoire », avance encore Stéphane Chopin. Son « job de rêve » à lui ? A la Commission, qui emploie environ 30 000 fonctionnaires. Mais il n’a pas encore décidé au sein de quelle direction générale. Convaincu de l’importance des concours de l’EPSO, il nuance néanmoins :
« Réussir EPSO est indispensable si on veut être aux manettes. Si on veut influencer, on peut s’en passer. Et vu mon caractère, travailler hors de ces institutions très hiérarchiques m’irait bien. »
Flexibilité et créativité
Quelques stagiaires au Parlement européen réussissent néanmoins à tirer leur épingle du jeu et à rester dans l’enceinte de l’institution – souvent en tant qu’assistant parlementaire. Au contraire, exception faite des agents intérimaires, l’accès à la Commission ou au Service d’action extérieur (SEAE) reste quasiment totalement cadenassé par les concours. Alors, Hélène Sibileau propose d’autres pistes :
« Quand tu as 22 ou 23 ans, tu ne sais même pas ce que ça veut dire, être lobbyiste. Tu vois cela d’un mauvais oeil, alors que tu peux faire ton travail de manière éthique et être en accord avec tes convictions. Il faut en finir avec cette idée qu’en Europe, on ne peut servir l’intérêt général qu’en travaillant dans les institutions. »
Aux stagiaires, donc, de faire preuve d’autant de flexibilité que de créativité, d’élargir leur horizon et de ne pas cantonner leurs ambitions aux seules institutions, s’ils désirent s’implanter à Bruxelles en se dispensant de l’épineuse case « concours ».