Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Autoroute perturbée et rues bloquées pour l’hommage à Helmut Kohl ce samedi 1er juillet

Autoroute perturbée et rues bloquées pour l’hommage à Helmut Kohl ce samedi 1er juillet

À l’occasion de l’hommage européen au chancelier allemand défunt Helmut Kohl samedi 1er juillet, le secteur du Wacken sera particulièrement impacté par des mesures de sécurité exceptionnelles. Avant les dispositions définitives, la municipalité communique les premières informations.

Samedi 1er juillet, Strasbourg accueille une grande cérémonie d’hommage à Helmut Kohl, au Parlement européen. L’ancien chancelier allemand, notamment connu pour sa photo main dans la main avec le président français François Mitterrand lors d’une commémoration de la bataille de Verdun, est décédé le 16 juin.

Beaucoup de personnalités sont attendues entre 11h et 13h, dont le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, l’ancien président américain Bill Clinton, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président français Emmanuel Macron.

Rues bloquées, autoroute perturbée vers le sud

En conséquence, plusieurs rues seront bloquées ce samedi 1er juillet. La Ville de Strasbourg commence à communiquer les premiers éléments pour que ses habitants prennent leurs dispositions. Elle conseille d’éviter tout déplacement qui peut être reporté ce jour-là.

A priori, les quartiers du Wacken, du Tivoli, des Contades et de l’Orangerie, ainsi que les abords du Parlement européen seront les plus impactés. En particulier, les avenues Herrenschmidt, Schutzenberger, du Printemps, les boulevards de Dresde, Pierre Pfimlin, Clémenceau et la rue Lauth, pour laisser passer les cortèges officiels en sécurité.

Quelques informations déjà publiques :

    La circulation, même piétonne, sera interdite sur certains axes, de 6h à 16h samedi 1er juillet. D’autres rues adjacentes se termineront en impasse. Dans le secteur précité, le stationnement sera interdit la veille à partir de 14h. L’autoroute A35 est fermée de 7h à 11h dans le sens sud-nord, puis de 13h à 16h en sens inverse (et vers le nord), pour laisser passer les cortèges en provenance de l’aéroport. La circulation à la frontière devrait être également perturbée. La foire Saint-Jean ne débuter qu’à 16h. Le marché place de Bordeaux est annulé Le survol de Strasbourg est interdit. Les vols commerciaux à l’aéroport devraient être maintenus, mais pourraient être perturbés. La circulation sur les cours d’eau, y compris pour les avirons ou canoë-kayak, à proximité du Parlement européen est interdite. Les infrastructures de l’Île aux sports seront fermées, y compris la piscine du Wacken. L’événement n’est pas ouvert au public. Aucune autre manifestation n’est autorisée ce jour-là. Le tram E ne circulera pas. Ils ne seront pas prioritaires sur la circulation place de Bordeaux. Le réseau de bus devrait également être perturbé dans ces secteurs. Les abords de certains hôtel en dehors de ce périmètre devraient être bloqués pour protéger certaines délégations.

Plus d’informations et un plan définitifs seront communiqués jeudi 29 juin.

De nombreux renforts policiers sont attendus ce samedi 1er juillet à Strasbourg (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Pas d’hommage au jardin des Deux-Rives

L’hommage au Jardin des Deux-Rives envisagé n’aura en revanche pas lieu. La municipalité de Strasbourg souhaite de renommer la passerelle piétonne des Deux-Rives (plus souvent appelée passerelle Mimram, du nom de son architecte) en « Passerelle des Deux-Rives – Helmut Kohl ».

Mais la Ville de Kehl préfère de son côté temporiser. Le chancelier n’a pas la même image des deux côtés du Rhin et la commune semble échaudée d’avoir découvert l’initiative française sans avoir été avertie, alors que l’Allemagne a cofinancé l’édifice.

Pour le rédacteur en chef du site franco-allemand eurojournalist.eu, Kai Littman, ce n’est par exemple pas une bonne décision. Il estime que le surnom passerelle Mimram faisait référence à l’architecte juif, le Français Marc Mimram qui l’avait réalisé. Il voyait là un meilleur symbole de réconciliation franco-allemande, alors que l’ancien chef de l’État allemand ne l’a jamais traversé. Il préférerait qu’un autre endroit soit choisi.

 

#Ile aux sports

Insultée sur Facebook, la CTS demande des excuses publiques et 95€ aux auteurs

Insultée sur Facebook, la CTS demande des excuses publiques et 95€ aux auteurs

Lorsque la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a annoncé une grève pour le mercredi 21 juin, les commentaires virulents se sont accumulés sur sa page Facebook. Mais quelques jours plus tard, une quinzaine d’internautes ont eu la surprise de recevoir une lettre recommandée, leur demandant des excuses publiques, 95 euros et les menaçant de poursuites judiciaires.

Mardi 19 juin vers 21 heures, la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) publie sur sa page Facebook ses prévisions de circulation pour le mercredi 21 juin, jour caniculaire, de passage du baccalauréat et de la Fête de la musique ! La grève étant très suivie, la CTS doit suspendre complètement son service à partir de 14 heures. Les salariés exprimaient leur opposition au sous-traitement de certaines lignes et de tranches horaires (soir et week-end) et demandaient des négociations salariales.

Très vite, les réactions des usagers et des internautes pleuvent : « bande de feignasses, et mon abonnement que je paie plein pot, je déduis les jours de grève ? » « Une grève le jour du bac, mais à la CTS ils l’ont jamais eu », « bande d’égoïstes, comment on va faire pour aller bosser ? », etc., sans oublier le grand classique des usagers « pris en otages. »

Les commentaires ont vite fusé le 19 juin (capture d’écran)

En tout, près de 500 commentaires ont été ajoutés sous cette annonce, qui a été partagée plus de 1 200 fois. Mais parmi les commentaires, certains sont plus virulents encore, voire insultants. Les « community managers » les suppriment de la page mais pas seulement. Ils prennent soin de réaliser une capture d’écran d’abord puis ils l’envoient au service juridique.

Et là, la CTS enclenche une procédure élaborée depuis deux ans : la compagnie identifie l’auteur, trouve l’adresse postale dans son fichier d’usagers et envoie une lettre recommandée avec accusé de réception. Dans cette lettre, au ton comminatoire, la CTS rappelle que les propos insultants tenus sur sa page Facebook sont « inacceptables » et préviens le destinataire qu’ils ont été transférés au procureur de la République.

95€ l’insulte

En outre, l’usager de la CTS est invité à « envoyer une lettre d’excuses très explicite » sous huit jours et à publier cette lettre sur la page Facebook afin « d’atténuer les conséquences négatives de [ce] comportement fautif. » Mais ce n’est pas tout. La CTS demande à ces usagers de lui envoyer 95,35€, par chèque et également sous 8 jours, au titre de « réparation du préjudice financier » du temps passé à gérer ces dossiers et des frais d’envoi.

La lettre envoyée par la CTS à un de ses usagers dont les propos ont été perçus comme insultants (doc remis)
La lettre envoyée par la CTS à un de ses usagers dont les propos ont été perçus comme insultants (doc remis)

Lucas, développeur de Strasbourg et travaillant à Oberhausbergen a reçu une de ces lettres. Le 20 juin, il avait publié ce commentaire sur la page Facebook de la CTS :

(capture d’écran Facebook)

Il se souvient de son état d’esprit ce jour là :

« J’ai posté une insulte de niveau bac à sable, ok. Mais il n’y avait même pas de service minimum et j’étais très énervé de pas pouvoir me rendre au travail… À cause de cette grève, j’ai dû poser une journée de congé. Mais je ne comprends pas la réaction de la CTS. Quand il y a une prise de bec sur Facebook, on supprime le commentaire, on s’explique ou on bloque l’utilisateur… Là, direct ils m’envoient une lettre me demandant des excuses et 95€ ! C’est du racket. J’ai envoyé un message d’excuses mais je n’ai pas l’intention de payer. »

Même chose pour Amandine, après avoir publié ce message :

(captures d’écran / doc remis)

Là, pas d’insultes directes mais c’est probablement l’accusation de traitement différencié des amendes qui a conduit la CTS à déclencher sa procédure délictuelle. De son côté, Amandine n’a pas l’intention d’envoyer de mot d’excuse ni de payer les 95€ :

« Je prends les trams et les bus de la CTS depuis que je vais à l’école… J’ai juste mis un message sur leur page Facebook qui relate la stricte vérité. Je n’ai rien fait de mal. »

« C’est la meilleure de l’année »

Mais la CTS peut-elle réclamer ainsi une somme d’argent de la part de ses usagers ? En fait, les 95€ demandés ne le sont pas au titre d’une amende, comme il en existe dans le règlement d’utilisation de la CTS par exemple. C’est une réclamation pour un préjudice, établie dans le cadre d’une procédure contentieuse. Pour Me Arnaud Dupuy, avocat strasbourgeois spécialiste du droit de la presse, la procédure engagée par la CTS est problématique :

« Un courrier de la CTS qui demande à un usager de payer, franchement, c’est très limite. L’usager peut facilement penser que la CTS lui réclame cet argent dans le cadre de l’utilisation de ses services, alors qu’ils n’ont aucune obligation de payer. Et puis, je souhaite bien du courage au procureur pour instruire tous ces signalements et les qualifier ! Faut-il que la justice ouvre une information judiciaire dès qu’une insulte est postée sur Facebook ? Un peu de sérieux ! Au cabinet, la CTS nous a fait bien rire avec cette lettre. Je ne pense pas que quelqu’un sera cité à comparaître un jour en correctionnelle à la suite de ce type de message. »

Une quinzaine de courriers envoyés après la grève

De son côté, la CTS indique que ces courriers font partie d’une politique globale de « tolérance zéro » contre les incivilités menée depuis deux ans. Chaque année, vingt à trente courriers de ce type sont envoyés, une quinzaine à la suite du mouvement de grève du 21 juin. Directeur général de la CTS, Jean-Philippe Lally défend la procédure :

« Tout le monde peut critiquer la CTS mais personne n’a à accepter les insultes. Elles sont toutes envoyées au procureur de la République, avec les coordonnées des personnes si nous les trouvons. C’est à lui de décider si des poursuites ont lieu d’être engagées ou pas. Depuis deux ans, entre 5 et 10 personnes ont été condamnées pour des faits similaires. Ces procédures nous coûtent de l’argent mais comme il n’est pas normal que ce soit aux Strasbourgeois, qui financent en grande partie la CTS par l’intermédiaire de leurs impôts, de payer pour le traitement de ces dossiers, nous demandons aux fautifs de le faire, d’où les 95€. »

Quant à la lettre d’excuses, Jean-Philippe Lally reconnaît qu’elle sert à temporiser la réaction de la CTS :

« En fonction de l’attitude de la personne et de la teneur des propos, il y a certains cas que nous ne transférons pas au Parquet. »

Si vous avez reçu une telle lettre, il vous reste encore un peu de temps…

#Jean-Philippe Lally

Les 6 trucs zéro déchet qui vont vous faciliter l’été

Les 6 trucs zéro déchet qui vont vous faciliter l’été

Réduire ses déchets à la maison, c’est presque devenu mainstream. Pour ceux qui seraient passés à côté de cette déferlante écolo-bobo-bio, profitez de l’été pour tenter six nouveaux trucs à Strasbourg qui vont vous simplifier la vie, diminuer vos poubelles par 4 (au moins) et vous faire économiser de l’argent… même en vacances !

Hygiène (presque) zéro déchet = maxi profits

1 – Vive le savon de Marseille, le vinaigre blanc et le bicarbonate. – Vous avez peut-être encore chez vous une bonne douzaine de produits d’hygiène différents, à utiliser pour nettoyer les vitres, les sols, les carrelages, la vaisselle, les mains, etc. Que d’argent dépensé, de virées au supermarché supportées et de produits chimiques respirés, alors que deux ou trois produits sains et simples suffiraient !

Un pain de savon Marseille pour la vaisselle (à frotter avec son grattoir en bois, puis à appliquer sur les plats les plus gras), un bidon de savon noir pour les surfaces (5 litres pour 80 mètres carrés et plus d’un an d’utilisation… le tout pour environ 25/30€), du vinaigre blanc ou du bicarbonate pour… tout le reste, et c’est réglé.

A Strasbourg, ces produits peuvent être achetés en vrac (sans emballage, en apportant vos propres contenants) dans plusieurs épiceries et drogueries de quartiers, comme la droguerie Monvoisin boulevard d’Anvers, la droguerie du Cygne Grand’rue (pour le grattoir et les contenants) ou l’épicerie Le Bocal rue de la Krutenau. En vacances, prenez un pain de savon, hyper-polyvalent, et achetez éventuellement du vinaigre blanc sur place (moins de 1€ la bouteille), ce qui réduira à pas grand-chose votre budget ménage…

2 – Produits de beauté : aloé véra et ça ira. – S’il y a un truc qu’il faut garder dans sa salle-de-bain et mettre dans sa valise, c’est bien le tube de gel d’aloé véra. Vendu dans toutes les bonnes boutiques ou supermarchés bio (des dizaines à Strasbourg et alentours !), ce produit possède de très nombreuses vertus (un bon récapitulatif ici).

Pour ne pas encombrer vos placards et encore moins votre bagage de voyage, pour limiter les achats d’opportunité (piqûres, soleil, brûlures…) et surtout supprimer les flacons en plastique qui finissent à la poubelle une fois passée la rentrée scolaire, munissez-vous de cet unique produit ! Conditionné dans des tubes ou bouteilles, certes rarement recyclables, l’aloé véra remplace la crème de jour et celle de nuit (en émulsion avec une huile végétale comme l’huile de Jojoba bio…), mais aussi la crème après-soleil, le spray anti-moustique, le gel cicatrisant… Liste non-exhaustive.

Pique-niques et apéros : chips et cubis in-ter-dits

3 – Contenants maison pour faire ses courses. – À la faveur des douces températures, rares sont ceux qui résistent à l’appel de l’apéro à l’extérieur. Or, rien n’est plus générateur de déchets que les pique-niques et autres événements estivaux. Vaisselle jetable, sachets de chips, canettes de soda ou bouteilles de jus en plastique… C’est tout juste si une famille de quatre personnes ne jette pas une poubelle de 30 litres par repas pris en-dehors de chez elle !

Un maître-mot pour manger (et boire) mieux, dépenser moins et éviter la poubelle : allez au marché plutôt qu’au supermarché (même et surtout ! en vacances) et amenez vos propres contenants chez les commerçants, bocaux ou boîtes en verre (avec couvercle) pour les viandes, charcuterie, poissons, fromages… petits sacs en tissus (à coudre soi-même ou à acheter tout faits) ou tote-bags surnuméraires pour les légumes et les fruits, le pain, etc. Personnellement, j’utilise un panier dans lequel je stocke mes contenants et ne vais (presque) jamais faire mes courses sans.

Contenants réutilisables en cuisine (Photo MH / Simplifier sa vie avec Marie)

4 – Un peu de cuisine. – En limitant les emballages, on est amené à acheter des produits différents de ceux proposés habituellement par l’industrie agroalimentaire et la grande distribution pour un repas à l’extérieur. Ces légumes, ces fruits, ces fromages, il s’agit de les cuisiner (au moins un peu). Bâtonnets de légumes croquants à tremper dans une tartinade maison, à base d’olives ou de carottes mixées avec du fromage de chèvre, du citron, de la purée de sésame…, dés de fromage à pâte cuite à picorer dans un petit bocal en verre, fruits coupés à déguster à même sa gamelle en inox (les miennes viennent du rayon camping du Vieux Campeur, rue du 22-Novembre… increvables !), cakes salés… Les exemples sont infinis. Un sandwich maison emballé dans une serviette en tissu fait aussi parfaitement l’affaire, en randonnée ou en balade découverte. Côté boisson, préférez bien sûr les contenants en verre recyclables : vins ou jus de fruit bio, bière en bouteille consignée, citronnade maison…

Vigilance anti-plastoc pour les enfants

5 – Sus aux gadgets, pailles, chinoiseries-cadeaux. – Pour les enfants, en vacances, l’été rime avec déchets. Pailles en plastique, emballages de glace ou chichis, bouteilles d’eau (ou autres), cadeaux en plastique des grands-parents… Difficile de tenir la vigilance de tous les instants. Alors, s’il est nécessaire de lâcher sur certains trucs, on s’équipe pour d’autres : gourde obligatoire (une par membre de la famille), consignes anti-magazines avec gadgets intégrés made in China sur-emballés, croisade anti-pailles et anti-serviettes en papier (s’équiper de 5 à 10 mouchoirs en tissu) dans les bistrots, pelles et seaux en bois et métal, t-shirts en coton et surveillance parentale plutôt que crème solaire chimique et bouées en plastoc au bord de la mer…

Dur, mais bon pour la planète et pour vos finances ! Bon aussi pour la conscience écolo de votre progéniture pour qui les vacances ne doivent pas rimer avec gaspillage et mal-bouffe. Tout un programme, je sais.

6 – Fesses à l’air. – C’est la libération. Si vous n’avez pas encore adopté les couches lavables (dommage, c’est cool, bon pour la santé de bébé et moins cher que les jetables… voir un des innombrables guides dispo sur le net), c’est l’occasion de se passer de couches tout court. Anecdotique, simple bon sens ? Peut-être, mais ça mérite d’être dit. L’été est le moment idéal pour mettre votre enfant fesses à l’air et arrêter de mettre à la benne 5 ou 6 couches par jour (une tonne à l’incinérateur de la naissance à la propreté, vers 3 ans) ! S’il a plus de 2 ans, foncez !

Un short de rechange (lavable) en cas d’accident est toujours moins générateur de dépense inutile et de déchet qu’une couche et prend la même place dans votre sac de plage. Laissez tomber les couches de bain qui ne retiennent rien (le pipi et le reste vont quand même dans la piscine…) et tenter le cul nu, le petit maillot sans rien en-dessous ou le slip de grand… en avant Guingamp !

Avant un conseil municipal tendu, les hausses d’impôts compensent les baisses de l’Etat

Avant un conseil municipal tendu, les hausses d’impôts compensent les baisses de l’Etat

Suivez le conseil municipal de Strasbourg du lundi 26 juin, en vidéo et commenté en direct à partir de 15h. Plusieurs gros dossiers sont au programme avant l’été, comme les finances de la Ville ou les Bains municipaux, le tout sur fond de fragmentation imminente de la majorité municipale en quatre groupes.

Après une semaine épique marquée par la division de la majorité municipale, il y aura pour la dernière fois deux groupes de la majorité sur les bancs de l’hémicycle strasbourgeois : les « socialistes et républicains » (PS et apparentés), ainsi que les écologistes. Cela ne devrait pas empêcher une certaine liberté de parole individuelle entre « marcheurs », socialistes, écologistes et futurs membres de la Coopérative sociale écologique et citoyenne.

Se distinguer sans s’entretuer

Tout l’art de ces débats sera de se démarquer, sans pour autant plomber l’action commune de la majorité municipale. Dans ce concert polyphonique, la droite aura fort affaire à faire entendre la voix de l’opposition et critiquer la gestion des affaires locales.

Plongée dans les finances

Un des premiers sujets sera un examen des dépenses effectuées en 2016, ce qu’on appelle le compte administratif. Il est marqué par le non-remplacement annoncé de certains employés. Les dépenses de personnel ont baissé de 0,21%, alors qu’une simple stabilisation des effectifs aurait conduit une augmentation de 2 à 3%, en raison des avancements de carrière et de l’augmentation du point d’indice.

Chute des investissements, des impôts qui compensent l’État

Concernant le fonctionnement de la collectivité, l’exercice est excédentaire (+34,6 millions d’euros, contre 17,7 en 2015). Mais les dépenses dans des projets, les investissements, chutent à 61,2 millions d’euros, alors que le double était budgeté.

Dans le détail, on remarque que la baisse de la dotation de l’État, (6,98 millions d’euros) est compensée par la hausse des impôts locaux. Leurs recettes passent de 216,5 millions d’euros à 223,3 millions (+3,1% en un an). Pour rappel, les trois taux avaient été augmentés de 2,5%, auxquels s’ajoutent la revalorisation nationale des bases et les taxes locales payées par les nouveaux habitants.

Roland Ries doit faire face à une majorité explosée en 4 groupe. Il a quitté le sien pour se placer au-dessus d’eux. (Photo Pascal Bastien)

Début des débats nationaux ?

Le gouvernement Macron-Philippe prévoit une baisse similaire de ses dotations aux collectivités territoriales (10 milliards d’euros) à celle connue en trois ans sous François Hollande.

Peut-être ce débat sera l’occasion pour une partie des élus strasbourgeois distants du gouvernement d’adresser un message à leurs collègues marcheurs, qui souhaitent « porter la voix de la majorité présidentielle » dans les affaires locales.

Passerelle et bains

Autre gros dossier qui amènera des débats, celui des Bains municipaux (voir notre article). Plus symbolique, il sera proposé de renommer la passerelle des Deux-Rives, souvent appelée passerelle Mimram, en référence à son architecte, en « Passerelle des Deux-Rives – Helmut Kohl ». L’ancien chancelier qui a réunit les deux Allemagnes vient de décéder et un hommage européen avec de nombreuses personnalités est prévu samedi 1er juillet à Strasbourg.

En toute fin de conseil, le rapport de la très sérieuse chambre régionale des comptes sera étudié. Les magistrats notent que depuis leur dernier passage, aucune mesure concrète n’a encore été appliquée remédier à l’absentéisme de certains agents. Avec plus de 80 points à l’ordre du jour, les débats s’étendront sûrement jusqu’à plus de 21h. « C’est le conseil idéal pour passer des dossiers en douce », glissait même un de ses membres dans la semaine.

Vers un retour de Philippe Bies comme adjoint

Il arrive une semaine après des élections législatives qui ont beaucoup occupé les membres du conseil municipal. Ses 9 membres ont tous été battus, sauf Christel Kohler mais qui n’était que suppléante « en Marche », face à son collègue Philippe Bies (PS).

Pour la suite, le maire a évoqué la possibilité d’ajouter un adjoint de quartier pour que l’ex-député réintègre sa garde rapprochée. Un moyen aussi de peut-être un peu apaiser la base du parti, dont il va quitter le groupe pour se placer au-dessus des quatre futures formations. Ce qui n’est pas vraiment perçu comme un soutien pour les membres de sa famille d’origine.

L’accès à la future piscine extérieure des Bains municipaux plus cher qu’ailleurs

L’accès à la future piscine extérieure des Bains municipaux plus cher qu’ailleurs

Les contours de la rénovation des Bains municipaux de Strasbourg se dessinent. Le conseil municipal va étudier une proposition faisant de la future piscine extérieure la « locomotive » de l’ensemble.

Le dossier épineux des bains municipaux avance doucement. Une nouvelle délibération au conseil municipal du lundi 26 juin doit fixer le montage financier pour leur rénovation, qui sera confiée par la Ville de Strasbourg à sa société publique locale (SPL) des Deux-Rives.
Conformément à

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Strasbourg va confier la rénovation et la gestion des Bains municipaux à un groupement d’entreprises

Strasbourg va confier la rénovation et la gestion des Bains municipaux à un groupement d’entreprises

Deux après avoir été relancé, le dossier des Bains municipaux avance doucement. La Ville transfère la gestion à une de ses sociétés publiques, qui paiera elle-même les travaux mais les confiera à un même groupement d’entreprises pour l’exploitation comme la gestion.

Qui veut repeindre les murs décrépis de la piscine de la Victoire à Strasbourg ? Dans une délibération du conseil municipal ce lundi 26 juin, il sera question de plusieurs aspects de la rénovation des Bains municipaux.

Renforcement de la protection

D’une part, les parties déjà inscrites en 2000 à l’inventaire des monuments historiques seront désormais classées. « Une demande de longue date », estime l’adjoint au maire en charge du dossier Olivier Bitz (LREM) qui justifie par le fait que « tout n’est pas remarquable à la même valeur » pour ne pas avoir demandé un classement total de l’édifice. Nous-même avions distingué une « partie belle » d’une « partie moche » lors d’une visite.

Transfert à sa société, montage complexe

D’autre part, la Ville transfère la gestion des deux piscines, des bains romains et des douches publiques à sa société publique locale (SPL) des Deux-Rives pour 35,5 ans. La Ville va en fait lui transférer l’argent que lui verse déjà l’Eurométropole, qui gère les autres piscines à Strasbourg et dans les alentours. Pendant cette longue durée, la Ville versera 2,47 millions d’euros par an, soit 85,68 millions d’euros à sa SPL. À cela on ajoute une rallonge de 2,6 millions d’euros pour le début des travaux.
La saga des Bains, une histoire toujours complexe (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Avec les 2,47 millions annuels, et une augmentation de son capital de 1 à 5 millions d’euros, la SPL va faire un emprunt pour payer les travaux. Ils sont prévus de 2019 à 2021. Ils débuteront une fois que la piscine d’Hautepierre sera enfin rouverte. Une fois terminés, l’établissement coûtera moins cher à gérer notamment car il y aurait moins de gaspillage d’eau et de chaleur. Tous les ans, 1,05 millions seraient donc remboursés et 1,42 millions dédiés au fonctionnement du site. Rappelons que dans la rénovation il est prévu de maintenir les deux bassins aux même prix qu’ailleurs à Strasbourg, ainsi que quelques douches publiques. Les bains romains rénovés et un futur bassin extérieurs seront « à prix libres ».

Jeu d’écritures

Ce tour de passe-passe a l’avantage d’inscrire l’investissement dans les comptes de cette société plutôt que ceux la Ville de Strasbourg ou l’Eurométropole déjà endettées. Les deux collectivités sont pourtant les seules actionnaires de cet instrument. Mais ce n’est pas la SPL, dont le travail principal est d’organiser la construction des nouveaux quartiers près du Rhin qui va réaliser les travaux, ni embaucher des employés pour accueillir les baigneurs.

Un groupement d’entreprises pour les travaux

La SPL aura à charge de trouver un prestataire qui devra s’occuper de la rénovation comme de la gestion future du lieu dans le cadre d’un marché global. Les 1,42 millions d’euros annuels seraient transférés à l’entreprise gestionnaire, en échange de l’accès au bassin aux mêmes tarifs qu’ailleurs, une activité structurellement déficitaire. Les travaux sont toujours estimés à 30 millions d’euros. Ce contrat unique fait craindre une privatisation cachée à Liane Zoppas, du collectif « La Victoire pour Tous » :
« Lors de la première réunion du Comité de liaison Bains Municipaux, j’ai questionné le représentant de la SPL, au sujet de l’implication exacte de ladite SPL dans le processus de rénovation. Il a confirmé, devant l’assemblée, que la SPL ne s’occuperait pas du projet ni des travaux, mais elle chercherait un groupe suffisamment solide pour tout prendre en charge, le projet et la rénovation proprement dite. J’ai encore cité, pour que ce soit clair – un opérateur comme Bouygues, Vinci, etc ? “Exactement”, m’a-t-il répondu. Concernant la gestion, la SPL préférerait qu’elle soit confiée au même groupe. Le chef de projet de la SPL m’a d’ailleurs confirmé cette intention. »
Oliver Bitz défend le concept de « contrat global de performance », mais assure que ce ne sera pas un promoteur qui gérera au quotidien un établissement de luxe :
« Il faut que le futur exploitant soit associé à la rénovation car il y a des besoins qu’il doit déterminer lui-même. De la même manière quand nous construisons une piscine, nous savons quels vont être les attentes du public et de nos agents. Ce sera une entreprise de bâtiment public qui fera les travaux, mais pas qui exploitera le site. Aucune entreprise n’a tous les savoir-faire pour tout réaliser à ce jour. Ce sera un groupement d’entreprises sous notre contrôle. »

« La première piscine de luxe du centre de Strasbourg »

Dans l’opposition, Jean-Philippe Vetter (LR) interpellera la municipalité lors (à suivre en direct et commenté à partir de 15h). Il n’est pas convaincu non plus par ce mode de gestion :
« Sur la forme la SPL est une structure opaque pour que la gestion ne soit pas publique. Sur le fond, ce contrat global ne laisse aucune chance à une petite entreprise et favorise un bail long. On parle de 10 à 30 ans. L’idéal aurait été de réaliser nous-même la rénovation et ensuite éventuellement le confier à un partenaire renouvelable tous les 5 ans afin de maintenir la pression et obliger le privé a réaliser des prestations de qualité. La municipalité va construire la première piscine de luxe du centre de Strasbourg, dans un joyau public, et son accès sera gérée par le secteur privé, avec des prix qui pourraient empêcher certains d’y accéder. J’ai demandé à plusieurs reprises des garanties sur les prix, sans succès. »
Olivier Bitz de son côté devra continuer de déminer au possible, en arguant que la SPL est un outil du conseil municipal, auquel multiples instances de contrôles vont être ajoutées et qu’il continue le dialogue à travers un comité de liaison. Pour autant, ses séances ne sont pas filmées et ses délibérations non-accessibles.

Sport santé dans la chaufferie, quid de l’aile médicale

La chaufferie et l’aile médicale ne sont pas concernées par ce montage financier. Dans le premier bâtiment, les machines seront retirées, pour raccorder l’établissement au réseau de chaleur du quartier. Il s’agira d’un espace pour le sport-santé. Un somme de 1,8 millions d’euros est donc ajoutée pour moderniser cette partie.
La chaufferie sera retirée pour utiliser l’intérieur pour le sport-santé (photo JFG / Rue89 Strasboury
Il est notamment question d’y implanter un espace pour faire de l’exercice sur place (en plus des deux bassins) et même un institut de formation novateur dans ce domaine. Les employés de ce programme y auront aussi leurs bureaux. Dernier projet d’ajout en date, le dispositif PRECOSS pour aider les enfants en surpoids, qui déménagera aussi boulevard de la Victoire.
L’affectation de cette partie du bâtiment, utilisée par des kinésitérapeutes n’est pas encore connue. Le sport santé pourrait y trouver sa place. (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Dans l’aile médicale, l’avenir est toujours inconnu. Néanmoins la place grandissante du sport-santé à chaque présentation de la rénovation laisse penser qu’une partie de ces espaces pourraient lui être alloués, à moins qu’il s’agisse des étages inoccupés du bâtiment principal. C’est un autre sujet à déterminer à l’avenir, la rénovation du site étant « évolutive », à l’instar de la Coop au Port-du-Rhin.

« Avec le paravent de la SPL, Strasbourg privatise en douce les Bains municipaux »

« Avec le paravent de la SPL, Strasbourg privatise en douce les Bains municipaux »

Pour l’architecte Bernard Aghina, la Ville de Strasbourg prévoit bien de transférer au secteur privé la gestion des Bains municipaux. Selon sa lecture de la délibération présentée au conseil municipal de ce lundi 26 juin, le passage par la SPL Deux-Rives ne vise qu’à masquer cette privatisation.

Comme l’hirondelle annonce le printemps, tous les ans à quelques jours des vacances d’été, une délibération concernant les Bains Municipaux de la Victoire est présentée au conseil municipal de Strasbourg.

    Juin 2015 : vote d’une « charte »‘ et attribution d’une mission étude à la SPL Deux-Rives. Juin 2016 : retour des Bains de l’Eurométropole à la Ville et mandat à la SPL. Juin 2017 : classement Monuments Historiques, modification du capital SPL, contrat entre la Ville et la SPL…

On est donc encore et toujours dans l’organisation, deux années entières passées à définir les rapports entre la Ville et la SPL (deux années inutiles si la Ville avait gardé le projet en interne !). Ces délibérations sont toujours introduites à quelques jours du vote, ainsi les élus et les citoyens n’ont pas le temps de réagir et puis viennent les vacances estivales…

À chaque fois encore, une habile communication met en avant un aspect prometteur : en 2015, une « charte » qui garantit une rénovation exemplaire ; en 2016, le retour de la propriété des Bains à la Ville ; et cette année, la « quasi-régie » !

Quasi-régie, terme trompeur !

Mais cette dénomination est trompeuse. Ce terme de « quasi-régie » laisse entendre au citoyen, au journaliste ou à l’élu municipal que les Bains seront réalisés et gérés par la SPL Deux-Rives en lieu et place de la Ville en quelque sorte comme avec une régie municipale.

Erreur ! La « quasi-régie », c’est uniquement le régime de concession sans mise en concurrence de la Ville à la SPL ; la SPL elle-même ne gérera pas les Bains en « régie » puisqu’elle sera tenue par le contrat Ville/SPL annexé à la délibération de passer un « marché public global de performance. » C’est à dire qu’elle cherchera une entreprise pour faire la conception, la construction et la gestion.

« Le concessionnaire est libre de désigner les entreprises chargées de la conception, de la construction et de l’exploitation technique et commerciale des Installations. » (Art.7 du contrat Ville/SPL).

Un bain à haute température. (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Un montage contraire à ce qui a été promis

C’est très grave : ce montage à tiroir est contraire à tout ce qui a été dit et promis à l’issue des réunions de « concertation » de l’an dernier, à savoir que la SPL serait le bras armé de la Ville mais qu’elle réaliserait et gérerait elle-même le futur établissement.

En conséquence, après le vote de cette délibération, Olivier Bitz, responsable du projet, aura enfin obtenu ce que les décisionnaires successifs cherchent depuis des années, à savoir que le projet Bains soit dispensé de ces fastidieuses séances devant le conseil municipal, séances qui soulèvent à chaque fois les avis et critiques des citoyens mobilisés. Tout se passera désormais en petit comité sous couvert de la SPL, sans débat, avec bien sûr, nous dira-t-on, le contrôle des élus sur les activités de la SPL mais sans publicité.

Et c’est là un autre aspect problématique : avec ce montage juridique et administratif complexe, comme la Ville ne veut plus se charger des Bains, elle est contrainte de multiplier les instances de contrôle : conseil d’administration de la SPL, comité de contrôle analogue de la SPL, comité de pilotage, comité technique opérationnel des Bains…

Autrement dit la SPL restera une coquille vide, simple support juridique et financier de la Ville de Strasbourg servant à ne pas comptabiliser l’investissement Bains dans les finances de la Ville. Elle ne compte d’ailleurs à l’heure actuelle qu’un seul chargé de mission affecté au projet. Elle est donc beaucoup moins équipée que la Ville qui dispose de nombreuses compétences à la direction construction.

Pour mettre au point tous ces contrats et montages complexes, nul doute que la SPL multipliera les consultants extérieurs coûteux. Une énième étude de pré-programmation par un cabinet extérieur est d’ailleurs en cours d’attribution.

L’ensemble des Bains démantelé en quatre entités

Pour résumer : on nous avait promis que la SPL Deux-Rives mènerait le projet en lieu et place de la Ville, en réalité sa mission est uniquement de trouver une entreprise privée qui mènera la totalité du projet.

Avec ce présent contrat Ville/SPL et malgré toutes les garanties d’accompagnement, les conditions sont ainsi réunies pour que la définition même du projet soit soumise à la seule logique de rentabilité et que le projet final puis sa gestion échappent au service public pendant 35,5 ans.

Une autre mauvaise action de cette délibération, c’est qu’elle entérine le démantèlement des Bains de la Victoire en quatre entités : chaufferie, aile médicale, piscines intérieures et douches, activités « annexes » (bains romains, sauna, spa, future piscine extérieure…). La chaufferie est traitée à part, elle serait affectée au projet « sport-santé ».

L’aménagement de l’aile médicale, sous prétexte qu’il n’y a pas d’usage prévu aujourd’hui, est repoussé aux calendes grecques, au risque d’augmenter encore les coûts futurs. Le programme global n’étant pas arrêté, pourquoi donc ne pas l’intégrer au projet global ? Existerait-il un projet caché car inavouable ?

Seules les deux piscines intérieures et quelques douches resteront aux tarifs Eurométropole, une compensation sera donnée à l’entreprise privée pour ce « manque à gagner », cette obligation de service public résiduel. Les autres activité dites « annexes » seront à prix libres : bains romains, spa, sauna, y compris la future piscine extérieure qui avait pourtant été promise comme intégrée au réseau des piscines de Strasbourg.

Une autre politique, publique, est possible !

Quant au coût du projet, c’est encore et toujours le même montant de 30 millions d’euros qui est cité. Il n’a donc pas été revalorisé depuis toutes ces années et on se demande toujours comment un tel chiffrage peut être avancé alors que le programme concret des équipements reste à élaborer.

Tout ce qui précède est d’autant plus désolant qu’une autre politique est possible. Un seul exemple : une municipalité beaucoup plus modeste que Strasbourg, Balaruc-les-Bains au bord de l’étang de Thau, a confié en 2012 ses thermes à une SPL qui a financé la rénovation et ouvert en 2015 un nouvel établissement magnifique exploité par la Société Publique Locale d’Exploitation des Thermes de Balaruc-les-Bains (60 M€ investis, 400 emplois directs).

A Strasbourg, il s’agit en fait d’un choix idéologique de la municipalité. Contre vents et marées, contrairement aux fausses promesses successives, c’est bien le projet initial qui continue depuis 2011, camouflé sous une montagne de procédures complexes : les futurs Bains Municipaux de Strasbourg seront imaginés et gérés par une entreprise commerciale qui sera forcément soucieuse d’abord de réaliser des bénéfices…

On est bien loin des ambitions sociales qui ont présidé à leur création en 1908.

Les immanquables de la fête du cinéma 2017 à Strasbourg

Les immanquables de la fête du cinéma 2017 à Strasbourg

Rendez-vous annuel venant grossièrement marquer la fin du bac et le début des vacances d’été, la fête du cinéma a quelque peu perdu de sa superbe. Les spectateurs, rodés aux cartes illimités et aux manifestations concurrentes (type Ciné-cool) n’ont plus le même élan qu’auparavant à l’heure d’enchaîner les séances. Voici néanmoins quelques suggestions.

Le concept de la Fête du cinéma a été simplifié : 4 jours de cinéma à 4 euros la séance, toutes salles confondues. L’époque de la première séance à tarif plein est bien révolue. Il fallait bien ça pour que les plus réfractaires à délaisser Netflix se réconcilient avec les salles obscures.

L’affiche officielle 2017

Parce que l’heure est à la découverte, et parce qu’en quittant la séance de Pirates des caraïbes 22, vous aurez forcément envie d’autre chose, nous nous risquons à quelques recommandations pour cette manifestation qui aura lieu, du dimanche 25 au mercredi 28 juin, dans toutes les salles de cinéma de Strasbourg.

Free fire (Ben Wheatley)

Les amateurs d’action trouveront aisément leur compte avec ce petit objet débridé, sorte de huis-clos articulé autour d’une gigantesque fusillade. Ben Wheatley, cinéaste anglais dont vous adorez déjà les films sans vous souvenir du nom de leur auteur, y confirme sa polyvalence et son éclectisme. Après l’horreur malsaine, le film historique et noir et blanc et l’uchronie 70’s, il propose donc un exercice de style assez jouissif.

Creepy (Kiyoshi Kurosawa)

L’autre Kurosawa, maître du film de fantômes low-key dans les années 2000, a depuis bourlingué d’un genre à l’autre et s’est essayé au drame intimiste, aux longues fresques et au tournage français. Il revient avec un sublime thriller, présenté à la Berlinale en 2016. Creepy ramène le personnage du serial killer à une dimension quotidienne, presque anodine. Et dans cette normalité, il devient plus terrifiant encore.

Nothingwood (Sonia Kronlund)

Une productrice de France Culture s’attache à suivre un ahurissant cinéaste afghan, auteur d’une centaine de films d’action dans lesquels il se met en scène, au fil des années, sans la moindre retenue. Nothingwood est un documentaire centré sur un personnage passionnant, sorte de Falstaff surnageant dans un pays en guerre, animé seulement par une passion du cinéma et une envie de partage que le danger et le risque de mort ne sauraient éroder.

The Offence (Sidney Lumet)

Dans une ambiance des plus glauques, Sean Connery, flic borné et violent, interroge un pédophile pendant une nuit entière. The Offence est une curiosité, une pépite méconnue signée d’un très grand cinéaste, Sidney Lumet. Le film n’a toutefois eu les honneurs d’une sortie en salle en France qu’en 2007, soit 35 ans après son tournage. En 1972, Connery revenait à Bond (Les diamants sont éternels) et les distributeurs étaient réfractaires à l’idée de le voir apparaître, par ailleurs, dans un rôle aussi sombre et éloigné de celui du fameux agent secret. Le comédien écossais y trouve pourtant l’un de ses plus beaux rôles.

Intégrale David Lynch

Les trois premiers jours de la fête du cinéma permettront également aux retardataires de profiter des dernières séances de la rétrospective David Lynch organisée par les cinémas Star. L’oeuvre du réalisateur iconique, revenu cette année sur le devant de la scène avec la troisième saison de Twin Peaks, est un sublime labyrinthe cinéphile dans lequel on se perd, encore et toujours, avec délectation. Et vous pourrez quitter la salle en exposant vos théories sur des oreilles trouvées dans les pelouses, sur les blondes qui se transforment en brunes incendiaires et sur les bêtes cachées derrière les murs des diners.

#fête du cinéma

La rue du Jeu-des-Enfants devient piétonne et colorée

La rue du Jeu-des-Enfants devient piétonne et colorée

Récemment piétonnisée, la rue du Jeu-des-Enfants au centre-ville de Strasbourg revit. Fresques murales, structures aériennes, poubelles décorées… Riverains et bénévoles impliqués dans sa transformation l’ont inaugurée samedi.

Samedi aux alentours de midi, on trouve dans la rue du Jeu-des-Enfants, en plein centre-ville de Strasbourg, moins de flâneurs que de personnes impliquées dans sa transformation. On y croise Nicolas, bénévole au sein de l’association Akpé, occupé à régler les derniers détails de l’inauguration, ou encore Patrick Lambin, appareil à la main, présenté comme le « photographe officiel » de la piétonnisation en mode « do it yourself » de la rue.

Une rue laissée à ces riverains

Installation d’oeuvres aériennes conçues par le collectif Gariste Gatene (photo Patrick Lambin)

Le 9 mars, une réunion publique l’annonce et le 2 juin c’est chose faite : la rue du Jeu-des-Enfants devient officiellement piétonne. La signalétique est posée et après quelques arrangements logistiques, le feu vert est donné : les riverains vont désormais pouvoir s’emparer la rue et la modeler à leur guise.

C’est la crainte de demeurer la « rue oubliée du centre-ville » qui a, selon Vincent Vigneron, secrétaire de l’association de la rue du Jeu-des-Enfants, poussé ses habitants et ses commerçants à chercher à s’approprier l’espace public. L’association des riverains et commerçants de la rue rencontre rapidement l’association Akpé, « laboratoire d’architecture alternatif » constitué de quatre diplômés de l’INSA de Strasbourg.

Les bénévoles peignent la chaussée afin de souligner sa vocation piétonne (photo Patrick Lambin)

La rue est divisée en deux parties : la première, entre la place de l’Homme de fer et la rue Hannong, consiste en une « zone de rencontre », un espace mixte où la circulation est autorisée mais limitée à 20 km/h afin de laisser accessibles les deux parkings. La deuxième partie de la rue, qui s’étend jusqu’à la place Saint-Pierre-le-Vieux, est, elle, exclusivement piétonne.

Ces aménagements sont une aubaine pour les restaurateurs, qui voient alors leurs terrasses agrandies par les bénévoles de l’association Akpé, mais aussi pour les riverains qui peuvent désormais circuler dans leur rue sans être forcés de composer avec les voitures de passage ou garées sur chacun des deux trottoirs.

Restaurant « Au Bouchon Brionnais » qui bénéficie comme la plupart des autres établissements de la rue d’une terrasse de bois (photo Tanguy Cadi)

Une rue « singulière » et « artistique »

A ces aménagements urbains s’est ajoutée la volonté de créer une rue « singulière » et « artistique ». Des créateurs en tout genre ont répondu à l’appel à projets qui avait été lancé durant le printemps afin de participer à cette transformation.

Outre la colorisation de la chaussée par les bénévoles de l’association Akpé, des oeuvres aériennes conçues par le collectif Gariste Gatene ont été installées et les murs et mobiliers urbains se sont vus recouverts de peintures et de dessins.

Les poubelles servent désormais également de pots pour les plantes (photo Tanguy Cadi)

À présent, la rue du Jeu-des-Enfants paraît agrandie, elle est colorée, festive.

Entrée de la rue, côté place de l’Homme de Fer (photo Tanguy CADI)

Beaucoup d’acteurs du monde associatif strasbourgeois ont répondu à l’appel de la rue du Jeu-des-Enfants, c’est le cas de l’association Bretz’selle et du collectif Terrains Vagues.

Composé de 3 jeunes diplômées de la Haute école des arts du Rhin, le collectif s’est établi sur le bord de la place du Vieux Marché au Vin. Durant deux semaines, elles ont organisé des ateliers à l’école Saint-Jean, quartier gare, afin de déterminer un moyen de transformer une partie de la rue du Jeu-des-Enfants en aire de jeu pour enfants. C’est chose faite, des formes abstraites sont peintes sur le sol, comme une invitation faite aux petits à s’en emparer pour y jouer.

Les marquages colorées au sol font du trottoir une aire de jeu pour enfants (photo Tanguy Cadi)

Lors de l’inauguration, le maire de Strasbourg Roland Ries (PS) s’est exclamé en observant les transformations apportées à la rue : « C’est un miracle ! » Le maire s’étonne de la rapidité et de la facilité avec laquelle se sont opérés les travaux. Paul Meyer, adjoint de quartier, et Vincent Vigneron s’empressent d’ajouter que c’est avant tout une action citoyenne, menée par les riverains et commerçants, aidés de bénévoles.

Roland Ries apporte sa touche de peinture à la chaussée de la rue (photo Tanguy Cadi)

De gauche à droite : Nicolas et Clara, de l’association Akpé, Roland Ries, Vincent Vigneron, de l’association de la rue du Jeu-des-Enfants, et Paul Meyer, adjoint au maire (photo Tanguy Cadi)

Bien accueillie par les habitants

Sans surprise, la piétonnisation de la rue est bien accueillie par les riverains et les commerçants. Robin, du cinéma Star, s’en réjouit. Il espère notamment qu’elle octroiera une meilleure visibilité au cinéma dont il occupe la caisse :

« Souvent, les gens ignorent qu’il y a un cinéma dans cette rue. C’était surtout un lieu de passage, pour voitures. »

De l’autre côté de la rue, à l’école de musique, un professeur de guitare se montre un peu plus partagé :

« En tant que professionnel, ça ne change pas grand chose puisque je suis cycliste. C’est pour les parents des élèves de l’école, souvent motorisés, que ça demandera un petit temps d’adaptation. »

Les passants, eux, sont agréablement surpris, comme par exemple Régis qui découvre les transformations :

« Avant, la rue était glauque. Maintenant, elle donne envie de se balader, de s’installer quelque part en sortant du ciné… »

Les enfants jouent rue du Jeu-des-Enfants

Tom et Liam, 4 et 8 ans, ont investi les marquages laissés au sol, convaincus d’être poursuivis par un crocodile. Des haut-parleurs sonorisent la rue avec des chansons de France Gall et des jeunes jouent au badminton au moyen d’un filet tendu devant le cinéma Star. La rue est agitée en cette fin d’après-midi et l’on pourrait craindre que toute cette activité ne cesse une fois la journée d’inauguration passée.

Toutefois, Nicolas insiste sur le fait que les travaux sont loin d’être finis :

« Il y a eu beaucoup d’implication émotionnelle durant les travaux, nous sommes attachés à cette rue. Après l’été, nous allons poursuivre sa transformation. »

Il est par exemple prévu d’installer une « terrasse citoyenne » à côté du cinéma, c’est-à-dire une portion d’espace public gérée par les habitants et non par la municipalité. Nicolas espère y voir s’installer des boîtes à livres, des plantes. Des artistes continueront de venir, des festivals seront organisés… L’inauguration de samedi est perçue par les riverains, les commerçants et les bénévoles comme le début de quelque chose de nouveau rue du Jeu-des-Enfants, et non seulement comme la célébration de la fin des travaux.

Les bénévoles et riverains impliqués dans la transformation de la rue (photo Patrick Lambin)

Quelques idées de reconversions pour les ex-députés socialistes strasbourgeois

Quelques idées de reconversions pour les ex-députés socialistes strasbourgeois

Les députés socialistes de Strasbourg, Philippe Bies et Éric Elkouby, ont été emportés par la vague de La République En Marche. Voici quelques idées de reconversion tirées de leurs discours de campagne…

 

La Fête de la Musique 2017 à Strasbourg, chaleur, frites, rires et des notes…

La Fête de la Musique 2017 à Strasbourg, chaleur, frites, rires et des notes…

Retour en photos sur la Fête de la Musique 2017 à Strasbourg, tenue sous un soleil de plomb, sans bus ni trams pour convoyer les amateurs, mais avec toujours autant de succès.

Mercredi 21 juin, sous un soleil de plomb déclinant, Strasbourg a fêté toutes les musiques, selon le rituel annuel instauré par Jack Lang, ministre de la Culture en 1982. Et chaque année, l’engouement pour ce rendez-vous ne faiblit pas, à croire que la musique plus ou moins bonne, la foule, les bières tempérés et les barquettes de frites forment une combinaison ultime. Voici en images à quoi l’édition 2017 a ressemblé à Strasbourg…

Les agents de l’Eurométropole ont, eux aussi, célébré la musique ce 21 juin. (Photos Mathilde Piau / Rue89 Strasbourg)

La scène Cultures Urbaines a animé le parvis de la médiathèque Malraux.

Un ensemble de contraintes sécuritaires s’étaient ajoutées à l’organisation.

Quatre scènes « officielles » et douze scènes partenaires avaient été réparties dans la ville.

La fête de la musique c’est l’occasion de partager une bière et plus…

A partir 16h, la circulation automobile avait été interdite dans le centre-ville.

Les musiciens s’étaient installés aux quatre coins de la ville, pour le plaisir des petits et des grands.

Sur scène ou dans la rue, les musiciens ont su attirer les Strasbourgeois.

La Fête de la musique n’a pas d’âge.

Les quatre scènes « officielles » ont accueilli des artistes professionnels ou amateurs. 

Sur la place Kléber, trônait la scène « têtes d’affiche ».

Même une fois le soleil caché, il a fait très chaud en cette première soirée d’été.

En cette chaude soirée, à chacun sa façon de se rafraîchir.

Si les enfants ont tombé le tee-shirt, les adultes ont plutôt opté pour la bière.

De nombreux allemands ont passé la frontière pour venir fêter avec la musique en France.

Le programme des scènes partenaires était assuré par des associations et structures locales.

Combien de couples naissent lors de la Fête de la musique ?

La ville s’est transformée en piste de danse le temps d’une soirée.

Avec une quinzaine de scènes à travers la ville, difficile pour certains de s’y retrouver.

Les vendeurs ambulants font aussi partie de la Fête…

Malgré la chaleur, pas question de s’empêcher de danser… 

Le selfie: moment incontournable de la soirée.

Quand les scènes ne font plus l’unanimité dans un groupe… 

Le stationnement des véhicules dans l’enceinte de la Grande-Île avait été interdit entre 6h et 1h du matin, comme lors du Marché de Noël.

Place Kléber, difficile de retrouver parmi la foule.

Un dispositif de sécurité renforcé avait été mis en place pour cette édition de la fête de la musique.

Les Strasbourgeois ont été nombreux à immortaliser les concerts sur les réseaux sociaux.

Forces de l’ordre aux entrées et en patrouille sur les sites: la Fête de la musique était sous haute surveillance.

A la tombée de la nuit, la foule s’est rassemblée place Kléber pour accueillir Olivia Ruiz.

Amor Blitz va faire danser le Diamant d’Or jeudi avec son nouvel album

Amor Blitz va faire danser le Diamant d’Or jeudi avec son nouvel album

Après quelques mini-albums et des concerts hautement remarqués, Amor Blitz, fleuron de l’écurie October Tone, a enfin sorti son premier long, Ta Jalousie Est Un Drone. Les quatre musiciens viendront le présenter au Diamant d’Or à Strasbourg pour une folle soirée jeudi 29 juin.

« Du chorus et du love. » La biographie d’Amor Blitz est très vite résumée sur leur page, mais en apprend peu sur le style de musique auquel s’attendre. Le qualitatif utilisé de « gaule-wave » renseigne à peine plus. Et pourtant, il suffit d’écouter le premier titre de leur premier album, « Ta jalousie est un drone » pour comprendre rapidement à quoi on a affaire. Amor Blitz est en concert à Strasbourg jeudi, au club privé Diamant d’Or à la Meinau.

La bande son parfaite de l’été

Entre riffs rock et pop psyché, les 9 titres du disque d’Amor Blitz installe la bande son parfaite pour l’été. Rythmes hypnotiques (« Dracula pacifique »), délires électroniques (« Un bain de lumière »), chevauchées fantastiques (« Gloria ») et plages ondulantes (« Safran »), tout y passe. Les années 80, si omniprésentes dans la musique du moment, se trouvent ici mêlée à des sons plus seventies, pour un mélange original et sans complexe. Et c’est la voix d’Emmanuel Szczygiel  qui porte la cohérence du tout, assurée par les textes en français.

Amor Blitz sera accompagné de trois autres groupes pour l’occasion. Posterboy Machine, groupe de pop silencieux depuis 3 ans, se reforme et viendra présenter les titres de son nouvel EP. Police des Mœurs, débarqués de Montréal, viendront jouer de leur dark wave à Strasbourg au milieu de leur tournée européenne. Et enfin Martin Rahin, passé dernièrement à la fête de la Fédélab ouvrira de son électro dansante. Une belle affiche et un véritable cocktail d’énergie à prévoir jeudi 29 juin au Diamant D’Or.

Écouter « Ta Jalousie Est Un Drone »


#diamant d'or

Rythmes scolaires : pas de changement à la rentrée

Rythmes scolaires : pas de changement à la rentrée

Alors que le gouvernement prévoit de rendre possible le retour à la semaine de quatre jours, la Ville de Strasbourg annonce qu’il n’y aura pas de changement pour la rentrée scolaire 2017. La municipalité justifie cette décision par le temps nécessaire à la mise en place de ce changement.

Les rythmes scolaires ne changeront pas en cette rentrée 2017-2018. (Photo Hiwelo / Flickr / cc)
Les rythmes scolaires ne changeront pas en cette rentrée 2017-2018. (Photo Hiwelo / Flickr / cc)

Depuis 2014, la semaine de quatre jours et demi est en vigueur à Strasbourg. La Ville avait mis en place la réforme des rythmes scolaires décidée par le ministre de l’Éducation nationale d’alors, Vincent Peillon (PS). L’instauration de ce nouveau rythme scolaire avait impliqué une nécessaire réorganisation, chez les parents comme dans les écoles.

Mais, comme à chaque changement de gouvernement, le sujet est revenu sur le tapis. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a choisi d’autoriser les communes qui le souhaitent de revenir à la semaine de quatre jours. Une disposition qui impliquerait une nouvelle refonte des emplois du temps et de l’organisation des écoles concernées.

Des activités périscolaires seront toujours proposées aux enfants à partir de 15h45, une fois par semaine. (Katherine Hala / Flickr / cc)
Des activités périscolaires seront toujours proposées aux enfants à partir de 15h45, une fois par semaine. (Katherine Hala / Flickr / cc)

C’est pour cette raison qu’à un peu plus de deux mois de la rentrée, la Ville a annoncé qu’elle ne changerait pas les rythmes scolaires en place dans ses écoles pour cette année, par manque de temps pour y procéder. Il n’y a aucune indication concernant le choix de la municipalité pour la rentrée 2018-2019.

À la rentrée, les enfants auront donc école de 8h30 à 12h et de 14h à 15h45 les lundis, mardis, jeudis et vendredis, et de 8h30 à 11h30 les mercredis.

Roland Ries quitte le groupe socialiste du conseil municipal

Roland Ries quitte le groupe socialiste du conseil municipal

Confronté à l’éclatement de sa majorité municipale, le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), a annoncé vendredi soir qu’il quittait le groupe socialiste au sein du conseil municipal. Il espère ainsi se placer au dessus de la mêlée, qui s’annonce acharnée.

Roland Ries avait commencé la semaine en rappelant à tous ses adjoints, après les défaites socialistes aux élections législatives, qu’ils avaient été élus sur un projet jusqu’en mars 2020 et qu’il était donc important de rester unis.

Las, alors que le maire s’est absenté de Strasbourg pour se rendre à un congrès à Montréal, l’aile droite de sa majorité a constitué un groupe « En Marche » séparé jeudi tandis que l’aile gauche a adopté la même attitude vendredi, autour d’un nouveau mouvement strasbourgeois appelé « La Coopérative sociale écologique et citoyenne« .

Alors que les écologistes ont annoncé qu’ils gardaient le cap, la majorité passe donc de 2 à 4 groupes. On récapitule de droite à gauche : En Marche, Parti socialiste, Europe Écologie les Verts et donc la Coopérative. Pour autant, tous disent vouloir appliquer le programme de la campagne de 2014.

Roland Ries en conseil d'Eurométropole, comment prendre de la hauteur ? (Photo Pascal Bastien / Rue89 Strasbourg)
Roland Ries en conseil d’Eurométropole, comment prendre de la hauteur ? (Photo Pascal Bastien / Rue89 Strasbourg)

Ne pas privilégier un groupe

Dans ces conditions, Roland Ries a choisi lui aussi de quitter le groupe « Socialistes et républicains » du conseil municipal, afin dit-il, « de ne pas privilégier un groupe plus qu’un autre ». Il ne sera affilié à aucune équipe.

Le maire a néanmoins précisé qu’il « reste socialiste », mais ne se situe pas dans l’opposition à Emmanuel Macron. Les élus « En Marche » avaient invoqué ce motif national pour se distancier du groupe PS historique qui passera de 39 élus à 29 membres au maximum.

Peut-être réintégrer Philippe Bies

Roland Ries, qui ne se représentera pas en 2020, précise toutefois qu’il « ne faudrait pas que la compétition aboutisse à fragiliser notre bilan ».

Le maire exclut tout remaniement d’ampleur. Il étudie néanmoins la possibilité de réintégrer Philippe Bies, élu au conseil municipal et battu aux élections législatives, à son exécutif. Il faudrait un ajouter un adjoint au maire en charge uniquement d’un quartier.

La coopérative sociale écologique et citoyenne, nouveau mouvement politique à Strasbourg

La coopérative sociale écologique et citoyenne, nouveau mouvement politique à Strasbourg

Après « En Marche » côté droit, le Parti socialiste aura un autre groupe sur sa gauche au sein de la majorité municipale à Strasbourg. La « coopérative sociale écologique et citoyenne » est davantage motivée par un projet local.

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Roland Ries part trois jours à un sommet au Canada et sa majorité passe de deux groupes à quatre. Nouvelle étape dans le boxon la recomposition politique actuelle à Strasbourg, la création de la « coopérative sociale écologique et citoyenne », après l’installation de « En Marche ».

Parmi les sept membres fondateurs, les adjoints au maire Paul Meyer, Jean-Baptiste Gernet (tous deux PS), Eric Schultz (ex-EELV), Alexandre Feltz (non-encarté) et les conseillères municipales Ada Reichhart (PS), Edith Peirotes et Mina Bezzari (tous deux EELV). Il s’agit des anciens soutiens du vainqueur de la primaire du PS Benoît Hamon qui se sont retrouvés parfois bien seuls à faire campagne pour lui quand beaucoup de grands élus du parti se sont démotivés.

« Pas dans l’agression »

Comme « en Marche » et ses six membres fondateurs, ce nouveau groupe n’est pas non plus dans l’opposition et veut « réussir le mandat de Roland Ries, sur la base du programme de 2014 », mais aussi « offrir aux Strasbourgeois un cadre pour partager plus largement cette action politique. » Il ne « sera pas dans l’agression » vis-à-vis des marcheurs.

La création de ce groupe se double du concept politique à la mode de « mouvement politique » strasbourgeois explique Paul Meyer :

« Nous voulons dépasser des appareils politiques que nous avons essayé de changer en vain, et pour certains nous allons continuer à essayer de le faire. Après cette séquence électorale de loyauté jusqu’à l’absurde, à soutenir des candidats qui avaient eu des votes différents de nos convictions. »

Son collègue du conseil municipal Philippe Bies n’a pas été réélu en juin, battu par un candidat « En Marche ».

Autre objectif, « préparer l’avenir » sans forcément se prononcer sur une future liste aux municipales de 2020, mais on imagine que la question va tôt ou tard se poser. Le médecin Alexandre Feltz insiste par exemple sur le sujet des les inégalités de Santé, mais aussi environnementales. « À Strasbourg les plus pauvres habitent dans les quartiers les plus pollués ».

Au jardin partagé du quartier gare, ils sont six sur la photo mais ils seront sept en tout.
(photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Le création de ce mouvement fait suites aux des campagnes électorales des derniers mois, « où on a entendu les Strasbourgeois qui attendaient une gauche écologique, qui s’était dispersée », selon Edith Peirotes.

Il est vrai que le total de Jean-Luc Mélenchon (24%) et de Benoit Hamon (9%) dépassait celui d’Emmanuel Macron (29%) à Strasbourg au 1er tour de l’élection présidentielles. Selon l’analyse du groupe, tous les électeurs ne se retrouvaient pas dans forcément dans toutes les positions du leader de la France insoumise notamment sur l’Europe, mais ce vote restait la meilleure option pour être au deuxième tour. Tout comme Benoît Hamon a souffert d’une absence de dynamique. La Coopérative tentera donc d’être ce point d’équilibre strasbourgeois.

Plus aucun groupe majoritaire

Concernant le conseil municipal, le groupe « historique » de 39 élus PS a perdu au moins 5 membres du coté « d’En Marche » et en perd au moins quatre de plus. Aucun groupe n’aura donc la majorité absolue de 33 voix. L’allié écologiste passerait de 10 à 7 membres maximum.

De toute façon, ces groupes n’ont (pour le moment ?) pas vocation à paralyser l’action du maire. Celui des marcheurs veut simplement « porter la voix de la majorité présidentielle » et la coopérative de « donner envie d’un programme social et écologique comme référence pour l’avenir », dixit Éric Schultz.

Il y aura néanmoins des débats sur la manière d’appliquer des politiques nationales de manière plus ou moins zélée au niveau de la Ville de Strasbourg.

Le chef est déjà trouvé

Là où En Marche compte reprendre à son compte les comités locaux de la campagne présidentielle, la coopérative va aller à la rencontre des Strasbourgeois à travers des café-débats, parc-débats, ciné-débats, barbecues ou via des outils numériques. Des soutiens publics de personnalités locales sont annoncés à la rentrée. À cela s’ajoute des rencontres de travail fermées sur des thématiques précises avec des forces vives strasbourgeoises.

Contrairement à « En Marche », ce groupe a déjà choisi qui le dirigera. Paul Meyer sera le président et Edith Peirotes la vice-présidente. Quant aux mouvements nationaux semble-t-il similaires qu’espèrent créer Benoit Hamon ou Anne Hidalgo (Dès Demain), y prendre part ou non relèvera de choix personnels de ses membres. Ce n’est pas une déclinaison locale.

Le député Bruno Studer favorable à l’intégration de l’enseignement de l’islam à l’école

Le député Bruno Studer favorable à l’intégration de l’enseignement de l’islam à l’école

Élus il y a quelques jours, les six nouveaux députés alsaciens de « La République En Marche » commencent à être questionnés sur les dossiers locaux. C’est par exemple le cas de Bruno Studer, interrogé jeudi lors d’un débat du Club de la presse de Strasbourg sur l’enseignement religieux à l’école, donné sur les heures de cours à l’école primaire et en option par la suite en Alsace-Moselle.
Le néo-député, professeur d’Histoire-Géographie à Strasbourg dans le quartier de Cronenbourg, se dit favorable à l’extension de l’enseignement religieux à la . . .
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