Stéphane Becker, geek emblématique de Strasbourg et fondateur d’Alsace Digitale, pourrait céder la présidence de cette association. Lors de la prochaine assemblée générale, l’actuel vice-président va briguer le mandat de président et assure disposer du soutien d’une majorité des membres.
C’est un petit coup de tonnerre qui se prépare dans le monde, pourtant à la cool, de l’économie numérique alsacienne. Selon nos informations, Stéphane Becker, emblématique fondateur de l’association Alsace Digitale, va être évincé de la présidence de cette association à la faveur de la prochaine assemblée générale, mardi 13 juin.
Le coup vient d’une majorité des membres du bureau d’Alsace Digitale, une dizaine de personnes très impliquées dans la gestion des activités de l’association. L’actuel vice-président, Yann Klis, va proposer une liste aux membres de l’association, avec comme objectif d’être élu président.
Stéphane Becker était devenu l’un des visages de l’économie numérique en Alsace Photo : Google+
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Même à Strasbourg, ville cyclable, la pratique du vélo est très faible dans les quartiers périphériques. Pour y remédier, l’association de cyclistes Cadr 67 propose des stages de « vélo-école » aux adultes. Reportage lors d’une session dans le quartier du Neuhof.
Vendredi matin, 10h15. Dans la cour de l’école Guynemer, en plein dans le quartier du Neuhof à Strasbourg, deux dames s’exercent à slalomer entre des petits plots oranges. Vincent Murez, initiateur mobilité vélo au CADR 67 (Comité d’actions deux roues du Bas-Rhin), supervise les opérations.
« Pas de panique, aujourd’hui tout le monde est en retard ! », lance-t-il pour rassurer les autres adultes, qui arrivent au compte-gouttes, parfois munis d’une bouteille d’eau. Peut-être que le ciel menaçant il y a quelques heures a fait hésiter. Mais assez vite, la cour se remplit.
La séance débute par un circuit (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Un vélo pliable pour moins d’appréhension
Les « élèves » enchaînent des tours de piste sur des vélos pliables de marque Brompton, des bijoux d’une valeur de 1 400 euros chacun mais apparemment, il faut bien ça pour mettre en selle les adultes. « Les petites roues permettent de diminuer l’appréhension », explique Vincent Murez. Il est aidé par Manel, une nouvelle salariée de l’association, qui assure aussi les cours individuels au parc de la Citadelle.
Les apprenties doivent slalomer ou rester droit. « Aujourd’hui, il n’y a que des femmes, mais on a parfois des hommes », précise Vincent. De temps à autre, il s’approche pour donner des conseils personnalisés aux stagiaires.
Maîtriser sa vitesse
Au fil des minutes, certaines s’essayent à rouler en tenant le guidon d’une seule main. « Une fois que les élèves comprennent que c’est la vitesse qui apporte l’équilibre, il faut ensuite apprendre à la maîtriser », poursuit Vincent. Ce matin, on dénombre quelques chutes, mais pas de blessure.
La tenue de la séance est libre, chacune peut s’arrêter et reprendre quand elle souhaite. Après 30 minutes, les premiers coups de fatigue se font sentir, mais personne ne se décourage.
Sur la piste cyclable le long de l’aérodrome du Polygone, tout le monde est à l’aise. (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Deux sessions de 8 semaines par an
Le Cadr 67 propose deux sessions par an, de 8 semaines chacune pour apprendre à faire du vélo aux adultes qui n’ont jamais approché un deux-roues. La première session débute en septembre pour se terminer en décembre et l’autre court de mars à juin. Les cours ont lieu à Koenigshoffen, au Port-du-Rhin, à Schiltigheim, à Hautepierre, à la Montagne Verte, à la Meinau ou encore à Cronenbourg. Des quartiers périphériques et populaires où la pratique du vélo est nettement moins courante que dans le centre-ville. Ces cours existent depuis les années 1990.
L’inscription coûte 20 euros. Elle était autrefois gratuite. Mais les animateurs ont remarqué que cette somme n’est pas dissuasive et que les apprentis sont plus rigoureux que lorsque l’inscription était gratuite ou même à 10 euros. Khedidja est venue depuis l’Esplanade :
« Je n’ai jamais appris à faire du vélo. Je souhaite m’y mettre pour me promener avec mes filles et faire de petites courses. »
Mais pour le moment, elle n’ose pas sortir seule à vélo, notamment à cause du regard des autres et des moqueries que sa pratique encore hésitante pourrait susciter.
Vincent Murez redescend parfois avec une élève plus en difficulté et laisse le reste du groupe avancer (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
« On est comme nos enfants »
Même motivation, prendre du temps avec ses enfants, pour Fatiha, venue de la Meinau car le cours dans son quartier, le jeudi après-midi, ne correspond pas à ses heures de travail :
« Mes filles ont appris toutes seules. En fait, là on est comme les enfants, sauf que nous il n’y a pas de papa qui dit “vas y ma grande !” »
Toutes les participantes interrogées pensent acheter un vélo une fois leur apprentissage terminé. Certaines étaient déjà venues aux derniers cours de la session automnale. Cependant, tous les inscrits ne se transforment pas en cyclistes réguliers, a remarqué le Cadr avec les années.
Excursion sur la route
Il est bientôt 11 heures. Vincent emmène les stagiaires les cinq plus aguerries, équipées d’un gilet jaune, pour une petite excursion sur la route. Trois autres restent dans la cour avec Manel.
C’est le départ dans les petites rues résidentielles du Neuhof (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
L’excursion débute par des petites rues plutôt calmes et sur la piste cyclable le long de l’aérodrome du Polygone. Mais ensuite, il faut remonter l’avenue Rodolphe Reuss, beaucoup plus fréquentée par les voitures. Pour certaines, la présence de véhicules est une source d’inquiétude et elles préfèrent mettre pied à terre. Mais pas d’accrochage, ni de frayeur. Les automobilistes sont bienveillants et parfois surpris par le petit cortège.
Arrivée sur l’allée Reuss, peu fréquentée ce vendredi matin, tout le monde fait attention (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Vincent ouvre la marche mais redescend parfois en queue de peloton pour s’assurer que tout le monde aille bien. Devant, les élèves les plus à l’aise avancent à bon train. Quand une élève commence à rouler en biais de l’autre côté, un simple « où-est-ce que tu vas là ? » sur le ton de la plaisanterie, suffit à la faire revenir à droite de la chaussée.
Une élève part en contresens mais Vincent la fera revenir dans le bon chemin (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Après 30 minutes, retour à l’école Guynemer. « Aujourd’hui sur la route j’ai paniqué », se reproche une élève. Elle se sentait plus à l’aise la semaine dernière. Vincent trouve au contraire que tout le monde progresse et remarque que personne n’a fini à pied.
Un jour, un centre d’apprentissage ?
La séance se termine. Toutes les participantes replient leur vélo consciencieusement et saluent Vincent. Ce dernier n’a plus qu’à les attacher sur la longue remorque à l’arrière de son vélo électrique. Il repart vers les locaux du Cadr, rue des Bouchers à la Krutenau.
Après chaque séance, Vincent Murez ramène à la force de ses mollets (et de l’assistance électrique) les 9 vélos pliables aux locaux du Cadr, rue des Bouchers (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
À terme, Vincent Murez aimerait un lieu fixe, adapté, pour ce genre de cours. Cela ferait gagner du temps et à l’instar de ce vendredi, les élèves viennent selon leurs disponibilités dans la semaine, plutôt qu’en fonction de l’emplacement.
L’après-midi, Vincent n’en aura pas terminé avec ses cours. Il sera au pied de la passerelle Mimram, au jardin des Deux-Rives « idéale pour travailler les côtes, les descentes et la maîtrise de la vitesse. »
Suivez le conseil municipal de Strasbourg du lundi 29 mai, en vidéo et commenté en direct. Au programme : le stade de la Meinau, le futur centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine place du Château ou des cours de français pour les parents d’élèves. Le tout à deux semaines des élections législatives, pour lesquels neufs conseillers municipaux sont candidats.
Posez vos questions à notre journaliste sur le tchat.
L’ordre du jour du conseil municipal du lundi 29 mai est plutôt restreint, avec 22 points. Mais comme il s’agit de la dernière séance avant les élections législatives, les prises de positions pourraient s’accumuler. Comme lors des deux dernières éditions, nous vous proposons de suivre la séance en vidéo commentée en direct dans la vidéo en tête de cet article.
9 élus sont candidats
Au total, pas moins de neuf élus de l’assemblée strasbourgeoise sont directement concernés par les élections de juin. Dans la circonscription 2 (Strasbourg-sud), la plus tendue pour la majorité municipale, on retrouve Philippe Bies (PS), Julia Abraham (FN), Christel Kohler (suppléante « En Marche »), Pascale Jurdant-Pfeiffer (UDI) et Jean-Philippe Maurer, qui se présente contre l’avis de son parti « Les Républicains ».
Dans la première circonscription (Strasbourg centre et ouest), Elsa Schalck (LR) et Abdelkarim Ramdane (EELV) sont candidats, tandis que dans la troisième, seul Serge Oehler (PS) est élu à Strasbourg. Enfin, Françoise Werckmann est parachutée du côté de Haguenau (circonscription 9) pour le compte du Mouvement écologiste indépendant (MEI).
Bientôt des travaux au stade de la Meinau ?
En ce qui concerne les affaires locales étudiées ce jour sur les bancs de l’hémicycle, le projet d’extension du stade de football de la Meinau devrait amener d’amples discussions. La Ville finance une part d’une étude pour un léger agrandissement du stade (36 000 euros comme l’Eurométropole et la Région, sur un total de 162 000 euros) dont les conclusions sont attendues en juin.
L’opposition devrait arguer que l’agrandissement pourrait être plus ambitieux, pour permettre à plus de fans d’assister aux rencontres. Dans les faits, elle ne pourrait être que de 1 000 places et même réduire l’offre pour un spectateur lambda.
Concrètement, on pourrait passer de 23 000 places assises à 30 000 places au total, toutes assises, sachant que les 6 000 places debout seraient remplacées par des places assises. De plus, l’objectif est de passer à 3 000 places en loges, contre environ 500 aujourd’hui.
Pour la Ville, il sera facile de répondre qu’il s’agit d’un projet du Racing que la collectivité ne fait « qu’accompagner ». Et là, il devient plus difficile de s’attaquer à la direction du club populaire, qui vient de décrocher son passage en Ligue 1. Il sera aussi intéressant de voir la position des écologistes, d’habitude opposés au financement public des clubs professionnels.
Une reconnaissance appréciable, mais l’on compte 116 villes de la sorte en France, ainsi que 70 « pays », c’est à dire des ensembles de communes. Dans le même temps, Strasbourg vise cet été un classement du quartier de la Neustadt (après celui de la Grande-Île) au bien plus prestigieux « patrimoine mondial de l’Humanité », délivré par l’Unesco.
Les réserves des musées de Strasbourg place du Château vont être remplacées par un centre sur l’architecture de Strasbourg (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
L’opération est estimée à 2,2 millions d’euros pour une ouverture à l’automne 2018. L’entrée devrait être gratuite, mais payante pour certains groupes. Le maire Roland Ries (PS) a choisi cet emplacement de 550 m² car il y a selon lui « mieux à faire de ce lieu qu’une réserve des musées », l’usage actuel du bâtiment. Ces dernières doivent déménager du côté de la Coop, au Port-du-Rhin.
La boutique Culture, place de la Cathédrale, y sera déménagée. Quant à ses locaux actuels, classés et en proie à des infiltrations, la municipalité « se laisse le temps du projet pour décider », dixit le premier adjoint au maire, en charge de la Culture, Alain Fontanel (PS), qui précise « la Ville ne vend pas. » Par le passé, la municipalité avait préempté pour acquérir ce coin ultra-visible dans lequel logeait une pharmacie, une enseigne de fast-food était intéressée.
Cours de français pour parents
Autre sujet d’importance, le vote de la mise en place de cours de français dans les 53 écoles maternelles à la rentrée 2017. La Ville va proposer 60 heures par an de cours gratuits pour les parents qui ont des difficultés d’expression, à raison de 2 heures par semaine.
Ces cours auront lieu dans les écoles et sur le temps scolaire par groupes de 10 à 15. La formule avait été testée sur trois écoles, où il y avait plus de demande que de places. L’opération s’élève à 90 000 euros, mais des co-financements seront sollicités.
Pour terminer, une interpellation de l’opposition sur l’accès au centre-ville de Strasbourg est prévue.
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Les deux lynx du zoo de l’Orangerie à Strasbourg vont quitter leur vétuste enclos. En ces temps d’incertitude pour les politiques strasbourgeois, voici quelques propositions pour accueillir de nouveaux pensionnaires.
Ose ce court et Rue89 Strasbourg vous proposent de gagner cinq pass pour les trois jours de ce festival de courts-métrages, du jeudi 1er au samedi 3 juin à l’UGC Ciné-Cité.
L’association Puls’Vision, organisatrice du festival, et Rue89 Strasbourg, vous propose de tenter de gagner vos pass pour les trois jours du festival en remplissant le formulaire ci-dessous. Cinq pass sont en jeu. Tirage au sort lundi 29 mai. Les gagnants seront directement avertis par e-mail.
À Strasbourg, six festivals de vidéos et autour du court-métrage sont organisés tout au long de l’année. Mais trois se regroupent et se chevauchent en quinze jours : Ose ce court du 1er au 3 juin, le Marathon vidéo 48h du 9 au 11 juin et le Festival 3M samedi 10 juin. Si chaque festival a son esprit, son historique, sa philosophie… une concurrence s’installe.
Envie de vous secouer les mirettes ? Ça tombe bien, Strasbourg accueille trois festivals de films courts-métrages en juin. Il n’est pas sûr que cette profusion de rendez-vous perdure…
Un extrait de la sélection 2017 d’Ose ce court (doc remis)
Ose ce court, première édition à Strasbourg
Ose ce court a lieu du 1er au 3 juin à l’UGC Ciné-Cité de Strasbourg. Après douze éditions organisées en partenariat avec la Ville de Bischheim, l’équipe organisatrice souhaitait en 2016 toucher un public plus important, mais n’a pas pu trouver de lieu d’accueil adéquat. C’est donc suite à une année de pause qu’Ose ce court revient pour sa treizième édition. Le concept reste le même : le jeudi soir est consacré à une sélection régionale (Ose ce concours) et les deux jours suivants à la projection de la sélection francophone.
Ose ce court du 1er au 3 juin – UGC Strasbourg
Les réalisateurs participants ont eu quatre mois pour réaliser un court métrage d’une durée maximale de sept minutes. Le thème de cette année est un regroupement de plusieurs sujets d’inspiration : la citation « nous n’avons pas les mêmes valeurs », la mise en avant de l’acteur Jean-Paul Belmondo, et l’intégration d’une photo de deux coureurs se transmettant un bâton relais.
Teaser de l’édition 2017 de Ose ce court (vidéo Ose ce court / Facebook)
À Noël aussi…
À la rentrée, les étudiants pourront compter sur un autre Festival de court-métrage, intégré à Paye Ton Noël. L’association Pelpass l’organise avec le Crous. En 2016 suite aux attentats et aux frais supplémentaires des frais de sécurité, la partie cinéma a été annulée. Les organisateurs souhaitent bien réaliser une édition 2017. Les thèmes et contraintes de ce concours seront connus fin août début septembre.
Cette édition sera décisive pour l’association, qui opère ce festival sans subvention cette année. Cependant, ils peuvent compter sur un prix « réduit » pour la location des salles et sur l’aide de la Ville de Strasbourg quant à l’impression des supports de communication.
Les organisateurs attendent la fin de cette édition pour se remettre en question : un nouveau format pourrait voir le jour, à moins que le concept ne soit modifié. Les organisateurs espèrent aussi trouver des dates qui ne se chevauchent pas avec celles des autres festivals similaires.
À noter que pour annoncer son arrivée à Strasbourg, Ose ce court a récemment réalisé un quiz cinéma au Graffalgar, dont le succès a convaincu les organisateurs de renouveler l’expérience une à deux fois par an.
Le Festival 3M, le festival entre copains
Le week-end suivant, l’Espace K accueille la dixième édition du Festival 3M. Peu connue du grand public, cette manifestation a démarré ses projections dans des appartements de colocation, avant de s’agrandir et de se professionnaliser, d’abord chez Avila à la Meinau puis pendant deux ans au Molodoï. Pour ce dixième anniversaire, le Festival 3M investit donc la salle de théâtre de l’Espace K, rue du Howald à Strasbourg.
Le principe reste inchangé depuis dix ans : des réalisateurs ont trois mois pour réaliser un court métrage de moins de 3 mn 33 s, avec 3 mots imposés. Cette année, il s’agit de « blé », « miettes » et « préservatif ».
À noter que ce concours de courts-métrages amateurs fonctionne de manière autonome et ne demande aucune subvention à la Ville de Strasbourg.
Changement de direction pour le Marathon vidéo 48 heures
Dans le même temps, le Marathon vidéo 48 heures aura déjà commencé. Un festival qui a acquis une certaine renommée grâce à un concept un peu différent : cette fois les films ne sont pas réalisés à l’avance, le challenge est au contraire de les produire entièrement sur les deux jours de l’événement, de l’écriture du scénario au montage en passant par la réalisation proprement dite.
Après une année de pause en 2016 suite à un changement de direction, le Marathon 48h revient, avec Mathieu et Michael aux commandes. Il y a six mois les deux hommes ont décidé de reprendre l’événement, tout en conservant la même recette et le même schéma de fonctionnement.
Pas moins de 40 équipes débuteront leur travail vendredi 9 juin au soir, et l’ensemble des films ainsi produits sera projetée le dimanche soir à l’UGC Ciné-Cité Strasbourg. Soulignons que les nouveaux organisateurs pensent déjà à 2018, l’idée de délocaliser le Marathon dans d’autres villes de la région Grand Est comme Nancy, Metz, Reims a été évoquée.
Le nouveau départ du Marathon 48h
Les lauréats de ces trois concours auront la chance de voir leurs courts-métrages diffusés sur l’application Ligne de Ville.
Le Plus Petit Festival du Monde reviendra …
Les habitués se seront aperçus d’un absent de marque à ce début de saison festivalier : le Plus Petit Festival du Monde, dont le concept consiste en la création d’un court métrage de seulement 5 à 10 secondes. Le PPFM fait en effet une pause cette année. La décision n’a pas été facile à prendre pour les organisateurs (Les Trolls du Multimédia), mais les projets personnels et/ou professionnels de chacun ont pris le pas sur la passion. Dans les prochains mois, une campagne de recrutement verra le jour sur Facebook, dans l’espoir de trouver de nouveaux bénévoles motivés.
Le plus Petit Festival du Monde reviendra en 2018
Avec un tel foisonnement dans la programmation, la question de l’adhésion du public à ces rendez-vous est essentielle. Déjà tous les organisateurs pensent à 2018 : subventions, bénévoles, location des salles et… comment éviter de s’auto-cannibaliser.
Une grande partie de mes journées est passée derrière un ordinateur ou derrière un appareil photo. J’adore capter les émotions, les moments de vie. Fan de magnesium sous la forme tablette de chocolat , de PS4 le week-end et de cuisine pour combler les heures le dimanche matin.
Face aux critiques sur les conditions de vie des animaux, le zoo de Strasbourg, la Ville et les associations planchent sur un nouveau projet de « parc animalier. » Le consensus n’est pas facile à atteindre mais une chose est sûre : les lynx vont partir.
Depuis février 2015, un groupe de travail est chargé de réfléchir aux évolutions possibles pour le zoo. Il rassemble des élus et l’association des Amis du Zoo, mais aussi d’autres associations comme Alsace Nature, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) ou Code Animal. Christel Kohler, adjointe au maire de Strasbourg en charge de la « Ville en nature », explique les conditions préalables posées au groupe de travail :
« On souhaite conserver un espace de présentation des animaux. Mais la Ville a imposé un certain nombre de critères : le respect du bien-être animal, une orientation “faune européenne”, et une dimension pédagogique. »
C’est un minimum pour les associations de défense des animaux, pour lesquelles il est incompréhensible qu’un zoo proposant des enclos aussi petits soit encore en activité. Pour Chloé Kreppert, de l’association Life 269, observateur au sein du groupe de travail, le zoo de l’Orangerie est obsolète :
« Enfermer des animaux, c’est contre-nature, et c‘est un contresens écologique. L’argument des espèces à protéger, en fait cela ne représente que 20% des animaux. Et puis on ne préserve pas les espèces en les mettant dans des zoos ! Ces arguments sont fallacieux. Aujourd’hui, on fait du curatif et pas du préventif. Il faudrait plutôt créer des réserves naturelles. »
Les activistes de Life 269 plaident pour une fermeture totale du zoo (Photo Chloé Kreppert / Life 269 / Document remis)
Des processus judiciaires engagés
Les enclos qui abritent près de 470 animaux, vétustes et inadaptés, sont critiqués depuis plusieurs années : en 2013, l’association de défense des animaux Code animal a port » plainte contre le zoo pour non-respect de la loi relative à la détention d’animaux dans un établissement zoologique, notamment l’impossibilité pour les oiseaux de voler, et à propos du bétonnage des cages des singes et des lynx.
En 2016, le zoo avait fait l’objet d’un bras de fer entre la Ville et l’association des Amis du Zoo, qui gère le petit parc animalier : le versement de la subvention annuelle de 270 000€ avait été conditionné à des évolutions, notamment sur l’enclos des lynx, et sur la gestion financière de l’association. Changements qui n’ont pas vraiment été entrepris. Maintenant, la Ville et les associations planchent sur des projets pour réinventer complètement le zoo… ou pas.
Si tout le monde s’accorde pour “un” changement, le consensus est difficile à atteindre sur “quel” changement. Si l’adjointe Christel Kohler affirme que le groupe « a très bien travaillé », les discussions ont débuté avec des visions bien divergentes, entre les associations de défense des animaux qui ne veulent, pour certaines, plus de zoo du tout, et les Amis du zoo qui n’ont pour l’instant rien changé.
Quelque soit le projet retenu, la succession de petites cages ne sera plus de mise (Photo DL / Rue89 Strasbourg / cc)
Hamsters et putois pour réinventer le zoo ?
Malgré tout, des projets se dessinent. Le groupe a confié au cabinet de conseil Fox Consulting une expertise pour proposer une marche à suivre. Sur une centaine de pages, les consultants proposent de revoir complètement les objectifs du zoo. L’étude propose d’abord de réaliser de nouveaux locaux et des enclos moins nombreux, mais plus grands et permettant aux animaux de se soustraire aux regards des visiteurs.
Elle détaille ensuite les animaux qui pourraient être présentés. Ils ne pourraient être qu’issus de la faune locale et européenne. Pour les consultants, adieu les flamants roses et autres perroquets, bonjour les visons, chats forestier, grand hamster d’Alsace et autres putois. Aussi, l’étude préconise de proposer un vrai concept avec un scénario de visite et d’aménager des « salles pédagogiques », pour accueillir un public scolaire notamment, et permettre des échanges avec des professionnels.
Mais cette étude ne fait pas l’unanimité parmi le groupe de travail. Elle devait guider ses membres mais finalement, deux projets différents se dessinent et pourraient être soumis à la municipalité. Le premier est porté principalement par les associations Alsace Nature et la LPO, et l’autre par les Amis du Zoo…
Le rapport de Fox Consulting
Pour les écologistes, un espace interactif avec des espèces locales
Stéphane Giraud, directeur d’Alsace Nature, explique que leur objectif est de changer profondément le zoo pour un espace beaucoup plus pédagogique :
« Dans notre pré-projet, on resterait sur une présentation des animaux, mais dans une perspective qui prendrait bien en compte leurs besoins, qu’on expliquerait aux visiteurs. On ne peut pas montrer des vaches qui ne voient pas un brin d’herbe. L’objectif est de faire de l’éducatif. Ensuite, il ne faudra travailler qu’avec des espèces locales, expliquer aux gens la présence de la faune aux alentours, dire à quel endroit on peut voir tel animal, même dans le reste du parc. Ça pourrait être un focus sur le faucon pèlerin. »
Son pré-projet, l’association l’a travaillé avec le CNRS de Strasbourg (qui gère aussi le centre de primatologie de l’Université de Strasbourg, qui fait des recherches sur les macaques de Tonkean) :
« On ferait une sorte d’observatoire, avec nourrissage, etc. Tout en assumant que c’est le jeu, parfois l’animal est là, parfois pas. Le pôle lié au CNRS concernerait les corvidés et les macaques. Il faudrait modifier complètement la cage, même si le groupe va plutôt bien. On montrerait tout le travail de recherche : les stimuli, les liens avec l’homme… Ce serait une démarche de science participative. »
Pour les Amis du zoo, un « eurozoo »
En face, le projet des Amis du zoo, plus proche du service minimum, se concentrerait surtout sur un changement des espèces présentées, comme l’explique Nadia Messmer, actuelle responsable du zoo :
« Rien n’est encore acté, mais on s’oriente vers une présentation de faune européenne et on maintiendrait les macaques, qui sont attractifs pour le public et qui se portent bien. Au niveau des bâtiments, on est un peu coincé avec le bâtiment principal, avec le dôme, car c’est un monument classé. Mais on changera le reste, il n’y aura plus de succession de petites cages comme aujourd’hui et on mettra en place de grandes volières d’immersion. »
Ces projets sont encore susceptibles d’évoluer, d’autant plus qu’à la dernière réunion du groupe, vendredi 19 mai, les Amis du zoo ont indiqué vouloir se rapprocher d’Alsace Nature pour éventuellement proposer un projet commun.
Les Amis du zoo insistent, le parc est déjà en pleine évolution, et conscient des besoins des animaux selon Nadia Messmer :
« Même s’il y a des changements à faire, nous veillons au bien-être des animaux. Nous allons aussi changer la mini-ferme, dont la surface va être plus grande. Il y aura une salle d’exposition. Il y aura une plus grande volière pour accueillir tous les animaux de basse-cour. »
Pour les Amis du zoo, le bâtiment historique complique un changement complet des locaux (Photo DL/Rue89 Strasbourg/cc)
Les lynx, symbole du problème
Pour les plus critiques, ces aménagements sont loin d’être satisfaisants. À Code Animal, on considère que l’urgence est de sauver les deux lynx, dont les conditions de vie sont déplorables, comme l’explique Franck Schrafstetter, le président de l’association :
« Leur territoire est beaucoup trop petit et le sol en béton n’est pas du tout adapté. En plus l’animal n’a pas possibilité de se cacher. Il n’y a pas non plus de vraie enceinte, les gens peuvent balancer ce qu’ils veulent dans l’enclos et c’est dangereux. »
L’association est d’autant plus remontée qu’un parc animalier allemand, le Bärenpark Schwarzwald, a proposé depuis plus d’un an déjà, d’accueillir les lynx de l’Orangerie. Proposition relayée inlassablement par Code Animal :
« Maintenant, le Bärenpark Schwarzwald nous ont dit que si d’ici fin juin on ne faisait rien, c’en était fini des places réservées. Tout est dans les mains de la mairie et du zoo. Les Amis du zoo ont été contactés par le Bärenpark, ils n’ont jamais répondu. Nous sommes même prêts à organiser le déménagement. On n’a pas besoin d’attendre que les travaux du futur zoo soient entamés. »
Cette fois, l’acharnement a payé, car les Amis du Zoo viennent d’accepter de donner les lynx. Nadia Messmer confirme que des tractations sont en cours :
« Les lynx seront transférés cette année encore, peut-être cet été ou cet automne, il faut qu’on organise tout cela. C’est vrai que l’endroit où ils vont est chouette. »
Les lynx de Sibérie devraient bientôt être transférés dans un endroit plus adapté (Document remis)
Citoyens, à vos avis (enfin pas tout de suite) !
Rien n’arrête l’optimisme de Christel Kohler, qui affirme que le groupe de travail rendra bientôt publiques ses conclusions. Le projet final devrait être choisi en novembre. Mais avant cela, le grand public sera consulté, éventuellement sur les deux projets en cours, donc. L’adjointe explique le déroulement :
« Au cours de l’été, les projets proposés seront mis en ligne pour un recueil d’avis sur internet et en septembre, nous irons aussi à la rencontre du grand public au parc de l’Orangerie, dans les médiathèques et les autres parcs de Strasbourg. Il y aura des stands de présentation et un questionnaire sera mis en place. »
Dans le projet des Amis du zoo, les flamands roses et autres volatiles bénéficieront d’une « volière d’immersion » (Photo DL / Rue89 Strasbourg/cc)
Encore beaucoup de questions à régler
Malheureusement, l’idée d’un nouveau zoo potentiel semble encore loin. Car au-delà du concept, il faut réfléchir aux modalités concernant le personnel, les salaires, la nécessité de déplacer les animaux… Stéphane Giraud indique que quoiqu’il arrive, il faudra être pragmatique et se baser sur l’existant :
« Il y a bien sûr la question du financement de l’investissement et du fonctionnement. Mais ce qu’on essaye de porter, c’est la vision suivante : ne pas faire un projet hors sol, se baser sur les gens qui travaillent déjà sur le terrain, faire avec eux. »
Finalement, c’est Christel Kohler qui résume le mieux le challenge :
« Il y aura évidemment un modèle économique à inventer pour ce zoo. »
Au moins, d’ici là, les lynx auront sûrement déjà déménagé dans leur nouvelle maison.
Selon le BEA-TT, le train a freiné trop tard au moment d’aborder la portion de raccordement à la ligne classique. Après avoir circulé à 330 km/h sur la section à très grande vitesse, il s’est retrouvé à 265 km/h sur cette section où sa vitesse limite aurait dû être de 176 km/h. Le déraillement s’est produit 200 mètres plus loin, à la vitesse de 243 km/h.
Pour l’organisme en charge des enquêtes techniques, ce « freinage inapproprié » résulte de trois successions d’événements : « une stratégie de freinage inadaptée » , une incompréhension au sein de l’équipage et un appel interne qui a perturbé cet équipage.
Strasbourg capitale de l’Alsace, de l’Europe, du vélo, de l’amour… et des internets ? Spécialisés dans la mode, les bons plans ou les critiques de cinéma, les blogs se sont multipliés sur la toile strasbourgeoise.
Le matin, choisir sa tenue avec Maurice Style. À midi, trouver un bon restaurant avec Stras’miam. Le soir, aller voir une pièce conseillée par Tristan des Didascalies puis aller boire un verre dans le nouveau bar testé par Pokaa. À Strasbourg, une trentaine de blogs abordent le sport, le cinéma, la mode, la vie en général, etc.
Le jeune néo-strasbourgeois s’est vite intégré dans la blogosphère strasbourgeoise
Maurice a créé son blog mode à son arrivée à Strasbourg il y a un an. Le jeune homme de 24 ans, originaire de Bourgogne, estime d’ailleurs que c’est « un formidable moyen de s’intégrer dans une ville et de se faire des contacts professionnels et personnels. »
Avec plus de 15 000 visites par mois en moyenne, Maurice s’est vite placé comme un des influenceurs les plus prometteurs dans le domaine de la mode masculine. Cependant, malgré son succès naissant, le blogueur garde la tête froide, son blog reste un à côté et il n’en fera pas son métier :
« Je suis avant tout graphiste, de toute façon je ne pourrai pas vivre de mon blog. En ce qui concerne son fonctionnement je fais parfois des partenariats avec des marques qui me rémunèrent en nature ou avec de l’argent, même si c’est beaucoup plus rare. Je reste toujours très sélectif, je refuse beaucoup et j’essaye d’établir un lien de confiance avec les marques pour faire des alliances pérennes et légitimes. »
Bagelstein, marque strasbourgeoise implantée partout en France, semble avoir l’adhésion de la blogueuse (doc remis)
A 27 ans, Emanouela a déjà de nombreuses casquettes : blogueuse culinaire, communicante pour la gastronomie strasbourgeoise, organisatrice d’événements, etc. Dès 2012, elle lance son blog culinaire pour donner son avis sur les restaurants strasbourgeois. Son objectif ? « Répertorier les bons plans pour bien manger sans se ruiner à Strasbourg. »
Face à cet engouement, la jeune femme explique qu’elle continue à n’écrire que par ce qu’elle en a envie. Elle n’est pas payée pour ses articles mais elle explique qu’il arrive que les restaurants lui offrent le repas. D’ailleurs, quand elle n’aime pas, on le sait aussi, elle a même rédigé une blacklist des endroits où il vaut mieux éviter d’aller manger.
Des didascalies: Tristan, étudiant en Master de recherche en théâtre
Dans sa dernière vidéo, Tristan présente l’Avant Scène, une revue théâtrale prolifique
Lancé en janvier 2017, Des Didascalies compte déjà 11 articles, des critiques surtout mais aussi des annonces de spectacles et même un essai sur l’intégration des codes cinématographiques dans le théâtre.
Bien que les publications fluctuent selon le temps que trouve le jeune étudiant de 21 ans pour rédiger des articles documentés et travaillés, le blog a connu un rapide élan avec plus de 500 vues par article en moyenne et le lancement récent d’une chaîne sur Youtube. Tristan explique :
« J’assume le fait que ce soit subjectif. Je propose un regard particulier sur la pièce et j’assume tout à fait le fait qu’on puisse ne pas être d’accord. Cependant je ne lance jamais d’affirmations en l’air, ma subjectivité s’appuie sur des données objectives, j’essaye de faire des articles solides et documentés… Généralement, j’essaye de les publier pendant que les pièces se jouent encore, mais ce n’est pas toujours le cas. Avec les pièces du TNS, ça va parce qu’elle se jouent longtemps et ça me laisse le temps de publier mais parfois je publie et la pièce ne se joue plus à Strasbourg mais peu importe, ce qui est intéressant c’est d’avoir un regard critique sur le spectacle et le théâtre. »
Frühstück: Ben Jung, directeur artistique et petits déjeuners street
Les deux petites mains qui se cachent derrière le blog, Arno et Ben (doc remis)
Ben Jung, jeune directeur artistique de l’agence MyClientIsRich, a lancé le blog Frühstück en 2014 dans l’idée de « partager des talents et des événements qui sont cools à Strasbourg ». Le concept, interviewer des Strasbourgeois talentueux de bon matin autour d’un bon petit déjeuner, en allemand, un Frühstück. Arno, photographe et dessinateur, l’a ensuite vite rejoint. Les deux compères couvrent l’actualité hip-hop strasbourgeoise et multiplient, autour d’un café matinal, les interviews de jeunes photographes, gamers ou musiciens (presque tous) issus de la scène locale.
Ben conçoit ce blog comme « un grand bol d’inspiration » :
« Friand de culture (urbaine, notamment) et de pépites visuelles en tout genre, c’est tout naturellement que j’aimerais vous proposer un grand bol d’inspiration à chaque article. Si les interviews se déroulent souvent avant le lever du soleil, j’aime aussi me déplacer sur les événements pour tenter de vous transmettre une vision non pas aseptisée, mais bien un regard personnel. Comme si vous y étiez. »
Et vous, quels sont vos blogs favoris ? Postez les en commentaires.
Selon Le Parisien, qui reprend une dépêche de l’AFP, les organisateurs « La Strasbourgeoise » ont décidé de ne plus reverser les fonds de cette course caritative à la Ligue contre le cancer, comme ils le faisaient chaque année. Organisée chaque année en octobre, plus de 16 000 personnes, des femmes en grande majorité, participent vêtus de rose à cette course, au profit de la recherche contre le cancer du sein. L’édition 2016 avait rapporté 67 000€ à la Ligue contre le cancer du Bas-Rhin.
Mais le groupe pharmaceutique Lilly, établi à Fegersheim au sud de Strasbourg, a peu goûté une campagne de communication de la Ligue contre le cancer, dans laquelle le prix des médicaments était dénoncé comme « exorbitant » (voir ci-dessous).
Campagne de la Ligue contre le cancer
Lilly premier sponsor de « La Strasbourgeoise »
Or, Lilly est l’un des premiers financeurs de La Strasbourgeoise, à hauteur de 40 000€ sur un budget total de 320 000€ selon l’AFP. Les organisateurs ont donc changé la destination des fonds collectés pour l’édition 2017, ce sera le futur Institut régional contre le cancer de Strasbourg. À l’AFP, les organisateurs indiquent avoir agi de leur propre initiative et précisent que Lilly n’a rien demandé. Mais à France 3 Alsace, le président de l’office des sports dit l’inverse :
« Lilly m’a dit dit “on vous soutient pour cette année, parce que c’est une opération déjà engagée mais pour l’an prochain il serait bon de revoir l’attributaire de la somme d’argent qui en sort”. »
Médecins du Monde avait aussi alerté contre l’inflation des prix des médicaments, qui sont au final payés par la collectivité puisqu’ils sont remboursés intégralement.
La campagne de Médecins du Monde contre les hausses des prix des médicaments.
L’Alsace reste une des seules régions où les extraits Kbis, sortes de « cartes grises » des entreprises, ne peuvent pas être obtenus par internet. Les fonctionnaires et les bénéficiaires demandent pourtant d’une seule voix la modernisation des démarches. Enquête entre les strates infinies qui composent la justice commerciale, du droit local jusqu’à Paris.
Christian, un dossier sous le bras, quitte énervé le tribunal d’instance de Strasbourg. « J’ai voyagé longtemps, depuis la campagne, pour venir chercher un extrait Kbis », peste-t-il. « Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas le faire par Internet ? » Gérant d’un bureau d’études, il a dû se déplacer, ce vendredi 10 mars, jusqu’au tribunal pour obtenir ce papier en mains propres. Ailleurs en France, ce document peut être obtenu en quelques clics sur Internet. Mais en Alsace, comme en Moselle et dans les DOM-TOM, il est impossible de le récupérer par voie informatique.
L’extrait Kbis est une sorte de « carte d’identité des entreprises », selon Nathalie Perrot, responsable au RCS (registre commerce et sociétés). Elle accueille la foule de personnes venues chercher un extrait Kbis pendant les horaires d’ouvertures strictes (seulement en matinée) du greffe du tribunal d’instance. Elle explique :
« Les sociétés ont pour obligation de s’identifier. L’extrait Kbis, délivré en France de l’intérieur par le greffe du tribunal de commerce, peut servir aux tiers pour s’informer sur l’état d’une entreprise, mais aussi aux commerçants pour justifier leur identité. Il contient la dénomination, le capital, le lieu du siège, ou encore l’activité. On en délivre près de 45 000 par an à Strasbourg. »
Au guichet des extraits Kbis, on est encore en 1983. Photo : LP / Rue89 Strasbourg / cc
Dans le labyrinthe administratif de la justice alsacienne
Mais alors pourquoi ce document si demandé ne peut-il être récupéré en ligne ? Si la question est simple, la réponse est en revanche beaucoup plus complexe à obtenir, à la mesure des strates infinies qui composent la justice commerciale de Strasbourg à Paris. Questionnée à ce sujet, Nathalie Perrot a d’abord renvoyé vers le ministère de la Justice. Le porte-parole du Garde des Sceaux, Pierre Januel, a lui répondu que cette problématique « dépendait des chambres commerciales ». Et hop, retour à la case départ.
La responsable du RCS a alors transmis la demande au greffier en chef du tribunal. Mais ce dernier l’a fait suivre au référent de la Cour d’appel, à Colmar. Cet agent, prudent face à la haute sensibilité de ce dossier brûlant, a choisi de ne pas s’exprimer sur le sujet. Il a préféré renvoyer vers le magistrat délégué à la communication au tribunal de Colmar… C’est plus sûr mais pour ce magistrat, les extraits Kbis ne relèvent pas de la Cour d’appel, et en tout cas pas de son domaine de compétence ! Le brouillard s’épaissit.
Après avoir vérifié disposer de l’accord de ses supérieurs, et sur notre insistance, Nathalie Perrot a fini par préciser :
« À Strasbourg, Saverne, Colmar et Metz, les extraits Kbis dépendent du tribunal d’instance, en raison du droit local alsacien-mosellan. Ailleurs en France, l’enregistrement des sociétés est géré par des greffes privés et les écrits disponibles à travers Infogreffe. »
Créé en 1986, cette base de données regroupe les informations légales relatives aux sociétés, dont sont extraites les informations publiées sur les Kbis. Florian Pochet, président de Infogreffe, détaille cette particularité :
« Infogreffe est un groupement d’entreprises, alimenté par 34 greffes des tribunaux de commerce de France. Ces agents ont tous un statut de droit privé, même s’ils sont officiers ministériels. En Alsace, les chambres commerciales des tribunaux d’instance sont toujours gérées par des fonctionnaires. On n’a pas été en mesure de les inclure dans le groupement Infogreffe. »
« À Paris, on ne fait pas attention aux problèmes locaux »
Cette exclusion a pour conséquence un retard matériel et administratif qui commence à devenir très gênant. L’extrait Kbis est demandé à chaque démarche administrative d’une entreprise, quelle que soit sa taille, et doit être périodiquement renouvelé. Nathalie Perrot évoque, à demi-mot, des choix budgétaires qui n’ont pas fait d’une jonction avec Infogreffe une priorité. Jean-Marie Woehrling, président de l’Institut du Droit Local alsacien-mosellan (IDL), critique l’inaction de l’État :
« Quand on est à Paris, on ne fait pas attention aux problèmes locaux. Avec l’émergence des pratiques liées à Internet, l’Alsace a pris du retard, et le ministère de la Justice, qui assure le service des extraits Kbis, ne s’est pas arrêté sur une problématique qui ne concerne que trois départements et l’outre-mer. »
Les demandes d’extraits sont donc toujours gérées par des fonctionnaires, ce qui occasionne souvent des files d’attente à l’entrée du tribunal d’instance. « Cela nous prend deux personnes à temps plein », constate Nathalie Perrot, « et pour les gens, se déplacer prend du temps. »
Le prix d’un extrait Kbis est fixé par un décret sur lequel s’alignent les chambres commerciales en Alsace, il s’élève à 2,96€. Les requérants sont priés de prévoir l’appoint : les paiements par carte bancaire ne sont pas encore acceptés. De plus, si la remise en mains propres est immédiate, l’extrait Kbis n’est valable que trois mois. Le service d’abonnement proposé par Infogreffe n’est pas non plus disponible en Alsace ; il faut se déplacer à chaque fois pour recevoir son papier, ou faire une demande par courrier (1€ de plus).
Tout le monde se refile le dossier…
Au-delà des problèmes de statuts public et privé, et du manque de moyens financiers, c’est surtout un certain immobilisme qui a empêché l’évolution du service des extraits Kbis. Toutes les parties (ministère de la Justice, chambres commerciales et tribunaux d’instance alsaciens et mosellans, Infogreffe), si elles assurent vouloir progresser, se renvoient ce dossier sans en accepter la responsabilité.
Les fonctionnaires, comme les usagers, appellent depuis longtemps à une modernisation administrative. Malgré tout, rien n’est envisagé du côté du tribunal d’instance de Strasbourg pour instaurer une plateforme informatique similaire à Infogreffe, ni aucune démarche pour se brancher sur la plate-forme des greffes commerciaux du reste de la France.
Du côté d’Infogreffe, Florian Pochet assure ne pas pouvoir bouger non plus :
« C’est sûr que ce serait une initiative intéressante pour l’usager. Mais pour avancer, le seul moyen est d’aboutir à un accord public-privé avec le ministère de la Justice. Rien n’est encore envisagé. »
Jean-Marie Woehrling ne considère pas ce problème comme « insurmontable » :
« Il faut mettre les moyens pour obtenir un service de qualité équivalente. Nous devons doter le personnel de ressources humaines et financières nécessaires pour se remettre au niveau. On pourrait aussi donner plus de pouvoirs aux chambres consulaires (ou établissements publics économiques, qui représentent les acteurs du privé, ndlr), qui sont disposées à prendre plus de responsabilités. »
En attendant, devant le tribunal d’instance, la file d’attente ne cesse de grossir.
Une symbiose incandescente entre le jazz, l’electro et la pop seventies, une musique comme un voyage galactique, tel est le projet amené par Notilus, groupe strasbourgeois qui sort son premier album.
Notilus est un projet né en 2015. Mais les musiciens sont loin d’être de petits débutants. Tous anciens membres de la Fanfare en Pétard, un groupe qui a fait bouger plus d’un Strasbourgeois, leur expérience des cuivres, leur talent et leur écoute mutuelle se ressentent très bien dans le premier album de leur nouvelle formation. Il est pointu, précis et percutant… et très éloigné de ce qu’ils faisaient auparavant :
« On avait envie de faire une musique totalement différente. On avait le désir d’explorer d’autres genres, de nouvelles possibilités artistiques. »
« On savait en tous cas qu’on voulait de l’instrumental et de l’electro. Et pour le reste, ça s’est fait dans le concret, quand on s’est mis à essayer des choses. »
Les cinq membres de Notilus s’épanouissent dans ce nouveau projet qui se présente à eux comme un renouvellement créatif intense. Ils ont déjà multiplié les concerts un peu partout en France, en Suisse ou en Hollande et ont plusieurs dates intéressantes dans les prochains temps. Tout cela leur permettra de faire connaître leur premier album qui sort en version CD, numérique et vinyle chez De Novali Record.
« On est très content d’avoir signé chez ce label qui est assez pointu. Il est très connu et on est heureux de voir que notre musique leur plait. »
Les cinq fondateurs de Notilus (Photo : Bartosch Salmanski)
« On laisse la musique faire »
Leur projet innovant leur permet de séduire un public très large. Les festivals de jazz notamment sont très demandeurs. Pour ce qui est des anciens fans de la Fanfare en Pétard, les attitudes sont très variables :
« C’est sûr que les personnes qui aimaient le côté très festif de la Fanfare ne se retrouvent pas dans notre nouveau projet. Mais il y a tout de même pas mal de personnes assez ouvertes musicalement qui ont bien kiffé et qui nous suivent allègrement. »
Si leur musique est différente, les concerts ne le sont pas moins. Ce que Notilus veut sur scène ? Laisser la musique faire, créer des images et des rêves, une « envolée vers les délices de la voie lactée » :
« L’expérience est totalement différente à bien des points de vue y compris en terme de rapport au public. C’est de la musique instrumentale, on ne parle pas au public, si ce n’est pour les remerciements ou les présentations bien sûr, mais sinon on laisse toute la place à la musique. Le public a ainsi un lien beaucoup plus direct avec la musique. On laisse la musique faire. »
« On fait une musique cinématographique. De là vient notre nom de groupe d’ailleurs. Les notions de voyage et d’imaginaire nous intéressent beaucoup dans la recherche de son. On voulait qu’on puisse écouter notre musique comme si on tournait les pages d’une bande-dessinée de science-fiction. Ce sont des choses qui nous inspirent. »
Clip d’Alien, extrait du premier album de Notilus (vidéo Nautilus / YouTube)
Un groupe soudé et des musiciens expérimentés
Notilus, c’est avant tout une maturité et une grande efficacité :
« On a de l’expérience et puis on se connait vraiment bien. On sait comment on fait les choses, on sait ce dont on a besoin. Tout cela nous permet d’avoir une certaine agilité aussi bien pour ce qui est de la composition que de l’organisation tout simplement. »
Je demande alors à Gaston comment justement ils se sont organisés pour la création de leur premier album :
« On propose des maquettes, on se les refile, on travaille dessus et on progresse comme ça, étape par étape. On a préféré procéder ainsi, en faisant des aller-retours, en se refilant constamment la balle, plutôt qu’en s’enfermant dans un local. On est très content du résultat. C’est allé assez vite au final. »
Nautilus en concert, les cuivres sont toujours bien présents (Photo : Tatiana Chevalier)
Un album produit en circuit court
Pour la réalisation de ce premier album, ils ont fait appel à pas mal de Strasbourgeois, à l’image de leur ingénieur du son. Par ailleurs, l’album a été enregistré à Downtown Studios ainsi qu’à leur local, Alsace Percussion :
« Il est vrai qu’on a fait appel à pas mal de professionnels du coin. Ce sont des personnes qu’on connaît très bien et on sait quelles sont leurs compétences, alors pourquoi aller chercher ailleurs ? »
Il en va de même pour leurs magnifiques clips réalisés par 128dB, parfaite présentation de l’esthétique de Notilus.
Tangerine, extrait du premier album de Nautilus (vidéo Nautilus / YouTube)
Je suis Lulu ! Strasbourgeoise depuis mes 18 ans, passionnée de musique, je te propose de me suivre à la découverte de notre impressionnante scène locale ! Electro, hip hop, rock’n’roll, les talents ne manquent pas. Les concerts non plus. Alors viens, on va boire des coups et écouter du bon son !
Sur la même liste lors des élections municipales il y a 3 ans, Christel Kohler (En Marche) et Philippe Bies (PS) s’affrontent en juin pour le siège de député de la 2e circonscription du Bas-Rhin, Strasbourg-sud. Une situation qui marque un morcellement de plus en plus visible de la majorité municipale socialiste. Mais samedi, le maire de Strasbourg a choisi le canal historique.
Samedi 20 Mai, sur la place du marché du Neudorf à Strasbourg, le maire Roland Ries (PS) et le député candidat à sa réélection Philippe Bies (PS) arpentent les allées du marché couvert, côte à côte. Tous les deux commentent avec fierté la montée du Racing en Ligue 1, serrent les mains des commerçants et s’arrêtent pour écouter les requêtes des Strasbourgeois… Mais à quelques semaines des élections législatives des 11 et 18 juin, la rencontre annuelle du maire avec les citoyens du quartier ressemblait à s’y méprendre à une déambulation de campagne.
Roland Ries contraint de choisir
D’ailleurs, pour le maire de Strasbourg qui était resté évasif jusqu’à présent, soutenir publiquement le candidat socialiste Philippe Bies sur la deuxième circonscription du Bas-Rhin revient à désavouer une autre candidate, la suppléante du candidat Sylvain Waserman d’En Marche, qui n’est autre que son adjointe en charge de la nature en ville, Christel Kohler. L’élue avait rejoint En Marche en novembre, avec une autre adjointe, Nawel Rafik-Elmrini. Ces positionnements avaient provoqué quelques remarques mais les deux élues étant issues de la « société civile », personne n’avait trouvé à y redire.
Il en va autrement d’une candidature pour un mandat convoité par un autre membre de la majorité municipale. Là, le geste est considéré comme hostile. Mathieu Cahn (PS), directeur de campagne du député sortant et également adjoint au maire, ne mâche pas ses mots :
« Je regrette les petites stratégies d’apprentis sorciers de certains de mes collègues élus. Mais on s’occupera de tout ça le 19 juin. On fera le bilan et les comptes après, d’abord on s’occupe de faire gagner Philippe Bies. »
Philippe Bies : « je n’avais aucun doute sur le soutien du maire »
À la sortie du marché couvert, le t-shirt aux couleurs du Racing, un Strasbourgeois arrête le maire pour discuter avec lui de l’avenir du club, lequel lui répond: « quand Philippe Bies sera réélu député, c’est à lui qu’il faudra demander de mettre les moyens pour acheter Messi ! » Le ton est donné. Tout au long de la matinée, le maire n’aura de cesse de lancer des mots rassurants à son ancien adjoint, même s’il n’a pas exprimé de déclaration officielle de soutien.
Au marché du Neudorf, on arrête le maire pour des requêtes de toutes sortes (photo KZ/ Rue89 Strasbourg)
Ce n’était apparemment pas le moment : « aujourd’hui le maire et le député rencontrent les citoyens, » dit-on. Pourtant, depuis 8h du matin sur la place du Marché, nombreux sont les militants à tracter, chacun pour leur candidat. Pour eux, la campagne pour les élections législatives est déjà bien entamée. Aux yeux de nombreux militants d’ailleurs, Philippe Bies était là, non pas en tant que député, mais comme candidat. Le principal intéressé indique :
« Je ne suis pas là en tant que candidat mais en tant que député de terrain. Ces tournées de quartiers, je les fais régulièrement et pas seulement en période électorale. Nous sommes là en tant qu’élus […]. Il y a des signes très clairs qui montrent que Roland Ries me soutient et je n’avais, de toute façons, aucun doute là-dessus. »
La candidature de Christel Kohler, « sa responsabilité » selon le maire
En ce qui concerne la candidature de Christel Kohler aux côtés de Sylvain Waserman pour La République En Marche, le député soulève le fait qu’elle soit, non seulement adjointe, mais aussi membre du conseil d’administration du Réseau de Gaz de Strasbourg, dont le directeur n’est autre que Sylvain Waserman lui-même. Il parle d’ »un binôme au conflit d’intérêt inquiétant » et promet de mettre à plat tout cela après les échéances électorales. De son côté, Mathieu Cahn a saisi le déontologue de la Ville de Strasbourg, quant à la possibilité pour Sylvain Waserman de solliciter un mandat électif.
Le maire de Strasbourg, tiraillé entre les différentes sensibilités qui composent sa majorité municipale, tente de jouer la carte de l’apaisement :
« Philippe Bies est d’abord député et citoyen, puis candidat. Je le soutiens même si dans mon équipe municipale il y a différentes options et différentes candidatures […]. En ce qui concerne Christel Kohler, je lui ai parlé et je lui ai dit que c’était sa responsabilité. La seule chose que j’exige c’est que, en tant qu’adjointe, elle reste fidèle au programme sur lequel nous avons été élus il y a 3 ans. »
Une réponse qui semble ne pas convenir à tout le monde. Jean Jacques, militant PS depuis quelques années, intercepte le maire et le félicite, avec une pointe d’ironie, pour son soutien à Philippe Bies. Il nous expliquera plus tard qu’il trouve indigeste ce « mélange des genres » :
« Soit on vient rencontrer les gens et faire la tournée de popotes, soit on vient faire campagne ! Le maire aurait très bien pu faire sa visite annuelle au Neudorf à un autre moment. De plus, j’aimerais qu’il sorte de son équivoque et qu’il se positionne clairement. Il faudra quand même qu’on m’explique comment on permet qu’une adjointe qui s’est présentée sur une liste PS puisse se présenter avec En Marche en face d’un candidat PS… »
Du côté d’En Marche, on ne semble pas non plus satisfait de la situation. Selon Isabelle, 47 ans et militante d’En Marche à Strasbourg, le maire reviendrait à « la vieille politique politicienne. » Elle dit rester sceptique quant au soutien de Roland Ries en faveur de Philippe Bies, alors qu’il s’était rapproché d’Emmanuel Macron en se rendant à son premier meeting.
Les législatives, un période difficile pour le PS bas-rhinois et sa première secrétaire fédérale, Anne-Pernelle Richardot (photo KZ/ Rue89 Strasbourg)
Les hôpitaux universitaires de Strasbourg, par souci d’économie, se séparent de leurs services d’hygiène pour le confier à une entreprise privée. Dans certains services, le nombre d’agents de service hospitalier a été divisé par quatre.
Après une édition 2016 réussie pour célébrer ses 10 ans, l’association Pelpass remet le couvert. Trois jours de concerts, spectacles et jeux au Jardin des Deux Rives, du jeudi 25 au samedi 27 mai. Le début d’un rendez-vous annuel pérenne ? Peut-être.
Difficile de passer à côté de l’association Pelpass & Compagnie lorsqu’on habite Strasbourg. À l’origine de nombreux concerts et rencontres autour des spectacles vivants, c’est aussi cette association qu’on retrouve derrière des rendez-vous incontournables comme Paye Ton Noël, Fanfar’o’doï ou Ind’Hip’Hop. Une culture du festival bien ancrée donc, et désormais en passe de se régulariser à plus grande échelle, du côté des Deux-Rives.
Édition 2016 : Les 10 ans de Pelpass (@Ludo Pics Troy)
Ce qu’on croyait être un coup unique l’an dernier est donc finalement réitéré. Normal, quand l’édition anniversaire 2016 a représenté une vraie victoire pour l’association, avec ses quelques 4 000 participants pour une quarantaine d’artistes. Le parti pris de l’édition 2017 ? On ne change pas une équipe qui gagne ! Toujours trois chapiteaux, toujours des jeux, toujours des animations et toujours des concerts, avec des propositions originales et de nombreuses créations.
Voici une sélection de deux concerts par jour, totalement subjective mais c’est le deal, hein ?
Jeudi 25 mai : les pépites sont étrangères
BRNS est un groupe belge, qui a fait sensation dès 2012 avec l’excellent Wounded, mini-album pointu et dansant mené par le titre « Mexico ». Harmonies, mélodies, rock et délires de batteries ultra-intenses, ce sont leurs performances scéniques qui les ont conduit à la reconnaissance. Après Patine en 2014, album plus recherché, plus sombre, plus instinctif, mais toujours mené par la sublime voix du batteur Tim Philippe, plus rien. Jusqu’à la sortie récente d’un nouveau titre, « Pious Platitudes ». Le nouvel album est prévu pour octobre 2017. La promesse de découvrir de nouveaux titres sur scène, donc.
Clip officiel de Pious Platitudes / réalisation : Julien Campione
Mdour Moctar vient d’un peu plus loin, puisque ce guitariste touareg est originaire du Niger et se fait connaître à Agadez. Dans le sillage de Bombino, il délivre un blues rock qui sent bon le désert. C’est accompagné de sa Fender pour gaucher, cadeau d’un producteur américain qui tombe sous le charme de sa musique, qu’il électrisera la scène du Pelpass Festival.
Clip officiel de Anar / réalisation : Christopher Kirkley
Vendredi 26 mai : des créations strasbourgeoises délirantes
Partout Partout vs 2 boules vanilles promet de faire beaucoup beaucoup de bruit. Ceux qui y ont déjà assisté le savent, les concerts de Partout Partout sont des concentrés d’énergie sauvage qui ne faiblissent jamais avant le point final. 2 boules vanilles, eux, sont connus du côté de Lyon pour leur duo de batteries. Autant dire que la rencontre de ces deux groupes ne peut être qu’explosive !
Vidéo live amateur captée à Lyon par Kartoffel Fidji
Billy Bolt vs Bad Juice, ou quand le meilleur du rockabilly strasbourgeois rencontre le projet rock vintage des membres d’Adams and the Madams et Fat Badgers. Il va falloir gérer son énergie correctement ce jour-là, car il y a fort à parier que la rencontre de ces garçons mènera à des envies folles de se remuer devant leur set. Prévoir de quoi s’éponger le front, et des chaussures adaptées. Ce sera notre seul conseil.
Clip officiel de Baby, What’s Wrong? / Réalisation : Up For The Crack
Samedi 27 mai : le grand écart des genres
The Wooden Wolf, maître incontesté du songwriting en France actuellement, illuminera de sa guitare et de ses tourments le samedi après-midi. Le concert sera sans aucun doute l’occasion d’entendre quelques pépites de Four Preludes Op.5, son dernier EP sorti en mars. Mais on espère secrètement qu’Alex nous dévoilera quelques nouveaux titres, en avant première de son album prévu pour l’automne.
Clip officiel de Busy Being Born
JP Manova ne joue pas dans le même registre. Présenté comme l’homme de l’ombre du rap français, il sort 19h07 en 2015, l’occasion pour lui de démarrer une vraie carrière solo. Finis les featurings (avec Flynt) et les apparitions discrètes (avec Doc Gynéco), JP Manova sera à l’œuvre seul pour ce festival.
Clip officiel de Le Stress / Réalisation : Thomas Burgess et Pilou Guetta