C’est le gros événement de la rentrée : le concert des Pandoras, girl band californien de légende qui rejoue après un quart de siècle de silence. En cette fin d’été, leur tournée européenne les conduit notamment dans la cave du Mudd Club de Strasbourg.
The Pandoras, dans les années 80 californiennes, et plus spécifiquement sur la scène alternative de Hollywood, côtoient d’autres formations comme les Bangles et Dream Syndicate. Avec un côté bien plus abrasif et rentre-dedans, hérité d’un autre girl band californien qui faisait référence à l’époque : The Runaways. Car bien que ce groupe de filles emmené par Joan Jett, Cherie Curry, Lita Ford et Sandy West, très axé punk-rock, n’évolua au sommet que durant quelques années de la seconde partie des années 70, son influence resta majeure, voire fondatrice, pour des héritières comme The Pandoras.
Et c’est ainsi qu’une Paula Pierce, leader de toujours des Pandoras jusqu’à sa mort subite en 1991, porta son groupe, alliant fougue, hargne, provoc’, charme et sensualité. Retour plus de trois décennies en arrière avec ce single majeur des Pandoras sorti en 1984 :
Avec Nina Hagen, Iggy Pop et The Scramps
The Pandoras, au temps de leur succès (Doc. remis)
Un son pêchu et rythmé, une alchimie plaisante et surtout une présence scénique puissante (sans toutefois s’avérer aussi sismique que celle des Runaways). Voilà la recette des Pandoras qui se font progressivement un nom et une réputation, ce qui leur permet de tourner avec Nina Hagen ou d’ouvrir pour Iggy Pop, The Cramps, Johnny Thunders ou encore Fuzztones.
Paula Pierce et sa bande d’alors (Mélanie Vammen, Julie Patchouli, Karen Blankfeld et Kim Shattuck) sont même citées par plusieurs titres de la presse spécialisée américaine dans un classement « des groupes qui comptent ». Et puisqu’un bonheur n’arrive jamais seul, en ce mitan des années 80, The Pandoras signent sur le label Elektra qui compte, entre autres, dans son catalogue The Doors, Love, Queen, The Eagles, The Stooges, The Pixies, The Cure ou encore Metallica. On a connu pire comme références !
Retour sur scène le 26 juin 2015
En 1991, le décès brutal, d’une rupture d’anévrisme, de Paula Pierce, pilier du groupe, marque la fin des Pandoras qui ne se portaient déjà plus au mieux, à cause de dissensions internes, de disputes et de départs contraints (la claviériste Mélanie Vammen est poussée dehors en 1990 par Paula Pierce malgré l’opposition de Kim Shattuck et Sheri Kaplan, qui avait rejoint la formation en 1987).
D’anciennes membres des Pandoras s’étaient retrouvées pour un concert privé à l’automne 2013 avant d’envisager sérieusement l’idée d’un vrai retour. Dont acte, en cet été 2015, avec une tournée européenne de Copenhague à Milan en passant par Londres, Alicante, Rome, Francfort, Berne et Bologne, sans omettre évidemment les quatre dates françaises à Paris, Marseille, Toulouse et Strasbourg.
Mais avant cela, The Pandoras sont remontées pour la première fois sur scène le 26 juin dernier à San Diego, Kim Shattuck (entretemps passée par le groupe The Muffs avec Mélanie Vammen et surtout au sein des Pixies, en tant que bassiste, en 2013) endossant le rôle de leader du groupe :
Aujourd’hui, les Pandoras version 2015 ressuscitent la formation la plus solide et durable de leur groupe, lorsqu’elles étaient des ados fières et crâneuses, avec Kim Shattuck au chant et à la guitare, Mélanie Vammen aux claviers, Karen Blankfeld à la basse et Sheri Kaplan à la batterie.
Et pour avoir une idée de leur forme actuelle, voici un extrait de leur concert au festival Burger Boogaloo le 4 juillet dernier à Oakland en Californie :
Y aller
The Pandoras, en concert au Mudd Club le lundi 7 septembre à 21h30. Entrée : 7 euros.
L’association des jardins ouvriers de Strasbourg ouest (Ajoso) impose une réglementation stricte à ses jardiniers : la moitié de la surface doit être composée de plants de fruits et de légumes. Si celle-ci n’est pas respectée, des sanctions sont appliquées, qui peuvent aller jusqu’à l’expulsion.
Le lancement du service TGV Pop est prévu dès le 29 août. (Photo Taxiarchos228 / Wikimedia Commons / cc)
TGV Pop, l’offre à la demande de la SNCF, est enfin disponible entre Paris et Strasbourg. La SNCF va l’expérimenter du 12 septembre au 22 novembre. En votant et partageant sur les réseaux sociaux pour les horaires qui les intéressent, les internautes auront la possibilité d’obtenir des places à 25 ou 30 euros. Le nombre de votes doit être suffisamment élevé pour que les trains circulent.
TGV Pop, c’est un peu la réponse de la SNCF aux applications de covoiturage comme Blabla Car : 14 jours avant le départ, l’internaute doit s’inscrire sur la plateforme dédiée. Il vote ensuite pour le trajet de son choix et, marketing 2.0 oblige, il le partage sur ses réseaux sociaux pour augmenter ses chances de voir le train partir.
Car pour qu’un TGV Pop existe, il faut qu’un nombre suffisant d’internautes l’aient choisi. Un système de jauge indique l’évolution des votes : celle-ci est d’abord orange, puis devient bleu lorsque le train atteint le « pop départ » qui annonce sa mise en circulation.
Seulement en test pour le moment
Si la circulation du train est confirmée, au plus tard quatre jours avant la date de départ, l’internaute est alerté par email de la mise en vente des billets dès le lendemain sur le site de la SNCF, et reçoit tous les détails du voyage. Il peut réserver son billet jusqu’à 3 jours avant le départ : les places sont à 25 euros pour un trajet Paris-Strasbourg (ou Strasbourg-Paris) en seconde classe et 30 euros en première classe. Dans un TGV « normal », les places évoluent autour de 80€ l’aller en seconde classe.
L’offre TGV Pop est proposée pour les week-ends à partir du 12 septembre, avec un lancement des réservations dès le 29 août. Plus de 10 000 places sont proposées sur 20 TGV Pop Strasbourg-Paris possibles jusqu’au 22 novembre les samedis et dimanches, et 8 TGV Pop Paris-Strasbourg jusqu’au 31 octobre les samedis.
Une bonne nouvelle pour Strasbourg, jusqu’ici régulièrement exclue des offres spéciales de la SNCF. Avec TGV Pop, la compagnie espère viser un public de jeunes, « toujours plus connectés et désireux de pouvoir partir quand ils le souhaitent », d’après le communiqué de presse. Le test de la SNCF vise aussi à voir dans quelle mesure l’offre TGV Pop viendra concurrencer les trajets réguliers sur le TGV Est, l’une des lignes les plus rentables de la compagnie ferroviaire.
Laurent Delahaye sur son stand (Photo Coin Cirage)
Le cireur de chaussures installé rue du Vieux Marché aux Poissons à Strasbourg pourra continuer son activité. Les services de l’occupation du domaine public de la Ville avaient un temps fait craindre une expulsion, ils cherchent désormais une solution pour régulariser la situation de cet ancien SDF.
Il était prêt à s’enchaîner aux barrières, à établir sur son trottoir une mini « zone à défendre » face aux assauts redoutés des policiers municipaux. Mais finalement et c’est heureux, Laurent Delahaye, le cireur de chaussures installé devant le Comptoir du cigare, rue du Vieux Marché-Aux-Poissons à Strasbourg, n’aura pas à déménager sa cariole ni ses brosses à reluire.
Car Laurent Delahaye revient de loin. Usé par des petits boulots sur les chantiers, où on lui expliquait « toi l’intérim tu es du consommable », il s’est retrouvé à la rue après des mois de galère financière. Mais il avait une farouche envie de travailler et il avait dans l’idée de lancer cette activité, désuète, de cirage de chaussures.
50€ pour passer de SDF à autoentrepreneur
Le patron du Comptoir du Cigare, Gilles, lui demande alors combien ça coûterait pour qu’il démarre : 50€ pour financer les premiers achats : brosses, cirages et crèmes. Il lui donne immédiatement.
Laurent Delahaye devient alors autoentrepreneur et décroche un prêt de l’Adie, 3 000€, qui lui permet d’acheter le vélo-cariole sur lequel s’assoient ses clients (1 350€). Gilles lui trouve le socle en métal, une voisine lui apporte un tabouret, des ouvriers profitent d’un chantier voisin pour lui confectionner une boite… Et voilà qu’il démarre son activité en novembre 2014.
Mais voilà, l’occupation du domaine public est réglementé. Tentant de se mettre en conformité, Laurent Delahaye a contacté les services municipaux. Lors d’une réponse orale mercredi, il a compris qu’il n’aurait pas l’autorisation de rester sur son emplacement. Laurent Delahaye alerte alors tout son réseau, considérable, de soutiens via Facebook.
« Pas question qu’il soit délogé »
Paul Meyer, adjoint au maire (PS) de Strasbourg, s’empare du dossier depuis La Rochelle où il participe à l’université d’été du PS :
« Quelque soit la situation administrative, on aurait trouvé une solution. Il n’était pas question de déloger cette personne qui a créé son activité. J’ai été très surpris par la réaction des services, il semble qu’il y ait eu un quiproquo lors d’une mise en conformité avec le règlement des foires et marchés. Mais il sera reçu mardi pour que sa situation soit régularisée. »
Du côté de la Ville, on indique que Laurent Delahaye n’a jamais eu d’autorisation et que le règlement des foires et marchés n’incluent pas l’activité « cirage de chaussures », qu’il faut donc s’atteler à sa modification, etc.
Laurent Delahaye demande 3€ par chaussure, 5€ pour une botte, 10 ou 15€ pour un blouson. Les chaussures en ressortent comme neuves. Laurent Delahaye assure compter l’ambassadeur de Belgique auprès du conseil de l’Europe parmi ses clients, lequel ne supporte pas que les chaussures de ses collaborateurs soient mal cirées sur les moquettes des institutions européennes.
Un marché à prendre ? Laurent Delahaye prévoit d’étendre son activité aux entreprises et institutions, notamment pour pouvoir travailler les jours pluvieux. Il a besoin d’un nouveau coup de pouce, et il a débuté pour ça une campagne participative sur la plate-forme Ulule.
L’ancien Simply Market, route de Bischwiller à Schiltigheim, lieu où doit être implanté la médiathèque nord (Photo Collectif Hic et Nunc)
Ces projets en rade – 4. Depuis 2003, l’Eurométropole de Strasbourg souhaite structurer son réseau de médiathèques autour de quatre pôles. Trois d’entre eux ont vu le jour : André Malraux au centre, celle de Lingolsheim à l’ouest et celle d’Illkirch-Graffenstaden au sud. Mais toujours pas de médiathèque nord à Schiltigheim. Prévue de longue date, la construction ne cesse d’être retardée. Les raisons : des désaccords sur le lieu, le coût, et des rivalités politiques qui ont sévèrement plombé le dossier.
“Hic et nunc”, du latin pour « ici et maintenant », c’est le nom qu’a choisi le collectif citoyen nouvellement créé pour réclamer l’implantation rapide d’une médiathèque sur le site de l’ancien Simply Market, à Schiltigheim. Par une pétition adressée à Robert Hermann, président de l’Eurométropole, le collectif espère la réalisation de ce projet initié en… 2003.
Le collectif souhaite rassembler les associations locales et les citoyens concernés par le projet. Il a également prévu la mise en place d’une médiathèque spontanée, chaque samedi matin, en proposant aux habitants concernés de venir échanger ou donner des livres ou CDs, à l’endroit où pourrait être construite la médiathèque. Denis Maurer, ancien conseiller municipal à Schiltigheim et membre de Schilick Ecologie, soutient cette action :
« Cette médiathèque concerne tout le secteur nord de l’agglomération, soit près de 100 000 habitants sur une dizaine de communes. Aujourd’hui, les bibliothèques ne veulent pas investir dans de nouveaux ouvrages car elles attendent l’ouverture de cette médiathèque. Les usagers, les lecteurs se retrouvent en manque d’équipements. »
Un vieux dossier entaché de rivalités politiques
Denis Maurer réclame une « équité entre les habitants » sur le territoire de l’Eurométropole, rappelant que si le projet de médiathèque nord n’a pas abouti, la grande médiathèque André Malraux au centre, celles de Lingolsheim à l’ouest et celle d’Illkirch-Graffenstaden au sud ont bien été mises en place.
Malgré son implication dans le dossier en tant qu’ancien conseiller municipal de 2008 à 2014, Denis Maurer dit ne « pas vouloir rentrer dans le débat politique » et assure que le collectif ne « prend pas en compte les trajectoires personnelles de chacun ». Un discours qualifié de « démagogique » par Jean-Marie Kutner, actuel maire (UDI) de Schiltigheim :
« Denis Maurer était conseiller communautaire au sein de l’ancienne majorité, il a voté tous les documents qui ont enterré le dossier. Et maintenant qu’il a une démarche d’opposant politique, il veut faire table rase du passé ? Ce n’est pas sérieux. »
Capture d’écran de la page Facebook de Jean-Marie Kutner (Facebook)
Des désaccords qui ont tué le projet dans l’oeuf
L’un des points de crispation entre les différents acteurs du projet, c’est le choix du site. Le projet actuel doit se faire sur la friche Adelshoffen, route de Bischwiller à Schiltigheim, à la place de l’ancien Simply Market. Un débat interne a eu lieu au sein de l’ancienne majorité sur cette question, explique Denis Maurer :
« L’ancien maire, Raphaël Nisand, a voulu changer l’endroit prévu pour la construction de cette médiathèque. Ce n’était pas le souhait de Schilick Écologie mais le choix du maire l’a emporté dans la majorité. Le projet doit maintenant se faire à la place de l’ancien Simply Market. L’inconvénient, c’est qu’il a fallu attendre le déménagement du magasin pour pouvoir avancer. »
Raphaël Nisand affirme que le choix initial du site posait problème :
« Il était vaguement prévu en 2008 d’installer la médiathèque au niveau de la villa Weber (au sein de la friche Adelshoffen), mais l’endroit ne correspondait pas. Il n’y avait pas assez de place pour une médiathèque, alors que le Simply Market était beaucoup plus spacieux. Cela différait uniquement la construction d’un an ou deux. »
« Pas avant 2019 » selon le maire de Schiltigheim
Jean-Marie Kutner, opposé à ce choix du site, soutient que l’inauguration était prête pour 2010, si le lieu d’implantation n’avait pas changé. Aujourd’hui, il affirme que le projet ne se fera pas avant 2019 :
« Nous n’avons pas abandonné le projet, mais il faut encore procéder à l’achat du terrain, engager des travaux de voirie… On a perdu beaucoup de temps. »
Souad El Maysour, adjointe au maire de Strasbourg et ancienne vice-présidente de l’Eurométropole en charge de la lecture publique, défend ce projet de construction voté avec l’ensemble des villes du bassin nord :
« Il faut garder ce site et le défendre car c’est le plus pertinent que nous avons : il est au centre de Schiltigheim, il y a des bus et des trams, c’est le plus accessible. Au lieu de polémiquer, on devrait penser à trouver une solution pour la ville de Schiltigheim au niveau de la lecture publique. »
Souad El Maysour regrette un « moment de flottement » dû au changement de municipalité : « si on avait pu acquérir le site il y a 3 ou 4 ans, le projet serait déjà mis en route. On n’avait pas évalué que le déménagement du Simply Market prendrait autant de temps ».
Le quartier Adelshoffen dans l’attente
La construction de la médiathèque devrait s’inscrire dans l’aménagement global de la friche d’Adelshoffen, un « éco-quartier » qui devrait regrouper sur un même site des logements, des locaux professionnels, un supermarché, une galerie commerciale et donc, la médiathèque intercommunale. Problème : en l’absence de date fixe pour la construction de la médiathèque, les travaux ne peuvent avancer.
Le réaménagement de la route de Bischwiller doit déjà coûter 2,3 millions d’euros, d’après le site de l’Eurométropole. Mais pour la médiathèque seule, difficile d’obtenir un chiffre exact. Pour Raphaël Nisand, il ne s’agirait pas d’un investissement majeur pour la communauté urbaine de Strasbourg :
« Une douzaine de millions d’euros ont été prévus pour la médiathèque, auxquels s’ajoutent 500 000 euros pour la démolition de l’ancien Simply Market. L’engagement a d’ailleurs été pris avec la Ville de Schiltigheim pour que la médiathèque voit le jour ».
Mais Jean-Marie Kutner estime que le projet aurait pu être financé plus facilement s’il avait vu le jour avant : « Aujourd’hui, les collectivités n’ont plus d’argent » affirme t-il. Souad El Maysour affirme pourtant que la construction sera menée à bien :
« Il faut se confronter à la situation financière actuelle, il y a eu des restrictions budgétaires très lourdes, mais cela ne doit pas remettre en cause le projet ou l’amoindrir. »
Jean-Marie Kutner doit rencontrer Robert Hermann début septembre pour discuter d’une étude pouvant relancer le projet : le coût n’a pas encore été communiqué. Comme tous les projets majeurs de l’Eurométropole en cette période de disette, il devra subir l’arbitrage du plan pluriannuel d’investissements, dès la rentrée.
Chaque visite à domicile occasionne une « participation forfaitaire » de 1€ (Photo CD Val-de-Marne / FlickR / cc)
Depuis le 1er juillet, l’aide à la complémentaire santé est limité à une série de mutuelles partenaires. Et pour ceux dont la mutuelle n’a pas été choisie par la Sécurité sociale, ils n’ont plus qu’à changer. Et tant pis si leur contrat et leur couverture leur convenaient très bien.
Dans une relative indifférence, le gouvernement a réformé l’aide à la complémentaire santé (ACS) l’an dernier. Ce dispositif permettait aux personnes avec de faibles ressources (moins de 11 670€ par an pour une personne seule) de déduire jusqu’à 550€ du montant de son assurance santé complémentaire. La caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) envoyait un « chèque », que l’assuré n’avait plus qu’à faire suivre à sa mutuelle.
En Alsace, 10 112 personnes bénéficiaient de ce système en 2015, dont Marie-Thérèse Fritsch, d’Urmatt. Mais fin juillet, sa mutuelle, Muta Santé à Mulhouse, l’informe qu’elle ne sera plus en mesure « d’offrir ce service » car l’ACS est désormais réservée à certains contrats sélectionnés, sur un appel d’offres de la Sécurité sociale. Muta Santé n’ayant pas été retenue, ses contrats ne peuvent être payés en partie par l’ACS.
700€ par an de « participation forfaitaire »
Marie-Thérèse est très âgée, elle reçoit la visite d’une infirmière deux fois par jour pour des problèmes d’épanchements. Sa mutuelle lui remboursait ses soins moyennant une cotisation de 590€ par an, soit 40€ une fois l’ACS déduite. Elle ne comprend pas bien pourquoi elle doit changer d’assureur maintenant, ni son fils d’ailleurs, Pascal, qui a décortiqué les contrats disponibles :
« Chez Muta Santé, ma mère bénéficiait de la prise en charge de médecines douces, d’une chambre individuelle en cas d’hospitalisation et d’un peu de thermalisme. Dans les contrats désormais réservés à l’ACS, il n’y a rien de tout ça. Ils sont plus chers et moins performants ! On se demande vraiment où est le gain pour l’État ! »
La prise en charge de l’aide à la complémentaire santé (doc sécurité sociale)
D’autant que les bénéficiaires de l’ACS n’ont pas à avancer le moindre euro, grâce au tiers payant intégral. Même la participation forfaitaire de 1€ est prise en charge, ce qui représente quand même pour Marie-Thérèse une économie de 50€ par an.
« Des personnes à faible revenu n’ont plus le choix de leur contrat »
Stéphane Demuth, directeur de Muta Santé, se désole de cette situation :
« Clairement, le gouvernement est intervenu sur un segment du marché qui était encore libre, à savoir les personnes aux faibles revenus mais qui n’entraient pas pour autant dans les critères d’attribution de la couverture maladie universelle (CMU). Ces gens avaient le choix quant au budget qu’ils décidaient de consacrer à leur couverture santé, ils ne l’ont plus. Notre groupe, AG2R prévoyance, a bien essayé de candidater à l’appel d’offres mais nous n’avons pas été retenus. Nous allons donc devoir orienter ces clients vers un partenaire, peut-être la Macif. »
Car pour être retenus par l’État, les contrats des mutuelles devaient correspondre à un cahier des charges très strict, sans inclure de garanties non prévues par le gouvernement. Au final, dix regroupements représentant 97 mutuelles (sur 706 répertoriées en France) ont été retenus, proposant tous trois contrats (A, B ou C) très similaires et légèrement plus chers que le montant maximal de l’ACS (voir la liste).
« Un dispositif très stigmatisant pour les bas revenus »
François Kusswieder, président de l’union régionale de la mutualité française en Alsace et de Mut’Est, ne voit pas non plus l’intérêt de cette réforme pour l’État :
« Ça ne générera pas d’économies puisque les montants de l’ACS restent identiques et le nombre de bénéficiaires aussi. En Alsace, les conseils départementaux soutenaient également l’ACS ce qui, avec le régime local, permettait de proposer aux personnes avec de faibles revenus de bonnes couvertures. Là, les contrats standardisés ne sont franchement pas terribles. Et surtout, on force des personnes qui n’ont pas beaucoup d’argent à les choisir. C’est très stigmatisant. »
Dans un communiqué, le ministère de la Santé indique que cette réforme a été lancée pour que plus de bénéficiaires potentiels de l’ACS y aient recours. Selon le gouvernement, les nouveaux contrats sont moins chers de 14 à 36% que les anciens. Mais Pascal Fritsch ne voit pas bien quel sera l’avenir mutualiste de sa mère :
« Elle va devoir souscrire un contrat dans une mutuelle sélectionnée, et probablement en souscrire un autre ailleurs pour la prise en charge des soins qui lui correspondent mais qui ne sont pas prévus dans les contrats-types… Avec sa pension de veuve de 850€, ça risque d’être délicat. »
François Kusswieder précise en outre que la loi interdit aux prestataires de contrats ACS de proposer une offre « surcomplémentaire », qui viendrait combler les manques. Il faut souscrire un autre contrat.
Des terres vallonnées avec Strasbourg en fond (Photo Rue89 Strasbourg /AM)
Le trail consiste à courir dans un environnement naturel. Traileur et Strasbourgeois, je vous présente le Kochersberg, premier de trois terrains d’entraînement avec le Mont Sainte-Odile et les crêtes vosgiennes, que j’ai testés, aimés et qui sont tous facilement accessibles depuis Strasbourg.
Comparaison des lieux de trails proches de Strasbourg
Situé à l’ouest de Strasbourg, le Kochersberg est mon terrain d’entraînement “trail running” favori car il a l’énorme avantage d’être très facilement et rapidement accessible depuis Strasbourg. C’est idéal après une journée de travail, pour m’isoler du bruit et de l’agitation citadine, et ce, sans avoir à rouler de longues minutes pour chercher le calme. Environ quinze minutes suffisent en voiture pour rejoindre les champs et les premiers vallons qui composent cette vallée.
J’ai une multitude de points de départ, je pourrai par exemple citer le village de Quatzenheim, ou encore Ittlenheim. C’est facile d’accès (un peu d’autoroute A351 puis un peu de RN4) et les routes sont peu fréquentées. Quand je n’ai vraiment plus la motivation ni l’envie de rouler, je me rends encore plus près de Strasbourg, sur et autour de la colline de Hausbergen, sur les hauteurs de Mundolsheim qui peut aussi être un très bon terrain de jeu pour traileurs amateurs.
Le Kochergsberg, aux portes de Strasbourg (Google Maps)
Des chemins agricoles, plats
Pour être totalement précis, dans cet environnement, je parlerai d’entraînement « course nature » plutôt que « trail » dans la mesure où les pentes qu’offrent ce coin de la région ne sont que vallonnées, bien moins abruptes que ce que peuvent proposer certains sentiers vosgiens. Ce n’est pas grave, ça reste une bonne alternative aux terrains plats des rues ou des parcs de Strasbourg.
Bien sûr, en me rendant là-bas, je sais que je ne trouverai pas de surfaces techniques que certains traileurs recherchent, car les chemins sont essentiellement agricoles, en creusant et en découvrant petit à petit je suis également déjà tombé sur des sentiers monotraces qui serpentent de petits bois.
La configuration des chemins fait que je n’ai pas à me soucier de préparer des itinéraires par peur de m’égarer, je vagabonde avec ma gourde et mes baskets à travers les champs, tout en raccourcissant ou en prolongeant mes entraînements en fonction de mon état de forme et ma motivation du jour. Dans le Kochersberg : pas de grosses roches, pas de racines, mais de la terre, quelques cailloux et des herbes plus où moins hautes selon la saison.
Certains points restent tout de même remarquables : je n’hésite pas à m’arrêter sur les hauteurs du Mont Kochersberg ou à la table d’orientation de Witzenheim pour y contempler la plaine d’Alsace et y apercevoir Strasbourg et la pointe de la cathédrale.
Le Kochergsberg offre de magnifiques panoramas (Photo Rue89 Strasbourg /AM)
Attention à la boue
Malgré un descriptif assez arrondi, le Kochersberg m’a déjà réservé un certain nombre d’aventures et de surprises. Pour courir là-bas, je m’intéresse toujours à la météo du jour et à celle des jours passés. Dans le cas où il pleut ou s’il a récemment plu, les chemins agricoles peuvent rapidement devenir un enfer : coureur propre sur vous et toujours bien coiffé, passez votre chemin ! Car avec un ciel capricieux, je me suis déjà retrouvé avec de la boue jusque dans les cheveux, il est dans ce cas conseillé de chausser les baskets à crampons qui deviennent alors indispensables, car il n’y a tout simplement plus d’appuis sur ces terres boueuses.
Dans le même état d’esprit, il y a très peu d’arbres et très peu d’obstacles pour casser le vent : je suis obligé d’augmenter considérablement ma puissance pour continuer à avancer lorsque le vent souffle, mes efforts fournis sont d’autant multipliés.
Surveillez le ciel
Toujours en raison de cet environnement, il y très peu d’endroits ombragés, ce qui m’oblige à courir quasi-intégralement sous le soleil : la réserve d’eau devient alors indispensable, tout comme la casquette. Cet objet peut également avoir une deuxième utilité : protéger le cuir chevelu des attaques des rapaces.
En effet, en mai, je me suis fait agresser par une buse qui m’a chargé une dizaine de fois en passant à quelques centimètres au-dessus de moi (et en me touchant la tête…), et ce à chaque fois que j’avais le dos tourné. Après m’être renseigné, il s’avère que cet oiseau de proie protège son territoire (sur lequel passait mon itinéraire) en période de nidification. J’avais trouvé cette attaque particulièrement effrayante et impressionnante, car j’ignorais que l’on pouvait se faire chasser aussi violemment par un oiseau.
Souvent faciles mais parfois surprenantes, les terres du Kochersberg sont idéales pour les Strasbourgeois souhaitant débuter le trail.
Le port aux Pétroles de Strasbourg (Photo Gaspard Glanz / Rue89Strasbourg)
La catastrophe de Tianjin, en Chine, réveille le souvenir des grandes catastrophes industrielles. Strasbourg accueille le deuxième port fluvial français après Paris, l’agglomération est donc exposée à d’importants risques d’accidents chimiques et technologiques. Comment sont-ils gérés à Strasbourg et quelles procédures d’alertes sont mises en place pour s’en prévenir ? En cas d’incidents dans la zone du Port aux Pétroles, une partie du quartier de la Robertsau serait exposé.
Que se passerait-il à Strasbourg en cas d’explosion sur un site industriel ? Deuxième port français, l’agglomération accueille son lot de matières toxiques et inflammables.
L’organisation de la gestion de ces risques revient à la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) d’après la directive Seveso, un nom générique qui désigne une série de mesures mises en place à l’échelle européenne après la catastrophe de 1976 à Seveso, en Italie. Un nuage de dioxine s’était répandu autour du site industriel, une matière très toxique.
Le département du Bas-Rhin compte 21 établissement classés Seveso (15 « à seuils hauts » dont 10 dans l’Eurométropole et 6 à « seuil bas »). En raison du volume des matières potentiellement dangereuses qu’ils manipulent, chacun de ces sites est exposé à des risques d’incendie ou d’explosion par inflammation d’un produit au contact d’un autre, ou d’une flamme, avec des effets probables de brûlures, d’asphyxie ou de lésions plus ou moins réversibles.
Les établissements Seveso sont donc précautionneusement entourés d’une zone tampon, sur laquelle les constructions sont réglementées. On ne peut, par exemple, y construire de nouveaux établissements recevant du public (ERP). Ces zones sont définies au sein de plans de prévention des risques technologiques (PPRT). Il y en a quatre sur le territoire de l’Eurométropole strasbourgeoise : le port au pétroles, Butagaz, Lanxess et Wagram (Ex PRR).
Zone de risques du Port aux Pétroles (Carte Dreal Alsace)
En cas d’accident, les secours se coordonnent selon des dispositifs appelés plans particuliers d’intervention (PPI), révisés tous les trois ans.
Au port aux pétroles, hydrocarbures et azote liquide
Sur le port aux pétroles, les autorités suivent de près Rubis Terminal, qui entrepose des produits chimiques divers (dont carburants, fuel, éthanols, argon et azote liquide…), la société Prodair qui exploite une unité de séparation d’air et de liquéfaction des gaz, et Tredi, qui incinère des déchets industriels spéciaux. Ce qui rend le dossier du port aux pétroles très complexe est l’imbrication de différents sites, tous plus ou moins sensibles et tous voisins.
En cas d’incident, le périmètre du plan particulier d’intervention (PPI) englobe une bonne part de la Robertsau, quasiment jusqu’à la rue Boecklin. Plus de 2 600 habitants sont recensés dans cette zone, dont l’accès serait bouclé en cas d’incident.
Le port aux pétroles de Strasbourg (Photo Patrick Bantzhaff / cc)
La sécurité civile a étudié plusieurs scénarios de catastrophes possibles au port aux pétroles : feux d’hydrocarbures bien sûr, mais aussi des fuites d’azote, pouvant provoquer des asphyxies, explosions diverses : 32 « fiches d’accidents » ont été rédigées à l’intention des secours. Yves Bossuyt, directeur de la sécurité civile à la préfecture du Bas-Rhin, détaille la méthode :
« On part d’une étude de danger, on rédige une liste exhaustive des scénarios possibles puis on liste la série de mesures à prendre pour préserver les populations et résorber le problème. Pour chaque risque identifié, il y a des seuils, dont des seuils de létalité, qui définissent les périmètres des plans d’intervention. »
Ainsi, l’explosion d’un rebouilleur chez Prodair provoquerait une surpression de 20 mBar qui briserait les vitres jusqu’à 555 mètres autour de l’installation. Chez Rubis Terminal, l’explosion d’un camion citerne générerait une « mortalité de 5% » jusqu’à 19 m et une « mortalité de 1% » jusqu’à 25 m, etc.
Zone de risques de l’entreprise Lanxess (Carte Prefecture du Bas-Rhin)
À La Wantzenau, butadiène et acrylonitrile chez Lanxess
La deuxième zone industrielle Seveso dans le périmètre de l’Eurométropole est située à la Wantzenau, elle couvre les risques liés à l’entreprise Lanxess Emulsion Rubber. D’une superficie de 88 hectares, il s’agit du plus grand site de production de caoutchouc nitrile au monde (100 000 tonnes par an, 20% de la production mondiale). Le site emploie 300 personnes et fonctionne 24h sur 24, 7 jours du 7. Il est suivi pour ses stockages d’acrylonitrile, d’ammoniac et de butadiène.
À la lecture des phénomènes dangereux retenus pour définir le périmètre d’exposition aux risques, on comprend mieux pourquoi :
Le Bleve (Bolling Liquid Vapor Explosion) des sphères de stockage (de butadiène). Le phénomène se produit lorsqu’un réservoir contenant un gaz inflammable est porté à haute température. La partie liquide entre en ébullition puis se vaporise instantanément en faisant exploser le réservoir qui le contient. Le gaz ainsi libéré s’enflamme en créant une boule de feu.
Les Flashfire (explosion d’un nuage / feu éclair) sont provoqués par la dispersion d’un nuage de gaz suivie d’une explosion au niveau des canalisation qui alimentent les unités de production,
Les jets enflammés ou feux « torch », qui résultent des ruptures ou des fuites sur les canalisations de gaz. Ces jets s’enflamment immédiatement dès la naissance de la fuite,
La dispersion d’ammoniac suite à la rupture du réservoir d’ammoniac liquéfié. Ce phénomène génère des effets toxiques,
La dispersion d’acrylonitrile (un gaz toxique et inflammable) suite à un épandage dans la cuvette de rétention. Ce phénomène génère des effets toxiques liés à la dispersion dans l’atmosphère.
Zones du PPI en cas d’explosion d’une sphère de butadiène (doc préfecture du Bas-Rhin)
Le site est déjà bien isolé, mais le périmètre du plan particulier d’intervention (PPI) englobe tout de même 4 000 personnes, dont deux écoles et une maison de retraite. La sécurité civile a identifié « 66 phénomènes dangereux sur le site dont 29 générant des effets à l’extérieur ». Le PPI prévoit 12 scénarios catastrophes, dont des « bleve » à répétition, compte-tenu de la proximité des installations de stockage.
Ainsi l’explosion d’une sphère de butadiène frais provoquerait une mortalité de 5% au moins des personnes exposées jusqu’à 600 mètres du site, des blessures irréversibles seraient causées aux personnes situées à moins d’un kilomètre (voir schéma ci-dessus).
À Reichstett, butane et propane pour toute la France
Un peu plus au sud, le site de Butagaz à Reichstett stocke plus de 1 800 tonnes de propane et de butane sur quatre hectares. L’usine conditionne les bouteilles de gaz à destination du marché français, elle traite 40 000 tonnes par an environ et emploie une vingtaine de salariés. Là encore les « événements redoutés » sont les « bleve » mais aussi les « flash fire », provenant d’une ignition d’une fuite de gaz.
Le PPI de Butagaz n’inclut qu’environ 350 personnes, dont la rue de la Peupleraie à Reichstett. Plus de 20 scénarios sont prévus, dont un « flash fire » en zone pomperie qui ferait se briser les vitres jusqu’à 700 mètres.
Schéma de transmission de l’alerte (doc préfecture du Bas-Rhin)
Une impressionnante cascade d’intervenants
En cas d’accident, la procédure de mobilisation est généralement celle-ci : l’entreprise concernée active son « plan d’organisation interne » (POI). La préfecture en est immédiatement avisée. Si la mise en oeuvre du POI ne résout par le problème, alors le PPI est activé avec une première phase dire « réflexe » : alerte de la population (voir ci-dessous), bouclage du périmètre et mobilisation des moyens d’intervention.
Ceux-ci comprennent les 618 pompiers professionnels du SDIS (service départemental d’incendie et de secours), les 4 894 volontaires, le Samu et les forces de l’ordre, mais la sécurité civile peut aussi mobiliser selon les cas d’autres corps de l’État, voire l’armée en cas de besoin, pour installer des équipements sanitaires d’urgence par exemple. En cas de nombreuses victimes, le plan « novi » peut être déclenché, ce qui mobilise du personnel de soin supplémentaire.
Des moyens d’intervention peuvent être appelés en renforts des départements voisins. Les procédures n’incluent pas les services de secours allemands, qui ne sont mobilisables que par le biais d’une action internationale mais ils sont néanmoins prévenus quand une alerte se déclenche.
Tous les opérateurs de réseaux sont également prévenus : le gaz, l’électricité, ainsi que la SNCF, la CTS, l’aéroport d’Entzheim et le Caring pour la navigation sur le Rhin. Météo France fournit à la sécurité civile un bulletin de prévisions immédiates sur le vent, sa vitesse et sa direction. Ouf.
Conseils de sécurité dans la zone du Port aux Pétroles de Strasbourg (Photo Gaspard Glanz / Rue89Strasbourg)
Les consignes à appliquer en cas d’accident grave
En cas d’accident grave sur un site Seveso, la population est avertie par une sirène d’alerte (3 séquences d’une minute et 41 secondes séparées par un silence, le son étant modulé c’était à dire montant et descendant).
La mesure de protection de la population est le confinement. Par conséquent, les consignes de sécurité sont :
Rejoindre immédiatement un local clos (un véhicule n’étant pas une bonne protection),
Fermer les portes et les fenêtres et boucher toutes les arrivées d’air,
Arrêter la ventilation, la climatisation ou le chauffage,
S’éloigner des vitres. La meilleure protection étant une pièce sans fenêtre possédant une arrivée d’eau,
S’il y a une odeur anormale, respirer au travers d’un linge mouillé,
Ne pas fumer.
Écouter la bonne vieille radio FM
En outre :
Il ne faut pas chercher les enfants, car l’école s’en occupe.
Pour s’informer, les autorités recommandent d’écouter la radio (France Bleu Alsace – 101.4 MHz) qui doit immédiatement interrompre ses programmes et qui est dans la boucle des premiers médias informés. L’Agence France presse est également dans la liste, ce qui assure une diffusion générale et rapide des informations auprès des autres médias.
Les autorités demandent de ne pas téléphoner, afin de libérer les lignes pour les secours.
Dans le cas où une évacuation de la population est nécessaire, il est prévu que des véhicules équipés de haut-parleurs de la sécurité civile diffusent des annonces. Les communes doivent alors appliquer un autre plan, appelé plan communal de sauvegarde, et qui prévoit la réquisition des gymnases et autres lieux qui pourraient accueillir temporairement la population évacuée. L’armée doit envoyer des véhicules de transports de troupes.
Un peu anxiogène tout ça ? Pas de panique, voici le signal de fin d’alerte est un signal continu non modulé durant 30 secondes :
Le moustique tigre, reconnaissable à ses rayures. (Photo Pixabay)
Une opération d’éradication du moustique tigre est prévue durant la nuit de mardi à mercredi à Schiltigheim, entre 3 et 5 heures du matin. Le but est de limiter les risques de contamination de ce moustique, possible vecteur de maladie comme la dengue ou le chikungunya, et sa prolifération dans la région.
« Le moustique tigre pourrait bien être arrivé à Schiltigheim en auto-stop » d’après Françoise Pfirsch, responsable du syndicat de lutte contre les moustiques dans le Bas-Rhin (SLM 67). Ce n’est pas vraiment une blague. Le moustique tigre a tendance à rentrer dans les véhicules ou à se loger dans les pneus de voiture. Il se propage essentiellement par voie routière, en voiture ou en camion depuis le sud de la France, l’Espagne ou l’Italie.
Implanté dans 20 départements de France métropolitaine dont le Bas-Rhin, sa présence a été signalée à Schiltigheim par une habitante du quartier des Malteries en octobre dernier. Sept pièges pondoirs, destinés à attirer les femelles, ont confirmé son implantation sur une zone de 30 hectares. Difficile de chiffrer le nombre exact de ces moustiques : “peut-être des milliers”, avance Françoise Pfirsch.
Le périmètre concerné par l’intervention à Schiltigheim (Agence Régionale de Santé)
Un « traitement de la dernière chance » pulvérisé à Schiltigheim cette nuit
Une opération de démoustication a été lancée dans le cadre d’un plan de lutte coordonné par l’Agence Régionale de Santé en Alsace et le SLM 67. Un porte-à-porte a d’abord été réalisé chez les habitants concernés pour identifier et tenter de détruire les larves, qui peuvent se loger dans des soucoupes d’eau par exemple.
Un traitement sera également pulvérisé cette nuit à partir d’un pick-up, entre 3h et 5h, pour les moustiques adultes. Deux équipes seront présentes, une à l’intérieur du véhicule et une autre à pied équipée d’appareils sur le dos. « C’est un traitement de la dernière chance », explique Françoise Pfirsch. Les chances d’éradiquer complètement le moustique de la zone sont moindres, reconnaît la responsable du syndicat de lutte contre les moustiques dans le Bas-Rhin :
« On traite localement pour retarder son arrivée. On ne peut pas traiter toute la ville, ni recommencer toutes les semaines. On a de grandes chances d’éliminer les adultes mais on ne peut pas empêcher le moustique d’arriver à nouveau. »
Intervention stoppée en cas de circulation
À base de pyrèthre végétal et autorisé en agriculture biologique, l’insecticide naturel utilisé pour l’intervention est considéré “peu toxique” pour l’homme mais des précautions sont toutefois prises. Accompagné par la police municipale de Schiltigheim, le camion devra s’arrêter en cas de circulation ou de la présence d’habitants.
En plus de rester chez eux pendant l’opération, les habitants sont invités à fermer leurs fenêtres jusqu’à une heure après l’opération prévue, rentrer le linge, couvrir les jouets et tout objet pouvant être utilisé par des enfants, éloigner ou rentrer les animaux et protéger leurs gamelles et abreuvoirs, et attendre 3 jours pour consommer les légumes et fruits du potager après les avoir lavés.
Éviter les risques de contamination et d’invasion
Si le moustique tigre est surveillé sur l’ensemble du territoire français, c’est parce qu’il est vecteur de maladies comme la dengue ou le chikungunya : 2 cas de dengue ont déjà été signalées dans le Gard, aucun en Alsace pour l’instant. Le moustique seul ne peut être responsable de la contamination : “il faut également qu’il y ait des personnes malades”, fait remarquer Françoise Pfirsch. Le but de cette opération vise également à limiter l’invasion de ces moustiques et les nuisances dûes aux piqûres.
Le site www.signalement-moustique.fr permet de prévenir en cas d’apparition du moustique tigre, reconnaissable à ses rayures noires et blanches.
Maxime Paquin est expulsé de son jardin pour « manque de plantes potagères ». (Photo Clémence Simon / Rue89 Strasbourg)
Strasbourg dénombre 4 800 jardins familiaux, dont la gestion est parfois confiée à des associations. Mais parfois cultiver son jardin ne suffit pas pour avoir la paix, comme aux jardins ouvriers de Strasbourg ouest, où l’on fait la chasse aux mauvaises graines.
Tout doit être propre, désherbé, rien ne doit dépasser. L’association des jardins ouvriers de Strasbourg ouest (Ajoso), qui gère près de 1 000 parcelles de terre à retourner, louées par la Ville de Strasbourg, impose une réglementation stricte à ses jardiniers : si celle-ci n’est pas respectée, des sanctions sont appliquées, qui peuvent aller jusqu’à l’expulsion.
Et c’est ce qui est arrivé à Maxime Paquin. Ce trentenaire loue avec deux autres personnes une parcelle gérée par l’association à Koenigshoffen, rue des Meules. Au mois de mai, il se soumet à un « contrôle » semi-annuel du jardin. Les « agents », des bénévoles de l’association, pointent alors un « manque d’entretien, une vigne qui passe entre les mailles du grillage, de l’herbe entre les allées »…
En juillet, Maxime Paquin reçoit un courrier, envoyé avec un accusé de réception, lui indiquant qu’il doit quitter le jardin. Raison évoquée : « pas assez de plantes potagères ».
Les personnes chargées du contrôle du jardin auraient dit à Maxime Paquin que la vigne « ne doit pas passer à travers les mailles du grillage » (Photo Clémence Simon / Rue89 Strasbourg)
Le potager de la discorde
Selon le long règlement de l’association, ces jardins à vocation nourricière doivent être composés pour au moins la moitié de la surface de plants de fruits et de légumes. Maxime Paquin ne comprend pas :
« On a planté des courgettes, des haricots ou des pommes de terre mais peu de choses ont poussé à cause du mildiou. On nous fait des reproches alors qu’on aurait plutôt besoin de conseils. Ce n’est pas logique et c’est complètement autoritaire. »
Rachid Bouchaert, responsable du jardin de la rue des Meules qui a effectué une visite lorsque Maxime Paquin était en vacances, estime que cette expulsion est justifiée : « Le jardin était dans un état lamentable. Il n’y avait rien, tout était en friche. »
Le jardin contient plusieurs légumes en fleur, comme des courgettes, qui n’ont pas poussé. (Photo Clémence Simon/Rue89 Strasbourg)
Il y a pourtant bien de la rhubarbe, des fraises, des framboises ou de la vigne, mais d’après Maxime Paquin, les dirigeants de l’association lui auraient dit que « ça ne compte pas ». Pour Denis Boehler, président de l’association des jardins ouvriers de Strasbourg ouest, le jardinier est de « mauvaise foi » :
« Nous avons prévenu cette personne lors du contrôle, elle aurait pu planter des choses avant le passage des agents au mois de mai. Chacun peut entretenir le jardin à sa manière, mais le règlement existe pour éviter que les jardins ne deviennent des bidonvilles. »
Le jardin de Maxime Paquin, considéré »en friche ». (Photo Clémence Simon / Rue89 Strasbourg)
« On a l’impression d’être à l’école »
Maxime Paquin n’est pourtant pas le seul à se sentir lésé. Bastien, son voisin de jardin, a lui décidé de partir après une remarque sur la couleur de son cabanon, considérée « non réglementaire ». Découragé, il met également en cause le prix à payer alors qu’il ne peut pas s’occuper de son jardin comme il le souhaite :
« Ce jardin est un gouffre financier, je n’ai plus envie d’y investir de l’argent. Il est mal exposé, les légumes ne poussent pas toujours bien et surtout, les responsables de l’association ont sans cesse des critiques à formuler, on a l’impression d’être à l’école. »
De son côté, Maxime Paquin n’a pas envie de partir. Il aimerait mettre en place une pétition pour que l’association ne s’occupe plus de ces jardins, mais la révolte des jardiniers du dimanche n’est pas pour demain :
« Les jardins doivent tous correspondre à “leur” vision des choses. Entre leurs remarques incessantes, leurs lettres et leurs contrôles, ils font tout pour que les gens se plient à leurs volontés. Beaucoup en ont marre, mais personne ne dit rien, de peur qu’on leur retire leur terrain. »
Et pour cause : il faut attendre entre 3 et 4 ans pour espérer obtenir une parcelle, puis payer une cotisation allant de 36 à 140 euros selon l’équipement du terrain. Il faut aussi compter l’assurance, prise en charge par les jardiniers.
Des pratiques pas très écolos
Autre point épineux, si l’on ose dire, est l’utilisation des désherbants. Le règlement impose un désherbage strict des allées et des pourtours. D’après Bastien, les membres de l’association ne seraient pas très regardants sur l’utilisation d’herbicides :
« Lors d’un contrôle, j’expliquais à un agent que je désherbais à la main et que cela prenait du temps. Sur le ton de la plaisanterie, il m’a conseillé de profiter du Roundup tant qu’on le pouvait encore ».
Le désherbant chimique est pourtant interdit par la charte des jardins familiaux signée avec la Ville, et peut-être bientôt par le gouvernement. Mais interrogé sur cette question, Denis Boehler répond qu’utiliser du Roundup pour désherber ses allées, « ce n’est pas si dramatique ».
Le jardin de Maxime Paquin contient de la bourrache, une plante qui attire les abeilles, mais on lui aurait demandé de la retirer car « ça ne se mange pas » (Photo Clémence Simon / Rue89 Strasbourg)
Une conception du jardinage à mille lieux de celle que la Ville tente de promouvoir, plus écologique, et qui est mise en place dans les jardins partagés.
Christel Kohler, ajointe au maire de Strasbourg à l’Environnement, aimerait sensibiliser davantage ces jardins familiaux à de nouvelles formes de jardinage par la mise en place de formations. Denis Boehler pense que c’est aussi le manque d’implication des jardiniers qui est en cause :
« Une journée de formation avait été organisée par la ville pour parler de broyage des déchets verts, mais il n’y avait pas assez de monde. Les personnes peuvent aussi faire part de leurs souhaits lors des assemblées générales, mais personne ne vient. »
La Ville a également décidé de retirer les bennes pour le compost qui se trouvaient à côté du jardin de la rue des Meules, car un trop grand nombre de déchets plastiques y étaient jetés.
Vers une commission de recours indépendante
Christel Kohler reconnaît que la gestion de ces jardins familiaux peut poser problème. La mairie reçoit une dizaine de plaintes par an pour des résiliations jugées abusives, sur l’ensemble des jardins familiaux. « C’est déjà trop », estime t-elle.
Maxime Paquin aimerait que la municipalité reprenne la gestion du jardin de la rue des Meules. Mais ce n’est pas aussi simple, explique l’adjointe au maire :
« Il y a deux systèmes de gestion des jardins familiaux : les parcelles gérées directement par la Ville et celles dont les associations s’occupent depuis très longtemps, comme celle de Strasbourg ouest. Il existe une charte, mais il est difficile d’intervenir en cas d’abus car nous devons aussi respecter leur indépendance en tant qu’association. »
Des moyens d’actions sont néanmoins envisageables. Christel Kohler souhaite la mise en place d’une commission de recours indépendante à partir de septembre, « pour que les personnes en situation d’expulsion puissent évaluer la légitimité de cette décision avec des élus. » Et qu’on puisse enfin écouter les tomates pousser en paix.
Le bureau de police du Neuhof à Strasbourg (Photo Rue89 Strasbourg)
Un policier mis en cause dans une affaire de pédopornographie s’est suicidé lundi vers 15h45 à Strasbourg. L’information, révélée par France Bleu Alsace, a été puis confirmée par des sources policières.
Le fonctionnaire de 35 ans était soupçonné par l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale), la police des polices, d’avoir téléchargé sur son ordinateur des images à caractère sexuelles impliquant des mineurs. Il avait été placé en garde à vue mardi 18 août puis relâché alors que les investigations se poursuivaient. Il était présent à son service vendredi.
Le policier aurait rendu visite à ses collègues au bureau de police du quartier du Neuhof, avant de s’emparer d’un pistolet automatique et de le retourner contre lui.
La direction départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin ainsi que le parquet de Strasbourg ont refusé de communiquer sur cette affaire.
Au parc de l’étoile, les toilettes publiques fonctionnent déjà en relais avec des toilettes automatiques. (Photo Nadège El Ghomari/Rue89 Strasbourg)
On les appelle “dames pipi” et depuis quelques mois elles s’inquiètent. L’Eurométropole envisage d’installer des toilettes automatiques dans les faubourgs, tandis que le nettoyage dans l’hypercentre devrait rester manuel. La collectivité parle d’optimisation des toilettes publiques, mais les agents d’entretien parlent de « coup dur ».
Des nouvelles cabines publiques seront installées dans plusieurs endroits de Strasbourg, en particulier dans les faubourgs, mais elles seront automatiques. Il y a quelques mois, les syndicats et les 42 agents de propreté des toilettes publiques de la ville ont appris la décision de l’Eurométropole de modifier la gestion de ce service. Pour le moment, peu de détails ont été communiqués puisque le projet doit être présenté aux élus cet automne.
Mais les agents d’entretien sont inquiets. Trois d’entre elles ont accepté de raconter leur quotidien.
« Un bonjour, c’est plus humain »
À l’entrée des toilettes publiques place de l’Étoile, les gens se bousculent dans la queue, appareil photo autour du cou, plan à la main et lunettes de soleil. Quand on atteint enfin les cabines, c’est une odeur de propre qui envahit les narines, pas celle qu’on attend.
Sarah (tous les prénoms ont été changés) s’active avec sa serpillière dans les toilettes dont elle a la charge. Les gens passent devant elle, parfois sans la saluer. Elle délaisse son balais quelques instants et accepte, la cigarette au coin des lèvres, de parler :
« Ça fait des années que je nettoie dans les toilettes publiques. Il y a même des habitués, on revoit parfois les mêmes personnes. Je ne pense pas que les Strasbourgeois veulent que leurs toilettes deviennent automatiques. Ne serait-ce que pour le “bonjour”, c’est plus humain. »
Son travail lui tient à coeur. Pour elle, les toilettes de Strasbourg, c’est tout un “patrimoine” et son métier ne se résume pas qu’au nettoyage :
« On a beaucoup de contacts, avec les limites de la langue évidemment. On est aussi des guides pour les touristes, on fait vraiment de l’accueil. Parfois c’est dur comme boulot, il faut savoir gérer les gens, leur mentalité et leurs us et coutumes. Les Asiatiques par exemple, je ne sais pas comment elles font leurs besoins chez elles, mais ici on a toujours des traces de chaussures sur les toilettes ! »
« Dames pipi » en voie de disparition ?
Sarah se dit « chanceuse », ses toilettes ne risquent pas d’être automatisées grâce à leur situation géographique très touristique. Pour Mélanie et Carine, c’est la même chose. Leur emploi, elles vont le garder, du moins elles l’espèrent :
« On nous a toujours dit qu’il n’y aurait pas de toilettes automatiques et là, on nous en parle à l’extérieur du centre-ville. Mais on n’a pas d’informations, on ne sait pas ce qu’il va se passer pour nous, ni ce qui va être décidé pour l’accueil des gens. On entend parler de tout et de rien, même de privatisation. »
Karim Hadi, de la CGT de l’Eurométropole, confirme que le projet de la collectivité est une surprise « puisque lors de la dernière réunion sur les agents de propreté, il n’était question que des horaires. » Pour Laurence Siry, de la CFDT, l’enjeu des négociations à venir réside dans le reclassement des agents :
« On essaie de défendre les agents de propreté, de leur donner accès à des formations pour qu’elles choisissent un autre métier si elles en ont envie. Puis qu’on tienne compte de leur lieu d’habitation et de leur situation familiale. Car c’est une décision qui peut induire une mobilité qu’elles n’auront pas choisie. »
« On ne sent pas en sécurité »
Les horaires, la mobilité, ce sont des vrais problèmes pour Mélanie, Carine, et d’autres collègues, qui se déplacent en bus. Si elles terminent à 20h le soir, ce qui arrive une fois sur deux, elles doivent attendre plus d’une heure avant d’avoir un bus qui les emmènent chez elles, en première couronne de Strasbourg. Carine en a généralement pour 40 minutes de trajet. Avec ce projet d’automatisation en route, elle se demandent si elles ne vont pas devoir travailler encore plus tard.
Des conditions risquées puisque les agents de propreté doivent parfois faire face à des agressions verbales voire physiques :
« On ne se sent pas en sécurité. De temps en temps il y a la police municipale ou des agents de sécurité de la voie publique qui descendent. Mais c’est tout. Le reste du temps on est livrées à nous-mêmes. On a un bracelet avec un bouton qui alerte la police mais ils arrivent souvent trop tard. Certains mois c’est calme, d’autres on peut se prendre un coup de poing ou se faire bousculer. »
S’il leur arrive quelque chose, aucune chance qu’on les entende. « Et puis les gens ne bougent pas de toutes façons », assurent les deux agents. Selon Karim Hadi, la sécurité des employés chargés des toilettes revient régulièrement à l’ordre du jour des comités d’hygiène et de sécurité de l’Eurométropole. Mais rien n’y fait, les dispositions mises en place ne les protègent pas toujours.
Des risques pour la santé contre des « nouvelles savates »
Respirer les odeurs des toilettes toute la journée, faire les mêmes gestes tous les jours, risquer sa santé avec des produits qui ne sont pas adaptés, pour Mélanie, les conditions de travail sont « difficiles » et « précaires » :
« Par rapport à ce qu’on fait ou ce qu’on nous impose, on est mal payées, moi je suis à 1 300€ nets après des années de travail. Le dimanche, on gagne à peine plus que notre salaire de base. »
Karim Hadi explique que « le salaire des agents de propreté est indexé sur celui de la fonction publique de catégorie C ». Lorsqu’elles commencent, les agents de propreté gagnent le SMIC et la progression se fait par échelons et par années mais se résume à seulement quelques euros de plus.
Les agents d’entretien pensent que ça va aller de pire en pire. Avec leur situation actuelle, leur vie de famille en prend un coup. Elles travaillent 6h30 dans la journée et ont le droit à un jour de repos dans la semaine et un week-end de libre dans le mois. Finalement, Mélanie et sa collègue assurent qu’elles n’ont « aucune prime, aucun avantage ». « Si ! On a reçu des nouvelles savates », plaisantent-elles.
Une compensation « dérisoire » au vu des produits qu’elles manipulent au quotidien. Mélanie et Carine montrent deux de leurs produits avec tantôt une croix tantôt un point d’exclamation. Dans les explications des symboles, ce dernier est accompagné de l’inscription : « J’altère la santé ». Prendre des produits équivalents moins nocifs ? « Les produits moins dangereux sont plus chers, donc vous avez tout compris », conclut Mélanie.
Les agents de propreté utilisent des produits nocifs au quotidien. (Photo Nadège El Ghomari/Rue89 Strasbourg)Ce symbole présent sur plusieurs produits montre qu’ils sont dangereux pour la santé des agents. (Photo Nadège El Ghomari/Rue89 Strasbourg)
« On est invisibles »
Avant de retourner à sa besogne, Sarah revient sur l’importance du lien social de son travail :
« Je crois que mes préférés ce sont les Allemands. Ils sont toujours sympas et puis ils sont marrants. Ils déconnent, font des blagues. C’est agréable de travailler comme ça. Mais après vous savez, il y a des imbéciles partout. »
Sarah remet une mèche grise derrière son oreille et regarde sa montre : « oh la la, j’dois y retourner moi ! » Elle s’empresse de partir avec un dernier sourire. Le contact positif avec les usagers est plus rare pour Mélanie et Carine qui se sentent inexistantes :
« Les gens ne sont pas agréables du tout, ils sont irrespectueux, ils ne nous voient pas. On est invisibles. »
Comme pour appuyer ses mots, des adolescentes gloussent et se prennent en photo devant les miroirs, d’autres laissent tomber des papiers sur le sol. Le panneau qui intime aux usagers de faire attention au sol glissant ne dissuade pas les enfants de chahuter.
Vers une optimisation du service des toilettes publiques ?
Françoise Bey, vice-présidente à l’Eurométropole, explique qu’il est « hors de question de mettre des agents de propreté à la porte » :
« Le projet est d’augmenter le nombre de toilettes publiques à Strasbourg et d’optimiser les existantes. Il y a une utilisation importante des toilettes à des moments de la journée mais certaines, comme à la Citadelle, qui sont beaucoup moins utilisées en hiver, auront des horaires d’ouverture plus restreints avec à côté des toilettes automatiques pendant d’autres horaires. »
C’est d’ailleurs à cause d’une fréquentation plus faible que les toilettes publiques de la place d’Austerlitz ont définitivement été fermées après les travaux de rénovation, selon l’Eurométropole. Une pétition créée par les syndicats pour les rouvrir circulent sur Internet.
Les toilettes publiques de la place d’Austerlitz ont été fermées définitivement à la fin des travaux. (Photo Nadège El Ghomari/Rue89 Strasboug)
Karim Hadi affirme que les syndicats de l’Eurométropole veulent avant tout que les Strasbourgeois bénéficient du même service partout :
« Il faut maintenir le service public de manière égalitaire sur l’ensemble de la ville. L’égalité de traitement c’est la base des services publics. Lorsque les toilettes automatiques seront installées, on ne sait pas encore si ces cabines seront payantes ou non. »
Ce à quoi Françoise Bey répond que la question de toilettes automatiques payantes n’est pas à l’ordre du jour :
« Il n’est pas question que les toilettes automatiques soient payantes pour le moment. On veut aussi permettre aux personnes sans domicile par exemple de pouvoir faire leurs besoins dans des toilettes et non pas dans la rue. C’est quelque chose qui fonctionne bien à Paris. »
L’hebdomadaire Le Point a établi son palmarès des meilleurs hôpitaux et cliniques françaises. Les hôpitaux universitaires de Strasbourg arrivent en quatrième place, mais difficile de ne pas penser au délai moyen de prise en charge de 9 heures et 35 minutes en cas de suspicion d’un accident vasculo-cérébral (AVC), un dysfonctionnement grave, dénoncé par le Pr Christian Marescaux, neurologue aux HUS.
Blockstop prépare un nouvel album pour le mois de novembre prochain. Mais avant cela, ce club des 7 formé autour d’Eli Finberg et Nicolas Schmidt entre demain en résidence de création à l’Illiade d’Illkirch Graffenstaden avec, à la clé, un concert gratuit le samedi 29 août.
Il y a la puissance du hip hop, d’un flow en anglais, énergique et toujours bien cadencé. Et puis la force d’une palette sonore élargie, entre jazz, funk, électro et rock. Voilà Blockstop, groupe strasbourgeois à l’éclectisme riche et singulier, né en 2007 de la rencontre du MC new-yorkais Eli Finberg, alias Mr E (également connu comme MC du groupe Art District et quelques autres projets artistiques tels Caterva ou encore Freez ainsi que pour son activisme dans les soirées Freestyle Mondays du Mudd Club), et du batteur-compositeur Nicolas Schmidt.
Aujourd’hui, le tandem a bien grandi puisque Blockstop rassemble au total sept musiciens autour de ses deux piliers fondateurs : le saxophoniste Jean-Yves Bender, le guitariste Sébastien Kohler, le bassiste Denis Maire ainsi que Fabrice Toussaint au trombone et Alexandre Tissot aux claviers. Résultat : un cocktail à la fois explosif et addictif à la palette de saveurs bien variées, à l’image des deux EP’s déjà publiés par le groupe en 2010 et 2012 :
Issus du conservatoire de Strasbourg
Evoluant entre jazz, hip hop, funk, black music, électro et rock au parfum électrique, Blockstop jouit de la puissance de feu d’un MC rompu à l’exercice du freestyle et de la virtuosité d’une bande de musiciens complets, talentueux et inventifs pour la plupart formés au sein du département des musiques improvisées du conservatoire de Strasbourg. La mosaïque s’avère forcément originale et colorée et le mélange bien détonant. Aperçu en live lors d’un concert donné à l’été 2011 au festival des Francofolies de La Rochelle (Blockstop avait alors remporté le tremplin France Ô Folies) :
Outre La Rochelle, Blockstop a engrangé de nombreuses expériences scéniques, jouant par exemple au festival Nancy Jazz Pulsations, au FIMU de Belfort, au festival Au Grès du Jazz à La Petite Pierre, à Contre-Temps à Strasbourg mais aussi régulièrement dans les salles de la Laiterie et du Molodoï à Strasbourg, au Cheval Blanc de Schiltigheim, au Grillen de Colmar, etc.
Blockstop vient d’enregistrer son nouvel album aux studios Downtown de Strasbourg et durant la semaine à venir, le groupe travaillera son répertoire pour la scène ainsi que la mise en scène du spectacle, conjointement avec son ingénieur du son Hugo Barré et l’ingénieur chargé des lumières, Pierre Mallaisé.
Karim est cordonnier depuis 25 ans à Strasbourg, mais il se préfère bricoleur. De l’aspirateur à la machine à laver en passant par la télévision, il ne refuse aucune réparation à ses clients. Entre deux blagues, une cigarette ou un café, le « petit cordonnier du boulevard d’Anvers » connait tous les potins et les visages du quartier depuis plus de deux décennies. Portrait d’un incroyable ordinaire qui ne se voit pas si important.
Karim aurait voulu « être quelqu’un ». Cet Algérien installé à Strasbourg en 1972 ne s’imaginait pas cordonnier dans sa jeunesse. Depuis plus de 25 ans, il incarne pourtant le sourire derrière la vitrine pour les passants du boulevard d’Anvers, la petite blague du samedi matin après le marché pour les personnes âgées qui viennent le saluer et le bricoleur des objets du quotidien. Il voulait être plus que cela.
« Je ne sais pas, être mieux placé, dans une meilleure situation. Là je ne suis pas quelqu’un, je suis juste une personne… »
« Si j’arrête un quart d’heure de travailler je m’ennuie et je me plie les doigts dans tous les sens. »Photo : Tania Gisselbreicht / Rue89 Strasbourg
Une personne ordinaire, un commerçant de quartier apprécié et qui aide régulièrement les habitants… C’est déjà pas mal. Mais Karim rêvait d’un autre destin, il a appris « sur le tas » comment manier les semelles et le cuir dans les années 80 et ne s’est jamais arrêté. Surtout pas aujourd’hui à 53 ans.
« En 1986, j’ai rencontré un cordonnier qui cherchait quelqu’un pour l’aider. Avant, je n’avais jamais entendu parler de ce métier. J’avais 24 ans et il m’a pris à l’essai. Au bout de deux semaines, il m’a laissé seul pour gérer la boutique. Je me suis vite créé une clientèle. Les gens me demandaient pourquoi je ne m’installais pas à mon compte. Alors ça m’a travaillé et je me suis dit, dès que je trouve un local, j’envoie ma lettre de démission. J’ai trouvé tout de suite, je n’ai jamais connu le chômage ni le RSA. La cordonnerie c’est vraiment venu sur le tas, boulevard de la Marne, ce n’était pas un truc choisi, j’ai pris ce qui venait et puis j’ai foncé. »
Des hauts plateaux algériens au boulevard d’Anvers
En 1962, date symbolique de l’indépendance de l’Algérie, Karim naît à Sétif, sur les hauts plateaux algériens, à 300 km d’Alger. À ses dix ans, sa famille s’installe à Strasbourg. De son pays natal, le cordonnier ne garde que très peu de souvenirs.
« L’enfance en Algérie ? Je ne m’en rappelle pas grand chose. Si en fait, mon plus gros souvenir, c’est la neige, il y en avait tellement entre 1962 et 1970. Elle craquelait et on pouvait vraiment la croquer ! Et puis je me souviens qu’on allait chercher le blé dans les champs, mais c’est tout. »
En 1972, c’est le grand départ pour l’Alsace avec sa famille, pour aller rejoindre son père, installé depuis 1956.
Karim n’avait pas pour vocation de devenir cordonnier mais il prend un sacré plaisir à faire rire ses clients et ses clientes. Photo : Tania Gisselbreicht / Rue89 Strasbourg
Nostalgie d’une autre France
Karim explique que ses souvenirs les plus forts commencent réellement lors de son arrivée à Strasbourg en 1972. C’est d’ailleurs une époque dont il reste nostalgique :
« J’ai été accepté très rapidement, je n’ai jamais connu le racisme. J’allais à l’école primaire à Neudorf, je m’en souviens bien. Je regrette ces années-là, c’était vraiment la France. Il y avait une autre vision des choses, un autre mode de vie. Maintenant, c’est totalement différent, les choses s’assombrissent de plus en plus. De 1970 à 1990, pour moi c’était le bonheur. Et d’ailleurs, ce sont des petites choses qui me marquaient… Quand j’ai eu mon permis de conduire par exemple. Je faisais encore mon CAP et j’avais demandé au prof de me laisser une journée pour passer mon code, quand je suis revenu en classe, tout le monde a poussé un cri de joie parce que je l’avais eu. Deux mois plus tard, je passais le permis et lorsque je suis arrivé avec le papier rose dans les mains, il y a eu de nouveaux hurlements, c’était la fierté, on était reconnus pour tout ce qu’on faisait. »
Le clown triste
Karim parle beaucoup de ce qu’il aurait pu devenir et ne comprend d’ailleurs pas ceux qui se contentent de ne rien faire. Il voue alors une obsession pour le travail et la patience. Mais à vouloir être quelqu’un d’autre, il ne semble pas remarquer les bienfaits de ses actions pour les habitants du quartier.
Karim répare tout ce qui lui passe sous la main et grogne gentiment auprès de ses clients parce qu’il a trop de travail. Photo : Tania Gisselbreicht / Rue89 Strasbourg
Sarah est une de ses clientes régulières depuis presque 30 ans, elle raconte :
« Il est comme Nasr Eddin Hodja (personnage mythique de la culture musulmane, faux-naïf prodiguant des enseignements tantôt absurdes tantôt ingénieux. Ses histoires courtes sont morales, bouffonnes, absurdes ou parfois coquines, ndlr). Il est tellement gentil et à l’écoute. Je le connais de l’époque où il était dans son autre boutique déjà. À chaque fois que je viens, on a quelque chose à se dire et il me fait rire. C’est un homme de cœur. »
Il conquiert également les nouveaux clients comme Jean-Paul qui vient pour la deuxième fois :
« La première fois, je suis venu un peu dans le désespoir pour une réparation. Et comme c’est un lieu de passage, c’est toujours plein, mais il m’a réglé mon problème très vite et de manière très efficace. Je suis du quartier, j’avais déjà entendu parler de lui. Il met les gens à l’aise, il est très facile dans la conversation et parle toujours à quelqu’un. Je trouve qu’il va bien dans le quartier, il a toujours une blague pour détendre. »
Le mot pour rire, c’est ce qui revient régulièrement dans la bouche de ses clients. Certains s’en amusent dès leur entrée dans la boutique en commandant un expresso avec croissant aux amandes. Karim en a fait une force et sa marque de fabrique :
« Je pense que je vais remplacer Jamel Debbouze comme ça, on créera le Karim Comedy Club ! »
Karim peut à peu près tout réparer.Photo : Tania Gisselbreicht / Rue89 Strasbourg
« J’aime bien qu’on me dérange »
Cordonnier par fatalité, il a pourtant l’air de trouver son compte dans le rôle de commerçant de quartier. À le voir sourire au passage des promeneurs qu’il reconnaît un par un sur le boulevard, à improviser méticuleusement des blagues à ses clients, personne ne pourrait imaginer un homme qui n’apprécie pas son métier.
Mais ce qu’il aime surtout, c’est qu’on lui apporte de tout et n’importe quoi, parce que les chaussures, c’est un peu monotone… Des aspirateurs, des machines à laver, un vélo, une voiture, il n’est pas sélectif, il bricole et répare tout ce qui lui passe sous la main.
« Je n’aime pas trop la cordonnerie, mais ce que je fais à côté oui. Je râle un peu sur le coup, mais j’aime bien qu’on me ramène de tout. J’aime bien qu’on me dérange. La cordonnerie au début je m’y intéressais, mais ça devient monotone et prise de tête. Des fois, les gens me demandent des trucs vraiment bizarres. J’ai déjà eu une cliente qui m’a amené son magnétoscope… Et puis d’autres veulent que je passe chez eux pour réparer leur machine à laver, une montre ou un réveil. Je leur fais des blagues mais j’adore ça. »
Être utile
Que ce soit derrière son comptoir ou chez ses clients, Karim apprécie le fait d’être utile et toujours occupé à quelque chose. Le repos ou la routine ont l’air de l’effrayer. D’ailleurs, ses dernières vacances en famille remontent à 2010. Ne pas travailler est une aberration pour lui.
« Je n’ai pas le temps pour voyager, je travaille tout le temps, et pour le SMIC à peine, alors des vacances… Mais heureusement que j’ai un boulot, le matin quand je me lève, c’est ce que je me dis. Si j’arrête un quart d’heure de travailler je m’ennuie et je me plie les doigts dans tous les sens. »
Pourtant, lorsque l’on observe les murs de son atelier, des dizaines de cartes postales du monde entier sont accrochées fièrement :
« Mes clients et mes amis m’envoient des images et des cartes des endroits qu’ils visitent et après ils viennent me raconter tout ça à la boutique. J’aime bien les écouter quand je travaille. »
« Je pense que je vais remplacer Jamel Debbouze comme ça, on créera le Karim Comedy Club ! » Photo : Tania Gisselbreicht / Rue89 Strasbourg
« Je fais partie des pavés »
Plus qu’une cordonnerie, la boutique de Karim s’est transformée en lieu de rencontres et d’échange. Les clients les plus fidèles sont régulièrement accueillis par un café ou parfois une cigarette. À tel point que parfois, ce sont les clients eux-mêmes qui commandent un café au bistrot d’à côté pour lui faire parvenir.
« Oui, ça m’est déjà arrivé de voir une serveuse entrer avec son plateau et un café posé dessus. Elle m’a dit : “C’est de la part d’un de vos clients”. C’est marrant. Ils m’envoient un café pour me remercier et des fois je garde les tasses haha. »
Karim trouve la cordonnerie un peu monotone Photo : Tania Gisselbreicht / Rue89 Strasbourg
Il faut dire qu’il les connait tous ses clients. Chaque jour, il voit défiler les nouveaux visages et les anciens du quartier. Yassin, son ami de 20 ans confirme :
« C’est un peu le refuge ici. On se retrouve parfois et on discute avec les copains. »
Karim en a conscience, et s’amuse de ne plus trouver le temps pour les réparations et les commandes.
« Je sais que tout le monde me connait ici. Je fais partie des pavés. On m’appelle “le petit cordonnier”. Et parfois quand les amis viennent pour papoter, ils m’empêchent de travailler hein ! Le problème, c’est que depuis le temps que je fais ce métier, je crois qu’aujourd’hui, la moitié de mes clients sont devenus des amis… Parfois ils viennent juste pour papoter ou boire un café, il n’y a rien à réparer, il faut juste discuter. »
Ce sont peut-être là les réparations les plus précieuses et les plus utiles de Karim, preuve qu’il est bien « quelqu’un » d’important, et ce depuis 25 ans.
Périmètre d’intervention établi à Schiltigheim (Agence Régionale de Santé)
La présence du moustique tigre a été confirmée à Schiltigheim, d’après l’agence régionale de santé (ARS). Des pièges ont révélé la présence d’oeufs d’Aedes albopictus dans le quartier des Malteries. Une opération de démoustication sera menée dans la nuit du 25 au 26 août pour éviter la prolifération de ce moustique, possible vecteur de maladies virales comme la dengue ou le chikungunya.
La progression inexorable du moustique tigre depuis le sud de la France a atteint Strasbourg, puisque des larves de cet insecte d’origine asiatique ont été repérées à Schiltigheim selon l’Agence régionale de santé (ARS). Plusieurs opérations de démoustication vont être menées sur un périmètre de 30 hectares (voir la carte plus haut), le 26 août entre 3 et 5 heures du matin.
Des équipes d’agents feront du porte à porte pour identifier et détruire les gîtes larvaires, puis pulvériser un insecticide à partir d’un véhicule ou d’appareils portables.
Rentrer le linge et les jouets
Les personnes habitant dans la zone concernée sont invitées à rester chez elles jusqu’à une heure après l’opération prévue, rentrer le linge, couvrir tout objet ou jouet pouvant être utilisé par des enfants, éloigner ou rentrer les animaux et protéger leurs gamelles et abreuvoirs. L’ARS recommande d’attendre trois jours pour consommer des légumes ou des fruits de leur potager après les avoir lavés.
La circulation sera également limitée pendant les opérations de traitement.
Le moustique tigre est très reconnaissable (Photo ARS)
Surveillance sur l’ensemble du territoire français
Le moustique tigre, déjà présent dans une vingtaine de départements du sud de la France, fait l’objet d’une surveillance par l’intermédiaire de pièges pondoirs pour éviter sa prolifération en métropole. Pendant sa période d’activité, entre mai et novembre, il peut transmettre le virus de la dengue ou du chikungunya après avoir piqué une personne infectée. Aucun cas de virus n’a cependant été recensé en Alsace.
Compte-tenu de sa dangerosité, l’ARS demande de signaler toute apparition du moustique sur le site www.signalement-moustique.fr.
Ce site permet d’identifier si l’insecte capturé est réellement un moustique tigre. En cas de forte ressemblance, le signalement est transféré à l’opérateur de démoustication qui diligente alors une enquête.