Morgane Blanchet, ancienne militaire du régiment d’Oberhoffen au nord de l’Alsace, a porté plainte pour harcèlement moral et sexuel contre l’armée. Dans une interview au journal télévisé du 8 juin sur Alsace 20, la jeune femme a détaillé son histoire :
Elle s’engage dans l’armée en mai 2016 après avoir été réserviste pendant 1 an, mais son rêve tourne rapidement au cauchemar. Insultes, provocations et menaces vont rapidement faire partie de son quotidien. Dans un post public sur Facebook, elle a publié le 23 mai une série d’accusations, « après beaucoup d’hésitation », dit-elle (voir ci-dessous).
« J’adore les blacks aux cheveux courts et aux grosses fesses »
À France Bleu Alsace, la jeune femme a rapporté des remarques faites par son chef de section : « j’adore les blacks aux cheveux courts et aux grosses fesses », « t’as intérêt à fermer ta gueule ». Dans le JT d’Alsace 20, elle explique avoir été contrainte de marcher au pas dans un lac au milieu de la nuit, seulement pour que son instructeur puisse « se rincer l’oeil ». Selon son témoignage, certains des cadres de l’armée sont sous l’emprise de drogues ou d’alcools.
Sur Facebook, elle explique s’être blessée gravement lors d’une formation, puis avoir appris qu’elle serait renvoyée de l’armée quelques semaines plus tard. D’après France Bleu Alsace, l’armée a mis fin à son contrat pour « insuffisance des résultats » dans sa formation, mais la jeune femme reste persuadée que l’armée lui fait payer ses accusations.
Morgane Blanchet a porté plainte au commissariat de Haguenau contre l’armée mais son dossier a été classé sans suite. Toutefois, comme elle l’a souligné au JT d’Alsace 20, elle souhaite contre-attaquer en justice, aux cotés d’autres victimes de harcèlement. Quant à l’armée, elle n’a pas répondu aux sollicitations de France Bleu Alsace.
Cela n’est pas le cas partout en France, mais en Alsace les candidats de La République en Marche débattent avec leurs adversaires. Lors de l’élection législative partielle en 2016 à Strasbourg, il avait aussi fallu se contenter d’un affrontement à distance entre les deux candidats.
À l’occasion de la campagne de l’entre-deux tour, Rue89 Strasbourg et Radio Bienvenue Strasbourg (RBS – 91.9 FM) vous proposent de réécouter le débat diffusé jeudi 15 juin entre Thierry Michels (La République en Marche) et Éric Elkouby (Parti socialiste – Majorité présidentielle), candidats au second tour de l’élection législative dans la première circonscription du Bas-Rhin, soit Strasbourg centre et ouest.
Lors de ce débat assez virulent d’une heure, les enjeux du second tour, la réforme du Code du travail, la banalisation de l’état d’urgence sont abordés. Dans les dernières minutes, le droit local et la vocation européenne de Strasbourg sont aussi évoqués. Le débat sera rediffusé vendredi 16 juin à 10h.
Nous avons également essayé d’organiser un débat similaire entre Sylvain Waserman (LREM/Modem) et Philippe Bies (PS), adversaires de second tour à Strasbourg-sud, mais en raison d’incompatibilités d’agenda, cela n’a pu se faire. Les deux candidats débattent néanmoins ce vendredi 16 juin sur France Bleu Alsace et ont débattu sur France 3 Alsace.
Les interviews de Jean-Emmanuel Robert (LR) et Éric Elkouby (PS) , à suivre en direct sur RBS (91.9 FM) à 10h30. (photo Dave Kleinschmidt / Flickr / cc)
La rédaction de Rue89 Strasbourg est composée de journalistes toutes et tous prêts à écouter les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois pour parler des sujets qui les intéressent. Notre existence et notre moral dépendent du nombre d’abonnements pris pour nous soutenir. 🙏⤵
Une cinquantaine de camions traversent jeudi matin l’agglomération de Strasbourg, en provenance du nord en direction du centre administratif place de l’Étoile, via les boulevards du quartier Gare. Ce sont des « forains en colère », qui répondent à l’appel du syndicat des industriels forains de l’Est. Par une opération escargot, ils protestent contre une série de taxes qui leur sont appliquées, le raccourcissement du Marché de Noël sur 24 jours au lieu de 30 et les conditions d’accueil de la Foire Saint-Jean.
Opération escargot sur l’A4
En outre, ils contestent de nouveaux tarifs d’Électricité de Strasbourg. Après un barbecue place de l’Étoile vers midi, avec distribution de tracts et de barbes à papa gratuites, les forains prévoient de rejoindre le siège d’ÉS à Mundolsheim, via l’A4, en opération escargot.
« Une bière, une brique ; un picon, une maison ; un fût, une rue ; une bibine, des latrines. » C’est le concept de la pétanque festive de l’association Petit à Petit, prévue dimanche 18 juin à la Montagne Verte à Strasbourg. Les bénéfices collectés vont au profit d’écoles au Burkina Faso.
Un dimanche passé à taquiner le cochonnet dans un écrin de verdure du quartier de la Montagne verte à Strasbourg, où fleurent bon les grillades, le tout dans l’ambiance musicale survoltée de DJ Moldav. C’est la promesse de la pétanque festive de l’association Petit à Petit, au stade de l’Avenir, route de Schirmeck, dimanche 18 juin de 12h à 20h.
Quarante équipes pourront s’affronter, les inscriptions auront lieu sur place dès midi. Des jeux d’estaminets en bois seront également présents ainsi que des ateliers de « créations textiles décalées. » Comme lors des éditions précédentes, des stands de tartes flambées, grillades et salades ainsi qu’une buvette seront sur place toute la journée.
La pétanque de Petit à Petit en 2016. (document transmis)
Un rendez-vous basé sur la solidarité, l’amitié et le systéme D.
C’est Muriel Mathieu, surnommée affectueusement « La Mu », accompagnée d’une bande d’amis qui ont décidé de créer l’association Petit à Petit en 2003, après plusieurs voyages au Burkina Faso. Quatorze ans plus tard, après avoir organisé des dizaines de concerts au Molodoï, de tournois de pétanque, des ventes d’artisanat local, Petit à Petit a envoyé plus de 110 000 euros au Burkina Faso pour l’amélioration des conditions éducatives et sanitaires des enfants du département de Karangasso-Vigué. Muriel explique :
« En Afrique, la population appelle le matériel d’occasion envoyé de France, “les France aurevoir”. Nous, on ne veut pas envoyer tout ce dont on ne veut plus chez nous , comme si l’Afrique était une poubelle. L’association du Burkina nous transmet chaque année la liste de ce dont ils ont besoin : matériel scolaire, construction de classes, cantines… Nous choisissons en assemblée générale le projet que nous voulons financer. Une fois l’argent envoyé, il y a un suivi sur place. Aussi, nous on finance mais ce sont les habitants locaux qui construisent. »
Des habitants au Burkina Faso devant une école construite grâce aux dons récoltés par l’association « Petit à Petit ». (document transmis)
L’association strasbourgeoise propose deux éditions de pétanque festive par an, une en juin, une seconde en septembre. Ces deux événements rapportent environ 3 300 euros de bénéfices. Pour Muriel, cette somme est possible grâce à des frais de fonctionnement minimes :
« À Strasbourg, on fonctionne grâce au système D, chacun aide à la hauteur de ses moyens, certains ne sont pas membres mais vont nous filer un coup de main en nous faisant les affiches gratuitement . Moldav vient mixer bénévolement à chaque édition. Des potes vont s’occuper des grillades, et ce sont des bars partenaires tels que le Kitsch’n Bar et le Chariot qui nous fournissent les lots pour les gagnants de la pétanque. Météor nous offre quelques fûts, du matériel, et chaque année de nouvelles personnes demandent à venir faire des ateliers bénévolement. »
Comme chaque année, Dj Moldav assure bénévolement l’ambiance musicale de la Pétanque de Petit à Petit. (document transmis)
Au sein du Parlement européen à Strasbourg, le Parlamentarium ambitionne de rapprocher l’Union européenne des citoyens en expliquant l’impact de l’institution dans la vie quotidienne. Mais les premiers visiteurs ne sont pas tous emballés.
Bruxelles a le sien depuis cinq ans, celui de Strasbourg vient d’ouvrir ses portes : le Parlamentarium , un mini-musée interactif qui présente le rôle du Parlement européen et le fonctionnement de l’Union européenne (UE), accueille les curieux depuis lundi.
Les premiers visiteurs découvrent le Parlamentarium , situé sous l’hémicycle au Parlement européen à Strasbourg. (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
Situé au sein du Parlement européen, dans le bâtiment principal – le « Louise Weiss » – directement accolé à l’hémicycle, le Parlamentarium de Strasbourg occupe une surface réduite (930 m2) et fait pâle figure par rapport à celui de Bruxelles – sur 6 000 m² et plus fourni. Mais il a l’avantage de se situer au cœur de l’institution, là où se mène la vie parlementaire, alors que son grand frère en Belgique occupe un bâtiment à part.
Objectif : faire aimer l’Europe
Outre les panneaux explicatifs et les trombinoscopes numériques qui présentent les 751 eurodéputés (et permettent de leur envoyer des messages), un cinéma à 360° diffuse un film d’une dizaine de minutes qui s’intéresse au travail parlementaire. De la crise migratoire au réchauffement climatique en passant par la menace terroriste, il revient aussi sur les défis auxquels l’UE fait face. Avec un objectif clair : montrer en quoi l’Europe impacte – positivement – la vie des citoyens. À la sortie de la salle de projection, Margret Werner, originaire de Bonn, semble émue :
« Ce film dit tout ! Il rappelle l’importance d’être unis, surtout en ces temps difficiles. Car l’idée de l’Europe est là : nous sommes plus forts ensemble que séparés. Il explique aussi que l’Europe est en paix grâce à l’UE ; c’est toujours bon de le rappeler, surtout aux plus jeunes. »
Margret Werner, originaire de Bonn en Allemagne, a particulièrement apprécié le film diffusé à 360° dans le Parlamentarium . (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
Les « plus jeunes », justement, s’amusent près de la « sharing box » – un photomaton connecté estampillé « Parlement européen ». Carla Souto, Océane Gingat et Soukaïna Jamau passent leur brevet dans quelques jours. Elles espèrent ne pas tomber sur une question en lien avec l’UE, parce que « c’est trop compliqué ». « Comprendre l’Europe, c’est franchement mission impossible ! » surenchérit un autre élève. Pourtant, en plus de leur faire découvrir le Parlement européen, Cyril Pons, professeur au collège Françoise-Giroud à Vincennes, fait tout pour rendre la matière plus digeste :
« Dans le programme de 3e, on retrouve l’Europe dans différents chapitres : en histoire, avec la construction communautaire, en géographie et en éducation civique, avec le rôle des députés européens. Je préfère mélanger les trois pour que les élèves comprennent bien ce qu’est l’UE. Et des visites comme celles du Parlamentarium m’aident beaucoup. »
La visite du Parlamentarium à Strasbourg n’a pas révélé, chez les collégiennes Carla Souto, Océane Gingat et Soukaïna Jamau (de g. à d.) de grande passion pour l’UE. (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
« C’est ennuyeux »
Les groupes, souvent accueillis par un eurodéputé, peuvent aussi suivre les débats et les votes dans l’hémicycle, depuis les tribunes qui surplombent la salle. Chaque année, le Parlement européen reçoit quelque 175 000 visiteurs sur son site strasbourgeois – dont 110 000 en dehors des sessions plénières. Pour l’eurodéputée française Sylvie Guillaume (PSE), c’est particulièrement pour ces derniers que le Parlamentarium existe :
« Le Parlamentarium fonctionne aussi lorsque nous ne sommes pas en session et que les visiteurs découvrent un hémicycle complètement vide. Il permet ainsi de mieux comprendre en quoi consiste notre travail, combien nous sommes, ce que nous faisons, etc. Dans le parcours du visiteur, le Parlamentarium est donc vraiment un plus. »
L’eurodéputée française Sylvie Guillaume (PSE) voit d’un très bon oeil l’ouverture d’un Parlamentarium à Strasbourg. (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
Mais tous les visiteurs ne sont pas convaincus. La jeune Polonaise Olga Zuber fait partie d’un groupe invité par l’eurodéputé conservateur Kozma Zlotowski. Elle baille devant une borne numérique de l’exposition : « c’est ennuyeux… », lâche-t-elle, sans pour autant réussir à expliquer ce qui lui déplaît tant. Quant à l’Allemand Karl Heinz Fröhner, en vacances en Alsace pour une semaine avec son épouse, il n’est pas tendre avec les eurodéputés :
« Les politiques qui siègent au Parlement européen sont ceux qui ne percent pas en Allemagne. Ce sont soit des jeunes qui sont envoyés ici pour finir leur puberté, soit des vieux dont on ne sait plus quoi faire. Mais de toute façon, le Parlement n’a aucun poids par rapport à la Commission ! Il n’est là que pour le show »
Invitée à Strasbourg par l’eurodéputé conservateur polonais Kozma Zlotowski, Olga Zuber n’est pas convaincue par l’expérience du Parlamentarium . (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
Pour le Britannique Hamish Campbell, la visite du Parlamentarium a un goût amer – comme tout ce qui touche à l’UE, en réalité, depuis le vote en faveur du Brexit, il y a près d’un an. Ce Londonien croit à l’engagement « alternatif » et méprise la politique « mainstream ». Or à ses yeux, c’est bien cette dernière que pratique le Parlement européen. Alors, il ironise :
« C’est super de voir un Parlement qui fonctionne. De vrais débats se tiennent ici. Et n’est-ce pas cela, le rôle d’un Parlement – discuter, débattre ? L’action des députés européens a très peu d’effet, mais c’est bien de voir qu’au moins, ils essayent de peser. En vain, certes, mais ils essayent ! »
Pour le Britannique Hamish Campbell, l’un des premiers visiteurs du Parlamentarium à Strasbourg, le Brexit est un « désastre ». (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
Au moins, le Parlamentarium a l’avantage d’ouvrir le débat. Certains semblent soudain prendre conscience qu’ils ne sont pas juste polonais, italiens, espagnols ou lettons. Qu’ils sont aussi européens. Et que cette citoyenneté supranationale s’accompagne de droits, comme par exemple la libre circulation (des personnes, mais pas seulement), la protection consulaire ou le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes.
« Encore en phase de test »
Toutefois, quelques jours après son ouverture au public, le Parlamentarium cherche encore ses marques, comme en témoigne René Rombouts, qui gère les visites du Parlement européen à Strasbourg :
« Nous sommes encore en phase de test, nous découvrons des couacs de logistique, des modifications à apporter. Les bornes numériques tremblent dès que quelqu’un se déplace à proximité, rendant floue l’image sur l’écran. C’est à corriger. Et il manque par exemple des panneaux qui interdisent les boissons, un sens giratoire qui indique l’entrée et la sortie… Vu le nombre de personnes à accueillir chaque jour, il faut s’organiser de manière martiale, sinon cela ne fonctionnera pas. »
Au Parlement européen, René Rombouts est chargé de l’accueil des visiteurs. Il s’assure que la phase de rodage du Parlamentarium se déroule bien. (Photo CS / Rue89 Strasbourg / cc)
L’inauguration officielle du Parlamentarium de Strasbourg est fixée au 3 juillet. Le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, en européen convaincu, a été invité.
Selon L’Est Républicain, les gendarmes de la section de recherches de Dijon ont interpellé mercredi matin trois personnes près de Bruyères dans les Vosges. Ils sont suspectés d’avoir joué un rôle dans l’affaire du petit Grégory, cet enfant de 4 ans retrouvé mort dans la Vologne, le 16 octobre 1984. Selon le journal, les qualifications pour lesquelles ils ont été placés en garde à vue sont complicité d’assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d’empêcher un crime. Une quatrième personne, une femme, a été entendue comme témoin.
Le visage souriant de Grégory Villemin, retrouvé mort dans la Vologne à l’âge de 4 ans.
« La plus grande énigme criminelle en France »
Pour les journalistes de L’Est Républicain, la plus grande énigme criminelle de l’histoire judiciaire française est relancée. Pour mémoire, en 1984, Bernard Laroche, un membre de la famille de l’enfant retrouvé mort dans la Vologne, a fait figure de premier suspect. Mis en examen et écroué, il sera remis en liberté en février 1985. Mais il est abattu un mois plus tard par Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory. Les soupçons de la justice se sont ensuite dirigés contre Christine Villemin, la mère. Mais en 1993, elle a été blanchie en raison d’ »absence totale de charges ».
Le mystère reste donc entier… jusqu’à ce mercredi matin. Selon le journal, c’est l’obstination de Me Thierry Moser, l’avocat des parents, qui a permis de repousser le délais de prescription dans cette affaire, notamment en demandant à la justice des prélèvements ADN sur des lettres liées à l’affaire. Jusqu’à ces jours-ci, ces prélèvements ADN n’avaient rien donné.
Les élections législatives sont aussi un enjeu de financement de parti. Pour accéder aux financements publics, la loi exige qu’une formation réunisse au moins 1% des voix dans 50 circonscriptions. À ce compte-là, le parti régionaliste Unser Land ne pouvait guère capitaliser sur ses résultats alsaciens, puisque la région ne compte que 15 circonscriptions.
Mais cela tombe bien, d’autres formations régionales ont le même problème. Unser Land s’est donc rattaché avec elles sous la banni . . .
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Le tribunal administratif de Strasbourg a jugé que l’ouverture des commerces strasbourgeois le dimanche 15 janvier 2017 contrevenait au droit local alsacien-mosellan. C’est ballot, les faits se sont déroulés il y a cinq moins.
Lors d’une audience en référé à deux jours de l’ouverture (que Rue89 Strasbourg vous avait racontée), il avait estimé qu’il n’y avait pas d’urgence à se prononcer sur cette question.
Le besoin de se réapproprier la ville n’a pas convaincu
Le droit local prévoit que pour une ouverture exceptionnelle, la décision s’appuie sur un besoin de la population. Or, en l’occurrence, les juges ont estimé que cette condition n’était pas assez motivée dans les textes.
L’État avait notamment défendue cette ouverture exceptionnelle par un « besoin de se réapproprier la ville par ses habitants », après le mois de décembre où ils avaient « fui la ville » en raison des mesures de sécurité autour du marché de Noël.
Les soldes oui, mais pas le dimanche en Alsace-Moselle (Photo David Rodrigues)
Attaque ou renforcement du droit local ?
La Préfecture attend la fin de la période de réserve électorale, qui prend fin ce lundi 19 juin, pour se prononcer sur un éventuel appel de cette décision. Le recours avait été déposé par les syndicats d’employés la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Ils doutaient entre autres de l’aspect réellement volontaire des salariés.
Cet arrêté faisait suite à une demande de l’association des Vitrines de Strasbourg, mais qui n’est pas juridiquement responsable. Son directeur Pierre Bardet estime que la décision d’attaquer les syndicats était exagérée :
« Nous avions exprès mis dans l’arrêté qu’il y ait une rémunération double et un repos compensateur pour le garantir, alors que cela n’était pas une obligation. À force de tout bloquer, on peut fragiliser le droit local. »
Pour l’avocat de la CFTC, Maître Hervé Bertrand, l’arrêté n’était pas une garantie suffisante. Il est possible de s’en affranchir. Il voit au contraire une décision qui « conforte le droit local, après plusieurs décisions qui allaient à son encontre ». De plus, des efforts avaient déjà été consentis lors des dimanches de l’avent.
Une jurisprudence pour l’avenir
Concrètement, cette annulation ne change pas grand chose. Il n’y a pas de compensation. La Préfecture est simplement condamnée à verser 500 euros aux syndicats CFTC et CGT pour les frais de Justice.
Néanmoins, il s’agit d’une décision sur laquelle des syndicats pourraient s’appuyer si un arrêté similaire est pris l’année suivante. Ainsi, ils auraient de meilleurs chances de faire annuler cette ouverture avant et non après son déroulé. Le futur préfet aurait besoin de mieux motiver les besoins des Strasbourgeois.
Que ce soit pour faire des économies, renouer avec la terre, ou faire découvrir à ses enfants d’où vient ce qu’ils trouvent dans leurs assiettes, les raisons sont multiples de recourir à la libre cueillette. Et ça tombe bien, autour de Strasbourg, cueillir soi-même ses fruits et légumes, c’est possible.
La libre cueillette de fraises est une tradition en Alsace depuis les années 1980. Elle représente même la moitié des débouchés de la filière dans la région. Cette forme de vente garantit des petits prix, autour de 3€ le kilo cette année, contre le double en supermarché. La saison des fraises s’étale de la mi-mai à la fin juin, selon la météo. En multipliant les variétés, certains exploitants la prolonge même jusqu’à la mi-juillet – Au jardin des fraises, à Nordhouse -, voire jusqu’à la mi-août – Francis Christen à Stotzheim.
À Strasbourg, il est même possible d’aller ramasser des fraises sans voiture, à la ferme urbaine de l’îlot de la Meinau, à 10 minutes de marche de la station de tram Krimmeri-Meinau. En s’éloignant de la ville, une quinzaine de maraîchers ouvrent aussi leurs champs au public dans le Bas-Rhin.
Fruits rouges et légumes
Certains parmi eux proposent aussi d’autres fruits, et même des légumes. À Stotzheim, entre Benfeld et Barr, Francis Christen ouvre ses champs de myrtilles et de haricots verts à partir de juillet, puis ceux de framboises au mois d’août. À Berstheim, la ferme Hartmann présente framboises, groseilles et cerises dès juin, et des mûres et myrtilles plus tard dans la saison. Elle dispose aussi de plants en libre cueillette de petits pois à partir de juin, et de haricots verts pendant l’été.
À la ferme Kretzschmer-Krieger, à Haguenau, la saison des petits pois commence aussi en juin, puis c’est au tour des haricots verts. À la ferme Mathis, à Hoerdt, salades, concombres, tomates, aubergines, courgettes, fenouils, poivrons, blettes, fenouils et herbes aromatiques sont à disposition des cueilleurs, à un prix inférieur de 20% à ceux de son magasin de vente directe.
La libre cueillette, un bon moyen de reconnecter les enfants citadins à la terre. (Photo Alain Bachellier / Flickr / cc)
Pas de bio
Pas facile de trouver du bio en libre cueillette. Dans la filière fraises, le bio ne représente qu’1,5 % des cultures alsaciennes. Leurs rendements sont d’autant plus soumis aux aléas de la météo. Quand ils sont faibles, comme en 2017, les agriculteurs préfèrent les réserver aux ventes en rayons. Ainsi en 2017, les Jardins d’Agnès, à Illenheim n’ont pas ouvert leurs cultures au public. Après trois ans d’exploitation, la ferme Clauss a quant à elle renoncé à ses cultures de la Robertsau la même année. Elle continue d’ouvrir ses champs de fraises en agriculture raisonnée à La Wantzenau.
L’agriculture conventionnelle raisonnée
Les maraîchers alsaciens se sont tous engagés à respecter la charte de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace pour une « agriculture conventionnelle raisonnée. » En pratique, cela signifie qu’ils n’utilisent plus de traitements de synthèse de manière systématique pour prévenir les maladies – leur préférant des techniques de culture sur butte et de paillage pour éviter les dégâts de l’humidité par exemple – et qu’ils minimisent les traitements en cas de problème sur leurs cultures, en analysant les sols en continu.
Le parking près du Musée d’art moderne de Strasbourg accueille une exposition des étudiants de la Haute école des arts du Rhin et de leurs professeurs. Intitulée « de produndis ! », elle présente 17 œuvres à découvrir entre les voitures jusqu’au 24 juin.
Comment faire pour égayer un peu les parkings souterrains ? Pascal Jacquin, directeur général de Parcus, la société de la Ville de Strasbourg pour les parkings en ouvrage, a eu une idée. Puisque la société fait partie des mécènes de la Haute école des arts du Rhin (HEAR), il a invité 15 étudiants et de 3 de leurs professeurs à installer des œuvres d’art dans un des parkings les moins fréquenté de Strasbourg, celui de la Petite-France, près du Musée d’Art Moderne et Contemporain (MAMCS).
L’œuvre « Park Gazon » par Louna Desvaux et Chloé Stenger est exposée au niveau -2 du parking. (Photo Mathilde Piaud / Rue89 Strasbourg)
L’exposition nommée « de profundis ! » met en scène 17 œuvres conçues spécialement pour l’endroit, réparties à travers les 3 étages et localisées sur les places, dans les couloirs, les escaliers, etc. Thomas Soriano, un des professeurs et coordinateurs de l’événement, explique :
« On voulait que les gens se perdent et cherchent un peu dans le parking. C’est comme une chasse au trésor. »
Un parcours au cours duquel on peut par exemple croiser des transats installés sur des places de gazon, un circuit de voitures miniatures, mais aussi de la peinture murale, des photographies ou de l’animation vidéo.
Parmi les oeuvres exposées « Dystopie » a été réalisée par Didier Kiefer. (Photo MP / Rue89 Strasbourg)
L’année dernière déjà, les étudiants avaient pu exposer au parking Gutenberg. Un succès selon le professeur qui s’amuse à remarquer qu’il « n’y a jamais eu autant de visiteurs dans un musée. »
Les œuvres s’adressent aux curieux mais aussi aux automobilistes et aux visiteurs du MAMCS qui jouxte le parking. La spécificité de l’exposition ne réside pourtant pas uniquement dans sa fréquentation mais dans la nécessité pour les artistes de composer avec les lieux. Thomas Soriano précise :
« La contrainte est plus forte pour les artistes. Dans un musée tout est servi d’avance, tout est fait pour vous, là il a fallu s’adapter. Il a par exemple dû attendre jusqu’à 15 jours, que les places de parkings se libèrent. »
« 4 roues motrices » de Ingwar Del-Maestro, est l’une des œuvres exposées au parking Centre historique Petite France (Photo MP / Rue89 Strasbourg)
L’exposition, prévue jusqu’au 24 juin, pourrait être prolongée. Comme l’année dernière quelques œuvres pourraient aussi rester plus longtemps, en attendant l’édition 2018, pour laquelle, Thomas Soriano avoue avoir déjà quelques idées. D’une valeur matérielle d’environ 10 000€ selon Thomas Soriano, l’exposition a été financée grâce au mécénat de Parcus en faveur de la HEAR.
Trois professeurs de la HEAR ont participé à l’exposition. Parmi eux, Thomas Soriano a réalisé « Autoportrait in excelsis »
« Chiens divagants » d’Anouk Nier-Nantes est l’une des oeuvres réalisées dans le parking. (Mathilde Piaud/ Rue89Strasbourg)
« La cave » de Pierre-Louis Peny est l’une des 17 œuvres de l’exposition « de profundis! »
Les oeuvres investissent le parking jusque dans l’escalier, telles « Ce sera pour Cendrillon » de Léa Kreitmann et « Impératrice » de Tania Moisan.
Les artistes ont dû composer avec les lieux, comme Vincent Lo-Brutto et ses « 4 fragments » (Photo MP / Rue89 Strasbourg)
Les résultats du Parti Egalité Justice au premier tour des élections législatives ne permettent pas à cette formation issue de la communauté franco-turque d’accéder à un financement public.
Les près de 10 000 voix totalisées en France ne permettront pas au Parti Egalité Justice (PEJ) d’accéder à un financement national. Le pari est donc perdu pour cette formation créée par des personnes issues de la communauté franco-turque, aux accents conservateurs et dont plusieurs membres sont liés aux réseaux conservateurs turcs en France comme la Cojep.
La loi du 15 janvier 1990 permet aux partis politiques de toucher de l’argent public pendant cinq ans pour chaque voix gagnée aux élections législatives, à condition qu’ils atteignent 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions. Pour ce quinquennat, ce sera 1,42 euros par an.
Le jeune parti PEJ, créé à Strasbourg en février 2015, avait présenté ses premiers candidats aux élections cantonales de la même année dans trois cantons du Bas-Rhin, à Colmar et en Franche-Comté. Deux ans plus tard, 52 candidats étaient en lice dans des circonscriptions législatives partout en France.
A droite, Sakir Çolak, président du PEJ (capture d’écran)
Meilleurs scores en Alsace
Mais au premier tour des élections législatives, le PEJ n’a atteint le seuil des 1% d’électeurs que dans 7 des circonscriptions où il était présent. Il enregistre trois de ses meilleurs scores en Alsace : Saber Hajem rassemble 1,37% des voix dans la première circonscription du Bas-Rhin (soit bien moins que les 2,99% de Murat Yozgat lors de l’élection partielle de 2016) et Salih Caglar 1,19% des voix dans la troisième. Dans le Haut-Rhin, Erol Yucel réunit 1,16% des voix de la première circonscription. Au total, le PEJ rassemble 9 976 voix dans l’Hexagone.
Dans la nuit suivant l’annonce des résultats, le président de l’association Cojep, fondateur et président honoraire du PEJ, Ali Gedikoglu a tweeté en turc sous le hashtag #PEJ : « Nous commençons l’expédition. Allah assure la victoire », puis le slogan « Pas d’arrêt, on continue la route », usité depuis 2007 par l’actuel président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan.
Pour Ali Gedikoglu, les élections municipales de 2020 constituent désormais le prochain objectif du PEJ. Mardi, il se félicitait, toujours en turc : « aujourd’hui, nous sommes plus forts avec 10 000 personnes qui nous ont crues. »
Règlements de comptes à OK Schiltigheim ! Le maire de la ville, Jean-Marie Kutner, défie son opposante écologiste dans un duel, sur le devenir du parc de l’Aar, « preuves à l’appui ». La ville retient son souffle.
À Schiltigheim, le débat public ne se cantonne pas au conseil municipal. Il déborde sur les réseaux sociaux, sur des tracts et peut-être désormais il pourrait s’agrémenter de débats publics. Jean-Marie Kutner, le maire (UDI) de la ville voisine de Strasbourg, vient de défier son opposante écologiste, Danielle Dambach, de débattre dans une lettre publique (voir ci-dessous). À celle qui l’accuse de vouloir « saccager le parc des Rives de l’Aar », il propose de se rencontrer à l’aube… de s’expliquer « avec des preuves à l’appui. »
Bigre. Que s’est-il passé pour qu’on en arrive là ? La dispute concerne les aménagements autour du parc des Rives de l’Aar, dont Rue89 Strasbourg a déjà parlé. Pour Danielle Dambach, Jean-Marie Kutner veut construire une passerelle routière pour rejoindre le siège du Crédit Mutuel et étendre un parking à l’occasion du changement d’enseigne du restaurant Francesca vers KFC, deux aménagements qui se feraient au détriment du parc.
« Je vous propose donc que nous nous expliquions vous et moi » (doc remis / Facebook)
« Mensonges ! Mensonges ! Mensonges ! »
Mais pour Jean-Marie Kutner, Danielle Dambach ment sciemment :
« J’ai déjà répondu aux mensonges de Mme Dambach en réunion publique, au conseil municipal, sur les réseaux sociaux… Mais elle continue, y compris sur les tracts de la campagne écologiste pour les élections législatives, en sachant très bien que ses accusations sont infondées. C’est trop facile de répandre des contre-vérités, sans jamais les confronter à la réalité. Alors je l’invite à débattre avec moi, preuves à l’appui, et les Schillickois verront bien ce qu’il en est. Qu’elle me prouve que je suis pour une passerelle vers le Crédit Mutuel, alors que je ne la souhaite pas. Quant au KFC, je serai heureux de réexpliquer quel a été le rôle de la municipalité dans cette opération, qui va permettre à des jeunes de Schiltigheim de trouver un emploi et quelles sont les surfaces concernées. »
Selon Jean-Marie Kutner, le parking ne sera agrandi que d’une douzaine d’ares, « actuellement occupés par une butte et un canisite » et la municipalité n’a pas le pouvoir de préempter un fonds de commerce. Quant à la passerelle vers le Crédit Mutuel, Jean-Marie Kutner affirme qu’il s’agit d’un projet proposé par l’Eurométropole, dont il est l’un des 20 vice-présidents, mais qu’il « ne la souhaite pas. »
Quant au parc lui-même, Jean-Marie Kutner répond :
« On atteint le summum du mensonge ! Il est faux de dire que j’ai demandé la modification du plan local d’urbanisme, c’est un changement de statut qui a concerné tous les parcs de l’Eurométropole. Quant au projet de stade de foot, c’est un dossier ancien, qui remonte à Alfred Muller (ancien maire de Schilitgheim, ndlr) et que Raphaël Nisand (précédent maire, ndlr) voulait construire avant de reculer sous la pression populaire. Or qui était adjointe au maire à l’urbanisme à cette époque ? (Danielle Dambach, ndlr) »
Depuis les premiers soubresauts en mars, il a demandé à ce que le parc soit de nouveau classé en zone naturelle, ce qu’il a fait savoir en mai, avant une manifestation. Le vice-président en charge du Plan local d’urbanisme Yves Bur (LR mais qui soutient les candidats « en Marche »), lui a donné un accord de principe.
Danielle Dambach n’a pas encore répondu à « l’invitation » du maire. Elle a refusé de répondre à nos questions, en indiquant qu’une « réponse collective » serait apportée à la lettre de Jean-Marie Kutner. La lettre mentionne la présence d’un modérateur « neutre et extérieur à la ville. » Quelqu’un a le numéro des casques bleus ?
Après Schiltigheim en septembre, Strasbourg va-t-elle se doter d’un marché couvert ? C’est en tout cas l’objet d’un groupe de travail que va ouvrir la municipalité avec l’association des commerçants, les Vitrines de Strasbourg, et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI).
Beaucoup de villes en France et en Europe bénéficient d’un tel lieu, ouvert tous les jours et où des producteurs locaux disposent d’un . . .
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Confronté à la présence parfois bruyante de groupes en pleine rue, l’Hôtel de l’Europe, situé rue du Fossé-des-Tanneurs au coeur de Strasbourg, a installé des panneaux « zone de silence » et « musique interdite ». Le second panneau semble viser particulièrement une personnalité des rues de Strasbourg…
Sur TripAdvisor, les plaintes de clients se font de plus en plus nombreuses : « des clodos et SDFs hurlent toute la nuit dans la rue face à notre chambre », « malgré la bonne literie, je n’ai pas pu dormir : énormément de bruits / cris dans les petites rues et bars / terrasses aux alentours jusqu’a 4h30 du matin et ceci malgré la fenêtre fermée ». Elles visent l’Hôtel de l’Europe, situé à l’angle de la Grand’Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, en plein centre de Strasbourg.
En désespoir de cause, l’hôtel a installé deux panneaux sur sa façade : un premier invitant au silence et un second visant l’usage des « ghetto blasters », ces mini-chaînes portables (voir ci-dessous). Or, il n’y a qu’une seule personne connue à Strasbourg pour utiliser un tel appareil, Manu le rockeur (dont Rue89 Strasbourg avait dressé le portrait).
Deux nouveaux panneaux rue du Fossé-des-Tanneurs dont un vise Manu-la-crasse ? (Photo Winston Smith / Facebook / doc remis)
Avec Manu, « la discussion est possible »
Est-ce à dire que l’hôtel Europe en veut à Manu le rockeur ? Non, indique la directrice de l’hôtel, Marie-Hélène Engel, car avec lui, « la discussion est possible. » Mais depuis plusieurs années, la cohabitation entre les commerçants et des personnes sans domicile fixe ou en marge s’avère particulièrement difficile à cet endroit. En 2013, une commerçante a répandu du soufre pour éloigner ces personnes. En 2015, un numéro anti-SDF pour les commerçants a été mis en place.
Las, pour Marie-Helène Engel, la situation est sans issue :
« Quand nous appelons la police suite aux protestations des clients, elle ne se déplace même plus. Nous avons sollicité la mairie à plusieurs reprises, sans jamais obtenir de réponses. »
L’hôtel de l’Europe souhaiterait une vidéosurveillance plus appuyée à ce carrefour mais surtout une écoute et une aide de la Ville de Strasbourg. Quant à Manu, il s’est trouvé un autre spot.
Pour l’édition 2017 de la Fête de la musique, la Ville de Strasbourg a pensé aux enfants et aux talents des agents de l’intercommunalité (qui fête ses 50 ans). État d’urgence oblige, la sécurité a été renforcée, aucune circulation de véhicules ne sera autorisée mercredi 21 juin après 16 heures. Découvrez le programme complet.
Mercredi 21 juin à partir de 16 heures, quatre scènes « officielles » accueilleront au centre-ville de Strasbourg une série d’artistes aux horizons divers, professionnels et amateurs. En outre, une douzaine de scènes « partenaires », dont le programme est assuré par des associations et structures locales, seront installées avec le soutien logistique de la Ville (voir la carte ci-dessus). Deux nouveautés : une scène dédiée aux enfants l’après-midi, l’electrobal des petites oreilles et une autre pour mettre en valeur les talents des agents de l’Eurométropole (voir plus loin).
Ça devient habituel, une série de contraintes sécuritaires se sont ajoutées à l’organisation de cette édition, même si Mathieu Cahn, adjoint (PS) au maire en charge de la politique événementielle, espère qu’elles ne gâcheront pas la Fête :
« Il nous appartenait de trouver un équilibre entre la volonté de la municipalité de maintenir la programmation événementielle, des moments de joie, de partage, de ne pas céder à la peur et pouvoir le faire en garantissant dans la mesure du possible la sécurité du public. »
Plus de circulation automobile dès 16 heures
Comment pendant le Marché de Noël, le stationnement des véhicules dans l’enceinte de la Grande-Île sera interdit mercredi 21 juin entre 6h et 1h du matin et la circulation automobile réservée aux seuls véhicules d’urgence à partir de 16h. L’accès piétons sera autorisée à partir des 23 ponts pour les piétons et fera l’objet de contrôles visuels. L’accès à la presqu’île Malraux sera aussi contrôlé.
Olivia Ruiz est la tête d’affiche de la Fête de la musique cette année. (Ça C’est Culte / FlickR / cc)
Scène « Têtes d’affiche », place Kléber, de 18h à 23h30
Des groupes locaux lauréats de concours comme Jeunes Talents ou les Hopl’Awards se produiront sur cette scène avant de laisser la place à Olivia Ruiz, LA tête d’affiche de la soirée.
18h Vaiteani
Vainteani, « My fire » (Vidéo YouTube)
19h Deer Boy
Lauréat du concours Jeunes Talents de la Fête de la musique 2016, Deer Boy propose de la musique électro pop en ouverture officielle de la grande scène.
Deer Boy, « Dreamer » (vidéo YouTube)
20h Mony
Ce groupe blues rock, vainqueur de la Voie des talents, invite à s’imaginer sur la route 66.
Mony and The Hatmen, « My Sweet Demon » (Soundcloud)
21h Weepers Circus
Vainqueur du prix Hopl’Awards 2016, ce groupe qui a travaillé à plusieurs reprises avec Olivia Ruiz, va chauffer la scène avec sa musique rock et folk, bien connue des Strasbourgeois.
Weepers Circus, « Le Vampire des Tropiques » (vidéo YouTube)
22h15 Olivia Ruiz
La Femme Chocolat va clôturer la soirée avec sa voix éraillée et son univers original.
Les deux scènes Découvertes installées par la Ville ont pour objectif de permettre à des groupes locaux et récents de se produire avec du matériel professionnel, mis à leur disposition. Cinq de ces groupes sont en lice pour remporter le prix « Jeune talent Fête de la musique 2017 » : Ow (funk soul), Lemon Bush (blues rock, hard rock), Lif2P (rock), Céline Wicker (pop, folk), Stories in Colours (pop, rock, post-rock). Les votes sont ouverts au public du 21 au 28 juin sur www.ete.strasbourg.eu.
Céline Wicker (pop, folk)
Lost Bastards (rock)
Stories in Colours (pop, rock, post-rock)
Bo*Johnson (soul, électro)
No King No Crown (acoustique)
Claire Faravarjoo (pop électro) – voir notre article ici
Joy and Glory (folk rock, indie pop, indie rock) – voir nos articles ici et ici
Petseleh (folk, pop)
Le groupe allemand No King. No Crown. est invité à se produire sur scène dans le cadre du jumelage entre Strasbourg et Dresde. (vidéo YouTube)
Scène Découverte, place Gutenberg de 18h à minuit
Babay L’Akoosti’k, « Lisa » (vidéo YouTube)
Ow (funk soul)
Lemon Bush (blues rock, hard rock)
Hafazul (musique du monde, rock)
Van Hammer Stone (rock, stoner, métal)
Babay L’Akoosti’k (reggae, blues, funk, zouk)
Nine Teen To Hell (blues, rock garage)
Lif2P (rock)
Meet Me In The Tree (pop rock)
Scène Cultures urbaines, parvis de la médiathèque Malraux de 18h à minuit
La Ville de Strasbourg renouvelle son partenariat avec l’association Ready to Rumble pour proposer un espace dédié aux musiques urbaines, qui mêle des prestations d’amateurs aussi bien que de professionnels. Et ce sont les DJ qui auront le dernier mot de la soirée.
L’Electrobal des petites oreilles, parvis de la médiathèque Malraux de 14h à 17h45
Parce que le 21 juin tombe un mercredi cette année, la Ville a décidé de saisir l’occasion pour préparer une après-midi spécialement destinée aux enfants et à leurs parents, avec entres autres des ateliers musicaux et de l’éveil musical.
14h – 16h, Electric Kids – Fred Traverso (atelier de création musicale)
14h – 16h, atelier d’initiation au Dj’ing avec DJ TKilla (atelier de création musicale)
14h – 16h, Salon d’écoute, La Lune (extraits de contes mis en musique)
14h – 16h, Eveil musical
14h – 16h, La chanson de Pinocchio (atelier musical)
16h – 18h, déambulation de la fanfare au Kazoo
Scène musicale des 50 ans de l’intercommunalité, parc du centre administratif de 16h à 20h
En 2017, l’intercommunalité fête ses 50 ans. Pour l’occasion, une scène spéciale est mise en place, où pourront se représenter des groupes qui contiennent au moins un agent de l’administration.
16h, M&M le duo (chanson française, spectacle vivant, humour)
16h35, Petseleh (pop folk)
17h10, Dans les nuages (jazz manouche)
17h45, Julien HMI & Co (poésie urbaine, pop acoustique)
18h20, Pi-track (pop électro rock)
18h55, Rye Whisky (bluegrass, folk, cajun)
19h30, Les 1001 Battes (batucada brésilienne)
Petseleh, « Song for B » (vidéo YouTube)
Vous organisez une scène ? Partagez l’endroit et la programmation en commentaires et nous l’ajouterons à la carte.
Au premier tour des élections législatives, le total des voix de « La République en Marche » est bien plus faible que ceux de la droite en 2012. Mais elle a siphonné une partie de son électorat pour la supplanter comme première force politique. Sauf à Strasbourg, où l’on peut supposer que le PS fait les frais des marcheurs et de la sociale-écologie qui s’ancre. Les équilibres strasbourgeois pourraient bouger à l’avenir.
24 heures après les résultats des élections législatives, le vent souffle toujours très fort sur la plaine d’Alsace. Non, il ne s’agit pas des vents dominants, mais bien de la tornade « En Marche », première force politique dans la région.
Et s’il faut attendre le second tour pour tirer des conclusions définitives, le premier donne un nouvel aperçu du paysage politique.
À l’heure où les candidats repartent en campagne pour une semaine, Parti socialiste (PS) et « Les Républicains » se retrouvent sur un thème de campagne commun : que l’Assemblée nationale reste « un lieu de débat », avec le plus de forces politiques représentées, maintenant que la majorité pour le président est « acquise ». En clair, ne laissez pas les « bébés Macron » avoir un maximum de sièges.
Des députés pour 5 ans ou moins ?
Ces nouveaux équilibres alsaciens vont-ils durer tout le quinquennat ? Et pourront-ils faire l’objet de projections et comparaisons en 2022 ? Lors de la campagne, Emmanuel Macron a promis de réduire d’un tiers le nombre de députés « pour plus d’efficacité » et d’ajouter un dose de proportionnelle. Pour cela, il faudra une révision de la Constitution, votée par 60% des députés et des sénateurs. Cela pourrait intervenir dans le cadre de la nouvelle loi sur la vie publique, dite de « moralisation », puis de « confiance ».
Mathématiquement, cela n’est pas du tout le cas, puisque seuls 4 députés ont été élus dès le premier tour en France et dont deux marcheurs. Bien sûr, dans beaucoup de circonscriptions, la République en Marche est largement en position de force, ce qui permet des projections à plus de 400 sièges sur 577.
Les candidats opposés à LREM vont aussi pointer que les marcheurs ne sont pas « libres », car ils ont signé un engagement à voter les textes du gouvernement. Ce dispositif anti-frondeur n’a pas de valeur légale, seulement moral.
À En Marche, on commence à répondre à cet argument, à l’image du référent départemental et candidat, Bruno Studer :
« Je ne suis pas certain que la situation nouvelle soit moins exigeante pour le gouvernement avec des députés En Marche, car il y a beaucoup d’experts dans leurs domaines pour continuer à améliorer le projet. Avec les autres partis, on est sur la position d’un dialogue, mais exigeant. La situation politique actuelle, avec tant d’abstention, n’est pas de notre fait. »
« Dans le Bas-Rhin, La République en Marche et le Modem cumulent environ 106 000 voix et la droite 95 000. En 2012, la droite et le centre faisaient 180 000 voix (en incluant le Modem, ndlr). On arrive donc presque au même total, même si numériquement cet électorat est faible et parfois peu politisé. Les voix viennent peu de la gauche. L’autre enseignement est le vrai naufrage du Front national. Il divise son nombre de voix par quatre depuis avril, ce qui montre que ce vote n’était pas idéologique ni d’adhésion profonde. »
France insoumise, deuxième force à Strasbourg
Néanmoins, La République en Marche tire peut-être une part de ses voix de la gauche dans la capitale alsacienne. À Strasbourg, micro-climat dans le paysage politique local, les deux candidats PS au second tour ont moins de 14% des suffrages exprimés.
Pour, Philippe Breton, il faut surtout comparer le nombre de voix, en prenant l’exemple de la première circonscription :
« Éric Elkouby fait le même nombre de voix qu’à l’élection partielle de 2016, comme s’il s’agissait d’un socle indéfectible, mais avec une participation plus élevée, son score relatif passe de 31% à 14%. C’est surtout l’électorat de droite qui ne s’est pas autant mobilisé que d’habitude et qui fait rater le second tour à Elsa Schalck. Le vote pour la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon baisse car les quartiers populaires, qui avaient beaucoup voté pour lui, sont retournés dans l’abstention. Même s’il y réalise de bons scores en pourcentage, cela rapporte peu de voix. »
De fait, la capacité à peser sur le débat local pour trois partis, LREM, PS et LR-UDI peut questionner. Et même quatre, puisque la France insoumise a en fait dépassé le PS de plus de 1 000 voix sur les trois circonscriptions strasbourgeoises, en devenant la deuxième force politique. Elle échoue néanmoins de peu à se qualifier pour un second tour, contrairement au PS.
Pas de consigne à EELV, « de bons rapports » chez les Insoumis
Ce nouvel équilibre n’a pas échappé à certains acteurs de la vie politique. À Europe Ecologie Les Verts Alsace, allié du PS à la municipalité et dans une circonscription lors de ces législatives, il n’y a pas de consigne de vote. Seul mot d’ordre, « faire barrage à l’extrême-droite », situation qui se présente dans une seule circonscription du Haut-Rhin. Rien pour les alliés strasbourgeois. Le parti vert réalise de 4 à 7% à Strasbourg. Les perspectives deviennent intéressantes quand on agrège ce score à celui de la France insoumise.
Au-delà de l’aura de Jean-Luc Mélenchon, le mouvement a réussi à faire émerger de nouvelles têtes en politique. Sébastien Mas, 37 ans, suppléant de Floriane Dupré, 26 ans, arrivée troisième à Strasbourg-nord (11,59%) est l’un de ces nouveaux visages, après un passé militant. À l’avenir, il dit vouloir continuer le travail de terrain avec la candidate pour le mouvement.
Concernant des alliances locales, il renvoie à la direction du mouvement qui doit en décider dans les prochains temps. À titre personnel, il se dit « fermé à rien » et avec « de bonnes relations avec les écologistes sur le terrain ». Avec les communistes (qui ont réuni environ 1% des voix), les deux partis ont fait en sorte de ne pas se croiser pour ne pas se télescoper dans leurs thèmes de campagne.
Et s’il se satisfait du score « historique à Strasbourg, au-delà du plafond de verre promis à 11% », il reconnait une déception du score dans les quartiers populaires :
« Nous n’avons pas réussi à mobiliser autant qu’on l’espérait alors qu’on y avait investi beaucoup de temps dans notre campagne. Nous nous sommes heurtés à beaucoup de résignation. Les gens avaient le sentiment que l’élection était décidée et qu’ils s’étaient déjà exprimés à la présidentielle. C’est pour cela qu’on est contre la Ve République et pour la VIe, pour éviter que l’élection d’une personne décide de l’Assemblée future. Ça, et le système de financement des partis qui n’aide pas l’unité. »
Dans les quartiers populaires du Neuhof ou de Hautepierre, la participation s’écroule en effet à 30 voire 25%.
S’organiser localement avant les européennes de 2019
L’adjoint au maire, Éric Schultz, qui était à gauche d’EELV avant de rendre sa carte fin 2015, est de ceux qui pensent qu’un nouveau pôle autour de la sociale-écologie peut peser à Strasbourg :
« La primaire du PS et la victoire de Benoit Hamon sont arrivés tard et toute la séquence électorale était figée. Localement, il n’a pas été possible de dépasser les logiques d’appareils. On n’a pourtant pas les blocages qu’il y a eu ailleurs, les rapports sont bons. Il faudra aller vite si on veut construire quelque chose car la prochaine élection, ce sont les européennes en 2019. Le clivage européen a tendance à diviser plutôt qu’à rassembler. Et ensuite, entre juin 2019 et les municipales de mars 2020, tout va aller très vite, il faut donc anticiper dès la rentrée si on ne veut pas se trouver bloqués par des accords d’appareils à l’avenir. »
Pas de consigne à droite
À droite, au niveau national, on se garde d’ailleurs de donner une consigne claire de manière générale quand on est éliminé. Le candidat En Marche est peut-être plus proche politiquement, mais le soutenir c’est aussi adhérer à l’idée du « parti unique », ce que la droite combat là où elle est en difficulté. Pour autant, appeler à voter à gauche serait assez inaudible.
Localement, Elsa Schalck, qui devait porter le renouvellement de la droite et du centre (29 ans, première campagne législative) ne finit que quatrième, même si elle n’est qu’à 300 voix du second tour. Elle estime que les étiquettes ont tout emporté dans cette campagne :
« Le porte-à-porte joue assez peu, il y avait une volonté de renouvellement. Même le député sortant que l’on disait très implanté depuis 20 ans est distancé. Dans l’Assemblée, on verra maintenant sur quels projets agit la majorité. »
Si elle ne donne pas de consigne de vote, elle votera à titre personnel pour Thierry Michels, notamment « en raison du bilan loin d’être à la hauteur du député sortant ».
Répondre à ces évolutions au niveau local
Pour le premier adjoint au maire, Alain Fontanel, passé du PS chez En Marche à la fin de la campagne, ce scrutin « confirme que les Strasbourgeois attendent un changement important dans le système politique » :
« Nous devons aussi répondre à ces évolutions au niveau local et laisser la place à une nouvelle génération, pas seulement en âge, mais aussi dans les manières de faire. »
Vers une explosion des groupes à la mairie ?
Coté PS, Mathieu Cahn, adjoint au maire et directeur de campagne de Philippe Bies, rejoint Elsa Schalck sur l’importance de la dynamique nationale dans l’élection :
« La proximité, le bilan ou l’ancrage local n’ont pas pesé. À droite aussi, des personnes comme Jean-Philippe Maurer, très ancré, ou Elsa Schalck, que l’on a beaucoup vue sur le terrain, sont aussi balayés. À la fois, les électeurs donnent une majorité nette au président de la République, mais dans les enquêtes d’opinion cela ne semble pas être ce que souhaitent les Français, ce qui est difficile à comprendre. Nous ferons campagne sur le positionnement de Philippe Bies qui peut rassembler les écologistes ou la France insoumise qui s’opposent aussi à la réforme du Code du travail par ordonnances ou la hausse de la CSG. »
Comme après la présidentielle, il questionne « la capacité à vivre-ensemble » de la majorité municipale à l’avenir, même s’il se satisfait que le maire Roland Ries ait réitéré son soutien Philippe Bies et à Éric Elkouby :
« Je ne sais pas si ceux qui ont fait le choix de La République En Marche ont encore leur place dans la majorité municipale. Je n’ai pas pour habitude d’oublier les coups de couteau dans le dos. »
D’éventuelles recompositions locales ne devraient pas s’opérer dès la fin des élections. « La République en Marche » a donné pour consigne aux élus qui l’ont rejoint de ne pas créer de groupes dans les assemblées locales (régions, départements, communes) avant que la question soit tranchée lors d’un congrès fondateur en juillet.
Alors que la seconde moitié du mandat est entamée, la manière de se positionner pour les élections municipales 2020 va bientôt débuter.