La commission permanente de la Collectivité d’Alsace prévoit d’adopter une délibération qui n’inclut plus le Planning familial dans la liste des organisations d’accompagnement à la santé sexuelle que le Département subventionne. Un simple « report technique », assure-t-on à la Collectivité d’Alsace.
(suite…)Alerte sur la subvention de la Collectivité d’Alsace pour le Planning familial du Bas-Rhin

À Citadelle, du rêve à la galère de Strasbourgeois engagés dans l’habitat participatif

En 2023, un groupe de cinq foyers a été retenu pour l’un des projets d’immeuble en habitat participatif porté par la Ville de Strasbourg au sein du futur quartier Citadelle. Le but : mettre leurs ressources en commun pour imaginer des logements correspondant à leurs valeurs écologistes. Deux ans plus tard, l’utopie initiale s’est frottée aux réalités financières et humaines.
Au pied du pont André Bord, sur la presqu’île Citadelle de Strasbourg, Sophie, Xavier, Stéphane et Lilli arpentent un terrain en friche. Ils mesurent la distance avec le terrain d’en face, se demandent s’ils pourront apercevoir la cime de la cathédrale depuis leur toit terrasse, visualisent la future entrée et les éventuelles fleurs qui borderont l’allée. Les deux couples connaissent pourtant les lieux par cœur : ils reviennent régulièrement visiter la parcelle où ils doivent construire un immeuble résidentiel d’ici 2026. « Si vous ne nous arrêtez pas, on pourrait continuer des heures comme ça », glisse Stéphane avant de se précipiter vers Sophie et Lilli, qui se sont mises à mesurer la distance entre leur futur immeuble et celui qui devrait être érigé en face.
Les quatre Strasbourgeois font partie des cinq foyers à avoir été retenus après l’appel d’offres lancé en 2023 pour un lot mis à disposition par la Société publique locale (SPL) Deux-Rives dans le cadre de son projet d’éco-quartier Citadelle. La condition : y construire un logement en habitat participatif, un immeuble de plusieurs appartements imaginé, conçu et financé par les propriétaires de manière collective et selon plusieurs critères écologiques. Six adultes, trois enfants, des espaces partagés de 60 mètres carrés, un toit terrasse, des matériaux bio-sourcés, des façades végétalisées, le tout entre Strasbourg et l’Allemagne… « C’est vraiment un rêve pour nous…mais encore faut-il le concrétiser ! », dit Stéphane.

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Connectez-vousDans l’académie de Strasbourg, la difficile subsistance des classes bilingues

Les écoles maternelles Saint-Jean et Saint-Thomas de Strasbourg pourraient bien voir leurs classes surchargées à la rentrée prochaine suite à de potentielles fermetures de classes bilingues dans chacun des établissements. Pour le FSU-SNUIpp, il est hors de question d’ouvrir de nouvelles classes bilingues tant que celles déjà existantes n’auront pas les ressources nécessaires.
À l’école Saint-Thomas de Strasbourg, la mobilisation des parents d’élèves a débuté mardi 18 et jeudi 20 mars avec une distribution de « tracts informatifs » et la signature d’une pétition afin d’informer sur les conséquences d’une fermeture de classe en septembre 2025.
L’école maternelle compte en 2024 / 2025 trois classes bilingues et deux classes monolingues pour 130 enfants. En 2025 / 2026, le projet de l’Académie prévoit de supprimer une classe bilingue, ce qui porterait le nombre d’enfants par classe à 33. « Un enfer pour les enseignants et les élèves », selon Noémie Robin, l’une des parents d’élèves délégués.
L’Académie parie sur une baisse du nombre d’enfants bilingues, seulement 21 en 2024 / 2025 mais Noémie Robin soupçonne le rectorat de « refuser les dérogations depuis l’année dernière afin de justifier la fermeture d’une classe. »
Même son de cloche dans le quartier voisin. L’école Saint-Jean derrière les Halles pourrait également ouvrir en septembre 2025 avec une classe bilingue en moins, une menace qui pesait déjà sur l’école au printemps 2024. Gil Gross, représentant des parents d’élèves, indique qu’en supprimant une classe bilingue, le nombre d’élèves moyen par classe passerait de 22 élèves à 26.
Le soutien à la filière bilingue a disparu
Selon Agathe Konieczka, membre du SNUIpp, le syndicat majoritaire chez les instituteurs et affilié à la FSU, rappelle :
« Il y a une quinzaine d’années, il y avait une volonté de formation des enseignants de classes bilingues, il y avait des moyens pour ces classes, mais tout ça a disparu à cause des coupes budgétaires. »
Dans ces conditions, le syndicat milite désormais contre de nouvelles classes bilingues, tant que celles existantes n’auront pas assez de ressources. Agathe Konieczka pointe notamment que les professeurs en langue allemande sont systématiquement remplacés par des enseignants en français. En outre, la syndicaliste estime que ces classes créent des inégalités :
« Il y a moins d’inclusion d’élèves en situation de handicap, avec des difficultés scolaires ou d’enfants qui arrivent de l’étranger dans les classes bilingues. Il y a donc une concentration des élèves en difficulté dans les classes monolingues. Nous ne sommes pas contre le bilingue, mais on ne peut pas créer des filières élitistes dans nos écoles publiques. »
Des postes supprimés en bilingue
Selon le compte rendu du Comité social d’administration spécial départemental (une instance qui traite de questions liées notamment à la gestion des effectifs et des emplois), du Haut-Rhin du 6 février dressé par la SNUIpp : 3,5 postes d’enseignants bilingues sont censés disparaître en septembre. Dans le compte rendu de la même réunion du côté du Bas-Rhin qui s’est tenue le 4 février, il apparaît que dix classes bilingues fermeront leurs portes tandis que cinq ouvriront.
L’association Eltern Alsace, qui milite pour l’enseignement bilingue, déplore que l’Académie de Strasbourg choisisse de ne démarrer l’enseignement bilingue qu’en moyenne section, comme le détaille Claude Froehlicher, son président :
« Ça peut paraître rien, mais cette perte d’exposition à la langue est énorme pour les enfants. Mais l’Éducation nationale préfère économiser des postes. »
Car selon lui, il n’y a aucune difficulté à recruter des enseignants en langue allemande. « L’Éducation nationale devrait accepter des enseignants qui ne parlent que l’allemand et qui n’ont pas passé le concours de professeur des écoles », estime Claude Froehlicher qui précise : « Chez Eltern, depuis juillet 2020, on a traité 800 candidatures, on en a transmis 200 à l’Éducation nationale et ils ont fini par en recruter une soixantaine. »
Contactée, l’académie de Strasbourg n’a pas souhaité répondre aux questions de Rue89 Strasbourg sur l’avenir de la filière bilingue.
À Strasbourg, la délicate stratégie de la droite pour peser aux municipales

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Connectez-vousSamedi 19 avril, églises et syndicats manifestent pour la paix de Kehl à Strasbourg

Parti politique, syndicats, églises catholique et protestante et autres organisations antimilitaristes allemandes manifestent pour la paix au départ de la place du marché samedi 19 avril à 14h.
« Qui veut la paix, prépare la paix ! » La marche pour la paix du samedi 19 avril a lieu à l’initiative de nombreux organisateurs : des syndicats de l’industrie et des services, le parti écologiste Rheinauer Bündnis, des paroisses catholiques et protestantes et d’autres organisations pour la paix. Toutes ces organisations donnent rendez-vous devant l’église de la paix, place du marché à Kehl, pour une manifestation pour la paix à partir de 14h. Un tract appelant à la mobilisation contre la guerre précise le mot d’ordre de la mobilisation :
« Nous sommes pour un monde sans guerre. À une époque où l’autodestruction de notre civilisation par les armes nucléaires, les guerres et les catastrophes climatiques menace, nous descendons dans la rue. Nous disons non aux programmes d’armement de l’UE et de l’Allemagne. Nous considérons que les plus de 1000 milliards d’euros consacrés aux armes meurtrières seraient plus judicieusement investis dans les écolos, les hôpitaux, les transports urbains et les logements (…) Nous condamnons toutes les guerres. Ni la violence militaire ni les livraisons d’armes ne contribuent à un ordre mondial apte à la paix et respectueux du climat et de la justice social. »
Après un départ de la place du marché à Kehl, la manifestation se dirigera vers le pont de l’Europe pour gagner l’église du Rhin côté strasbourgeois. La marche prendra ensuite la direction de la passerelle Mimram en passant par le jardin des Deux Rives.
Chez Alsace Habitat, des salariés dénoncent une direction « incapable de se remettre en question »


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Connectez-vousÀ Schiltigheim, les charges continuent d’écraser les locataires d’Alsace Habitat

Depuis 2023, des locataires d’Alsace Habitat reçoivent des rappels de charges importants, particulièrement à Schiltigheim. Nombreux à ne pas pouvoir payer ces rappels allant de 1 300 à 2 500 euros, ils se sont organisés en collectifs et dénoncent l’indifférence du bailleur social de la Collectivité d’Alsace.
« 5 000 euros de charges par an pour un F4 de 85 mètres carrés », s’exclame Raphaël Rodrigues, élu d’opposition lors du conseil municipal de Schiltigheim du mardi 1ᵉʳ avril. Dans la suite de sa question orale, il pointe l’insalubrité de certains logements et l’absence de réponse du bailleur social Alsace Habitat aux divers problèmes des locataires. « C’est scandaleux », s’exclame quelqu’un dans le public avant que la maire n’appelle au calme.
Aux élus et aux locataires d’Alsace Habitat qui se sont invités au conseil municipal, Danielle Dambach dit entendre la détresse de ses administrés et avoir déjà interpellé le bailleur de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA). Elle en appelle à Frédéric Bierry, président de la collectivité : « Je demande à la CeA de faire toute la lumière sur ces hausses de charges et de trouver de nouvelles solutions pour aider les locataires. »

Les prix de l’énergie pèsent durement sur les locataires d’Alsace Habitat
Installé rue de la Moselle à Schiltigheim, Adrien et Johanna Elter témoignent du choc quand, fin 2023, ils reçoivent leur décompte de charges. Alsace Habitat réclame au couple en situation de handicap près de mille euros. « Ça n’était jamais arrivé depuis 12 ans que je suis dans l’appartement, ils nous ont dit que c’était à cause de l’augmentation des prix de l’énergie », explique le trentenaire. Ils parviennent à régler la facture en puisant dans leur épargne, mais Johanna Elter témoigne d’une dégradation de leurs conditions de vie :
« On ne chauffe plus l’appartement sauf quand on reçoit du monde, on minute le temps sous la douche, on a changé nos opérateurs téléphoniques et internet et il m’arrive même de sauter le repas du midi. »

Début 2024, des locataires d’Alsace Habitat se réunissent en deux collectifs. Le bailleur social finit par proposer un fonds de solidarité de 430 000€, permettant des remises de 100 à 600€ pour 2 500 locataires. « Ce n’était pas suffisant, mais c’était déjà ça », témoigne Miloud Bellahcene, président d’un collectif de « locataires en colère » d’Alsace Habitat. Au printemps, la situation semble s’apaiser après une rencontre entre des habitants et l’équipe dirigeante du bailleur social :
« On a pu dialoguer et ils nous ont dit que cette hausse des charges était exceptionnelle, que tout rentrerait dans l’ordre. On est sorti satisfaits de la rencontre. »
Des factures de 1 300€ à 2 500€ en 2024
Pourtant, quelques mois plus tard, c’est une nouvelle douche froide qui attend les locataires. « Les décomptes de charges ont quasiment doublé », explique Miloud Bellahcene. De 800€ en 2023, son rappel de charges est passé à 1 380€ en 2024. Une somme dont il ne peut s’acquitter :
« J’ai beau travailler, je ne sais pas comment je vais régler cette somme. Le bailleur m’a proposé d’échelonner les paiements, mais même sur 10 mois, je ne vais pas arriver à la payer. »

Locataire d’un appartement dans le quartier du Marais, Christian Bircea, lui, n’avait déjà pas pu régulariser ses charges en 2023. Ce sont donc 800€ qui s’ajoutent aux 1 600€ qu’il devait déjà à son bailleur.
« Je ne peux plus travailler parce que je suis diabétique et je n’ai que 1 320 euros de ressources. Chaque mois, il ne me reste 150€ pour manger, comment je fais ? C’est une honte, je vis comme un clochard. »
L’ancien militaire peut toutefois compter sur l’aide de ses amis pour améliorer un peu l’ordinaire, mais se sent désespéré face à une situation qu’il juge sans issue :
« Avant, la fin d’année, c’était pour les fêtes, les cadeaux et la famille. Maintenant avec Alsace Habitat, la fin d’année, c’est juste les charges. Il n’y a plus de fêtes ni de cadeaux, seulement le stress. »
Alsace Habitat exclut toute mesure exceptionnelle
Pour Miloud Bellahcene, la colère est grande à Schiltigheim, où se situe une part importante du parc d’Alsace Habitat, d’autant plus que le bailleur n’a pour l’heure répondu à aucune des alertes du collectif. « Nous n’avons eu aucun retour d’Alsace Habitat. On s’est rapproché des agents mais ils nous ont renvoyé vers le Centre communal d’action sociale. » Le président du collectif y a déposé un dossier d’aide exceptionnelle, mais il estime que ce n’est pas à la commune d’aider les locataires à éponger leurs dettes.
Il espère que suite à leur action lors du conseil municipal, Danielle Dambach fera pression sur Frédéric Bierry, lequel fera pression sur le bailleur social contrôlé par la Collectivité d’Alsace :
« On souhaite que les charges soient prises en charge par la Collectivité d’Alsace, parce que derrière ce sont des familles qui n’y arrivent plus. La CeA en a les moyens, ils ont donné un million d’euros pour de la neige artificielle. L’humain, c’est quand même plus important. »

Dans une interview accordée à France 3 Alsace, Étienne Wolff, président d’Alsace Habitat, exclut la possibilité de prendre des mesures exceptionnelles et de mettre en place un nouveau fonds de solidarité. Pour lui, « les gens doivent comprendre que le coût de l’énergie, ce n’est pas du ressort d’Alsace Habitat. »
Également maire de Brumath, Étienne Wolff avertit qu’il ne voit pas les charges locatives baisser dans les prochaines années. Une réponse « indigne d’un président de bailleur social » juge Miloud Bellahcene, « il aurait pu parler avec nous directement. Là, il n’est pas à la hauteur et il ne nous respecte pas. » L’ancien militaire Christian Bircea est plus direct :
« Il y a des familles qui sont ruinées et qui n’y arrivent plus, mais il nous dit que ce n’est pas son problème. »
Une situation à risque
Christian Bircea estime sa situation désespérée, dangereuse même. « Je ne sais pas comment on va s’en sortir, mais si cela continue, il y aura des drames. Des gens vont se jeter par la fenêtre de désespoir. » Miloud Bellahcene craint, lui, que la situation ne devienne explosive. « Lors du conseil municipal, on a réussi à canaliser la colère. Nous avons réussi à calmer les jeunes, mais c’était périlleux. » Il observe pourtant que la colère monte dans certains quartiers de Schiltigheim comme Les Écrivains, la question des charges venant s’ajouter à un fort sentiment d’abandon. « Les habitants n’y croient plus et si on laisse les choses se dégrader, ça va partir en émeute à la moindre occasion. »
Hervé Polesi a démissionné de son mandat de conseiller municipal

Le conseiller municipal Hervé Polesi a remis sa démission de son mandat de conseiller municipal à la maire de Strasbourg. Elle l’avait demandée après que l’élu a été mis en cause dans plusieurs affaires de violences sexistes et sexuelles.
Après avoir perdu sa fonction d’adjoint en septembre 2024, puis sa délégation aux générations futures en mars, Hervé Polesi a remis à la maire de Strasbourg sa démission du conseil municipal mercredi 16 avril. Jeanne Barseghian l’avait demandée le 23 mars, après qu’une série de témoignages a mis en cause Hervé Polesi pour des violences sexistes et sexuelles à la Ville de Strasbourg et à l’Université de Strasbourg. Ce dernier avait accepté de démissionner, tout en contestant les accusations dont il est l’objet.
Des signalements de violences sexistes et sexuelles concernant Hervé Polesi, alors adjoint à la maire de Strasbourg, ont conduit à sa démission ce mercredi 16 avril. Une enquête a été ouverte en parallèle par le parquet de Strasbourg.
Du côté des Écologistes, on se félicite du départ de cet élu encombrant pour la majorité bien que des signalements soient remontés auprès de Jeanne Barseghian dès 2023. L’opposition municipale a accusé la municipalité d’avoir longtemps couvert l’élu, ce que la maire a réfuté en précisant qu’elle n’était pas au courant des accusations à l’université, où Hervé Polesi est maître de conférence, ni des propos tenus envers une élue du conseil municipal.
Du côté de la justice, une enquête est ouverte par le parquet de Strasbourg à partir de ces signalements.
L’Eurocorps à Strasbourg, un outil de défense européenne oublié

L’Eurocorps, institution militaire européenne basée à Strasbourg, est certifié « état-major de réaction rapide » par l’Otan. Alors que la défense européenne est au cœur des préoccupations géopolitiques, la notoriété et l’utilité de l’Eurocorps sont remises en question par des spécialistes.
« La menace russe est là et touche les pays d’Europe. Notre sécurité est menacée. » déclarait Emmanuel Macron dans son allocution aux Français du mercredi 5 mars, souhaitant « renforcer notre indépendance en matière de défense ». En cause, la détérioration de l’historique alliance transatlantique, qui inquiète le Vieux Continent. Mais l’Eurocorps, un quartier général militaire européen basé à Strasbourg, n’a été mentionné ni dans le discours de 13 minutes d’Emmanuel Macron, ni dans les déclarations politiques appelant au renforcement de la défense européenne. Comme s’il avait été oublié.
(suite…)Liesse populaire pour accueillir les 80 cyclistes serbes contre la corruption

La centaine de cyclistes serbes partis début avril pour manifester devant les institutions européennes pour dénoncer la corruption sont arrivés à Strasbourg dans la soirée de mardi 15 avril. Des centaines de personnes étaient présentes pour les accueillir et les féliciter.
Espoir et fierté. Les mots reviennent en boucle dans les bouches des participants au rassemblement. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies depuis l’après-midi de mardi 15 avril, place Kléber à Strasbourg, pour accueillir 80 cyclistes partis de Novi Sad en Serbie le 3 avril. Quatre pays traversés, treize étapes et 1 400 kilomètres parcourus pour manifester devant les institutions européennes contre la corruption dans leur pays.
Dès 16 heures, le bruit des sifflets et des slogans anti-système ont rapidement empli la place Kléber parsemée de drapeaux serbes. Aleksa habite à Strasbourg depuis quatre ans et regarde avec émotion la foule parfois venue de loin. « C’est important de montrer notre solidarité à cette lutte qui n’est pas idéologique mais contre la corruption et le totalitarisme », a détaillé ce père de famille. « Je regarde depuis des années le recul de la démocratie dans mon pays, ça donne de l’espoir de voir l’éveil de mon peuple ». Pour cet ancien employé du Conseil de l’Europe qui a quitté son pays natal en 2011, la mobilisation de la diaspora est essentielle. « Il y a en Serbie cette idée que ceux qui ont quitté le pays ne participent pas au processus politique, on veut montrer que c’est faux ».
De la Hongrie, en passant par l’Autriche et l’Allemagne, les étudiants cyclistes ont en effet été « accueillis comme des héros » tout au long de leur périple. Un accueil chaleureux qui n’a pas fait défaut pour leur étape finale qui avait des airs d’étape du Tour de France. « On dirait qu’il faut sortir de Serbie pour être écouté », a remarqué Ana, venue de Paris pour l’occasion.
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Connectez-vousCinq familles sans-abri hébergées dans des tiny-houses à la Robertsau

Cinq familles sans-abri de Strasbourg ont été hébergées dans des micro-maisons mises en place par la Ville de Strasbourg dans une cour de la Robertsau. Ce dispositif leur permettra de stabiliser leur situation pendant deux ans.
Rue de la Carpe-Haute à la Robertsau sur une grande place bétonnée, des enfants courent autour de petits bâtiments en bois en ce début de soirée du lundi 14 avril. En face, un trio de musiciens célèbre avec des musiques folkloriques l’installation de cinq familles, quelques jours plus tôt, dans ces « tiny-houses » ou « micro-maisons ».
Jeanne Barseghian, maire (Les Écologistes) de Strasbourg, a rappelé les chiffres concernant le sans-abrisme. Le 115, le numéro du Service d’accueil d’urgence, enregistre chaque semaine les demandes d’hébergement en urgence de 800 à 900 personnes dans le Bas-Rhin.
Ces cinq maisonnettes, appelées Bulles d’air, ne régleront donc pas ce problème mais elles s’ajoutent aux solutions dites « intercalaires » mises en place par la Ville de Strasbourg, des logements publics ou privés vacants. Dans un communiqué de presse, la municipalité revendique la création de 600 places d’hébergement « pour un usage social » depuis 2020.
La Ville a investi 330 000 euros pour installer ces micro-maisons, dont 90 000€ seront consacrés à L’Étage, une association en charge du suivi social des cinq familles. Le groupe KS, une société de BTP, a fourni 70 000 euros en mécénat pour cette opération. Derrière les maisonnettes en bois, se cache un box de sanitaires car les micro-maisons ne sont pas reliées au réseau d’eau courante. Floriane Varieras précise « qu’il aurait fallu enterrer les tuyaux de 40 cm au moins pour éviter les gelées, ce qui rallongeait l’installation d’au moins quatre mois et ajoutait 75 000 euros de travaux. »

Une situation très précaire pour les familles
Ces tiny-houses ont pour but d’accueillir des familles dont les enfants sont scolarisés dans les établissements de la ville. Les familles bénéficiaires ont été identifiées par les écoles et les associations qu’elles fréquentent, elles seront suivies par L’Étage, car certains habitants de Bulles d’air n’ont pas la situation administrative requise pour travailler. L’Étage leur permet par exemple d’apprendre le français en faisant du bénévolat.
Certaines familles de Bulles d’air courent toujours le risque d’être frappées d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Floriane Varieras admet que certains bénéficiaires pourraient disparaître du jour au lendemain et rappelle que l’hébergement « ne règle pas tout pour les familles ».
Les familles pourront bénéficier de ces mini-logements pendant deux ans. Puis les micro-maisons seront déplacées, une nécessité réglementaire qui permet à la Ville d’éviter de déposer un permis d’aménagement.
Des micro-maisons construites en France
Chaque logement, construit par Hekipia, est équipé d’une cuisine et deux chambres séparées. Tamara, géorgienne de 43 ans, ne cache pas son soulagement. Le 23 avril 2024, elle a été expulsée de son logement Ophéa avec ses deux enfants, Luka, 7 ans, et Sésile, 8 ans. « Depuis, on a tout le temps changé d’hébergement. Ici au moins, je ne serai pas expulsée et mes enfants peuvent jouer dans la cour. Il y a du chauffage et on dort bien », précise Tamara qui s’inquiète de devoir changer d’école. « La direction de l’école de Cronenbourg, c’est comme ma deuxième famille », dit-elle
Dans la famille d’Alfred, Albanais en France depuis quatre ans, la distribution des lits s’est faite dans l’enthousiasme. Alkeb, 4 ans, le plus grand a eu le lit mezzanine, son frère Alsi, 3 ans, et sa sœur Aléa, 27 mois, dorment dans les lits du dessous.
Si la situation n’est pas optimale pour les familles, des habitants de la Robertsau présents lundi se sont montrés volontaires pour faciliter leur intégration. Ainsi Irène Weidmann propose de créer une bibliothèque dans un petit bâtiment de la cour appelé « réfectoire » et d’apporter des vêtements pour un futur nourrisson.
Manifestation pour Gaza samedi 19 avril

Le collectif Palestine 67 appelle à manifester samedi 19 avril à Strasbourg, afin de demander un cessez-le-feu immédiat à Gaza.
« Depuis le 18 mars, Israël a repris les frappes aériennes et les interventions au sol dans la bande de Gaza. » C’est ainsi que commence le tract de l’appel à manifester du collectif Palestine 67 pour samedi 19 avril à Strasbourg, avant une description de la situation sur place :
« L’aide humanitaire est totalement bloquée. L’accès à l’eau est impossible. Chaque jour des dizaines de nouveaux civils sont tués : hommes, femmes, enfants. […] Les soignants sont particulièrement visés (1 192 tués), comme ces 15 secouristes ciblés et jetés dans une fosse commune le 31 mars. Les journalistes sont aussi ciblés, comme Youssef Al-Faqawi, tué et neuf de ses confrères blessés par une frappe israélienne sur leur tente. Les criminels ne veulent pas de témoins. »
Le collectif a donc fixé le rendez-vous du départ de la manifestation samedi 19 avril à 14h place Kléber, pour un parcours au centre-ville afin de dire « Stop au génocide à Gaza » et demander un cessez-le-feu immédiat. Il rappelle que « les rapporteurs de l’ONU sont clairs, Israël bafoue le droit international en Palestine ».
Les grévistes de la faim de passage
Parallèlement, la caravane des grévistes de la faim pour la Palestine passera par la capitale alsacienne, du 18 au 19 avril mais ils ne pourront pas participer à la manifestation puisqu’ils se rendront vers leur prochaine étape dès le samedi.
Ce mouvement de jeûne lancé le 31 mars compte deux strasbourgeois, Leïla Sihabi et Georges Yoram Federmann. Il intègre « trois soignants témoins à Gaza ». L’objectif est également de faire pression sur les décideurs politiques pour « l’application du droit international » dans les territoires occupés.
Dans le quartier gare, des habitants toujours insatisfaits malgré le renfort policier

La préfecture du Bas-Rhin et la Ville de Strasbourg ont organisé une réunion publique sur la sécurité dans le quartier gare ce 11 avril. L’événement a fait remonter peu de cas concrets mais tout le monde semblait d’accord pour la mise en place d’une politique ultra-sécuritaire.
Dans la salle des Colonnes de la rue du Howald, plus d’une centaine de personnes se sont déplacées vendredi 11 avril en début de soirée. Organisée conjointement par la préfecture du Bas-Rhin et la Ville de Strasbourg, la réunion a donné la parole aux habitantes et habitants du quartier gare sur le thème de la sécurité.
Car depuis 2021, trois collectifs d’habitants ont dénoncé leur sentiment d’insécurité dans le quartier. Ils soulignent régulièrement l’inaction de la Ville de Strasbourg et saluent l’intérêt porté à leur cause par l’opposition municipale et les services de l’État. Devant elles et eux le soir de la réunion publique, la cheffe de la police municipale Céline Partyka, le directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) Jean Hayet, la directrice de cabinet du préfet Cécile Rackette, la maire de Strasbourg Jeanne Barseghian (Les Écologistes), l’élue du quartier gare Marie-Dominique Dreyssé et celle en charge de la sécurité Nadia Zourgui.

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Connectez-vousDes ONG attaquent l’État face à la menace de fermeture des « salles de shoot »

Médecins du Monde et la Fédération Addiction craignent la fermeture de la Halte soins addictions de Strasbourg fin 2025 ainsi qu’une structure similaire à Paris. Les deux associations ont lancé des procédures juridiques contre l’État.
Mediapart expose lundi 14 avril que des ONG ont démarré une procédure juridique contre l’État auprès des tribunaux administratifs de Paris et de Montreuil. Médecins du Monde et la Fédération Addiction craignent que les deux seules Haltes soins addictions (HSA) de France, situées à Paris et Strasbourg, ferment fin 2025. Ces dispositifs permettent à des personnes concernées par des addictions de consommer des drogues dans de bonnes conditions d’hygiène et d’y trouver un accompagnement.
Pour que ces expérimentations se poursuivent, elles doivent être renouvelées par l’État après le 31 décembre, mais le gouvernement n’a toujours pas donné sa position alors que les pistes de mesures d’économies se multiplient dans le débat public.
Les HSA constituent souvent un point d’entrée vers un parcours de soin pour des personnes en grande précarité selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). D’après une étude de l’Inserm de 2021, les HSA auront permis à près de 6 000 usagers accueillis d’éviter 71% des passages aux urgences et 69% des surdoses mortelles. Elles ont évité 43 décès ces dix dernières années.
La Cour des comptes et le Défenseur des droits ont aussi attesté de leur efficacité sanitaire et sécuritaire, les consommations de drogues se faisant au sein de ces structures plutôt que dans la rue. Mais tous ces éléments n’avaient pas empêchés le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau de déclarer en novembre 2024 que « les salles de shoot créent plus de problèmes qu’elles n’en règlent ».
Le ministère attend une autre étude
Ces propos font d’autant plus craindre aux acteurs de terrain que le gouvernement choisisse de ne pas poursuivre le financement des HSA. Le Code de santé publique exige pourtant de l’État de prévenir les dommages sanitaires causés par la consommation de stupéfiants. C’est à ce titre que les ONG engagent une démarche en justice, dénonçant une « carence fautive », comme le ministère de la Santé n’a pas répondu aux demandes de Médecins du Monde de pérenniser les HSA.
Avec l’association de lutte contre le sida Aides, Médecins du Monde et la Fédération Addiction attaquent également les autorités publiques pour excès de pouvoir suite à un avis défavorable émis par l’État à propos de l’ouverture d’une HSA à Marseille.
La Halte soins addictions de Strasbourg, gérée par l’association Ithaque, est soutenue par la Ville de Strasbourg depuis son ouverture en 2016. Elle accueille même 20 places d’hébergement depuis 2021, les personnes logées étant souvent sans-abri, ce qui donne l’occasion de réaliser un accompagnement approfondi.
Interrogé par Mediapart, le ministère de la Santé affirme attendre « la remise d’une évaluation scientifique indépendante portant sur les dispositifs HSA qui complétera les conclusions du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). [Après cela], un nouveau rapport sera remis au Parlement en juin [2025]. Il permettra de définir les prochaines étapes de cette expérimentation, sur la base de données scientifiques probantes ».
Une « boulangerie juive attaquée à Strasbourg », anatomie d’une fake news

En marge de la manifestation de soutien à la Palestine du samedi 12 avril à Strasbourg, des heurts ont éclaté aux abords d’une boulangerie. L’extrême droite en a profité pour propager une fausse information accusant « les islamistes » de s’en prendre à « un commerce juif », provoquant des réactions indignées jusqu’au gouvernement.
L’épisode est tristement mécanique et malgré toutes les alertes, les analyses et les mises en garde, il se reproduit encore et encore sur les réseaux sociaux. Dimanche 13 avril, la ministre Aurore Bergé (Renaissance) dénonce sur son compte X qu’une boulangerie de Strasbourg a été « prise d’assaut car elle serait israélienne ». Elle ajoute à son post une vidéo où on voit une altercation rue des Grandes-Arcades :

La ministre rajoute d’autres faits et relie cette altercation à l’antisémitisme, en faisant un lien direct avec « l’antisionisme », puis appelle « la société à réagir ». Problème : tout est faux. Selon des témoignages directs recueillis par Rue89 Strasbourg, la boulangerie n’était pas ciblée. Elle n’a d’ailleurs pas de lien avec la religion juive ni avec Israël, il s’agit d’une filiale de la boulangerie allemande Dreher, installée à Kehl depuis 1987.
L’origine de l’altercation provient d’insultes et de doigts d’honneur envoyés en direction du cortège palestinien par une personne de nationalité israélienne qui était attablée sur la terrasse avec son fils. Ces éléments proviennent de Nadia Zourgui, adjointe à la maire en charge de la sécurité, qui les tient elle-même de la Police nationale. Cette personne israélienne a semble-t-il vivement réagi aux cris de « Israël barra barra » (Israël dehors), des slogans habituellement scandés lors de ces manifestations récurrentes dans les rues de Strasbourg depuis novembre 2023.
« J’étais sur le camion, j’ai vu ce monsieur s’agiter dans tous les sens », témoigne Leïla Sihabi, qui organise cette manifestation pour le collectif Strasbourg – Palestine. « J’ai vu ensuite une manifestante s’en prendre à lui. Notre service d’ordre a tout de suite réagi, puis les policiers sont arrivés. »
Des témoignages qui coïncident avec une vidéo du moment, captée par IA1 infos, un média citoyen tenu par Maiky Suplon. Il était en direct sur TikTok au moment des faits :
Une patrouille de policiers à vélo, présente sur place, permet d’éviter que d’autres personnes ne s’en mêlent. Le monsieur trouve brièvement refuge dans la boulangerie Dreher, puis ressort encadré par les policiers, faisant face à des manifestants pro-palestiniens virulents. Leïla Sihabi le traite de « lâche » puis repart :
« Il m’a répondu en anglais, j’ai compris qu’il n’était pas d’ici. Pour moi, l’incident se terminait là. Israël Darra, ça veut dire Israël hors des territoires occupés. On ne demande que l’application du droit international dans nos manifestations. »
Un matériau de choix pour l’extrême droite
Mais c’était sans compter les manipulations habituelles de l’extrême droite… La première lecture d’une boulangerie juive attaquée par des islamistes trouvable sur les réseaux sociaux provient d’un compte anonyme, Wolf (@Psyguy007). Suivi par près de 60 000 personnes, il se définit comme patriote et fait régulièrement des publications contre les musulmans. Il réalise son post le dimanche 13 avril à 18h25. Contacté via X, ledit Wolf n’a pas répondu sur l’origine de la vidéo, mais peu importe puisqu’elle buzze immédiatement avec sa fausse version des faits. D’autant plus que cette plateforme est désormais contrôlée par l’extrême droite. Son post est ensuite repris par une élue, socialiste cette fois, Delphine Pineda, qui reprend le narratif antisémite à son compte à 21h45.
Moins de dix minutes plus tard, c’est Pernelle Richardot, élue socialiste à Strasbourg, qui la repartage, avec toujours la même accusation d’antisémitisme, et une pique en direction de la municipalité écologiste de Strasbourg tant qu’à faire… D’autres reprises de cette fausse information seront publiées par Jean Messiha (Reconquête), la ministre Aurore Bergé donc, l’eurodéputée Virginie Joron (Rassemblement national), puis évidemment jusqu’en Israël…
Impossible rétractation
Ce n’est qu’au matin du lundi 14 avril que les faits cités plus haut commencent à émerger sur les réseaux sociaux. Le compte Wolf a bien publié un correctif dès le 13 avril à 22h35, mais il n’a pas supprimé son post initial qui continue à être partagé (1,2 million de vues et plus de 2 000 partages à l’heure de publication de cet article). Aucun correctif en revanche chez Aurore Bergé, ni chez Delphine Pineda.
Pernelle Richardot publiera un second message précisant que ce n’était pas la boulangerie qui était visée, mais elle ne supprime pas son écrit initial non plus. Sur Facebook, son message avec la vidéo a été partagé dans des groupes de « fans de Touche pas à mon poste », l’émission polémique de Cyril Hanouna. Bouclant ainsi la boucle d’une nouvelle manipulation de l’extrême droite.
Un cuisinier attaque un restaurateur pour discrimination après un post sur Gaza

Un cuisinier a porté plainte contre un restaurateur pour discrimination politique à l’embauche. Il avait partagé un post en soutien à la Palestine sur Facebook, ce qui aurait empêché son recrutement au dernier moment. Le patron nie les faits.
Dan Heckmann, 28 ans, est cuisinier depuis ses 16 ans. Il a travaillé dans une dizaine d’établissements à Strasbourg. En janvier, il termine son contrat au restaurant Le Cannibale et se met à la recherche d’un nouvel emploi avec une agence d’intérim. Le 19 mars, il reçoit un message de Jacques Chomentowski, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) à Strasbourg :
« Bonjour, suite à l’ouverture d’un restaurant à Illkirch. Services sans coupure et que la journée. Je recherche cuisinier en CDI et ou extra. Êtes-vous intéressé ? »
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