Depuis que les Intermittents se réunissent au Théâtre national de Strasbourg, puis l’occupent, salariés, précaires, étudiants, lycéens, cheminots et Nuitdeboutistes s’y retrouvent et tentent de faire « converger » leurs luttes. Plus facile à dire qu’à faire…
Habituellement, ce sont les intermittents qui occupent des théâtres, bloquent un festival, lieux emblématiques de leur profession. Mais depuis mardi soir, on ne trouve pas que des intermittents, sur les planches du Théâtre National de Strasbourg (TNS). Lycéens, étudiants, cheminots, salariés, précaires et membres de Nuit Debout, les ont rejoints pour une assemblée générale (AG) unitaire, dans une salle inoccupée du théâtre.
Des banderoles pendent aux fenêtres du TNS.
Mercredi matin, Briac Jumelais, secrétaire général du TNS réagissait :
« Mardi soir, on (ndlr : la direction du TNS) était présent lors de l’AG. L’occupation a été discutée, envisagée dans un cadre collaboratif. C’est une occupation et non un blocage, l’activité du théâtre n’en est pas impactée. Tout le monde est parti à la fermeture des lieux car l’occupation au-delà, n’aurait pas été maîtrisable. Nous comprenons leur lutte car nous travaillons avec des intermittents. Il y a toujours ce problème des 185 millions d’euros demandés et nous sommes conscients que le cadrage par le Medef n’est pas viable ».
Une convergence tendue…
Ils étaient plus d’une centaine à investir le TNS, jeudi soir pour une deuxième AG. Si tous sont d’accord pour parler de la « convergence des luttes », cette dernière peine à se mettre en place tant les différents mouvements représentés veulent conserver leur cause initiale intacte.
Un étudiant exprimait alors son souhait de ne pas rester indifférent face à la violence policière :
« Je ne vois pas d’inconvénient à porter un masque lors de la manifestation. Il y a une différence entre les personnes qui sont arrivées récemment dans le combat et nous qui vivons la répression depuis le début, on a de l’expérience ».
D’autres proposent d’apporter des « miroirs à positionner » devant les forces de l’ordre ou encore de tout filmer afin de dissuader les policiers de faire usage de la force et les cas échéant, diffuser ces vidéos. Une autre personne estime que la violence ne résoudra rien :
« Être violent en premier serait contre-productif et stérile. Les intermittents ont déjà une image déplorable alimentée par les médias et le Medef, on n’a pas besoin de ça en plus. Il faut penser à se défendre mais sans pour autant attaquer ».
Les conseils de Podemos
Pendant plusieurs minutes, les propositions ont fusé dans la salle du TNS. Certaines sont accueillies par des applaudissements, d’autres sont remises en question. Un Espagnol, membre de Podemos était présent hier soir et partageait son expérience :
« Bloquons Paris complètement. On a déjà fait ça chez nous, on l’a vécu, on a reçu trop de coups. Au bout d’un moment on s’est dit « Tous à Madrid ! », on s’y est massivement rassemblé et c’est à ce moment-là que le Gouvernement a commencé à prendre des mesures, à nous écouter ».
« Peut-on terminer la manifestation place de la République ? ». « Faut-il réaliser des blocages économiques, institutionnel ou routiers ? » Tant de questions sur la marche à suivre lors de la manifestation de jeudi après-midi qui pour la plupart, conviennent à la plupart des participants de l’AG.
Plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées place Kléber, départ de la manifestation.
Une convergence au moins dans les défilés
Malgré la peur de certains de voir leur combat passer au second plan, tous ont décidé de massivement se rassembler le lendemain, pour la manifestation, qui a attiré près de 6 000 personnes, selon la CGT. Au sein du cortège on pouvait apercevoir les pancartes des intermittents, étudiants, lycéens, nuit deboutistes, cheminots…
Si la « convergence des luttes » peine à se mettre en marche, la mobilisation collective quant à elle, était une réussite.
Le ried alsacien prend des airs de delta du Mississippi et le gewurtz exhale quelques fragrances fruitées de bourbon centenaire. Un cocktail signé Dirty Deep, à tester en live ce dimanche après-midi au skate park de la Rotonde à Strasbourg.
C’est dans le cadre du OFF du festival NL Contest que Dirty Deep a choisi d’organiser sa release party strasbourgeoise (après une soirée le 28 avril au Glazart à Paris avec Bad Juice et Los Disidentes Del Sucio Motel et un passage à la Laiterie le 20 mars dernier en première partie de Blues Pills). Un apéro-concert, en plein après-midi, en plein air et peut-être en plein cagnard dans le souffle brûlant du désert urbain du skate park de la Rotonde.
What’s Flowin in my Veins, le nouvel album de Dirty Deep (Doc. remis)
Un mélange inflammable dans les veines
Le trio de blues rock clairement teinté de punk vient de publier ce 29 avril son troisième album, What’s Flowin’ in my Veins (à écouter ici) après un premier EP en 2012, Wrong Way – I’m Going Home, suivi la même année de l’album Back to the Roots puis d’un nouvel opus, Shotgun Wedding, en mars 2014. Voici donc une nouvelle virée sauvage et débridée en ce printemps 2016 avec un seul mot d’ordre : no limit & no rules !
Et ça commence par cette fishing party explosive où il serait présomptueux de vouloir différencier un bon pêcheur d’un mauvais pêcheur :
Sur les dix titres de ce disque survitaminé au nom de baptême idoine – What’s Flowin’ in my Veins (HellProd / Beast Records) –, on saisit très vite ce qui coule dans les veines de Dirty Deep. Un carburant incendiaire au mélange inflammable qui relègue tout baladin cracheur de feu au rang d’inoffensif allumeur de cierges d’église.
Le trio strasbourgeois Dirty Deep (photo Celim Hassani)
L’urgence de la jouissance
Désormais à trois en studio et sur scène puisque Adam Lanfrey (basse) a rejoint Victor Sbrovazzo (chant, guitare et harmonica) et Geoffroy Sourp (batterie et claviers) en septembre dernier, le combo strasbourgeois déroule un blues aux influences plus éclectiques et électriques que par le passé, ancrant ses nouvelles compositions dans une tendance rock garage pleinement assumée.
What’s Flowin’ in my Veins, c’est l’urgence de la jouissance, un produit à la fois décapant et ultra-addictif qui prend aux tripes comme un digeo bien corsé ou un rail de blanche presque pure. En somme, un shoot d’adrénaline qui déclenche d’irrépressibles mouvements à la durée de vie limitée.
Mais, au bout du compte, quel pied ! De surcroît en live, comme ce fut notamment le cas le 27 février à la Maroquinerie à Paris dans le cadre du festival de blues Les Nuits de l’Alligator (qui s’est également poursuivi à Evreux, Vannes et La Rochelle). Mais aussi en 2014, en duo, au Binic Folk Blues Festival :
Cinglant comme un coup de fouet
La générosité est totale, doublée d’une énergie au magnétisme sismique et d’une frénésie musicale aux airs de juke-joint des temps modernes. Entre hard et heavy, grunge et fusion, rock et ballade bluesy, tout vibre avec une intensité rageuse qui rappelle les prouesses artistiques des vieux briscards tels John Lee Hooker, Muddy Waters, Son House, Scott H. Birham et autre R.L Burnside.
Mais bien loin d’être passéiste, Dirty Deep propose une relecture actuelle d’un blues qui sort clairement l’artillerie lourde : l’efficacité mordante et testostéronée du morceau d’ouverture Holy Pocket Boogie, la slide électrisante et furieuse de Can I kick it ?, le déluge de décibels de How I ride, le chant tout en réverb’ doublée de la ritournelle entêtante de Howlin to the Moon et bien sûr le tubesque et galvanisant Goin’ Down South.
Dirty Deep sait toutefois proposer de belles ballades enchanteresses à l’image du magique Light and Blue et surtout de l’envoûtant Shine, huit minutes d’un bonheur lent et profond que vient magnifier la magie de l’orgue Hammond pour clore un album à la fois cinglant comme un coup de fouet et doux comme la brise caressante du crépuscule.
À pied ou à vélo, entre amis ou en famille, voici une balade nature au nord de Strasbourg qui peut être adaptée à tous les publics. Au départ de la station de tram Robertsau-Boecklin, elle serpente entre différentes composantes du quartier : le Doernel, le cimetière nord, la papeterie Lana, le secteur Renaissance, Bussierre, Pourtalès et retour.
Envie de verdure sans quitter la ville ? Voici un parcours testé au nord de l’agglomération, garanti dépaysant et accessible sans voiture.
Cette balade peut se faire en totalité à pied (3 heures pour des marcheurs « du dimanche », avec des pauses possibles pour pique-niquer, bouquiner ou lézarder) ou à vélo (1h30 environ). Les chaussures de marche permettent un meilleur confort, mais des baskets suffisent. Le parcours peut être raccourci de moitié, avec un retour possible à la station Robertsau-Boecklin par les bus 6 et 30 au niveau du carrefour de la Papeterie (indications plus loin). La version courte (Boecklin-Doernel-Papeterie) permet de marcher environ 1h30 avec des enfants (aire de jeu en chemin).
1 – Chemin du Doernelbruck
Au terminus de la ligne E, la station Robertsau-Bœcklin est déjà un avant-goût de Robertsau. Dans la verdure, elle jouxte le parc du Kaysersguet (Lieu d’Europe), ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Une visite culturelle (sur l’histoire de l’Europe) et gratuite, à envisager éventuellement en fin de balade…
Départ. – En tournant le dos à la station de tram, traversez la rue Boecklin et prenez la toute nouvelle rue Grotius, qui longe les locaux de l’association Apollonia à droite, le P+R à gauche. Autour, les institutions européennes, la Cour, la Pharmacopée. Quelques mètres plus loin : le chantier du gymnase de la Robertsau et l’école européenne, ouverte à la rentrée 2015 (rue Peter-Schwarber). Attention, ces bâtiments ne figurent pas sur la carte satellite de Google Maps. Vous ne pouvez voir sur la carte que le petit bois défriché il y a trois ans…
Prenez à gauche après l’école européenne, dans la rue Silberrath. Au croisement avec la route de la Wantzenau, traversez et prenez en face le chemin (ou quai) du Doernelbruck. L’enchantement commence, la ville s’efface. Le long du chemin, ancien « sentier » autrefois accessible aux voitures, s’alignent des jardins familiaux sur la droite et une friche forestière avec lianes et sous-bois dense… Sur la gauche, l’Ill sépare la Robertsau de l’île aux (ou des) Sports au Wacken, avec vue imprenable sur le Parlement européen.
Quittez la route de la Wantzenau pour le chemin du Doernelbruck, qui longe l’Ill en face de l’île aux Sports, avec vue sur le Parlement européen (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
2 – Presqu’île du Doernel et île aux oiseaux
À proximité du barrage sur l’Ill (toujours à gauche), prenez le pont du Doernelbruck, puis le sentier de l’Aubépine à gauche (côté biquettes). Dépassez une ancienne écluse pour déboucher sur un petit carrefour. Vous êtes à l’extrémité sud de la presqu’île du Doernel (ou « fourré d’Aubépine »), entre Ill et Muhlwasser (ou « canal du Moulin »).
À gauche, la passerelle de l’Aubépine, qui permet de rejoindre la piscine du Wacken (à 20 mètres) et la station de tram Parlement européen. En face, le sentier qui mène à l’île aux Oiseaux, un cul-de-sac qui mérite néanmoins le (court) détour. Et à droite, la rue de l’Aubépine, ses champs, sa caserne CRS et ses lotissements récents plutôt cossus. Prenez cette dernière, direction le nord !
Sur la presqu’île du Doernel, entre Ill et Muhlwasser, l’île aux Oiseaux, les terres agricoles et la caserne des CRS de la Robertsau (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
3 – Autour du cimetière nord
Au bout de la rue de l’Aubépine (pas très verdoyante…), ne prenez pas le pont du Ziegelgraben, mais bifurquez vers la droite, puis à gauche, sur un petit pont de bois. Là, trois options à nouveau : à gauche, direction la Cité de l’Ill et Schiltigheim-Bischheim. En face, le cimetière nord et ses allées au cordeau, à droite (c’est par là !), le chemin qui longe le Muhlwasser.
Contournez ainsi le cimetière par l’extérieur et profitez de ce lieu incroyablement paisible, aux saules pleureurs plongeant dans l’eau, aux chants d’oiseaux d’eau par dizaines, avec en sus, une aire de jeux pour enfants (recommandée entre 3 et 8 ans) rarement prise d’assaut – c’est un euphémisme !
Autour du cimetière nord, vue sur le Muhlwasser (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
4 – Dans le parc de la Villa Schmidt, près de la papeterie Lana
Continuez le long du cimetière par la rue de la Fabrique, jusqu’au croisement avec la rue de l’Ill (église protestante de la Cité de l’Ill sur votre gauche). Traversez et contournez le complexe médico-social en construction. Derrière, se trouve l’entrée du parc de l’Anguille ou parc de la Villa Schmidt (du nom d’un ancien directeur de la papeterie, toute proche).
Dans cette villa des années 1880 – inaccessible au public, contrairement au parc – est installé depuis 1978 un centre de soins et d’accompagnement des toxicomanes et de prévention en addictologie (géré par l’association ALT). Réaménagé en 2001, le parc fait la part belle à la nature. Idéal pour une petite pause silencieuse sous les arbres.
Le parc de la Villa Schmidt ou « parc de l’Anguille », ouvert au public, jouxte le Muhlwasser et la papeterie Lana (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
Mi-parcours. – À la sortie du parc de l’Anguille, traversez le Muhlwasser devant la papeterie Lana. Là, après 1h30 de marche environ, il est possible d’arrêter la balade et de prendre les bus 6 ou 30 en direction de la station Robertsau-Boecklin ou du centre-ville. Les bus 70 et 72 assurent également des liaisons transversales vers d’autres quartiers. À partir de ce point de la promenade, l’option vélo est intéressante, mais la version pédestre – certes, plus longue – est aussi tout à fait envisageable.
5 – Le quartier Renaissance avec vue sur les champs
Traversez la route de la Wantzenau (à nouveau), laissez le supermarché Match sur votre gauche, l’école de la Niederau sur votre droite. Continuez par la rue de la Papeterie. Un peu plus loin, le centre socio-culturel de l’Escale est presque baigné dans la verdure. Normal : il s’agit des emprises foncières du futur terminus de la ligne E du tram, dont la desserte est prévue à l’horizon 2020. Bifurquez vers la gauche le long de la piste cyclable de la rue de la Renaissance.
A l’arrière du CSC L’Escale, le futur terminus du tram E – Le quartier Renaissance est sorti de terre ces dernières années, avec vue sur les champs (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
Là où la rue de la Renaissance fait un nouveau coude, prenez à gauche, côté parking de la clinique Sainte-Anne. Face à la piste Philippe-Thys, la rue Jacques-et-René-Knecht longe la résidence sénior Les Essentielles. Juste à droite après ce bâtiment, pénétrez au cœur du nouveau lotissement Renaissance par la piste René-Pottier, du nom du vainqueur du Tour de France en 1906.
Petite pause possible sur la jetée de bois installée sur la noue, avec vue sur les champs égaillés de bunkers. Une zone bientôt urbanisée ?
6 – Le long du canal des Français
Au terme de la piste René-Pottier, en contrebas d’un petit parking, joggers et cyclistes empruntent fréquemment le chemin ci-après. Sans nom, ce sentier rural suit le cours du canal des Français, restauré et remis en eau en 2013.
Ce canal, creusé en 1707, se jetait dans l’Ill avant son comblement. Il rejoint désormais le Hellwasser au Fuchs-am-Buckel. Au bout du sentier, prenez à gauche dans la rue Kempf.
Le canal des Français, remis en eau récemment, relie le quartier Renaissance à la ferme Bussierre (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
7 – Le jardin extraordinaire du CINE de Bussierre
Là, juste à gauche, derrière un portail généralement ouvert le week-end, s’élève une ancienne dépendance du château du Pourtalès, appelée autrefois « ferme Bussierre ». Construite en 1867 à l’initiative du baron Alfred Renouard de Bussière, père de Mélanie de Bussière, future comtesse de Pourtalès, le bâtiment principal de la ferme est en pierre de grès rose, de style néogothique, flanqué d’une tour et de pignons crénelés, comme les grandes dépendances qui encadrent sa vaste cour.
Depuis 2010, la ferme rénovée accueille dans ses murs le CINE (centre d’initiation à la nature et à l’environnement) de Bussierre, géré par l’association SINE (Strasbourg initiation nature environnement). Expositions d’œuvres d’art, ateliers cuisine, apiculture, jardinage naturel… De nombreux événements s’y déroulent toute l’année. Profitez du magnifique jardin pour faire une pause, des tables abritées pour sortir votre pique-nique.
Ouvert au public, le jardin du CINE de Bussierre est un lieu idéal pour rêver et voir passer les saisons (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
8 – Pourtalès, ses fraises, ses vaches, son ail des ours
Au bout de la rue Kempf, juste après Bussierre, passez la barrière qui mène à la forêt (tout droit). À gauche, depuis quelques années, une jeune agricultrice de la Wantzenau, Anne Clauss, cultive et propose des fraises en libre-cueillette à la belle saison (en mai généralement). En 2019, les 50 ares de fraises deviendront 2,5 hectares de culture maraîchère en bio.
Fraises bio au nord du parc – Ail des ours et Highland cattle – Restaurant Au jardin de Pourtalès (Photo MM / Rue89 Strasbourg)
Un peu plus loin, au croisement entre ce sentier rural et la piste des Forts, l’on peut généralement apercevoir les bovins rustiques (highland cattles) qui entretiennent un paysage de prairie le long de la digue du Rhin depuis 2011.
En face des poilus-cornus, prenez à droite (en suivant la piste des Forts) et entrez dans le parc de Pourtalès. Alors que s’étale encore un tapis de fleurs blanches d’ail des ours dans les sous-bois, de part et d’autres des allées, la traversée du parc peut être agrémentée d’arrêts pour découvrir les œuvres contemporaines installées et entretenues par le CEAAC.
Une pause glaces-boisson-déjeuner (rayer la mention inutile) peut être envisagée au Jardin de Pourtalès, à l’entrée du parc – c’est le seul restaurant sur le tracé de la balade.
9 – Piste des forts et ruelles robertsauviennes : retour à la case départ
C’est désormais la dernière ligne (pas) droite. Pour rejoindre la station Robertsau-Boecklin, plusieurs possibilités : après avoir suivi la rue Mélanie jusqu’au rond-point, en face de l’hôpital Saint-François, vous pouvez soit prendre le bus 15 direction (à droite) le terminus du tram E, soit suivre la rue Mélanie puis la rue Boecklin et ses commerces jusqu’au tram. Dernière option (notre préférée), profitez de ce dernier quart d’heure pour traverser le cœur récent du quartier.
Rue de la Lamproie, de Furstenberg, de la Tanche et sentier Christ : retour au tram Robertsau-Boecklin (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
Pour ce faire, suivez la piste des Forts (voies cyclables le long de l’hôpital à gauche) par la rue de la Lamproie. Bifurquez à droite dès que possible par la rue Anne-Alexandrine de Furstenberg (en face du supermarché Simply). Là, traversez un nouveau lotissement chic par la rue Pauline-de-Metternich (une bonne copine de Mélanie de Pourtalès…), avec, au bout, la nouvelle Maison de l’enfance de la Robertsau, donnant sur la rue de la Baronne-d’Oberkirch, auteure du temps des Lumières.
Pour aller au plus court, prenez ensuite à gauche dans cette dernière rue, à droite ensuite par la rue Catherine-de-Bourgogne, à gauche dans la rue du Goujon, à droite encore dans la rue de la Tanche, à droite toujours dans la rue des Jardiniers (au coin, admirez la collection hautement sécurisée de nains de jardin !), à gauche enfin le sentier Christ. Arrivée à la station Robertsau-Boecklin au bout du sentier, par la rue du Docteur-Maurice-Freysz.
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées jeudi après-midi pour manifester contre la loi travail à Strasbourg. Syndicats, intermittents, deboutistes, lycéens, étudiants ont défilé dans les rues strasbourgeoises, avant de rejoindre la place Kléber. Au cours de la manifestation, un groupe s’est désolidarisé du cortège pour bloquer l’autoroute avant de se retrouver devant le TNS.
Pour la quatrième journée de mobilisation nationale, plusieurs milliers de Strasbourgeois (2 500, selon la police, 6 000, selon la CGT) sont descendus dans la rue pour manifester une nouvelle fois contre la loi de réforme du code du travail. À 14 heures, tous attendaient le départ du cortège, sur la place Kléber, entre les dernières gouttes de la journée et le timide retour du soleil.
Entre 2500 et 6000 personnes étaient rassemblées place Kléber pour manifester contre la loi travail.
Plusieurs syndicats ont répondu à l’appel mais aussi les intermittents, les lycéens et étudiants, les membres de Nuit Debout étaient présents. Ces quelques milliers de personnes ont, pour la plupart, suivi le cortège principal, qui faisait un tour du centre-ville, remontait les quais pour se diriger vers la place de la République avant de se retrouver au point de départ, sur la place Kléber.
Certains manifestants se sont désolidarisés du reste du cortège.
L’autoroute bloquée par quelques manifestants
Place Broglie, une partie des manifestants s’est désolidarisée du gros du cortège pour bifurquer du trajet initial. En tête, des personnes au visage camouflé brandissent des banderoles demandant la libération de « Gaël et Roulex », emprisonnés depuis une précédente manifestation.
Surprises, les forces de l’ordre tentent tant bien que mal de contenir ces personnes en se postant en amont du cortège, d’où émanent des fumigènes et des chants anti-police.
Cernés par les forces de l’ordre, les manifestants qui bloquaient l’autoroute ont dû rebrousser chemin.
Les 150 personnes environ se sont ensuite dirigées vers la place d’Haguenau où elles ont pris la décision d’aller poursuivre leur mobilisation, sur l’autoroute. Rapidement cernées par les policiers, elles ont fait volte-face pour ensuite se rendre sur le parvis du TNS.
Les manifestants ont attendu, en vain, de pouvoir investir une salle du théâtre afin d’y tenir une Assemblée générale (AG). Cependant, face au refus de la préfecture, les derniers mobilisés se sont dispersés dans le calme ou sont partis vers les universités en espérant trouver un endroit où se rassembler.
Aucun incident n’a pourtant été signalé lors de la manifestation. Les syndicats ont promis de continuer la mobilisation jusqu’au 3 mai, date à laquelle la loi travail sera discutée à l’Assemblée Nationale.
Après le Millénaire, comment rebondir ? La Ville de Strasbourg a choisi de puiser dans l’aide privée pour continuer à offrir un spectacle de mise en lumière grandiose de la cathédrale cet été.
Il règnera sur la place du Château une atmosphère « unique et naturelle » assure-t-on à la Ville de Strasbourg. Du 2 juillet au 18 septembre, un spectacle imaginé par la société ACT Lighting Design occupera les façades ouest et sud de la cathédrale de Strasbourg et les bâtiments encerclant toute la place du Château. La performance intitulée « lumière intemporelle » mêle des techniques de vidéo mapping, des lasers et… des bougies (bon, ok, électriques).
Le spectacle devrait durer une quinzaine de minutes et sera présenté 4 à 5 fois chaque soir à partir de 22h30 en juillet, 22h15 en août et dès 21h en septembre.
Grâce aux différentes techniques utilisées, la société ACT Lighting Design souhaite proposer une « expérience immersive » aux Strasbourgeois et aux touristes. Le spectacle raconte le voyage temporel de la lumière à travers trois grands axes, « Le temps et le mysticisme », « Le temps et la matière » et « Le temps comme mystère ».
Lumière intemporelle : la vidéo
D’autres bâtiments de la place du Château illuminés
Cette année, les façades de la Poste et du lycée Fustel de Coulanges seront également mises à profit pour accueillir la performance. C’est donc toute la place du Château qui sera au coeur du spectacle.
Par ailleurs, 690 « boogies », des bougies artificielles éclairées par des leds et mises au point par ACT Lighting Design, seront disposées sur la cathédrale mais également sur l’ensemble des bâtiments et des arbres entourant la place du Château. Elles brilleront le temps de la représentation et entre les différents cycles.
800 000€, financés à moitié par l’aide privée
Le budget de cette opération est estimé à 800 000€. La Ville a mobilisé le « Club des partenaires » pour en financer la moitié. Cette association de mécénat, lancé dans le cadre du Millénaire de la Cathédrale, comprend plusieurs entreprises dont Électricité de Strasbourg, le groupe Tellos, Bouygues Bâtiment Nord-Est, le groupe Caisse des Dépôts, la Caisse d’Épargne d’Alsace, la Sers, Strasbourg Evènements, Lingenheld environnement et le réseau CUA (Chaleur Urbaine d’Alsace).
Marc Kugler, président du « Club des partenaires » affirme :
« Participer à ce projet permet d’accroître le rayonnement de la ville de Strasbourg et de mettre en avant son patrimoine. Dans le cadre de ce mécénat, l’image des différentes entreprises est associée à l’événement et nous avons accès à des zones inédites de la cathédrale où nous pouvons inviter nos clients lors de manifestations ».
Chaque soir, c’est jusqu’à 15 000 personnes que la place du Château pourrait accueillir. Dans le contexte de l’état d’urgence, Mathieu Cahn, adjoint au maire (PS) de Strasbourg en charge de la politique événementielle, affirme qu’un « dispositif de sécurité spécifique » sera mis en place pour gérer l’afflux de personnes et la circulation.
Un aperçu de ce qui attend la cathédrale pour cet été… (Photo ACT Lighting Design / doc remis)
Samedi 9 avril, des heurts éclatent entre policiers et des manifestants place Kléber à Strasbourg, après la dispersion d’un cortège contre la loi travail. Les affrontements sont directs et violents. La situation est tendue. Puis des militaires de Sentinelle interviennent.
À force de mettre des militaires dans les rues, leur implication dans une opération de maintien de l’ordre devait arriver. Et c’est ce qui s’est passé samedi 9 avril, place Kléber à Strasbourg. Vers midi, la dispersion d’une énième manifestation contre la loi de réforme du code du travail venait d’être prononcée par les syndicats. Dans le camion sono de la CGT, garé près de la Fnac, on remballe les banderoles.
Mais de l’autre côté de la place Kléber, une vingtaine de manifestants, dont certains portent des sigles d’Alternative Libertaire, font encore face à des policiers extrêmement remontés. Ces derniers tentent d’appréhender certaines personnes issues du cortège. Dans la confusion, une manifestante met la main sur un émetteur-récepteur radio de police et le jette à terre. Deux policiers se jettent sur elle pour l’appréhender, elle court et trouve refuge… dans le camion sono de la CGT.
Tension extrême autour du camion sono de la CGT
Jacky Wagner, secrétaire départemental de la CGT, était à ce moment là sur le camion et se souvient :
« Ça a été extrêmement violent. Les policiers sont arrivés au niveau du camion et ont commencé à donner des coups de matraque dans tous les sens et à arroser de gaz irritant. On leur a hurlé d’arrêter, d’une part parce que la jeune femme recevait de nombreux coups et qu’on craignait qu’ils ne brisent notre matériel de sonorisation ».
Dans une vidéo remise par son auteur à Rue89 Strasbourg, on peut mesurer la tension qui régnait place Kléber, jusqu’à ce que deux policiers se retrouvent encerclés par des manifestants, au niveau du camion de la CGT.
D’autres policiers finissent par les rejoindre. Ils parviennent à extraire et à appréhender la jeune fille. Mais la pression des manifestants reste vive autour du camion. C’est alors qu’un policier s’écarte et se lance à la poursuite de l’un d’entre eux. Il trébuche et reçoit deux coups de pieds de la part de manifestants alors qu’il est à terre (à 46 secondes de la vidéo ci-dessous).
À ce moment là, surgissent deux patrouilles de militaires de l’opération Sentinelle, en provenance de la place de l’Homme-de-Fer. Comprenant que les policiers sont en difficulté, ils s’interposent et appellent les manifestants à se disperser (1mn05). Cette vidéo a été initialement publiée par la Feuille de Chou, puis reprise par de nombreuses organisations et très partagée sur les réseaux sociaux.
Jacky Wagner, toujours sur son camion, a craint que la situation ne dégénère :
« Tout le monde était extrêmement tendu. Et j’ai vu arriver ces militaires avec leurs armes de guerre, se faire invectiver par les gens. J’ai vraiment eu peur que l’un d’entre eux ne perde son sang froid ».
Nathalie est la jeune femme qui tentait d’appeler au calme juchée sur ses rollers, avant de se faire renverser :
« Les policiers n’écoutaient plus rien. On a tous été surpris par leur violence. Heureusement, je ne me suis pas fait mal quand je suis tombée, après que le policier m’ait poussée ».
Mais selon d’autres témoins de la scène, le calme affiché par les militaires a plutôt contribué à faire redescendre la tension. Le lieutenant-colonel Patrick Simo, officier de communication de la zone de défense Est, revient sur l’incident :
« Nos unités sont tombés par surprise sur des échauffourées en cours. Le chef de patrouille, voyant un policier à terre, a eu la bonne réaction en ne permettant pas que des éléments violents s’en prennent à lui. Les militaires ont raccompagné le policier auprès de ses collègues. Puis ils sont repartis. Toute la scène a duré moins de 4 minutes. »
Questions sur l’emploi des militaires
Sauf que les militaires de Sentinelle ne sont pas censés participer à des opérations de maintien de l’ordre. Questionné sur ce sujet par des députés, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a répondu :
« Il faut affirmer une doctrine et se montrer vigilant quant aux tâches que l’on peut ou non confier aux forces armées. L’armée doit se cantonner aux opérations militaires. Il ne faut pas accepter la moindre faille par rapport à ce principe, sous peine de voir la conception même de nos forces armées mise en cause ».
Pour le lieutenant-colonel Simo, il n’y a rien à craindre lorsque des militaires se retrouvent entre policiers et manifestants :
« Vous savez, les militaires sont formés à l’interposition. Et ils savent garder leur calme y compris lorsque, par exemple, ils gardent un pont en Afrique et qu’une foule armée de machettes s’avance vers eux. Après, il aurait été bien qu’on soit informé que la manifestation n’était pas terminée place Kléber, ça nous aurait évité d’être impliqués. On va améliorer nos communications avec les forces de l’ordre ».
De son côté, Jacky Wagner regrette que la manifestation se soit conclue ainsi :
« Ça se tend de plus et en plus et on ne comprend pas pourquoi. On a fait des dizaines et des dizaines de manifestations sans le moindre incident et là, depuis quelques temps, on a l’impression que tout est fait pour que ça dégénère. Par exemple, on prend l’excuse de l’état d’urgence pour réaliser des contrôles d’identité en pleine manifestation… Et de l’autre côté, il en a qui veulent en découdre à tout prix avec le pouvoir ».
En mars déjà, des militaires de Sentinelle avaient permis d’appréhender une personne soupçonnée de vol à la gare de Strasbourg. Mais alors que les soldats attendaient la police, le suspect a fait une chute de 8 mètres et a été transporté à l’hôpital dans un état critique. La police nationale n’a pas souhaité s’exprimer sur les incidents du 9 avril.
Le salon des vidéastes NeoCast, qui s’est tenu au Zenith à Strasbourg ce week-end, a réuni plus de 5 000 participants. Mais en coulisses, les bénévoles ont dû faire face à des plannings chargés, des ratés de logistique et des comportements peu amènes de l’équipe organisatrice. Face à la bronca sur les réseaux sociaux, cette dernière promet de s’améliorer.
La NeoCast, c’est le salon des nouvelles pratiques vidéos : 79 chaînes YouTube étaient présentes à Strasbourg ce week-end, dont des stars du net comme Cyprien. Et pour sa seconde édition, le salon a vu les choses en grand, puisqu’il a quitté le Palais de la musique et des congrès pour les bâches acidulées du Zenith.
Mais c’était peut-être un peu trop grand, du moins pour l’équipe organisatrice composée d’une douzaine de personnes. Plusieurs ratés logistiques successifs ont sérieusement ébranlé les quelques 80 bénévoles qui étaient venus, parfois de loin, pour assurer l’accueil de plus de 5 000 participants sur deux jours. Dans un groupe à l’accès restreint sur Facebook et sur Twitter, les bénévoles font part de leurs déconvenues.
Station debout pour le bénévole handicapé
Jérémie, venu de Toulouse dès le vendredi et souffrant d’un handicap, a pourtant été affecté à des postes réclamant une station debout prolongée :
« J’avais prévenu l’organisation que je ne pouvais pas assurer de gardes statiques, mais ils n’en ont pas tenu compte tellement c’était désorganisé. J’ai dû payer mon repas du vendredi soir et le lendemain, me contenter avec d’autres bénévoles des restes du carré VIP. J’ai dû dormir à même le sol la première nuit et une bonne partie de la deuxième nuit. Quelque chose devait être cassé dans la climatisation du Zenith, puisqu’il faisait extrêmement froid en journée et très chaud dans les loges. Au final, ce week-end a été très éprouvant ».
Et cerise sur le gâteau, chaque bénévole a dû s’acquitter de 20€ pour adhérer à l’association Stras’Event, partenaire de la NeoCast pour ses bénévoles. Cette adhésion couvrait notamment les frais d’assurance des bénévoles, autour de 1 900€. L’association, habituée à faire appel à des bénévoles, a fait profiter l’entreprise organisatrice de la NeoCast d’une extension de son contrat.
Repérables de loin grâce à leurs t-shirts oranges, les bénévoles ont vécu des journées difficiles Photo : Stras et pixels / Facebook
Des vidéastes donnent de la voix
La situation des bénévoles a même attiré l’attention de certains vidéastes ayant participé à NeoCast et qui ont posté publiquement leurs ressentis. Coralie Brillaud, de Les Topauvores, résume :
« On a été choqués d’apprendre que les bénévoles payaient si cher pour avoir le droit de travailler ! Parce que c’est du travail, rien d’autre. Je milite un peu dans le mouvement #OnVautMieuxQueÇa et franchement, à quoi ça sert de se battre si dans les salons comme celui-ci, les jeunes acceptent de tout faire parce que ça a un côté cool ? Les bénévoles n’avaient même pas le droit d’approcher les vidéastes. Quand j’ai demandé de l’aide avec mes cartons à l’un d’entre eux, il a hésité de peur de se faire réprimander s’il était vu avec moi ! »
De son côté, GingerForce1 a également dénoncé les conditions d’emploi des bénévoles :
Capture d’écran des propos de GingerForce1.
« Terrifiée par les organisateurs »
Bénévole en provenance de Paris, Maëlle, le prénom a été modifié, indique qu’elle était « terrifiée par les organisateurs » :
« On nous empêchait de quitter nos postes pour aller chercher de l’eau. Et quand on était en pause, on nous le reprochait parce qu’il n’y avait pas assez de bénévoles pour remplir les tâches. Aucune de mes remarques n’a été prise en compte par les organisateurs, et pire, le dimanche soir, on s’est fait engueuler parce qu’on s’était ouverts de nos problèmes aux vidéastes et qu’on “n’avait pas à se plaindre”. »
Pour d’autres bénévoles, la situation était certes tendue mais l’ensemble des problèmes seraient plutôt à mettre sur le compte d’une mauvaise communication entre les bénévoles et l’organisation.
De son côté, cette dernière reconnaît « des ratés » comme l’explique Berteline Steger, en charge de la logistique pour NeoCast :
« Samedi matin, un prestataire a oublié de livrer l’eau en bouteilles. Ce qui fait qu’on a donné comme consigne aux bénévoles de faire durer les quelques bouteilles que nous avions. Mais la remarque a été pris comme une limitation pour tout le week-end alors que nous étions immédiatement partis en chercher d’autres ! C’est vrai qu’on a limité l’accès des bénévoles à l’espace détente des vidéastes, mais c’est parce qu’il y a eu trop d’abus l’année dernière. Et puis 7 bénévoles sur 90 ne se sont pas déplacés, une dizaine ne sont pas revenus après la relève, ce qui a reporté la charge de travail sur les autres ».
Les dédicaces des vidéastes, le principal attrait des salons comme NeoCast Photo : Stras et pixels / Facebook
L’organisation prête à entendre les critiques
Au final, Berteline Steger regrette de n’avoir pas institué un échelon intermédiaire entre les bénévoles et elle :
« On n’a pas assez questionné le rôle des bénévoles, ce qui a généré des frustrations. Et ça, il faudra qu’on le prenne en compte pour la troisième édition et qu’on ménage des temps pour que les vidéastes et les bénévoles puissent se rencontrer ».
Étudiant strasbourgeois à l’Edhec et responsable de NeoCast, César Le Messager, 23 ans, pointe un malheureux « concours de circonstances » :
« On attend que tout ça se calme pour faire le point et étudier ce qu’il s’est passé, afin d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Mais les bénévoles sont essentiels à NeoCast. Contrairement à ce qui a été dit sur les réseaux sociaux, on les considère tous comme des personnes à part entière et leur satisfaction faisait aussi partie de nos objectifs. »
NeoCast est organisé par la M².A.N.Kind, société par actions simplifiées dont César Le Messager est le président. À 15€ l’entrée journalière, NeoCast a probablement généré un chiffre d’affaires proche de 80 000€. Un montant que n’a pas voulu révéler César Le Messager mais, assure-t-il « personne n’a été payé » :
« L’organisation a été assurée par une quinzaine de personnes qui sont toutes bénévoles. Les vidéastes non plus n’ont pas été payés, seulement défrayés pour leurs trajets et leur hébergement ».
Reste que l’emploi de bénévoles dans le cadre d’une manifestation commerciale ne peut se faire qu’à plusieurs conditions, dont l’absence d’un lien de subordination.
La CTS et la CTBR prévoient des trafics bus et trams perturbés jeudi 28 avril entre 6h du matin et 20h, en raison d’une grève pour le retrait de la « loi travail ».
En raison d’un mouvement de grève ce jeudi 28 avril pour que soit retiré le projet de loi réformant le code du travail de la ministre Myriam El Khomri, la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) et la Compagnie des transports du Bas-Rhin (CTBR) prévoient des modifications à leurs trafics habituels.
Les bus et trams de la CTS rouleront exclusivement entre 6h et 20h.
Pour le tram et la ligne G :
Ligne A, ligne B, ligne C et ligne D : un tram toutes les 20 minutes
Les lignes E et F ne circuleront pas
Ligne G : un bus toutes les 10 à 15 minutes environ
Pour les bus :
Ligne 2 : un bus toutes les 15 minutes
Ligne 4 : un bus toutes les 15 à 20 minutes entre Capucins et Hoenheim Gare. Desserte de Wolfisheim Stade, Poteries et Reichstett Mairie toutes les 30 à 40 minutes.
Ligne 6 (Pont Phario – Marc Seguin) : un bus toutes les 15 à 20 minutes
Lignes 6a et 6b : un bus toutes les heures
Ligne 12 et 22 : un bus toutes les 40 minutes
Ligne 13 : un bus toutes les 25 minutes
Ligne 14/24 (Ancienne Douane – Kibitzenau) : un bus toutes les 10 à 15 minutes environ. Desserte de La Rochelle et Neuhof Stéphanie toutes les 25 à 30 minutes
Ligne 15 : un bus toutes les 10 à 15 minutes
Ligne 17 et 19 : un bus toutes les 25 minutes
Ligne 30 : un bus toutes les 25 à 30 minutes
Ligne 40 : un bus toutes les 40 minutes
Ligne 50 (Montagne Verte – Maison Rouge) : un bus toutes les 25 à 30 minutes. Desserte de Wacken et Schiltigheim Le Marais toutes les 50 à 60 minutes
Ligne 57 : un bus toutes les 15 minutes entre Kibitzenau et Deux Clés. Desserte de Blaesheim et Geispolsheim toutes les 45 minutes.
Ligne 62 : un bus toutes les 40 minutes
Ligne 63 : un bus toutes les 30 minutes
Ligne 67 : un bus toutes les 15 minutes entre Kibitzenau et Deux Clés. Desserte de Plobsheim et Eschau toutes les 45 minutes
Ligne 70 : circule uniquement entre Parc des Sports et Robertsau Renaissance toutes les 40 minutes
Ligne 71 : un bus toutes les 40 minutes environ. Consultez la fiche horaire dédiéeLigne 72 : 8 services assurés. Consultez la fiche horaire dédiéeLignes 21, 27, 31 et les navettes Robertsau et Entzheim circulent de 4h30 à 00h30 selon les fréquences habituelles
Lignes de Nuit N1, N2 et N3 circulent de 23h30 à 5h30 selon les fréquences habituelles
Lignes 10, 15a, 29 ainsi que les services Taxibus ne circulent pas
Le service scolaire A/R reliant la commune de Reichstett au collège des Sept Arpents ne sera pas assuré de 11h55 à 13h10
Par ailleurs, de fortes perturbations voire une interruption temporaire du réseau de tram sont à prévoir à partir de 14h, en raison d’une manifestation prévue au centre-ville.
Les fiches horaires spécifiques au jeudi 28 avril sont disponibles en cliquant ci-dessus sur la ligne de votre choix. Les lignes non mentionnées circuleront de manière habituelle.
Pour plus d’informations sur la circulation des bus, il est possible d’appeler le 09 72 67 67 67.
Tandis qu’un TER sur quatre a circulé mardi en Alsace, sur le parvis de la gare, les cheminots ont tenu leur barbecue, pour protester contre la future convention collective nationale. D’autres mouvements étaient présents, pour la convergence des luttes.
Malgré le froid et la pluie, une quarantaine de personnes se sont rassemblées mardi en fin de matinée sur le parvis de la gare, autour du barbecue des cheminots. Le mouvement de grève est national et lutte contre la future convention collective nationale (CCN) qui « mettra en danger les vie des cheminots », mais pas seulement, selon Arnault Cesar, qui travaille au poste d’aiguillage de Strasbourg :
« Avec l’ouverture du marché à l’international, cette convention collective va créer du dumping social. Elle nous fera travailler six jours pour une journée de repos. On n’aura donc plus de vie de famille. On sera au même niveau qu’un travailleur roumain, on n’aura plus de week end. Et tout ça, c’est pour enrichir les patrons, encore une fois. La CCN n’offrira plus de stabilité, on sera presque en astreinte à cause de la disponibilité qui nous sera demandée. On veut travailler mais pas dans ces conditions. Avec ces lois, les accidents augmenteront. Tout se dégrade à cause de problèmes d’entretien. Ce n’est pas en supprimant 10 000 postes et en nous faisant travailler plus que cela va s’arranger ».
Ambiance guinguette devant la gare ce midi : merguez et variété française étaient au menu. (Photo PD / Rue89 Strasbourg)
« Dès le début, on était avec Nuit Debout »
À côté d’Arnault se tient Blandine Douillet, salariée chez Pôle Emploi. Elle aussi lutte contre les futures mesures qui auront des conséquences négatives sur les travailleurs :
« On va subir les mêmes conséquences néfastes que les cheminots, c’est-à-dire moins d’effectifs, les départs en retraite non remplacés, une modification du fonctionnement de Pôle Emploi. On est en train de disparaitre tout doucement. Ils [ndlr : le Gouvernement] ne tapent pas sur les bons, ils ne font que durcir les règles. Il faudrait qu’ils soient plus à l’écoute des problèmes des salariés ».
Tous deux iront à Paris, le 15 mai, pour le rassemblement de Global Debout, grande réunion des différentes « Nuit Debout », mais aussi « convergence des luttes ». Pour Arnault, ce regroupement est logique :
« Dès le début, on était avec Nuit Debout. On lutte contre la même chose ».
Étaient aussi présents des membres du Mouvement des jeunes communistes de France ainsi que des étudiants, contestataires de la loi El Khomri mais pas que :
« On essaie de construire avec tout le monde, les cheminots, les intermittents… Nous, étudiants, avons une vraie volonté de nous diriger vers une convergence des luttes, notamment avec Nuit Debout. Ce jeudi, nous irons manifester dans le cadre d’une action collective ».
Les intermittents opposés aux négociations en cours sur l’assurance chômage ont décidé d’occuper les locaux du Théâtre national de Strasbourg, à l’issue de leur assemblée générale. L’occupation a été décidée jusqu’à mercredi 20 heures, heure d’une nouvelle AG lors de laquelle ils pourraient décider de poursuivre l’occupation.
Les intermittents bénéficient d’un soutien du TNS dans leur action entamée la semaine dernière contre les négociations en cours sur l’indemnisation du chômage. Le théâtre leur sert de QG pour leurs actions, comme une irruption dans une agence de Pôle Emploi lundi matin.
Une banderole a été déployée sur la façade du TNS (doc remis)
Avec Strasbourg, sept théâtres en France sont « occupés » par les intermittents, ceux de Lille, Bordeaux, Caen et Montpellier et l’Odéon et la Comédie française à Paris.
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe à l’école de management (EM) de Strasbourg. Lundi 25 avril dans la soirée, la directrice de l’établissement a annoncé sur Twitter qu’elle allait quitter son poste le 22 mai.
Je quitterai mes fonctions de DG de @EMStrasbourg le 22 Mai. Merci à ttes les équipes et aux étudiants pr ces 5 années passionnantes !
En cinq tweets successifs, elle a ensuite remercié ses équipes, les étudiants, la Conférence des grandes écoles, l’Institut d’administration économique, l’Université de Strasbourg et le réseau national des IAE (instituts d’administration des entreprises).
François Loos, le président du conseil d’école de l’EM a ensuite officialisé la nouvelle dans un communiqué lapidaire. Six personnes s’étaient portées candidates au prochain mandat de cinq pour la direction de l’école. Isabelle Barth, en poste depuis mai 2011, était candidate à sa succession. Mais sa gestion, énergique et résolument tournée vers les partenariats extérieurs, ne faisait pas l’unanimité au sein du conseil d’école.
Deux hommes encore candidats
Sur les 4 personnes retenues pour le premier tour de l’élection lundi, deux restent en lice pour l’élection finale du 4 mai. Isabelle Barth n’en fait pas partie. Selon l’agence News Tank Education, Isabelle Barth n’a recueilli que 7 votes sur 33 au premier tour du scrutin. La dernière manche se joue entre Pierre Bois, polytechnicien passé par l’industrie chimique et Herbert Castéran, enseignant-chercheur de l’EM.
Lundi, Isabelle Barth a cité sur Twitter le poème de Rudyard Kipling, « Tu seras un homme mon fils » et notamment : « Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie, Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir… ». Toujours à News Tank Education, Isabelle Barth a indiqué partir « sur un bilan dont elle peut être fière » :
« L’école de management est reconnue nationalement et internationalement, elle est école engagée dans un management responsable ; attractive et bien classée ; et surtout une école qui a le souci de tenir ses promesses auprès de chacun de ses étudiants pour le voir rejoindre un projet professionnel en phase avec ses attentes et dans le respect de ses choix de vie ».
Depuis la nouvelle, les messages de soutien affluent sur le réseau social. Un étudiant a lancé le hashtag #backbarth « pour garder Isabelle Barth à la tête de l’EM Strasbourg », un appel notamment relayé par le bureau des élèves de l’EM :
Sur la quinzaine de foodtrucks que comptent Strasbourg et ses environs, tous ou presque ont ouvert lors de ces trois dernières années. Pour les gourmands, les pressés, les curieux, voici donc la carte des foodtrucks, et notre sélection.
Ils sont partout ! Devant les centres commerciaux, sur les esplanades des musées, sur les places… Une quinzaine de foodtrucks, ces camions vendant de la nourriture à emporter, ont ouvert leurs remorques à Strasbourg. Voici une carte pour les repérer tous.
À mi-chemin
La principale originalité d’A mi-chemin, c’est que du lundi au vendredi, Mylène Laroche, fille et petite-fille de restaurateurs, cuisine des plats du jour maison, ce qui n’est pas si courant dans l’univers de la « streetfood », la nourriture vendue dans la rue. Ainsi a-t-on vu ses clients avoir dans leur assiette de la ratatouille accompagnée de pilons de poulet et de riz, des lasagnes traditionnelles, ou encore du goulasch de boeuf avec galettes de pain, galettes de viande et crudités… Le petit plus : A mi-saveur propose à chaque fois un plat du jour végétarien.
Mylène Laroche (à droite) a ouvert A mi-chemin en 2014. (Photo RB / Rue89 Strasbourg)
En dessert, les plus gourmands ont mangé panacotta au café ou aux kiwis, mousse au chocolat, ou mendiant à la cerise… Côté tarifs de ce foodtruck qui s’approvisionne, comme d’autres, en produits haut de gamme, locaux et bio, et qui propose également quiches, tartes, soupes, salades, hot-dogs…, il faut prévoir 7 euros pour un plat du jour et 10 euros avec une soupe et un dessert ou une boisson (6 euros pour un plat du jour avec boisson ou dessert quand on est étudiant).
L’autre particularité de ce foodtruck, c’est sa convivialité, un point qu’apprécie Mylène Laroche :
« Il arrive souvent que les clients papotent ensemble à table… J’ai eu l’idée de créer ce foodtruck alors que j’étais en reconversion professionnelle, et je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire à 50 ans passés. Pendant des vacances à Copenhague, je suis tombée sur quelqu’un qui avait un petit triporteur pour vendre du café, et cela a été un coup de foudre pour moi ! »
Quelques mois plus tard, après avoir acheté un camion et décroché une autorisation de la Ville, Mylène Laroche, qui avait toujours aimé cuisiner même si elle ne souhaitait pas exercer le même métier que ses parents, ouvrait A mi-chemin. C’était en 2014.
A mi-chemin. Le lundi de 12h à 14h au Centre Bernanos, route du Maréchal Juin, à Strasbourg, et, de 16h30 à 19h, devant le Musée d’art moderne, place Arp à Strasbourg. Le mardi et le jeudi, de 12h à 14h, à l’aéroport d’Entzheim (zone de fret). Le mercredi, de 12h à 14h, à la Chambre des métiers, avenue de l’Europe à Schiltigheim. Du vendredi au dimanche, de 12h à 19h, devant le musée d’art moderne de Strasbourg. Page Facebook
Nicolas et son triporteur prévus à l’été devant le centre commercial des Halles. (Photo DR)
La minute breizh
La particularité du foodtruck créé par Nicolas en 2015, c’est que c’est un… foodbike ! Et que ce trentenaire originaire du Finistère, qui s’est formé et a travaillé dans plusieurs crêperies en Bretagne, propose des crêpes sucrées accompagnées d’assortiments faits maison. Certains sont des classiques, comme le chocolat et le caramel au beurre salé, et d’autres sont plus osés, comme la confiture à la banane ou les cerises au kirch et au chocolat.
La minute breizh. Tous les mercredis et les samedis de 14h à 19h à côté de l’arrêt de tramway Les Halles à Strasbourg, pour l’été 2016, en juin, puis du 1er au 15 juillet et du 15 au 31 août, puis en septembre. Planning détaillé sur la page Facebook.
Pierre Allspach et son frère ont créé Hopla food, un foodtruck qui propose des spécialités internationales de snacking, revisitées à l’alsacienne. (Document remis)
Hopla food
L’originalité de Hopla Food créé en 2013 par Pierre Allspach et son frère, après avoir travaillé dix ans dans le secteur de l’hôtellerie-restauration pour le premier et s’être formé dans un lycée-hôtelier pour le second, est de proposer des spécialités internationales de snacking, en version alsacienne comme l’explique Pierre Allspach, Strasbourgeois comme son frère :
« Pour cela, nous nous appuyons sur le savoir-faire des artisans avec lesquels nous travaillons, soit en leur demandant d’adapter une recette de notre mère ou de notre grand-mère, soit en suivant leurs propositions ».
C’est ainsi que sont nées les Hop’flam, des tartes flambées en portion individuelle. De même, les clients peuvent désormais manger du munster dans leur burger, le Hop’burger. Et la liste est encore longue… Le tout est préparé à partir de 90% de produits locaux et, pour s’offrir l’une de ces spécialités, il faut prévoir entre 4,5 et 7,5 euros.
Hopla food. De 12h à 14h le mardi, mercredi, vendredi au centre commercial La Vigie, àOstwald, et le jeudi au parking Vodiff, rue du Tonnelier à Entzheim. De 18h à 20h le mercredi, rue des 7 Arpents à Souffelweyersheim. Page Facebook. Site internet.
Fresh be Alsace renouvelle très régulièrement ses recettes de burgers. (document remis)
Fresh be Alsace
Créée par deux amis d’enfance, Fresh be Alsace propose également des burgers à partir de produits frais et locaux. Julien, cuisinier après avoir travaillé près de 15 ans pour de grands groupes dans le domaine de la gestion et du marketing, et voyagé près de 7 ans à travers le monde a mis au point une série de recettes originales :
« En trois ans, nous avons proposé 70 burgers différents. Certains sont classiques, d’autres, avec du chocolat blanc ou de la confiture de melon, sont innovants. »
Chez Fresh be Alsace, il faut prévoir entre 5 et 8 euros pour un hamburger et, entre 8 et 11 euros, pour un menu avec un accompagnement (pâtes, frites, galettes de pommes de terre) et une boisson.
Fresh be alsace. De 11h30 à 14h le lundi à la zone fret de l’aéroport d’Entzheim, le mardi devant la mairie d’Holtzheim, du mercredi au vendredi au centre commercial La Vigie, à Ostwald. De 17h30 à 20h30 le mardi devant la mairie d’Holtzheim, le mercredi sur le parking du restaurant Les Tilleuls à Achenheim, le vendredi sur la place du marché à Truchtersheim. Site internet. Page Facebook.
Sandrine Gosset et Thierry Bourré se sont aperçus de la demande pour les petites douceurs, en s’investissant dans l’organisation de la fête de l’école du Neufeld… (document remis)
Lulu le gourmand
Lulu le gourmand, c’est le tri-porteur qui fera plaisir aux enfants ! Présent au parc du Heyritz et devant l’école du Neufeld, les enfants et leurs parents peuvent acheter, lorsque la météo le permet, des douceurs sucrées comme crêpes, glaces, bonbons, barbes à papa… Un couple venu de Haute-Savoie, Sandrine Gosset et Thierry Bourré, est à l’origine de cette idée :
« Au départ, nous étions impliqués dans des associations de parents d’élèves, et comme nous voulions éviter de payer un professionnel pour proposer des sucreries lors des fêtes de l’école, nous avons investi dans du matériel, ce qui nous a permis de nous apercevoir de la demande… »
Mais Lulu le gourmand était au départ un camion, qui vendait aussi du salé…
« Nous étions en lien avec des producteurs de charcuterie et de fromage de Haute-Savoie. Mais notre camion avait un défaut de fabrication. Comme nous avions un local de stockage, cet incident a accéléré notre idée de créer un magasin, L’épicerie de Lulu : des clients nous commandaient souvent du fromage ou de la charcuterie. Nous avons donc transformé notre local de stockage en épicerie. Et nous continuons à vendre du sucré grâce à notre investissement dans un tri-porteur, qui a conservé le même nom que le camion… »
Lulu le gourmand. Au parc du Heyritz à Strasbourg, de mai à octobre de 15h à 18h environ les dimanches et jours fériés. Devant l’école du Neufeld à Strasbourg, de mars à octobre, de 15h30 à 18h30 environ en période scolaire et de 16h à 18h environ pendant les vacances scolaires. Site Internet.
Chez Veg’Anne proposera des spécialités végétaliennes. (document remis)
Chez veg’anne
Ce projet de foodtruck, qui a recueilli plus de 13 000 euros de financement participatif en quelques semaines et qui devrait ouvrir en mai, propose… des plats végétaliens (c’est à dire non seulement sans viande, mais également non issus d’une production animale). Anne, porteuse du projet, explique avoir du mal à manger à l’extérieur :
« Je suis moi-même végétalienne et pour les végétaliens, c’est toujours compliqué de manger à l’extérieur. Chez Veg’anne s’adresse donc à tous les végétaliens, mais l’objectif est aussi de faire découvrir cette cuisine à ceux qui ne le sont pas. J’entends parfois des préjugés négatifs, mais ce type de repas a un côté éthique, le refus de l’exploitation animale, et des avantages, en ce qui concerne la santé et la protection de l’environnement. Et c’est quand même bon ! »
Dans son foodtruck, Anne prévoit de proposer une cuisine maison à partir de produits de saison. Son produit d’appel sera le burger-frites à base de légumes, de steak de soja et de galette de soja aux légumes… Chez Veg’anne proposera également quiches, sandwiches, salades… Et si possible, Anne envisage de cuisiner des plats du jour.
Chez Veg’Anne. A Illkirch-Graffenstaden, Dorlisheim et dans la vallée de la Bruche à partir de fin mai ou début juin. Le planning définitif sera communiqué prochainement sur la page Facebook du foodtruck. Chez Veg’Anne devrait également s’installer dans les rues de Strasbourg : les discussions avec la mairie pour obtenir un emplacement sont en cours.
Ce foodbike, spécialisé dans les croque-monsieur, devrait bientôt s’installer dans les rues de Strasbourg. (Document remis)
On croque
Avis aux amateurs de croque-monsieur ! L’idée de « On Croque », nouveau foodbike qui devrait faire son apparition dans les rues de Strasbourg prochainement, une fois l’autorisation de la mairie pour un emplacement délivrée, est aussi signée Pierre Allspach. On croque proposera alors toutes sortes de croque-monsieurs élaborées à partir de produits locaux. « Notre savoir-faire et nos relations avec des producteurs de la région, que nous avons développés avec Hopla food, vont nous servir » indique Pierre Allspach.
Côté prix, il faudra prévoir entre 3 et 7,5 euros. En attendant l’autorisation de la municipalité, il se peut que vous croisiez la route de ce foodbike lors de différents évènements : On croque, , comme la plupart de ses concurrents, propose ses services pour de l’évènementiel.
On croque. En attente d’une autorisation de la mairie de Strasbourg pour obtenir un emplacement fixe.
Et vous, quels sont vos foodtrucks préférés ? N’hésitez pas à les partager en commentaires.
Dès 10h30 lundi matin, une douzaine d’intermittents du spectacle ont occupé les locaux de Pôle emploi situés pont Matthis à Strasbourg pour interpeller la direction nationale.
« On vient dénoncer l’opacité de gestion de l’Unedic », martèle Thierry Lucas, de la Coordination nationale des intermittents et précaires (CNIP). En cette dernière journée de négociation de la loi sur la réforme du code du travail, les manifestants ont interpellé à Strasbourg la directrice adjointe de l’agence Pôle emploi du pont Matthis, dont dépendent les intermittents, pour contester à nouveau la demande d’économie de l’Unedic qui s’élève à 800 millions d’euros.
Beaucoup d’intermittents « ne se sentent pas concernés »
Lundi après-midi, le petit groupe de manifestants est allé distribuer des tracts au siège social d’Arte. Fayssal Benbahmed a profité de sa présence à Pôle emploi pour écrire et imprimer un tract sur un des ordinateurs. « C’est du matériel acheté avec notre argent en fait », ironise-t-il. Mais la seule application disponible est destinée à créer des CV avec le filigrane de Pôle emploi, ce qui donne un tract assez original :
Le nouveau CV des intermittents ? (Photo Fayssal Benbahmed / Facebook)
La CNIP débute sa mobilisation, une AG est prévue mardi 26 avril à 18h place de la République à Strasbourg. Plus de 1 600 intermittents sont concernés en Alsace.
Y aller
Assemblée générale des intermittents en lutte, mardi 26 avril à partir de 18h, place de la République à Strasbourg.
Deux adjointes au maire de Strasbourg, Mine Günbay et Souad El-Maysour, ont démissionné avec fracas du conseil municipal, pointant les dérives centralisatrices du comité stratégique, où ne siègent que des hommes.
Outre la démission surprise de deux adjointes, le conseil municipal de Strasbourg de lundi aura une couleur très verte avec l’adoption d’un plan de valorisation des espaces naturels, une subvention au parc naturel urbain et la nécessaire modernisation des jardins familiaux. À suivre en direct à partir de 15h.
Deux nouveaux conseillers municipal siégeront lundi au conseil municipal de Strasbourg : Elisabeth Ramel et Philippe Willenbucher. Ils viendront remplacer les rangs « socialistes et républicain » après les démissions annoncées vendredi de deux adjointes au maire, Mine Günbay et Souad El-Maysour. Toutes les deux accusent le maire (PS) Roland Ries d’avoir mis en place une gouvernance ultra-centralisée, ce qui ne manquera pas de ressortir dans les déclarations de l’opposition municipale.
Cette dernière avait prévu d’interpeller le maire sur deux sujets. Fabienne Keller, ancienne maire et sénatrice (LR), souhaite que les effectifs de la police municipale soient « sanctuarisés ». Laurence Vaton de son côté aimerait que la concertation publique sur l’extension du tramway vers Koenigshoffen soit prolongée. Elle rejoint la position du collectif d’associations de résidents, qui dénonçait également vendredi une concertation trop rapide.
Bientôt la paix dans les jardins
Mais avant, le maire aura l’opportunité de parler de ses dossiers. D’abord, le plan « Strasbourg grandeur nature », qui vise à mettre en valeur l’ensemble des espaces verts de la ville, et à les relier pour permettre une circulation de ce qui reste de faune sauvage. On restera ensuite dans la nature, puisqu’il sera question du parc naturel urbain à Koenigshoffen. Et toujours dans le vert, le conseil municipal s’attachera à « moderniser » le fonctionnement des jardins familiaux.
Ça devenait urgent, nous nous étions faits l’écho dans nos colonnes des tensions qui peuvent exister dans ces jardins, entre occupants aux nouvelles pratiques (permaculture, sans engrais…) et des associations parfois conservatrices dans leur rapport à la culture maraîchère. Ces tensions sont souvent couvées puisque les associations disposent d’un pouvoir d’exclusion dont elles n’hésitent pas à se servir dès qu’une herbe dépasse. La délibération de lundi vise à moderniser le règlement intérieur des jardins familiaux, pour rapprocher les pratiques de celles de la Ville, et à créer une commission de recours, pour les usagers en conflit avec leur association gestionnaire.
Inauguré en mars 2015, Le Shadok a connu des débuts foisonnants, mais épuisants. Désormais, le lieu dédié à l’univers numérique à Strasbourg veut capitaliser sur sa notoriété et raccrocher le monde des entreprises.
C’était l’un des projets phares de cette municipalité : ouvrir un lieu dédié au numérique à Strasbourg, une sorte de vaisseau amiral où pourraient se croiser les start-ups, les artistes et les créatifs dans une sorte de melting-pot digital. Ainsi est né le Shadok en mars 2015. Pour les rencontres entre artistes et créatifs, c’est fait : plus de 24 000 personnes ont visité les expositions, ont participé à des ateliers, des conférences ou diverses manifestations. Pour les entreprises et les start-ups en revanche, les connexions prendront plus de temps que prévu.
Depuis son ouverture, le Shadok a été un « lieu-outil » dont la programmation a largement été ouverte aux collaborations, citons par exemple AV Lab, le Festival du film fantastique qui y a tenu l’ensemble de sa section jeux vidéos, Horizome, Contre-Temps… De nombreuses organisations, dont Rue89 Strasbourg, ont utilisé les services du Shadok qui a ainsi pu rapidement asseoir sa notoriété dans la ville.
Installé sur les docks dans une opération phare d’un promoteur, les locaux du Shadok sont peut-être trop exigus (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
4 à 5 événements par semaine
Avec plus de la moitié de la programmation du Shadok portée par des partenaires, les semaines où au moins cinq événements étaient programmés en soirée n’ont pas été rares. Résultat : la petite équipe de sept personnes s’est vite épuisée, comme l’explique Géraldine Farage, la directrice :
« On a testé le lieu et nos limites, on ne savait pas vraiment vers quoi on s’engageait quand on disait « oui » à un organisateur d’événement. Résultat, on a un peu dit oui à tout… Ça a eu un effet bénéfique sur la fréquentation, mais il y a certains artistes qu’on a accueillis en résidence et qu’on n’a pas vus… Donc il y a une perte de sens qu’on va essayer de corriger dans notre deuxième année. On fera peut-être moins, mais mieux. »
Sur une année, le Shadok a pu disposer de 190 000€ pour développer des projets, ce qui, avec les partenariats, a généré une coproduction totale d’environ 400 000€. Du côté de la Ville, qui finance intégralement le Shadok, Alain Fontanel, adjoint au maire en charge de la culture, promet des renforts :
« On voit tous les jours à quel point il est urgent et indispensable que la société se saisisse des défis liés à l’irruption du numérique dans nos vies. L’exposition actuelle, From Bits to Paper, est au coeur des missions du Shadok : interroger notre rapport au numérique, par la création artistique. Et le succès du Shadok vient de là : il y a un réel besoin. Pour la suite, on va essayer de renforcer l’équipe avec une 8e personne, qui aurait un profil un peu plus économique idéalement ».
Tensions avec Alsace Digitale
Pour l’instant, le lien avec le monde économique est sous-traité à Alsace Digitale. L’association qui anime l’écosystème des start-ups à Strasbourg gère pour le compte du Shadok le lieu de coworking installé à l’étage. Mais la collaboration ne se passe pas bien. Les dirigeants d’Alsace Digitale n’ont que peu d’appétence pour la programmation du Shadok et se concentrent sur leurs propres rendez-vous, les start-ups week-end, le Hackathon santé (digital health camp), le festival EdgeFest, etc.
Pour autant, Géraldine Farage ne baisse pas les bras :
« C’est vrai qu’on espère plus d’implication d’Alsace Digitale au Shadok mais on va y travailler. En attendant, on a renforcé nos liens avec le monde évonomique, via des opération comme Tango & Scan, des partenariats qui progressent, Accro ou la CCI Alsace et avec la Ville, nous sommes autant en lien avec la direction de la culture qu’avec le service du développement économique. Et puis depuis un an, le territoire s’est développé en faveur des start-ups, il y a beaucoup plus d’espaces de coworking que lorsqu’on s’est lancés. Au final, je pense qu’on ne doit pas essayer d’être le lieu de tout ce qui touche au numérique de près ou de loin. On devra peut-être se spécialiser, par exemple sur les industries créatives ».
Conseiller municipal d’opposition, Pascal Mangin (LR), remarque aussi que le Shadok n’a pas eu les moyens de s’adresser aux entreprises :
« Il faut reconnaître à l’équipe du Shadok une belle énergie qui a permis de faire connaître ce lieu. Mais sur la dimension fédérative, je remarque qu’on est encore loin d’une réelle mixité avec les entreprises du numérique comme on peut le voir à Mulhouse à MoToCo ou bientôt avec le KM0 par exemple. Il est vraiment dommage d’avoir confié toute l’opération de rénovation à un promoteur privé car du coup, la Ville n’a pas eu les moyens d’installer un lieu suffisamment grand. »
Vers les entreprises, mais en réseau
Pour Alain Fontanel, le Shadok n’a pas vocation à devenir un hôtel d’entreprises :
« L’espace de coworking accueille les très petites entreprises, en phase de création mais clairement, ensuite, c’est au marché privé de prendre le relais. L’objectif du Shadok est d’assurer un service public de médiation sur le numérique, pas de se suppléer aux incubateurs et à tout l’écosystème des start-ups qui est en train de se mettre en place. Nous allons développer les liens et les partenariats, dans une démarche d’animation de réseau. »
Pour la suite, le Shadok va se positionner sur trois grands axes : les écritures artistiques contemporaines, les filières du Design, un secteur « de facto trans-sectoriel (recherche, industries, créativité, service public, entrepreneuriat…) » et l’accompagnement des publics sur les questions liées au numérique.