Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Pr Benoît Jaulhac : « beaucoup de gens croient avoir la maladie de Lyme »

Pr Benoît Jaulhac : « beaucoup de gens croient avoir la maladie de Lyme »
Photo d'un test ELISA
Bienvenue dans le monde merveilleux des tests en laboratoire (Photo JuVlai / Flickr / CC)

D’un procès fondé sur une accusation d’escroquerie, l’affaire Viviane Schaller a ravivé avec intensité le débat international, âpre, autour de la maladie de Lyme. Si Viviane Schaller a exprimé une vision iconoclaste, le Pr Benoît Jaulhac, en tant que responsable de la bactériologie au CHRU de Strasbourg et responsable du laboratoire associé du Centre national de référence des borrélioses, incarne quant à lui la ligne officielle.

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#Benoît Jaulhac

Maladie de Lyme : Viviane Schaller et Bernard Christophe devant le tribunal

Maladie de Lyme : Viviane Schaller et Bernard Christophe devant le tribunal
Photo  de plusieurs espèces de tiques
La maladie de Lyme se transmet par les morsures de tiques infectées (Photo Fairfax County / Flickr / CC)

Le laboratoire Schaller à Strasbourg était devenu le spécialiste français du diagnostic de la maladie de Lyme. La raison de ce succès ? Un double test systématique qui vaut à Viviane Schaller d’être accusée d’escroquerie aujourd’hui par l’assurance maladie. À moins d’un nouveau renvoi, elle comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Strasbourg la semaine prochaine. Bernard Christophe, docteur en pharmacie, est lui accusé d’exercice illégal de la profession de pharmacien, pour avoir vendu le Tic-Tox, un produit à base d’huiles essentielles censé soulager les victimes de la maladie de Lyme.

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Viviane Schaller : une « lançeuse d’alerte » déterminée

Viviane Schaller : une « lançeuse d’alerte » déterminée
Spirochètes borrelia burgdorferi (Centers for Disease Control and Prevention, part of the United States Department of Health and Human Service / wikimedia / CC)
Spirochètes borrelia burgdorferi (Centers for Disease Control and Prevention, part of the United States Department of Health and Human Service / wikimedia / CC)

Accusée d’escroquerie par l’assurance maladie, la biologiste strasbourgeoise Viviane Schaller se qualifie de « lançeuse d’alerte ». A nouveau devant les juges la semaine prochaine, elle redira que la maladie de Lyme est bien plus présente qu’on ne le croit, et que l’accepter permettrait d’expliquer bien des pathologies, et accessoirement d’économiser des « milliards » à la Sécurité sociale.

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Ce qu’il faut retenir du livre de Robert Herrmann

Ce qu’il faut retenir du livre de Robert Herrmann
Le livre de Robert Herrmann sort en librairie le 16 septembre (Photo MM / Rue89 Strasbourg)
Le livre de Robert Herrmann sort en librairie le 16 septembre (Photo MM / Rue89 Strasbourg)

Le premier adjoint au maire PS de Strasbourg et conseiller général du canton centre-tribunal, Robert Herrmann, publie ce lundi 16 septembre un ouvrage politique intitulé « Strasbourg en tête, stratégies à partager ». Dans ce livre-programme, Robert Herrmann affiche de profondes divergences avec Roland Ries, notamment sur la mobilité.

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[Diaporama] 3 000 zombies malgré la pluie

[Diaporama] 3 000 zombies malgré la pluie
Zombie Walk Strasbourg 2013
L’invasion zombie à Strasbourg ! (photo FG / Rue89 Strasbourg)

Comme chaque année, la Zombie Walk, qui lance le Festival européen du film fantastique, a connu un franc succès avec la participation de 2 à 3 000 zombies. Voici une galerie des horreurs.

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[Vidéo] On a visité les Dock’s sur la presqu’île Malraux

[Vidéo] On a visité les Dock’s sur la presqu’île Malraux
Le Môle Seegmuller en 2014, vaisseau amiral du quartier Malraux (DR)
L’entrepôt Seegmuller, rebaptisé « Les Dock’s », vaisseau amiral du quartier Malraux (Document remis)

Le chantier est l’un des plus complexes en cours dans l’agglomération de Strasbourg. Au cœur du quartier Malraux, sur la presqu’île, l’entrepôt Seegmuller devient progressivement « Les Dock’s ». Ce bâtiment des années 1930, transformé par le promoteur Icade, abritera des bureaux, un centre artistique et numérique, des commerces et des logements. Visite en vidéo.

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Le conseil général du Bas-Rhin suspend l’accueil des mineurs isolés étrangers

Le conseil général du Bas-Rhin suspend l’accueil des mineurs isolés étrangers
Le bâtiment du conseil général du Bas-Rhin à Strasbourg (Photo J-N Strasbourg / FlickR / CC)
Le bâtiment du conseil général du Bas-Rhin à Strasbourg (Photo J-N Strasbourg / FlickR / CC)

Le président UMP du conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel, a signé ce matin un arrêté « suspendant provisoirement l’accueil des mineurs isolés étrangers sur son territoire ».
Une des missions des conseils généraux réside dans l’aide sociale, et notamment la protection de l’enfance. Aux termes de l’Article 40 du Code de l’action sociale et des familles, ils doivent « mener en urgence des actions de protection en faveur des mineurs ». Le conseil général du Bas-Rhin accueille donc chaque année des mineurs isolés étrangers, qu’il héberge dans des foyers. Ces mineurs sont accompagnés par le service de protection de l’Enfance.

Selon l’arrêté signé ce matin, le conseil général refuse de continuer à remplir cette mission. Le directeur général adjoint des services, Laurent Schléret, explique la situation ayant mené à cette décision :

« La circulaire Taubira du 31 mai calcule le nombre de Mineurs Isolés Etrangers que chaque département français doit accueillir en fonction de sa population de jeunes de moins de 19 ans. Selon ce calcul, le Bas-Rhin devait accueillir 15 jeunes de juin à décembre 2013, ce que le département a accepté. Mais en août 2013 déjà, la cellule nationale chargée d’appliquer la circulaire augmentait ce quota à 25 jeunes.

Les clés de calculs permettant une telle augmentation du quota pour le département ne nous ont jamais été fournies. Tout ce que nous savons c’est que d’autres départements ont résisté, d’où l’envoi important de jeunes vers le Bas-Rhin. L’Etat sait qu’ici, les jeunes sont bien accueillis.

Le résultat est qu’au 13 septembre, le conseil général a déjà accueilli 29 mineurs. Nous avons été les bons élèves de l’histoire, mais aujourd’hui nous voulons lui donner un coup d’arrêt ! »

Lieux d’accueil saturés

Les lieux d’accueil sont saturés et les agents du Service de protection de l’Enfance ne peuvent plus réaliser leur travail d’accompagnement des enfants dans de bonnes conditions, selon un communiqué publié par Guy-Dominique Kennel sur Facebook. Aujourd’hui, 132 jeunes mineurs isolés sont logés en hôtel, à la charge du conseil général, pour un coût de 115€ par jour et par jeune.

Aux abois financièrement, le conseil général dénonce l’augmentation de cette charge, non compensée par l’État. L’accueil de ces jeunes migrants relève pourtant de sa responsabilité et de la solidarité nationale. C’est donc bien l’État qui est visé par cet arrêté, comme le confirme le directeur adjoint du cabinet, Thierry Van Oost:

« L’arrêté risque clairement d’être frappé d’illégalité par la Préfecture. Le texte a vocation à alarmer l’Etat et le faire réagir sur la question. L’article 2 de l’arrêté le précise provisoire : il pourra être révoqué à tout moment si l’Etat s’engage à inverser la situation actuelle et que les faits en apporte la preuve au regard du nombre de Mineurs Isolés Étrangers accueillis dans le Bas-Rhin. »

Guy-Dominique Kennel espère avec ce coup de pression que la Garde des Sceaux Christiane Taubira appliquera « les termes la circulaire qu’elle a elle-même rédigée ».

Robert Herrmann engrange un bien encombrant soutien

Robert Herrmann engrange un bien encombrant soutien
Robert Herrmann, premier adjoint au maire socialiste de Strasbourg (photo Ville de Strasbourg)
Robert Herrmann, premier adjoint au maire socialiste de Strasbourg (photo Ville de Strasbourg)

Après une charge violente hier jeudi à l’encontre du maire Roland Ries et de son adjoint aux finances Alain Fontanel, le premier adjoint PS au maire de Strasbourg Robert Herrmann engrange ce matin un bien encombrant soutien. Dans un communiqué, le conseiller municipal UMP Jean-Emmanuel Robert salue le « courage » et la « lucidité » de celui qui laisse planer le doute sur sa candidature à la tête de liste socialiste aux municipales de 2014 :

« Je soutiens pleinement la démarche de Robert Herrmann ! Certes, sa prise de conscience est bien tardive. Elle a mis plus de cinq années à se manifester mais force est de reconnaître que son diagnostic est précis, argumenté et juste. Oui la municipalité conduite par Roland Ries connait de lourdes défaillances dans la méthode de gouvernance et de gestion des affaires. Cet amateurisme, ces défaillances dans le processus décisionnel s’est manifesté dans de nombreux dossiers importants pour les strasbourgeois-es. Je pense aux habitants de Koenigshoffen qui attendent l’arrivée du tram depuis tant d’années et qui se sont fait balader entre fer et pneus sur une lubie du maire sortant (…).

Je pense à l’attribution de la DSP pour le cinéma de l’Odyssée où des amitiés personnelles ont pris le dessus sur la qualité de gestion et de programmations des différents candidats à cette DSP. (…) Robert Herrmann a raison. Ce qui caractérise la gestion de Roland Ries, c’est le fait du prince illustré également par son renoncement à sa promesse de ne pas se représenter et à présent de mettre en avant son dauphin.

Robert Herrmann aurait pu pousser son analyse jusqu’aux questions de morale et d’éthique qui ont marqué d’une pierre noire ce mandat. Le dossier Bamako symbolise à lui seul ces errements comme celui du rapport sur le marché de Noël. Cela a abouti au limogeage de l’adjointe en charge des marchés parce qu’elle était trop curieuse et qu’elle voulait mettre de l’ordre. Cela a abouti aussi au lynchage public, en plein conseil municipal, de l’association Anticor. Robert Herrmann aurait pu aller encore plus loin et dénoncer le cumul des mandats et des fonctions pratiqué par Roland Ries. Ce dernier est 24ème au palmarès de cumulards établi par le journal l’Express paru cette semaine (…). »

Redécoupage électoral, « processus d’élimination »

Hier, Robert Herrmann a fait savoir que la rupture de confiance entre le maire et lui remontait aux « changements de règles » en cours de mandat, notamment sur la latitude laissée à Alain Fontanel, jeune protégé du maire. Ses mots, sévères :

« Le fait que l’adjoint aux finances se soit immiscé dans des dossiers immobiliers, sportifs, d’aménagement du territoire, de transport… a créé du désordre. On en est arrivé à s’interroger sur qui était le premier adjoint, voire le maire… Puis, au printemps [évoquant le prochain mandat], Roland Ries m’a proposé un travail à Paris, dans un ministère, je me suis alors demandé s’il me voulait vraiment du bien. (…) [Mais] dans ce qui est en train de se passer, c’est cette affaire de dauphinat qui me déplaît au plus haut point. Les dauphins, ça a marché un temps, et puis il y a eu la Révolution… »

Là dessus, s’est ajouté un bisbille autour du redécoupage électoral pour les élections territoriales de 2015.  Alors que la fédération PS du Bas-Rhin travaillait autour de Mathieu Cahn à des propositions de redécoupage, un document différent aurait été passé à Paris qui mettrait à mal plusieurs conseillers généraux, parmi lesquels Robert Herrmann dans le quartier centre-tribunal, mais également Mathieu Cahn à la Meinau ou Eric Elkouby dans les quartiers ouest.

« Un acte supplémentaire de rupture de la confiance » et l’impression d’un « processus d’élimination » mené par Roland Ries, Alain Fontanel et Olivier Bitz, à l’encontre du 1er adjoint, de nature pour lui à rendre quasi-impossible une collaboration future. Des discussions entre les divers tendances et clans du PS doivent encore se tenir ce week-end pour éviter une primaire fratricide. Quelle place accepterait Robert Herrmann ? « Il ne s’agit pas de place, mais là, le compte n’y est pas. J’accepte de me laisser surprendre… » Il évoque aussi la possibilité de ne pas être élu lors du prochain mandat.

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Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur les élections municipales de 2014

73e jour de grève pour des cheminots de Mulhouse et Belfort

73e jour de grève pour des cheminots de Mulhouse et Belfort
SNCF TER Alsace (Wikipedia)
SNCF TER Alsace (Photo Wikipedia /CC)

Aujourd’hui, les cheminots CGT et Sud-Rail du TER Alsace basés à Mulhouse et Belfort entament le 73e jour d’une grève reconduite à tour de rôle. Déposé le 3 juillet, le préavis de grève est toujours actif. Selon la SNCF, la grève n’a cependant plus de répercussions sur le trafic des trains depuis le 18 juillet et ne concerne aujourd’hui que 2 ou 3 agents par jour. Le syndicat Sud-Rail augmente ce chiffre et revendique jusqu’à 5 cheminots en grève certains jours. Son secrétaire régional, Vincent Schaller, fait valoir deux revendications principales, les conditions de travail et les effectifs :

« Nous demandons à la direction de la SNCF d’aménager nos journées de travail pour les rendre moins pénibles, mais aussi pour des raisons de sécurité. Quand un agent fait les quatre mêmes aller-retours dans la même journée, avec le même matériel et en voyant passer les mêmes gares, il risque de perdre de sa vigilance. A Mulhouse, nous manquons de 4 à 5 personnes. Travailler en sous-effectif rend nos journées encore plus difficiles, et bien des demandes de congés sont refusées. »

Hier jeudi 12 septembre, la réunion des délégués de personnel a permis une rencontre entre les syndicats et la direction de la SNCF. Mais les propositions du chef d’établissement n’ont pas répondu aux attentes de Vincent Schaller et de ses collègues :

« La proposition de la SNCF est de mettre en place des groupes de travail pour réfléchir à nos conditions de travail, ce qui ne suffit pas. Concernant les effectifs, la direction nous promet un apport supplémentaire dans les prochains mois, mais annonce aussi des mutations d’agents de Mulhouse à Strasbourg. Ainsi le problème ne sera pas résolu ! »

L’intersyndicale CGT-Sud Rail regrette l’échec, voire l’absence, du dialogue avec la SNCF. Selon Vincent Schaller, le problème de fond est l’absence d’un interlocuteur bien défini :

« Aujourd’hui, nous avons « x » interlocuteurs; ils sont trop nombreux et on ne sait plus à qui s’adresser! Prenez Belfort par exemple, la ville est à cheval entre les régions Alsace et France-Comté. Alors, un coup il faut parler à Pierre et un coup il faut parler à Paul ! »

La direction de la SNCF n’avait pas encore répondu à l’heure où nous publions cet article, qui sera modifié lorsqu’elle aura répondu.

Cachez ce sein que je ne saurais voir

Cachez ce sein que je ne saurais voir
(Photo GDM / FlickR / CC)
(Photo GDM / FlickR / CC)

Peut-on encore allaiter en public ? Dans nos sociétés dénudées, le sein érotique semble avoir pris le pas sur le sein nourricier. Pourtant, l’acte d’allaitement, librement choisi par les mères, doit être encouragé et on ne devrait pas culpabiliser ces femmes, même lorsqu’elles nourrissent leur bébé en public.

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Journées du Patrimoine en Alsace: 6 lieux à visiter, 480 proposés

Journées du Patrimoine en Alsace: 6 lieux à visiter, 480 proposés
Détails du Palais du Rhin (Photo Flickr / Marc.Fray / CC)
Détails du Palais du Rhin (Photo Marc Fray / FlickR / CC)

Ce samedi 14 et ce dimanche 15 septembre 2013, ce sont les Journées du Patrimoine. Musées gratuits, monuments rarement ouverts, châteaux privés… Plus de 480 lieux sont au programme cette année. Rue89 Strasbourg vous propose sa sélection.

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Auto’trement devient Citiz Alsace

Auto’trement devient Citiz Alsace
Une station Auto'trement à Strasbourg (doc fourni)
Une station Auto’trement à Strasbourg (doc fourni)

Auto’trement, le service d’autopartage en Alsace, change de nom pour devenir Citiz Alsace. Le réseau France Autopartage, dont Auto’trement est membre, lance une nouvelle marque nationale, dans le but d’améliorer sa visibilité et de regrouper les villes sur un même site web et avec une même application pour smartphones.

Selon un communiqué de presse du réseau, la mise en commun sous une même marque de tous les réseaux d’autopartage membres fait de Citiz la première marque de l’autopartage en France avec près de 15 000 abonnés dans plus de 50 villes.

Auto’trement est présent dans 15 villes d’Alsace dont Strasbourg, Colmar, Sélestat et Mulhouse, avec 68 stations et 135 véhicules partagés par 3 300 abonnés. Les utilisateurs d’Auto’trement pourront se rendre sur le site Citiz dès la fin septembre, ainsi que télécharger l’application dès novembre.

Le futur logo d’Auto’trement

logo citiz

ZAC de Fegersheim : Jacques Bigot va devoir jouer serré

ZAC de Fegersheim : Jacques Bigot va devoir jouer serré
Le plan tel qu'il est proposé pour la concertation autour de la future ZAC de Fegersheim (doc CUS)
Le plan tel qu’il est proposé pour la concertation autour de la future ZAC de Fegersheim (doc CUS)

Jeudi soir, réunion publique à hauts risques à Fegersheim. Le président de la CUS Jacques Bigot et le maire René Lacogne tenteront d’expliquer aux habitants pourquoi il est urgent de construire une zone d’activités pour les entreprises de 50 hectares en bordure de la RD 1083, supprimant au passage autant de terres agricoles. Les opposants au projet, agriculteurs et riverains, ont promis de faire entendre leurs arguments.

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Tribune : les écolos dénoncent le 4ème report de la taxe poids lourds

Tribune : les écolos dénoncent le 4ème report de la taxe poids lourds
Trafic PL sur l'A35, surtout du transit (Photo Pascal Bastien)
Trafic PL sur l’A35, surtout du transit (Photo Pascal Bastien)

Suite à l’annonce d’un nouveau report de la mise en service de la taxe sur les poids lourds pour janvier 2014, la tête de file des écologistes de Strasbourg, Alain Jund, et en Alsace, Jacques Fernique, réagissent dans une tribune. Ils y dénoncent le lobbying réussi des transporteurs routiers et la frilosité du gouvernement socialiste.

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Municipales : l’UMP, rassemblée aux forceps, peine à neutraliser l’UDI

Municipales : l’UMP, rassemblée aux forceps, peine à neutraliser l’UDI
Maire de 2001 à 2008, Fabienne Keller est la candidate UMP aux élections municipales de 2014 (Photo Pascal Bastien)
Maire de 2001 à 2008, Fabienne Keller est la candidate UMP aux élections municipales de 2014 (Photo Pascal Bastien)

Ils savourent les dissensions au PS et comptent sur cette « fenêtre de tir » pour prendre Strasbourg en 2014. Les candidats de la droite et du centre aux élections municipales sont, pour le moment, divisés, mais font bloc pour que leurs tractations restent inconnues du grand public. Pourtant, elles n’ont rien d’une promenade de santé.

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Recours gracieux contre le tracé du tram à Koenigshoffen

Recours gracieux contre le tracé du tram à Koenigshoffen

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Le collectif « Pour un tram fer à Koenigshoffen » a écrit au président de la CUS, Jacques Bigot, pour lui demander de retirer la délibération n°45 votée en conseil de CUS le 12 juillet concernant l’extension du réseau de tramway vers l’ouest et le nord. Cette délibération faisait le point sur la concertation autour de l’extension du tramway vers l’ouest et le nord de l’agglomération, et avalisait la technologie sur fer au détriment du pneu pour le choix du mode de roulement.

Mais le collectif ne s’était pas satisfait de cette victoire, et avait indiqué qu’après la bataille sur le mode de roulement, débutait la bataille pour le tracé.  Pour le collectif, ce tracé nécessite une nouvelle concertation, comme l’explique le porte-parole, Pierre Ozenne :

« La délibération n°45 du 12 juillet impose un tracé et lance même les études d’impact. Nous pensons qu’une concertation doit être menée dans les règles et en se donnant tout le temps nécessaire. L’adjoint de quartier Éric Elkouby a d’ailleurs commencé à rencontrer les acteurs et les associations et a lui aussi demandé cette conceration… Il n’y a pas de raison de se précipiter. Nous prenons acte de l’écoute de la CUS sur le mode de roulement, et c’est pourquoi nous avons choisi la voie gracieuse pour le tracé. En un mois, une nouvelle délibération peut être proposée au conseil de CUS. »

Le Collectif conteste par ailleurs la désignation de la CTS comme maître d’ouvrage, à ce stade de la procédure. Selon Pierre Ozenne, la CUS seule doit être maître d’ouvrage et donneuse d’ordres, jusqu’à la toute fin du processus, pour ensuite confier éventuellement la maîtrise d’oeuvre à la CTS.

Le président de la CUS Jacques Bigot n’avait pas encore pris connaissance de la demande du collectif aujourd’hui, et a choisi de réserver sa réponse en attendant. Si le recours gracieux n’aboutit pas, Pierre Ozenne a indiqué que le Collectif irait « en recours contentieux ».

Voir la demande envoyée par le Collectif

 

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