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« À l’heure où des laboratoires fabriquent des ovules à partir des cellules de peau d’un homme et vice versa, à l’heure du copier-coller efficace et précis sur le génome, tout concorde pour que les découvertes n’aient pas le temps de refroidir avant d’être essayées voire mises en œuvre. Et les comités d’éthique n’y pourront rien. Ils avaliseront d’autant plus vite les innovations biotechnologiques qu’elles constitueront dans un premier temps de réelles avancées médicales et que leurs retombées financières présumées seront susceptibles d’être importantes, plus tard. La reproduction pourrait donc se voir assignée à efficience par les règles de la production et du marché. Bien se reproduire pour fabriquer de bons producteurs et reproducteurs.Des bébés à la carte, choisir la couleur des yeux, la couleur de peau… Ce futur cauchemardesque à la Gattaca (voir ci-dessus) est à portée de main et pour les organisateurs du forum de bioéthique (Febs), il est urgent que la société se pose, collectivement, les bonnes questions. Ça tombe bien, 2018 est une année de révision de la loi de bioéthique. Avec des conférences autour de la procréation médicalement assistée (PMA), de la gestation pour autrui (GPA), de l’homoparentalité, de la reproduction et du rôle de notre environnement, le Forum de bioéthique espère, comme chaque année, apporter aux participants des clés de compréhension.
« L’essentiel du Forum de bioéthique ne change pas, il s’agit toujours d’une trentaine de conférences avec les meilleurs experts francophones sur les thèmes liés à la reproduction, à destination du grand public. Notre objectif est toujours d’apporter de l’intelligence, d’organiser le débat et de permettre aux gens de se faire une opinion sur ces sujets complexes, qui touchent à notre intimité et à notre existence. Il ne s’agit pas de se transformer en prophètes de l’Apocalypse, mais nous voulons alerter sur la rapidité avec lesquelles ces technologies se mettent en place. Pour profiter à plein du week-end, nous avons légèrement repositionné le Forum, qui débute un mardi et se termine dimanche soir, afin de profiter du week-end. Nous avons aussi programmé des séances cinématographiques à l’Odyssée tous les soirs pendant le Febs. »Les conférences du Forum de bioéthique seront intégralement diffusées en direct sur Rue89 Strasbourg et YouTube et pour la première fois, elles devraient être interactives avec des mesures d’opinion avant et après la conférence.

« Dans mon cabinet, j’ai un patient sur quatre qui souffre de désinformation aiguë sur les sujets de santé. On entend tout et n’importe quoi, tout est au même niveau… Tous les jours, je suis révolté par les bêtises que j’entends ici ou là… Au moins, les participants au Forum et ceux qui regarderont en ligne auront une information fiable, de première main. »
« Nous faisons intervenir sur les tables-rondes des personnalités aux positions souvent opposées. Parce qu’il est important d’écouter les avis divers, sur ces sujets qui sont complexes et où les scientifiques doivent nous éclairer. Mais notre objectif est de permettre aux gens de se forger un avis, pas d’arriver à une sorte de consensus sur tous les sujets. C’est une mauvaise réponse en bioéthique. »Les débats se concluront d’ailleurs le dimanche avec Jean-François Delfraissy, le président du Comité national d’éthique et dont c’est la première participation au Febs en 8 ans d’existence. L’objectif pour le Forum de bioéthique est de dépasser le cadre strasbourgeois, pour proposer des éditions similaires du Forum dans d’autres villes de France. Un développement qui nécessiterait de trouver d’autres financeurs, puisqu’à ce jour, la Ville de Strasbourg est la première ressource de ce rendez-vous (avec une subvention d’environ 100 000€).
Rue89 Strasbourg est partenaire du Febs

Le maire de Strasbourg Roland Ries (PS) ne veut plus rouvrir le dossier du tracé du tram vers Kœnigshoffen. Mais il conçoit que quelques débats sur « des détails » puissent améliorer les aménagements autour du tracé contesté (voir tous nos articles).
Après les diagnostics archéologiques, les premiers travaux sont imminents. Pour rappel, cette extension de 3 arrêts et d’un 1,7 kilomètre vers l’ouest de Strasbourg consiste à détourner la ligne F qui dessert aujourd’hui l’Elsau. Elle doit être opérationnelle en 2020.
Principal enseignement de la conférence de presse de lundi 8 janvier, les tramways passeront à la place du terre-plein central de la rue du Faubourg-National (la centaine de mètres de la discorde). Il avait un temps été évoqué d’autres possibilités, comme mettre la circulation d’un côté et les rails de l’autre comme boulevard de Saverne.
Quelques aménagements précis sont encore en débats avec les habitants. La voie de circulation pour accéder à la clinique Sainte-Barbe devrait être maintenue, mais que faire de l’espace de l’autre côté : une zone piétonne, une zone de rencontre, une zone 30 ?
La station Faubourg National, bien mal aménagée – il faut parfois rouler sur le quai pour rejoindre un parking – devrait aussi bénéficier au passage d’un lifting. À côté, la petite rue de la Course deviendra piétonne pour faciliter l’accès à pied vers la gare, à quelques centaines de mètres. C’était une recommandation des commissaires-enquêteurs.
Le marché de la rue du Faubourg-National est quant à lui déplacé à partir du mercredi 10 janvier devant le musée d’art moderne, place Hans Jean Arp. Il pourrait y rester définitivement si la période de transition est concluante. En haut du boulevard, la place Sainte-Aurélie qui donne sur l’école du même nom sera refaite. Elle sera étendue vers la rue de Rosheim. Là encore, il faudra discuter des détails.

Comme promis, des pistes cyclables seront enfin construites le long du boulevard de Nancy. Une voie à double sens côté ouest, et une à sens unique côté est. Sur le boulevard, 50 places de stationnement sur 100 vont disparaître. Pour les riverains, l’adjoint au maire en charge du quartier Paul Meyer (La Coopérative) a demandé à ce que les places non-utilisées par les bailleurs sociaux soient recensées. Une centaine auraient été trouvées, de sorte à ce que les riverains aient des tarifs similaires.
Pour une fois, les cyclistes ne seront pas trop mal traités pendant ces travaux avec quelques pistes cyclables provisoires qui seront peintes au sol et évolueront au fil des travaux. Il n’y en a pas aujourd’hui.
Plus loin sur le tracé, l’arrêt Porte Blanche accueillera le tram F, mais aussi le Bus à haut niveau de service (BHNS – ligne G), et peut-être des bus si cela ne conduit pas à un engorgement. La place du même nom sera aussi rénovée. L’adjoint de quartier propose d’y installer un espace pour camions de restauration (, une « food court », voir notre article).

Au moment de tourner vers l’ouest, un premier petit passage en tronçon unique pour les deux sens (comme à Illkirch-Graffenstaden) est prévu dans le virage et sous du pont SNCF à la Porte Blanche « pour fluidifier le trafic », dixit Alain Fontanel (LREM), premier adjoint au maire et président de la CTS. Ce type de rail peut retarder les trams d’une ou deux minutes en cas de croisement.
À l’entrée de Kœnigshoffen, un parking-relais en surface de 200 places, qui peut-être agrandi à 350 places sera construit, le long de l’autoroute. Non loin de là, un grand projet immobilier « La Porte des Romains » de 109 logements sera inséré sur un terrain vague. Il est aussi envisagé de mettre en valeur une partie des découvertes archéologiques attendues de l’ancienne ville romaine sur place.
Enfin, sur les 400 derniers mètres, les tramways circuleront à nouveau sur un tronçon unique, plus long, sur l’étroite route de Romains jusqu’au terminus « Allée des Comtes ». Après 2020, cette ligne doit être prolongée vers les Poteries. Mais ce sera un chantier pour un autre maire. L’ensemble de ces travaux est budgété à 42 millions d’euros.

Pour faire passer le tram et les rails, tous les arbres ou presque vont être rasés, soit environ 150. Certes un peu plus (190) vont être replantés, mais difficile de comparer des arbres ayant bien grandi aux brindilles tout juste plantées, qui mettent plusieurs années à prendre du volume.
Alors que ces travaux s’annoncent lourds et longs, sur fond d’un choix de tracé qui n’est pas digéré par tous, la municipalité compte déployer une communication renforcée pour les infos pratiques. Elle s’adressera aux habitants par courrier, affichages, un journal, via un stammtisch mensuel, une hotline (03 68 98 51 12) ou encore sur les réseaux sociaux.
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur le tram vers Kœnigshoffen

Lundi, les auditeurs de la matinale radio la plus écoutée d’Alsace, 200 000 auditeurs, ont eu la surprise d’entendre de la musique à la place de leurs informations. La rédaction de France Bleu Alsace était en grève, un mouvement observé par 100% des journalistes, pour protester contre la suppression de deux postes de journalistes en deux ans.
Il y a deux ans, le départ du rédacteur en chef Alexandre Tandin n’avait pas été remplacé. Céline Rousseau a été nommée rédactrice en chef mais sans qu’un recrutement ne vienne compenser le départ initial. La rédaction se retrouvait alors à dix journalistes. Et en décembre, la rédaction a appris qu’un autre départ à la retraite ne serait pas remplacé, portant le nombre de journalistes à neuf.
Pour Luc Dreosto, journaliste délégué du personnel suppléant, cette nouvelle suppression de poste est inacceptable :
« Ces suppressions de postes interviennent alors que les missions demandées aux journalistes n’ont pas baissé, elles ont même augmenté. En plus de nos reportages et missions pour l’antenne radio, on nous demande de collaborer au site Internet de France Bleu Alsace. La totalité des journalistes est impliquée mais rédiger un texte, proposer une photo, assurer l’édition d’un article sur le web prend du temps. Pour tenir le site, il faudrait au moins deux personnes par jour. Or aucun moyen n’a été dédié à ces nouvelles missions et voilà qu’on nous supprime des collègues ! Au final, c’est l’information locale qui en pâtit. »
Car les journalistes de France Bleu Alsace sont les seuls à pouvoir alimenter les radios nationales (France Inter, France Info) en reportages lorsque des événements se développent en régions. Dans leur communiqué commun, les syndicats de la radio locale dénoncent :
« Malgré nos bons résultats, Paris n’a pas eu un mot à l’égard de la station. La suppression d’un poste aura comme conséquence la suppressions de rendez-vous avec l’information locale, moins de présence sur le terrain, une qualité de l’info qui risque de se dégrader voire des flashs en soirée qui pourraient disparaître. »
Luc Dreosto évoque ses conditions de travail :
« Je suis presque à temps plein sur le sport, mais seul. Bon ben je ne peux que suivre le Racing, un peu la SIG et c’est tout. En fait, on bricole et ce mode de fonctionnement va se généraliser pour les informations générales. »
Les journalistes de France Bleu ont le sentiment de faire les frais d’une vaste politique de réduction des coûts de l’audiovisuel public, sommé par le gouvernement de réduire ses coûts de fonctionnement. Il est question que le réseau France Bleu se rapproche des stations locales de France 3, à la manière de France Info avec France Télévision. Mais pour Luc Dreosto, la direction de Radio France n’a que mépris pour les antennes locales et les mutualisations ont des limites :
« En reportage, on ne prend pas de la même manière du son pour la radio qu’une captation pour la télévision… Ce sont des métiers et des pratiques différentes. On peut éventuellement produire un site internet en commun mais pour nos médias respectifs, nous aurons tout de même besoin de nous déplacer à plusieurs. Les mutualisations seront donc très limitées. »
Cette suppression intervient alors que Radio France prévoit également de supprimer les postes des animatrices locales à FIP, la radio musicale du groupe.

Décapant et décalé. Ces deux qualificatifs reviennent souvent dans les critiques de la pièce La posibilidad que desaparece frente al paisaje (La possibilité qui disparaît face au paysage). Dans ce spectacle, la compagnie El Conde de Torrefiel convie le public à un voyage dans dix grandes villes européennes. Chacune d’elle donne l’occasion de s’interroger : sur l’art, la société de consommation, l’immigration ou l’Holocauste. La pensée d’artistes, tel que le photographe Spencer Tunick, ou de philosophes, comme Mary Midgley, se déploie grâce à un texte espagnol lu en voix off. L’écran des surtitres permet à tous de comprendre ce qui est dit.
Tout se joue dans la confrontation entre le texte et la scène. Selon Tanya Beyeler et Pablo Gisbert, les deux fondateurs de la compagnie El Conde de Torrefiel : « L’idée est de créer un vide entre la parole et l’image, lequel doit être rempli par le spectateur. » Et ce vide, souvent malaisant, pousse le public à explorer les aspects les plus sombres et violents de l’esprit humain.

Vous pouvez participer au concours jusqu’au 15 janvier, date à laquelle le tirage au sort sera effectué.

La ferme de la Ganzau au sud de Strasbourg est devenue un sujet d’attention d’élus. Lors de son assemblée générale fin décembre, trois membres de sensibilités différentes ont fait le déplacement. Le vice-président du conseil départemental, Jean-Philippe Maurer (à nouveau LR), l’adjointe de quartier du Neuhof Annick Neff (PS – Énergies positives) et Edith Peirotes (La Coopérative), tous . . .

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« Au départ, accueillir ma filleule handicapée à l’internat était tout à fait impossible. Mais 20 000 signatures plus tard, l’Académie de Strasbourg a trouvé une solution. » C’est ainsi que François Muratet résume la campagne de signatures électroniques qu’il a menée en septembre 2017 sur le site change.org. Il raconte :
« J’ai lancé cette pétition pour ma filleule, Suzanne, atteinte d’une maladie neurodégénérative qui l’oblige à se déplacer en fauteuil. Elle a quinze ans, un âge où on apprécie pouvoir se détacher un peu de ses parents. Ils avaient effectué un nombre de démarches impressionnant pour lui permettre d’être accueillie en internat au lycée de Barr quand ils ont appris, le 29 août, que tout était remis en cause par l’inspection académique… Ils étaient complètement bloqués, plus personne ne répondait à leurs appels. J’ai alors lancé cette pétition qui a rencontré un certain succès. »
Les cinémas Star et Rue89 Strasbourg vous invitent mardi 9 janvier à 20h15 à une soirée-débat au cinéma Star à Strasbourg autour des pétitions en ligne et des nouvelles formes de mobilisation. Projection du film « Des clics de conscience » puis rencontre avec des personnes qui ont utilisé ces systèmes :
Une quinzaine de places sont à gagner par tirage au sort, remplissez ce formulaire pour participer au concours.
Le regard franc et déterminé de Suzanne et le sens de la narration de François Muratet ont permis à la pétition d’atteindre rapidement un millier de signatures. Il rappelle :
« On savait que Suzanne était victime d’une injustice, à chaque fois qu’on en discutait, les réactions étaient toujours indignées. Puis les gens demandent comment aider, et c’est là le véritable avantage d’une pétition en ligne, elle permet de fixer l’attention, de mobiliser une communauté et de donner des nouvelles. »
François Muratet et les parents de Suzanne ont relayé cette pétition auprès des personnalités et des élus locaux, dont Bruno Studer, tout nouveau député (LREM) du Bas-Rhin et président de la commission éducation. Il prend connaissance de la situation et promet de porter cette situation à l’Assemblée nationale. Entre temps, la pétition continue d’engranger les signatures. Elle en comptait 6 000 quand les Dernières Nouvelles d’Alsace relaient à leur tour le dossier fin septembre.
À l’Académie, les services commencent à s’échauffer… Alors que l’accompagnement de Suzanne était jugé « impossible » voire « illégal », des solutions sont trouvées. L’inspectrice chargée du handicap, déjà bien au fait de la situation, rappelle soudainement les parents de Suzanne et promet de régler la situation. L’administration dépêche même un fonctionnaire au conseil d’administration du lycée de Barr, afin de s’assurer que l’assemblée accueille favorablement la demande de la famille…
Le 14 novembre, après 22 000 signatures, la famille clame « victoire » et clos la pétition, Suzanne a pu passer sa première nuit à l’internat. Rétrospectivement, François Muratet se dit convaincu que c’est la pression en ligne qui a permis de débloquer la situation :
« Dans nos rapports avec l’administration, il n’a jamais été question de la pétition. C’était là mais on n’en parlait pas. Les agents de l’Académie avaient leurs textes, leurs règlements, leurs procédures et nous indiquaient se débrouiller avec ça. Mais tout le monde savait très bien qu’ils étaient forcés de nous écouter parce qu’à chaque fois que quelqu’un signait, tous leurs chefs recevaient des notifications régulièrement dans leurs e-mails et qu’ils voulaient que ça s’arrête. »
Après un premier trimestre passé à l’internat, Suzanne est finalement retournée dormir chez ses parents. L’adolescente, dont les soins nécessitent une relation très proche avec ses accompagnants, a eu du mal à supporter les changements de personnel. Mais elle a au moins pu tester ses limites.
Alicia Andrès est une jeune maman de Cernay. Photographe, habituée à utiliser les réseaux sociaux, elle s’est donné en janvier 2017 comme défi de publier une photo par jour tirée de son quotidien. Mais en avril, on diagnostique à sa fille de 3 ans, Andréa, une leucémie. Elle a choisi d’intégrer la maladie dans son récit :
« Je ne voulais pas arrêter le projet et je ne voulais pas que ça devienne uniquement centré sur la maladie non plus. J’ai continué à publier des photos, dont certains d’Andréa avec ses cheveux rasés… Les posts sur Facebook ont commencé à atteindre une audience allant au-delà de notre cercle d’amis. Et en novembre, quand on m’a annoncé la rechute d’Andréa, j’ai été très surprise par l’élan de solidarité qui s’est déclenché. Ça nous a bien aidé, car j’étais plus bas que Terre. »
Une cagnotte en ligne a été lancée pour aider la famille d’Andréa sur le Pot Commun.
Une publication dans laquelle elle détaille les difficultés matérielles qu’elle va rencontrer avec son compagnon pour rendre visite tous les jours à Andréa à l’hôpital de Strasbourg-Hautepierre sera partagée plus de 5 000 fois. Dans les commentaires, des encouragements et des propositions d’hébergement :
« On avait besoin d’un hébergement, pour pouvoir passer quelques nuits à Strasbourg à tour de rôle. Les gens ont été très généreux, beaucoup nous ont proposé un canapé, une chambre… Et quelqu’un que je ne connaissais pas et qui utilise très peu son petit appartement nous l’a proposé. Sans Facebook, nous aurions dû recourir à la Maison McDonald’s, bien mais qui nécessite de réaliser des états des lieux d’entrée et de sortie tous les jours. »

À Noël, plus de cinquante cadeaux ont été envoyés à Andréa par des inconnus. Alicia reconnaît qu’elle est parfois submergé par cette générosité en provenance d’inconnus :
« Ça peut être envahissant, il y a parfois des questions qui sont trop personnelles… Mais je m’efforce de répondre à tous les commentaires et messages qui le méritent. Les gens ont tellement été bienveillants qu’on se doit de leur donner des nouvelles. Je pense avoir trouvé le ton et la distance justes, probablement parce que je pratique les réseaux sociaux dans le cadre de mon travail. Et publiquement, j’en profite pour sensibiliser au don de sang et de moëlle osseuse. »
Du côté des militants, on a compris depuis longtemps le potentiel des pétitions en ligne. Le collectif Zéro Déchet de Strasbourg avait ainsi accompagné une mobilisation de parents d’élèves contre les barquettes en plastique dans les écoles par une mobilisation en ligne sur Facebook. Un manifeste avait été rédigé et signé par plus de 800 parents d’élèves en maternelle avant d’être envoyé au maire, Roland Ries. Cette pression citoyenne, les élus de la municipalité l’ont bien entendue puisque la Ville s’est engagée, à l’occasion du renouvellement du marché, à utiliser des plats en inox en remplacement du plastique en quatre ans.
Le collectif Zéro-Déchet a repris l’idée, en ciblant cette fois la Laiterie et ses gobelets en plastique, comme l’explique Simon Baumert :
« Avec la Laiterie, on a voulu utiliser change.org pour son aspect viral qui nous permet de dépasser le cadre des militants et sympathisants… On veut vraiment que la Laiterie comprenne qu’une bonne part de leur public apprécierait que la salle propose des gobelets réutilisables. Et ça fonctionne : grâce aux partages des uns et des autres, la pétition a dépassé les mille signatures. Le système nous permet aussi de suivre la popularité de cette campagne. »
Pour l’instant, la Laiterie n’a pas encore répondu favorablement au collectif. Mais Simon Baumert ne désarme pas :
« Régulièrement, on va relancer la campagne. Ils n’ont jamais répondu à nos e-mails et dès qu’on a lancé la pétition, on a obtenu un rendez-vous ! Donc ça progresse… Et on comprend bien pourquoi… Ils ne sont pas tellement intéressés par l’écologie mais ils craignent une baisse de leur image, parce que sur les réseaux sociaux, quand on parle de la Laiterie, c’est à propos de cette pétition… »
Le principe d’agir sur l’image n’est pas nouveau mais les effets combinés de la publicité et de la viralité des réseaux sociaux ont rendu ces mobilisations électroniques plus efficaces. Mais les victoires ne s’obtiennent pas sans effort : sur les 167 pétitions mentionnant « Strasbourg » de change.org, moins d’une dizaine se sont conclues par des « victoires » selon leurs auteurs (l’institut culturel italien ne sera pas fermé, une bibliothèque pour étudiants a été ouverte le dimanche…).
Élu d’opposition, le conseiller municipal Thierry Roos (LR) n’a pas jugé utile d’interpeller la municipalité sur la nouvelle tarification du stationnement. Il a préféré lancer directement une pétition contre « le racket du stationnement« . À l’heure d’écrire ces lignes, elle approchait des 4 000 signataires. Fera-t-elle évoluer la situation plus qu’une intervention en conseil municipal ?
Sur Hypothèses : les pétitions politiques en ligne

Face à la radicalisation, la punition ne suffit pas. En 2015, la préfecture de police du Bas-Rhin demandait à la Maison des Adolescents (MDA) de Strasbourg de travailler avec des jeunes radicalisés et leur famille. Il s’agissait d’expérimenter de nouvelles méthodes face à des adolescents séduits par des idéologies extrémistes et prêts à engager des actions violentes. De 2017 à 2019, l’établissement strasbourgeois continue d’explorer les dispositifs efficaces afin d’ »accompagner » les jeunes signalés pour radicalisation.
La MDA a reçu l’appui financier de l’Agence Régionale de Santé, dans le cadre du Réseau Virage. Cette structure doit faciliter la réflexion et la mutualisation des idées dans la région Grand Est afin d’améliorer la lutte contre la radicalisation. La Maison des Adolescents est au coeur du dispositif.

Delphine Rideau, directrice de la Maison des Adolescents strasbourgeoise et présidente du Réseau Virage, refuse le terme de « déradicalisation ». Elle résume l’objectif de son établissement en ces termes :
« Pour nous, on ne se radicalise pas par hasard : chez les jeunes qu’on nous adresse, nous observons des difficultés sous-jacentes, d’ordre familial ou scolaire par exemple. Nous apportons à la lutte contre la radicalisation les expertises de nos travailleurs sociaux et de psychiatres. Ces professionnels travaillent sur les difficultés des enfants pour leur permettre de réintégrer notre société. Notre but, c’est que les adolescents reprennent une vie sociale, scolaire, familiale ou amicale qui puisse être débarrassée des effets de la radicalisation. »
Depuis 2015, l’établissement strasbourgeois, installé près de l’Hôpital civil, a accompagné une trentaine de jeunes radicalisés. En 2016, en France, deux tiers des personnes signalées pour radicalisation avaient moins de 25 ans, selon des statistiques du ministère de l’Intérieur. À la Maison des Adolescents, la moyenne d’âge des jeunes suivis se situe entre 15 et 16 ans. Entre douze et quinze adolescents y sont actuellement suivis.
La MDA suit des jeunes condamnés, envoyés par la Protection judiciaire de la jeunesse, mais pas seulement. Des parents inquiets se rendent aussi dans l’établissement pour demander de l’aide. Parfois, des infirmières scolaires, des médecins généralistes ou des animateurs de centres sociaux prennent contact avec l’institution. Delphine Rideau détaille le processus :
« Au départ, il est difficile de rencontrer le jeune en question. Nous débutons par plusieurs rendez-vous avec les parents. Nous leur demandons de lâcher la bride sur certains aspects de leur éducation et de parler de ces conseils à l’adolescent. Ce dernier finit par comprendre que nous ne sommes pas seulement du côté de papa et maman. La plupart du temps, on arrive ainsi à organiser une première entrevue avec l’enfant. »
Rabhia Senouci, travailleuse sociale au sein de la MDA, rapporte une autre manière de rassurer le jeune :
« Nous expliquons à l’adolescent que nos échanges sont couverts par le secret professionnel. Cela nous aide à établir un lien de confiance. »
Le jeune est accueilli dans une pièce d’une quinzaine de mètres carrés avec quatre chaise une table basse. Il n’y a pas de bureau. Cela permet d’éviter la distance symbolique qui sépare un médecin et son patient.
Guillaume Corduan est pédopsychiatre à la Maison des Adolescents. Il définit la radicalisation comme « la rencontre entre un parcours individuel constitué de vulnérabilités et un système idéologique légitimant le recours à la violence. » Cette conception structure l’accompagnement des jeunes radicalisés :
« Pour qu’un échange ait une chance d’être efficace, il faut prendre ces enfants au sérieux et les écouter. C’est la condition même d’une prise de conscience chez eux. »
Au fur et à mesure des rendez-vous, souvent hebdomadaires, l’adolescent se livre. Il comprend que le psychologue, ou le travailleur social, ne l’accuse de rien. Le jeune en vient à parler de ses difficultés réelles. Elles précèdent souvent la radicalisation. La directrice de l’établissement détaille la méthode d’accompagnement privilégiée par la MDA :
« Face à cette problématique ultra-sensible, nous faisons un pas de côté pour résoudre les problèmes de l’adolescent en amont : des assistants sociaux interviennent lorsque les problèmes sont familiaux, des psychiatres spécialisés dans l’addiction en cas de consommation de drogues, etc. Et si l’interprétation du Coran revient régulièrement dans les échanges, nous orientons le jeune vers l’imam de la Meinau. Ce dernier nous permet d’apporter des réponses érudites et modérées à des adolescents qui s’interrogent sur leur pratique de l’Islam : comment faire les prières ou le ramadan… »
Afin d’aider le jeune à mettre les mots sur ses émotions, la MDA propose aussi des ateliers. Les adolescents sont amenés à peindre, photographier ou débattre autour d’une citation ou d’un texte philosophique. Rabhia Senouci décrit un atelier prévu en janvier :
« Nous organisons une visite du musée Tomi Ungerer. Les parents ont les yeux bandés. L’adolescent guide son père ou sa mère à travers l’exposition et leur décrit les oeuvres. L’objectif est de reconstruire une confiance au sein de la famille. »
A. est une jeune fille de 17 ans. Sa mère, inquiète, s’est adressée spontanément à la Maison des Adolescents suite à la conversion à l’Islam de sa fille. La mère a été accueillie, initialement seule, elle ne savait pas comment présenter sa démarche à sa fille. Elle nous apprend à ce stade que A. a rompu avec certains de ses loisirs et amis, qu’elle conserve toutefois des liens et poursuit sa scolarité. On retrouve également des éléments d’indifférenciation des identités : A. ayant banni le maquillage et optant pour des tenues vestimentaires les plus couvrantes. La mère souligne dès la première rencontre un élément majeur d’engagement chez sa fille. En effet, elle s’est convertie nous dit-elle, pour prouver son attachement à son ex-petit copain musulman. Notons que cela se déploie dans un contexte de rupture du lien avec le père, suite à une incapacité de celui-ci à tolérer l’altérité, la divergence d’opinion. Les entretiens suivants se passent avec A. qui rapidement parvient à mettre des mots et du sens sur sa conversion religieuse. Elle revient ainsi sur le vécu d’abandon suite à la rupture des contacts avec son père. A. dévoile également un autre élément important de son engagement : un sentiment de culpabilité ressenti et l’apaisement ressenti dans sa dévotion religieuse : rédemption d’une faute inconsciente qui ne dit pas encore son nom. Après 4 mois d’accompagnement mère-fille, leur relation s’est apaisée, A. a repris contact avec son père, son investissement religieux est moindre, on observe une diversification de ses intérêts, loisirs et fréquentations.
(RétroviseuR / Maison des Ados de Strasbourg – Cahier d’activités 2016)
Il est difficile d’évaluer l’efficacité de la méthode employée par la MDA. À propos des jeunes dont l’accompagnement est terminé, la directrice admet :
« On se fait encore du souci pour la majorité d’entre eux. Tout peut aller extrêmement vite, surtout chez un adolescent. Alors on prend régulièrement des nouvelles auprès de l’enfant ou de sa famille pour s’assurer que tout va bien. »
Les employés de la Maison regrettent un manque d’information sur la méthode à adopter face aux jeunes radicalisés. Rabhia Senouci estime que la recherche française est encore balbutiante sur ce sujet. Delphine Rideau souhaiterait que « des chercheurs travaillent sur la trentaine d’adolescents que nous avons accompagnés, ainsi que ceux suivis à Bordeaux et en Seine-Saint-Denis » Pour le moment, il n’y a aucun moyen d’estimer l’efficacité du dispositif. La directrice résume en ces termes :
« La radicalisation est un phénomène relativement récent. Il y a tout un tas de d’aspects qu’on ne connait pas assez et plein de méthodes à essayer. Certains parlent de faire témoigner ceux qui ont quitté les rangs de Daesh. »
Même la prévention est difficile à améliorer. Les profils des jeunes radicalisés sont très variés. Selon Delphine Rideau :
« Ce sont des adolescents originaires de villes ou des campagnes, de familles précaires ou de classes moyennes, religieuses ou pas, ce sont des filles ou des garçons, dont quelques-uns seulement ont des antécédents de délinquance. »
Difficile de cibler un public particulier pour sensibiliser aux dangers des « fake news » ou de n’importe quelle forme de propagande. Seule certitude : les recruteurs sur internet jouent un rôle important dans la radicalisation de nombreux jeunes. Un projet de veille sur le web a donc été lancé à Strasbourg le 25 septembre : « Les promeneurs du Net ». Sept personnes interviennent dans les débats les plus houleux sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Ces veilleurs peuvent aussi orienter certains internautes vers la Maison des adolescents.
Mais l’établissement strasbourgeois pourrait avoir à faire face à de nouveaux profils : ceux de retour de la zone irako-syrienne. Alexandre Feltz, adjoint au maire de la Ville de Strasbourg en charge de la santé publique, estime « qu’une dizaine de jeunes radicalisés de notre département sont susceptibles de revenir. »

Lors de notre ciné-club sur L’Assemblée, un participant avait analysé ainsi le succès du mouvement Nuit Debout :
« Les gens sont venus place de la République parce qu’ils étaient contents de pouvoir se rencontrer et s’exprimer. Les espaces de parole libre sont devenus trop rares dans notre société. Le mouvement a été éphémère, mais il y a suscité des rencontres et des connexions qui n’auraient pas existé autrement. »
À Rue89 Strasbourg, cette réflexion nous a interrogés… Notre ambition de média local est de fluidifier le débat public mais comment faire si les gens ne se rencontrent pas ? Alors on a décidé de créer un rendez-vous très informel, une réunion libre dont les contours vont évoluer en fonction des propositions des premiers participants. L’objectif est d’échanger, de multiplier les points de vues, les expériences, les ressentis pour confronter ses idées, les tester, les enrichir.
On a appelé ça les « apéros des possibles » et le premier a lieu lundi 8 janvier à partir de 19h, au bar La Solidarité (rue du Travail) à Strasbourg. Le nom, qui se veut à la fois optimiste et déterminé, est inspiré d’une démarche d’intelligence collective mise en place à Nancy.

Le premier thème choisi est l’espace public et nous avons proposé à Grégoire Zabé et au collectif Horizome d’introduire la discussion. Le collectif Horizome, composé d’architectes, urbanistes et sociologues, mène depuis plusieurs années des opérations d’implication des habitants dans la prise en compte de leur environnement, notamment à Hautepierre. Nous évoquerons donc notre rapport à l’espace public, alors que pour certains, le centre-ville s’est transformé en centre commercial à ciel ouvert et que d’autres notent que des aménagements visent à en faire une forteresse…
Il n’y a pas d’autre contrainte que de rester sur le thème de la soirée, afin que les échanges soient constructifs. Tout le reste est ouvert à discussion et notamment :
Rue89 Strasbourg se contente d’amorcer la démarche et de l’accompagner, nous espérons qu’elle sera comprise et modelée par les participants. De notre côté, nous serons à l’écoute, pour détecter ce qui, dans les échanges ou dans les non-dits, peut servir de base pour des sujets d’articles. Toujours attentifs à ne pas publier en vase clos, nous comptons sur les participants aux Apéros des possibles pour nous sortir de notre bulle et de notre zone de confort et nous espérons que cette motivation sera celle de tous.

Lumière sur l’un des plus beaux quartiers de Strasbourg : le journal du Centre national pour la recherche scientifique vient de publier sur son site le résumé d’une étude sur le rapport qu’entretiennent les habitants de la Neustadt à leur quartier. Et conclut à leur attachement à la préservation de ce patrimoine.
Classée en juillet au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco après une intense campagne de la part de la Ville, la Neustadt, construite à la fin du XIXe siècle, propose alors un confort de vie rare pour l’époque, selon Cathy Blanc-Reibel, l’une des sociologues à l’origine de l’étude :
« Beaucoup de bâtiments avaient dès l’origine des ascenseurs, le gaz à tous les étages, des balcons ou encore des jardins privés. »
Certains aménagements récents ont bien sûr été nécessaires (par exemple dans les jardins, pour pouvoir accueillir des bicyclettes et des containeurs de tri).

Mais dans l’ensemble, la sociologue souligne l’attachement des habitants de la Neustadt à l’héritage architectural de ce quartier au style oscillant entre gothique, Art nouveau et riches décorations. Elle cite par exemple l’opposition qu’a rencontré le projet de destruction d’un hôtel, ou encore des assemblées de copropriétaires qui décident la reconstruction d’anciens murs à l’identique.
Le travail des sociologues permet aussi d’interroger le rapport des habitants de la Neustadt à la labellisation par l’Unesco de leur quartier : selon elle, une écrasante majorité d’habitants considère que celle-ci aura un impact positif pour Strasbourg.
Comme Rue89 l’avait déjà expliqué, ce sont surtout des retombées économiques qui sont attendues, notamment au niveau de la fréquentation touristique de la ville. Alain Fontanel, premier adjoint (LREM) au maire de Strasbourg, expliquait alors :
« Le périmètre est doublé [la superficie du territoire classé au patrimoine mondial de l’Unesco est passée de 84 à 183 hectares, NDLR], ce qui est rare dans un cœur de ville. Cette labellisation est un chapitre de plus dans les guides touristiques et donc une incitation à rester plus longtemps ou à revenir. »
La plupart des sites français labellisés ont en effet connu un « effet Unesco », marqué par une hausse de la fréquentation touristique et une multiplication des investissements dans la région.
Sur le site du CNRS : La Neustadt de Strasbourg. Un laboratoire urbain (1871-1930). Collectif : Cathy Blanc-Reibel, Hervé Doucet, Florent Fritsch, Olivier Haegel, François Igersheim, Delphine Issenmann, Jean-Philippe Meyer, Élisabeth Paillard, Marie Pottecher, Frank Schwarz, Marc Spieser. Editions Lieux Dits, Septembre 2017.
Sur Dailymotion : la vidéo d’une vue en 3D du quartier de la Neustadt est toujours disponible.

En 2017, que s’est-il passé d’essentiel dans l’actualité strasbourgeoise ? Avant d’entamer la saison 2018, autant être à jour avec les épisodes 2017 et c’est justement l’objectif de ce quiz.
Alors quel est votre score ? Annoncez-le en commentaires avec vos remarques.

Dans le quartier de l’Esplanade, ce n’est pas la Ville de Strasbourg qui gère les espaces verts et les parkings mais une sorte de grand syndicat de copropriétaires, l’Association syndicale libre de l’Ensemble résidentiel de l’Esplanade (Asere), qui rassemble tous les copropriétaires des lotissements créés en 1962 sur 57 hectares. Comme son nom l’indique, elle n’est pas une association classique, mais une « association syndicale libre. »
À l’époque, l’Asere est née parce que les habitants du nouveau quartier de l’Esplanade souhaitaient garder un contrôle direct sur les aménagements des espaces communs, des espaces verts, des parkings et le chauffage urbain collectif. Jérémy (le prénom a été changé), propriétaire rue d’Oslo, résume : « les routes sont à la ville, mais dès qu’on met un pied sur le pavé, c’est à l’Asere ».
En plus de l’entretien des parcelles devant les immeubles, des fleurs, etc., l’Asere gère quelques gros projets comme, récemment, la rénovation du terrain de tennis, ou la gestion du parking rue de Rome.
Son fonctionnement est pour le moins particulier, pour qui n’est pas habitué, comme Jérémy, qui a découvert lors de son arrivée la manière dont sont prises les décisions de travaux et d’entretien autour de chez lui :
« Quand on devient propriétaire, on adhère automatiquement au syndicat de copropriétaires, qui gère donc les communs, les employés comme le concierge… Et ce sont des entreprises comme Nexity, Foncia qui représentent la copropriété aux assemblées générales de l’Asere… J’ai été un peu surpris du fonctionnement, je ne savais pas que ce serait comme ça avant d’avoir acheté. En-dehors de leur site internet, qui n’affiche aucune actualité, on n’a rien, pas spécialement d’informations ou de communication alors qu’on paie bien une sorte de taxe. »
En fait, chaque copropriété tient des assemblées, puis le syndic la représente à l’AG de l’Asere. Le conseil syndical de copropriété peut aussi mandater un particulier, encore faut-il le savoir. Une sorte de bureau de l’association, appelé syndicat de l’Asere, composé de 5 à 9 membres, fixe l’ordre du jour des AG. Théoriquement, n’importe quel membre de l’association peut « demander l’inscription d’un projet de résolution à l’ordre du jour sous la condition qu’il soit notifié au président au moins 60 jours avant la date de l’assemblée ». Autant dire qu’il vaut mieux s’y prendre bien à l’avance et avant même de connaître la date de la prochaine AG. Car pour celle du 15 décembre, la convocation a été envoyée le 23 octobre, soit… 53 jours avant.

Ce système en pyramide gène un peu Jérémy en termes de lisibilité et de pouvoir de décision :
« Ce sont vraiment les syndics qui gèrent le système, un propriétaire ne peut rien dire. Il ne vote pas directement, c’est le représentant de la copropriété qui vote pour lui. C’est comme avoir une voiture et ne pas avoir son mot à dire sur l’utilisation, la réparation, etc. »
D’autres copropriétaires qui participent aux AG de l’Asere oscillent entre la critique et la volonté de défendre l’institution et le président coûte que coûte. Claude (le prénom a été changé), qui a longtemps siégé aux AG de l’Asere en tant que représentant du conseil syndical de son immeuble, explique que la pratique n’est pas toujours parfaitement démocratique :
« Le phasage entre les AG de copropriétaires et les AG de l’Asere n’est pas toujours bon, alors qu’on évoque des engagements pour de gros travaux, etc. On est plutôt dans une dynamique où les AG de copropriétaires servent à rendre compte de ce qui a été décidé à l’AG de l’Asere. Aussi, je trouve que ce n’est pas très clair, ce qu’il se passe au syndicat de l’Asere. Aux AG, on ne nous dit pas tout il me semble. Et puis le nouveau président, Albert Hernandez, en place depuis l’an dernier, a souhaité que les AG n’aient lieu qu’une fois par an, au lieu de deux fois par an précédemment. »
D’un autre côté, il est philosophe sur les écueils de la structure, qu’il juge utile malgré tout :
« Avec l’ampleur du quartier, on ne peut pas faire voter tout le monde individuellement. Comment faire une démocratie directe avec autant de gens ? Aussi, c’est assez habituel que l’AG ait moins « d’importance » que le syndicat. C’est souvent le cas qu’un bureau gère des affaires courantes et qu’une assemblée entérine. »
Michel est copropriétaire à l’Esplanade depuis dix ans et siège régulièrement aux AG de l’Asere en tant que mandataire de sa copropriété. Il balaie d’un revers de main les critiques d’opacité :
« Chacun peut assister aux AG, il suffit d’y aller, même si chaque propriétaire tout seul ne peut pas voter. Moi j’y vais et j’interviens dans les débats s’il le faut. Les gens n’ont pas envie de s’impliquer puis disent après qu’ils ne sont au courant de rien. Il faut aussi se rendre aux assemblées des copropriétaires pour donner son avis et contribuer à la position qui sera prise par son représentant. Moi j’ai toujours eu une écoute auprès de l’Asere. »
Pourtant, quelques voix dissidentes se font jour quant au statut de l’association, et elles souhaitent s’impliquer. Lors de l’assemblée générale du 15 décembre, le président actuel devait faire face, après un an de mandat seulement, à un opposant, Luc Lefèvre, engagé notamment au club de football Pierrots-Vauban et à l’Ares (association des résidents) par le passé. Une opposition qui voulait notamment changer le statut d’association syndicale en association classique. Mais les membres de l’Asere, à l’image de Michel, affirme que ces voix ne font pas grand bruit :
« Cette proposition est contestée au sein de la plupart des membres de l’Asere. Il y a toujours des soupçons de favoritisme, de détournements. Mais on a des chiffres clairs, des analyses comptables. M. Hernandez fait correctement son travail. En plus je ne suis pas sûr que cela reviendrait moins cher à l’association de quitter le statut d’association syndicale. »
Tout en défendant le bilan de l’Asere, Claude concède qu’il y a « très nettement des tensions » mais qui restent marginales selon lui :
« Je n’ai pas entendu parler de l’opposant, je n’ai même pas reçu ma convocation officielle pour l’AG, mon syndic tarde un petit peu. Je ne sais pas ce que propose ce monsieur, mais de toute façon il y a toujours une petite poignée de critiques, mais ça ne vaut pas le coup d’en faire un chapitre. »
C’est sûr : tous les candidats à la fonction de président doivent normalement postuler par une candidature écrite détaillant leurs engagements. Mais les copropriétaires de l’Esplanade, y compris ceux siégeant à l’Asere, n’en ont pas eu connaissance. Résultat, toujours selon Claude :
« Il n’y a pas grand-chose à dire sur l’AG de décembre. Le président a été réélu à la quasi-unanimité, sans problème particulier. »
Contacté avant et après cette assemblée générale, Albert Hernandez, le président actuel refuse de s’exprimer sur l’association sur le mode « circulez, il n’y a rien à voir. » Quant aux autres personnes contactées, craignant d’être reconnues, elles ont presque toutes souhaité que soient masquées leurs identités ou des caractéristiques qui les désigneraient… Ambiance.
Car si certains résidents aimeraient avoir leur mot à dire, c’est aussi pour une question d’argent. En plus des taxes que paie n’importe quel Strasbourgeois, chaque résident de l’Esplanade s’acquitte en plus d’une participation à l’Asere, prélevée avec les charges. Ainsi en 2015, les habitants d’une tour de 17 étages de la rue d’Oslo, soit 104 logements (dont celui de Jérémy), avaient payé 11 467€ au titre des « gros travaux », somme partagée entre 6 780€ de charges locataires et 4 359€ de charges propriétaires. Chaque foyer de locataire de cette tour a donc versé en moyenne 65€ cette année-là à l’Asere.
Marie est propriétaire d’un appartement rue de Boston depuis 30 ans, et concède :
« C’est sûr que ça rend le quartier un peu plus cher qu’ailleurs. Pour mon 4 pièces, je paye au moins 330€ de charges tous les mois. Je n’ai aucun contact avec l’Asere, et comme je ne suis pas conseil syndical de la copropriété, je ne sais pas grand-chose sur ce qui est fait avec cet argent. »
Jérémy trouve que la structure « brasse beaucoup d’argent » et que des résidents « ont l’impression de se faire un peu avoir », notamment quand on rajoute le prix du stationnement, devenu payant à l’Esplanade il y a un an, alors qu’il était auparavant gratuit. Aujourd’hui, les résidents peuvent prendre un abonnement mensuel à 15€ par mois.

Pour 2018, le simple budget de fonctionnement prévu est de 719 000€, dont 285 000€ de frais de personnel (les personnes qui s’occupe de l’entretien, etc), et les honoraires du secrétaire (28 000€ toutes charges comprises, soit environ 1 200€ par mois) et du président (21 000€ l’année). Le président exécute les décisions de l’AG et du syndicat, assure la gestion du personnel employé et son paiement. Le secrétaire trésorier est responsable de la gestion administrative et comptable de l’association. Il faut ajouter à cela le budget gros travaux, prévu à hauteur de 400 000€ pour 2018, pour des travaux de réfection de revêtements extérieurs, de remplacement de dalles, ou encore de réfections de parking comme celui de la Citadelle.


Pour Claude, il est toujours facile de critiquer quand il s’agit d’argent, alors que l’Asere entreprend des actions conséquentes en plus des entretiens des espaces verts :
« On entend toujours des gens dire qu’ils trouvent que les charges sont chères. La critique est permanente : l’Asere serait mal gérée, il faut réduire les frais etc. Mais si on veut vivre dans un espace commun, il faut bien l’entretenir. Ce n’est pas si cher que cela, ça doit être 10 à 15% des charges. Mais pour certains, 1€ dépensé, c’est déjà 1€ de trop. »
Pour lui, il s’agit juste d’un format particulier de copropriété, un grand terrain privé qu’il convient d’entretenir en y mettant chacun sa part.
Du côté de la commission de contrôle, tout va bien, les dépenses sont correctement affectées. Son dernier rapport, de mars 2017, résumait et approuvait les dépenses de l’exercice 2016 : 687 554€ de gestion, 360 960€ de « gros travaux », et 11 883€ pour rénover le parking de la rue de Rome.
Michel concède que ce système est une « bizarrerie » mais considère qu’une gestion par la Ville serait plus problématique :
« Je ne suis pas sûre que les espaces verts seraient aussi bien entretenus par la Ville. Surtout, la plupart de ces espaces se situent au-dessus de garages en sous-sol, alors la municipalité devrait systématiquement interagir avec les copropriétaires, ce serait plus compliqué. Au final, la gestion des communs de l’Esplanade est un peu un patchwork mais qui fonctionne. »
Tant que personne n’y trouve à redire…

Mettre fin aux bouchons. En quarante ans, l’argument principal pour vendre un projet autoroutier n’a pas beaucoup changé. Au milieu des années 70, la communauté urbaine de Strasbourg souhaite désengorger le trafic sur la place de Haguenau à Strasbourg. Mais le projet de Rocade Nord suscite de vives protestations. Les habitants de Schiltigheim, dont certains craignent que l’autoroute ne passe sous leurs fenêtres, s’opposent au projet. Une Association de défense de l’environnement et des sites naturels de l’agglomération strasbourgeoise (ADEAS, voir la vidéo de l’INA ci-dessus) est créée est 1975. Au coeur de son combat : la protection de la ceinture verte qui sépare les deux villes.
Une rubrique proposée en partenariat avec l’INA Grand Est

Denis Matter, président de l’association Zona Ceinture Verte, se souvient du projet :
« Ce qu’on nommait Rocade Nord dans les années 70, c’est ce qu’on qu’on appelle aujourd’hui l’A350. L’idée, à l’époque, c’était de faire une rocade qui aurait fait tout le tour de la ville. Ils ont donc construit la rocade ouest, la rocade sud et ils ont voulu faire faire la même chose au nord mais ils n’ont construit qu’un morceau : l’A350 qui va jusqu’à l’entrée de Schiltigheim. Le reste, ils ne l’ont pas construit tel que le projet initial l’envisageait. Ce qui ne veut pas dire que la ceinture verte a été préservée, bien sûr. »
Stephan Jonas, ancien professeur de sociologie urbaine, décrit les origines de la ceinture verte dans une étude publiée en 1975 :
« La Ceinture Verte de Strasbourg est-elle un fantôme ou une réalité ? Sa naissance n’a peut-être jamais été déclarée solennellement. Mais elle est née réellement au début du XXe siècle, à la suite du démantèlement des fortifications militaires entourant la ville historique et de la mise à la disposition progressive par l’État aux habitants de l’agglomération strasbourgeoise de toute la zone de défense militaire qui englobait, en plein milieu urbain, les fortifications. »
C’est cette ceinture verte que l’ADEAS souhaitait protéger de la construction d’une énième route, comme l’explique Denis Matter :
« L’ADEAS s’était opposée à la construction de cette rocade nord parce qu’elle passait entièrement dans la Ceinture verte. La Ville possédait le foncier nécessaire grâce à une loi de 1922. Cette dernière cédait les terrains de la Ceinture verte à la Ville pour que les espaces verts soient préservés. Au lieu de le faire, les élus en ont profité pour faire des autoroutes. Les infrastructures de communication constituaient malheureusement une des exceptions autorisées par cette fameuse loi. Sous la mandature du maire de Strasbourg de l’époque, Pierre Pfimlin, l’exception est devenue la règle. »
L’ADEAS, présidée par Ernest Habersetzer, mène la contestation en organisant des réunions publiques d’information. Elle travaille avec des architectes et un étudiant pour proposer une alternative au projet de Rocade Nord. En témoigne ce schéma, publié dans l’étude du professeur Stephan Jonas :

L’ADEAS lance aussi l’alerte dans les médias. Au micro de France Régions 3, pour un reportage intitulé « N’abîmons plus l’Alsace : la Rocade Nord », le président de l’association commence par critiquer les prévisions budgétaires de la communauté urbaine de Strasbourg :
« Ce projet est estimé à 20 millions (de Francs, ndlr) le kilomètre. En réalité, on peut dire que ce montant sera certainement doublé et le projet va se situer de 35 à 40 millions le kilomètre. »
Deux ans plus tard, Ernest Habersetzer se trouve face à la caméra du même journaliste. L’association maintient son propos : des alternatives moins coûteuses et plus efficaces existent. Cet opposant à la rocade nord va même jusqu’à préconiser l’augmentation de transports en commun plutôt qu’une autoroute. Il est accompagné d’un autre représentant de l’ADEAS, M. Dennfeld. Ce dernier défend aussi l’importance de la ceinture verte pour les riverains :
« Vu le déficit d’espaces verts à Strasbourg, qui est de quatre mètres carrés par habitant, alors que les circulaires prévoient qu’il en faudrait au moins dix, il nous parait urgent de préserver ces espaces verts tout près du centre. »
Mais il est déjà trop tard pour la ceinture verte, comme l’explique le journaliste Pierre-Yves Caillot après l’interview du représentant de l’ADEAS :
« Quoiqu’il en soit l’équipement [responsable de la construction de la rocade nord, ndlr] possède déjà 98% des terrains achetés à la Ville de Strasbourg pour une somme avoisinant les 2,5 millions de francs. Quant au reste, appartenant à la ville de Schiltigheim, qui s’oppose à la vente, l’équipement vient de demander l’expropriation. »
Le 19 janvier 1977, une mauvaise nouvelle était déjà parvenue à Ernest Habersetzer. Elle émanait du Conseil d’Etat, suite à une requête pour annuler la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet. Le juge administratif suprême rejettait la demande du président de l’association ADEAS.
René Peugeot a aussi participé à la contestation. Il était membre d’un Groupe d’Action Municipale (GAM) à Schiltigheim. Dans les années 70, de nombreux GAM se sont constitués en France sur fond de critiques des partis et de leur gestion des affaires locales. En plus de son esprit critique de la société de consommation, ce militant était directement touché par le projet de rocade nord :
« J’habitais un immeuble qui allait se retrouver en face d’une autoroute. Alors bien sûr j’étais opposé à ce projet. Mais peu importe mon appartement. A l’époque je combattais déjà le tout-bagnole. Je savais que ce n’était pas une solution pour le transport. Moi je fais du vélo, et j’en faisais déjà à l’époque. »
René Peugeot n’était pas le seul dans cette situation. L’étude du professeur Stephen Jonas mentionne le cas des habitants de la résidence « Le jardin des Roses », située au 10 rue Contades :
« L’étonnement des copropriétaires de la résidence fut grand lorsqu’en novembre 1972, les bulldozers de la Communauté Urbaine de Strasbourg procédèrent à l’abattage de huit grands frênes implantés sur le terrain même de leur propriété. […] C’est ainsi que ces Schilikois de fraîche date purent découvrir que ces travaux de voirie dissimulaient en réalité les préliminaires de travaux bien plus importants, à savoir ceux de la rocade nord. »
Aujourd’hui, après plusieurs décennies de réaménagement, une route à deux fois deux voies passe bien devant cette résidence. Ironie du sort : le bâtiment répond toujours au doux nom de « Jardin des roses ». La ceinture verte qui l’entourait auparavant a pourtant été recouverte par le béton. Le 5 juillet 2017, le président de l’association Zona Ceinture Verte publiait une tribune adressée aux élus de la Ville de Strasbourg : « La ceinture verte est définitivement liquidée, pouvez-vous en être fiers ? » Belle question rhétorique.
Sur Rue89 Strasbourg : notre série d’images d’archives en partenariat avec l’INA

Strasbourg sera sous surveillance pour Nouvel An… comme tous les jours. La CGT Eurométropole a retiré son préavis de grève le 29 décembre. Karim Hadi, secrétaire général du syndicat, avait annoncé une mobilisation des agents de vidéosurveillance le 31 décembre et le 1er janvier. Il se félicite de l’issue de la rencontre avec l’administration et le président de l’Eurométropole :
« Un accord a été trouvé. Nous avons eu des engagements sur les évolutions de carrière et la revalorisation des primes spécifiques. Une attention particulière sera accordée à la pénibilité et la technicité accrue des missions de vidéosurveillance. »
Le 28 décembre, Robert Herrmann, président de l’Eurométropole de Strasbourg, avait assuré « qu’aucune hypothèse n’était exclue pour assurer le bon fonctionnement du service de vidéoprotection. » Selon l’homme politique, la direction n’a jamais rejeté les revendications des agents du service vidéosurveillance :
« Je sais à quel point ce petit groupe d’agents, en service 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, a un travail pénible. Mais nous ne pouvons pas accorder des primes comme ça. Il y a un cadre légal à respecter. »
L’accord entre la CGT et la direction de l’Eurométropole devrait être concrétisé au cours du premier trimestre 2018. Les primes spécifiques seront discutées dans le cadre des négociations sur le nouveau régime indemnitaire des agents de vidéosurveillance.
A partir de 23 heures 30, la célèbre péniche du quai des pêcheurs ouvrira ses portes jusque six heures du matin. Pour Nouvel An, la boîte de nuit reste sur son créneau musical habituel, entre house et disco. L’entrée est à cinq euros avant une heure du matin, huit euros après.
Le Rafiot. Quai des pêcheurs, 67000 Strasbourg (Krutenau).
Horaires : de 23h30 à 6 heures du matin. Tarif : 5 euros avant 1 heure du matin / 8 euros après. Tél. 03 88 36 36 16

En sortant après la fermeture du Studio Saglio, il sera possible de voir les premiers rayons de soleil de 2018. La soirée de Nouvel An y dure de 23 heures 30 à huit heures du matin. Six DJs y produiront une techno aussi sombre que puissante. L’entrée est à 20 euros. Elle inclut une boisson au choix (crémant, punch, bière, shooter, soft).
Le Studio Sagio. 16 rue Saglio, 67100 Strasbourg (Plaine des Bouchers). Horaires : de 23h30 à 8 heures du matin. Tarif : 20 euros.
Tél. 03 88 40 10 02

De 23 heures à sept heures du matin, La Kulture propose une découverte de la scène électro locale. Arômes a déjà fait ses preuves au Rafiot. Ses sets oscillent entre house et disco pour le plus grand plaisir des mélomanes. Ateliers Rotatifs ou Ostalgie ont récemment participé à une compilation d’artistes strasbourgeois, disponible ici. Le prix de l’entrée n’a pas encore été communiqué.
La Kulture. 9 rue des bateliers, 67000 Strasbourg (Krutenau).
Horaires : de 23 heures à 7 heures du matin. Tarif : non communiqué.
Tél. 03 90 40 49 36

Le Next Club fêtera son premier Nouvel An de 23 heures à sept heures du matin. Sur une piste de danse spacieuse, les fêtards pourront danser sur du R’n’B, du Hip-Hop et du rap américain au milieu de la Petite France. L’entrée coûte dix euros.
Le Next Club. 17 rue des Moulins, 67000 Strasbourg (Petite France). Horaires : de 23 heures à 7 heures du matin. Tarif : 10 euros.
Tél. 06 01 04 02 42

La péniche ouvre ses portes de 22 heures à quatre heures du matin. Un DJ y fera danser les amateurs de mojito sur des airs de salsa, de bachata et de tango. L’entrée est gratuite.
Barco Latino. Presqu’île André-Malraux, Angle passerelle Giacometti, 67000 Strasbourg (Neudorf). Horaires : de 22 heures à 4 heures du matin.
Tarif : gratuit. Tél. 03 88 23 59 06
À partir de minuit et jusqu’à sept heures du matin, l’association La Guinguette du Rhin promet « le plus beau réveillon au centre de Strasbourg. » Amateur de jeux de mots depuis plusieurs années, DJ Guinguett’A jouera des tubes des années 80. La réservation peut se faire pour 25 euros jusqu’au 29 décembre minuit. Sinon, il faudra payer 30 euros en caisse du soir. Une coupe de crémant est offerte à l’entrée.
La Guinguette. Salle des fêtes de La Bourse, 1, Place du Maréchal de Lattre De Tassigny, 67000 Strasbourg (Centre-ville). Horaires : de minuit à 7 heures du matin. Tarif : 30 euros en caisse du soir. Tél. 06 82 59 21 73

Le bal masqué se tiendra de 23 heures à 7 heures du matin. L’Intemporel a même rédigé une liste détaillé des différents personnages à incarner : princesses innocentes, espions des Catacombes ou amoureux torturés façon Christian Grey et Anastasia Steele. L’entrée est gratuite.
L’Intemporel. 7 rue de Hannong, 67 000 Strasbourg (Centre-ville).
Horaires : de 23 heures à 7 heures du matin. Tarif : gratuit. Tél. 09 67 76 92 39
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