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Législative partielle : posez vos questions à Éric Elkouby et Jean-Emmanuel Robert

Législative partielle : posez vos questions à Éric Elkouby et Jean-Emmanuel Robert

Comme lors du premier tour, Rue89 Strasbourg, en partenariat avec « Questionnez vos élus », vous propose d’interpeller directement les deux candidats qualifiés au second tour de l’élection législative partielle de Strasbourg.

Notre petit exercice de démocratie participative avait intéressé les Strasbourgeois avant le premier tour de l’élection législative de Strasbourg. 281 questions avaient été posées aux 14 candidats, pour 209 réponses. Après un premier tour dimanche 22 mai marqué par l’abstention (77,71%), Éric Elkouby (PS) et Jean-Emmanuel Robert (LR) se sont qualifiés pour le deuxième tour et tenteront de devenir député de la première circonscription du Bas-Rhin pour un an. Armand Jung (PS) avait démissionné en mars pour raisons de santé.

Avant le deuxième tour dimanche 29 mai, nous vous proposons à nouveau, en partenariat avec « Questionnez vos élus« , d’interpeller les deux candidats encore en lice.

Questionnaires ouverts jusqu’à mercredi 14h

Attention, plusieurs questions ont déjà été posées avant le premier tour et restent visibles, notamment sur la loi travail, l’article 49-3, l’état d’urgence, le GCO, le cumul des mandats… Les réponses restent visibles (vous pouvez relire notre synthèse ici). Il faut que les questions apportent une nouveauté, sinon elles seront modérées par la plateforme. Éric Elkouby avait répondu aux 25 questions qui lui avaient été adressées, tandis que Jean-Emmanuel Robert n’avait répondu qu’à 10 de ses 23 questions (43%).

Jean-Emmannuel Robert et Eric Elkouby, deux quadragénaires pour devenir député de Strasbourg pour un an. Et plus si affinités. (photo JFG et PF / Rue89 Strasbourg)
Jean-Emmannuel Robert et Eric Elkouby, deux quadragénaires pour devenir député de Strasbourg pour un an. Et plus si affinités. (photo JFG et PF / Rue89 Strasbourg)

Il sera possible de poster ses questions jusqu’à mercredi 25 mai, à 14h. Passé ce délai, les candidats auront encore une journée pour poster leurs réponses. Selon la quantité et la qualité des nouveaux échanges, une synthèse sera éventuellement publiée sur Rue89 Strasbourg vendredi.

Vos questions aux candidats


Législative partielle : le PS peut encore gagner une élection

Législative partielle : le PS peut encore gagner une élection

La législative partielle de Strasbourg a livré son verdict à l’issue d’un premier tour marqué par l’abstention. Seulement 22,28% des Strasbourgeois appelés à voter se sont déplacés dimanche 22 mai. Éric Elkouby (PS) vire largement en tête (30,48%) et doit éviter un scénario catastrophe pour devancer Jean-Emmanuel Robert (LR), distancé de 11 points, dimanche 29 mai.

Les législatives partielles mobilisent rarement et celle de Strasbourg n’a pas dérogé à la règle. À ce jeu, Éric Elkouby (Parti socialiste), ancien attaché parlementaire et suppléant d’Armand Jung a su mobiliser ses soutiens et rassembler plus de 30% des votants (4 288 voix) face à 13 opposants. Un score plutôt favorable par rapport aux projections qu’avaient imaginées le PS.

Éric Elkouby « Je suis un homme libre »

Face à lui au second tour, Jean-Emmanuel Robert (Les Républicains), qui incarne une ligne droitière de son parti, a souffert de la division de la droite et du centre. Si on additionne ses 19%, aux voix de Laurent Py (UDI – 7,64%) et de Guillaume d’Andlau (sans étiquette mais au profil centriste – 5,97%) on arrive au total de la liste de centre-droit conduite par Philippe Richert (LR-UDI-Modem) aux régionales (32% en décembre).

Les résultats de la circonscription

Pour espérer créer une surprise, le conseiller municipal d'opposition devra mobiliser des abstentionnistes. Même dans l'hypothèse d'un report total des suffrages FN-UDI-Unser Land et de Guillaume d'Andlau, les 50% ne sont pas atteints. L'écart de 1 615 voix correspond à 2,5% du corps électoral.

On peut donc imaginer que Jean-Emmanuel Robert sera offensif entre les deux tours, tandis que son concurrent essayera d'éviter les faux-pas. Sur son compte Facebook, le candidat de droite a publié qu'il allait "consacrer cette dernière semaine de campagne à mobiliser, à rassembler, à essayer de convaincre encore et toujours."

Les résultats par bureaux de vote

Côté parti socialiste, on se réjouit à l'unisson de ce résultat encourageant, rare par les temps actuels (à la législative partielle dans les Alpes-Maritimes, le PS est arrivé quatrième avec 6,5% des voix). Pour le seul député PS du Bas-Rhin en fonction Philippe Bies, "ce résultat montre qu'il n'y a pas d'alternative à gauche, contrairement à ce qu'on essaye de nous faire croire depuis des mois."

Le maire de Strasbourg, Roland Ries, s'est aussi félicité du score, qu'il voit comme un satisfecit de la politique municipale.

Pour le maire Roland Ries, un satisfecit municipal

Anne-Pernelle Richardot (PS) appelle au rassemblement de la gauche

Même son de cloche pour la première secrétaire départementale, Anne-Pernelle Richardot qui a aussi souligné le faible score "de la gauche donneuse de leçons et qui fait moins de 5%".

Les écolos gardent leurs distances

Mais les appels du pied n'ont pas été entendus. Les écologistes, alliés au PS au sein de la municipalité Strasbourgeoise, ne soutiennent aucun candidat au second tour. En réponse, Éric Elkouby a affirmé être prêt à discuter de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ou des parcs naturels urbains, dossier qu'il porte en tant qu'adjoint au maire.

Le candidat d'Europe Écologie Les Verts (EELV), Simon Baumert rappelle qu'il s'agit avant tout d'une élection nationale :

"Sur les grands dossiers, le libéralisme, le GCO, le 49-3, le nucléaire, il n'y a pas de différence entre les deux partis encore en lice. Cela va peut-être créer des tensions et des pressions au niveau local, mais il faut réfléchir à pourquoi on décide cela. Un partenaire, ça se respecte."

Le même cas de figure s'était produit lors de l'élection partielle de Loire-Atlantique en avril, ce qui n'avait pas empêché le candidat socialiste d'être élu au second tour.

FN et écologistes, seules formations à progresser... en pourcentage

Les écologistes, qui remportent deux bureaux de vote dans le quartier-gare, sont la seule formation à progresser avec le Front national par rapport au premier tour de l'élection de 2012. EELV passe de 6,60% à 9,26%, et le Front national  de 9,4% à 10,4%.

Andrea Didelot (FN) se satisfait de ce score, quoique bien inférieur à celui de Florian Philippot en décembre (16%) :

"Ce sont des scrutins différents et il y avait une possibilité de gagner en décembre, là où c'était plus difficile cette fois-ci. On s'attendait à une progression dans un contexte où le PS et Les Républicains s'écroulent. En passant les 10%, on montre qu'on est la troisième force alternative avec laquelle il faudra composer il faudra dans le contexte municipal pour s'opposer à la politique socialiste, vu que la droite ne le fait pas. Quant au soutien à un candidat, j'aurais pu me poser la question, mais aux départementales en 2015, Jean-Emmanuel Robert avait appelé à voter Éric Elkouby (plus précisément, il n'avait pas donné de consigne de vote, mais indiqué à titre personnel qu'il voterait pour lui face au FN, déjà Andréa Didelot, ndlr). C'est bonnet-blanc et blanc-bonnet."

Pour le politologue Philippe Breton, cette élection marque l'érosion des partis de gouvernement. Toujours par rapport à 2012, le PS chute de 42% à 30% des voix, L'UMP (devenue Les Républicains) de 28% à 19%.

Pour Philippe Breton, "une érosion des partis de gouvernement"

L'universitaire avait pronostiqué avec un collègue une victoire de la droite début mai, en se basant sur les résultats des autres élections partielles. Au vu des résultats, il estime que le candidat de droite "n'a pas su rallier son électorat", aussi bien que ses homologues ailleurs en France.

Autre observation, celle que Laurent Py et Guillaume d'Andlau ont tous les deux incarné une figure du renouveau au centre et ont sûrement divisés des voix d'électeurs très proches. Un constat que partage Laurent Py :

"Si on additionne nos voix on est à 13%, ce qui fait un rapport de 1/3 des voix de la droite et du centre. Notre score est honorable, même s'il n'est pas à la hauteur de l'engagement sur le terrain. On ne peut se satisfaire d'une telle participation, il faut amplifier les efforts qu'on a commencé avec des jeunes. Quant à la question d'un soutien pour un candidat, nous avons un bureau politique lundi à 17h qui tranchera la question."

Jean-Emmanuel Robert (LR) doit remonter 1615 voix dimanche 29 mai pour l'emporter, sous peine de voir ses ambitions politiques freinées par son camp à l'avenir (photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Jean-Emmanuel Robert (LR) doit remonter 1615 voix dimanche 29 mai pour l'emporter, sous peine de voir ses ambitions politiques freinées par son camp à l'avenir (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Parmi les plus petites formations, Daniel Gerber tiré au sort par le collectif "Ma Voix", dont c'était la première élection, se classe septième (4,25%). Il devance des formations plus classiques comme le parti communiste (3,83%), les régionalistes d'Unser Land (3,82%), ou le jeune parti islamo-turc Égalité et Justice, au score anecdotique (2,99%), mais très bien placé dans quelques bureaux de Hautepierre (Murat Yozgat remporte celui l'école Karine avec 24% des voix).

Moins de 10% des électeurs ont voté pour les deux premiers

Ces scores deviennent très relatifs lorsqu'ils sont rapportés au nombre d'électeurs. Les deux finalistes totalisent 6,66%% et 4,15% des inscrits, soit moins de 10% ou de 7 000 voix à eux deux. Dans ces conditions, difficile d'apprécier la légitimité du député qui sera élu pour 378 jours dimanche 29 mai. Un constat qui "interpelle" toutes les formations. Pour quelles suites ?

Législative partielle : Eric Elkouby en tête du premier tour avec 30% des voix

Législative partielle : Eric Elkouby en tête du premier tour avec 30% des voix

Selon des résultats définitifs, Eric Elkouby (PS) est arrivé largement en tête du premier tour de l’élection législative partielle de Strasbourg. Il obtient plus de 30% des voix. Son rival de droite, Jean-Emmanuel Robert (LR) atteint 19%. Vous pouvez retrouver le compte-rendu en direct de la soirée ci-dessous.

Les résultats et les réactions en direct

C’est la fin de ce live, merci de nous avoir suivi. Retrouvez toutes les analyses de la rédaction demain dès 6 heures.
Vous pouvez consulter les résultats définitifs par bureau de vote en consultant la carte après (ultime) rafraîchissement !
Donc, selon les saisies définitives de la Ville de Strasbourg, qui doivent encore être validés par la préfecture du Bas-Rhin, voici les résultats :
    Eric Elkouby (PS) : 30,48% Jean-Emmanuel Robert (LR) : 19% Andréa Didelot (FN) : 10,44% Simon Baumert (EELV) : 9,26% Laurent Py (UDI) : 7,64% Guillaume D’Andlau (ind) : 5,97% Daniel Gerber (Ma Voix) : 4,25% Julien Ratcliffe (PCF) : 3,83% Jean Faivre (UL) : 3,82% Murat Yozgat (PEJ) : 2,99% Salah Keltoumi (LO) : 1,27% Pacha Mobasher (Ind) : 1,01% André Kornmann (Ind): 0 Francis Meynier (Ind) : 0
La participation finale s’est établie à 22,28%.
Deux candidats ont 0 voix : André Kornmann et Francis Meynier.
Suite des résultats : troisième Andréa Didelot (FN) 10,44% des voix, Simon Baumert (EELV) 9,26%.
Carte encore à jour, vous pouvez une nouvelle fois rafraîchir !
Résultats définitifs : Eric Elkouby (PS) avec 30,48% des voix affrontera Jean-Emmanuel Robert (LR) et ses 19% au second tour. L’écart est d’environ 1600 voix.
Carte encore à jour. Un petit F5 pour la dernière version 🙂 !
Europe Écologie Les Verts (EELV) ne donne pas de consigne de vote pour le second tour.
Il reste 1 bureau de vote à dépouiller.
Pernelle Richardot, en charge de la fédération du Parti socialiste dans le BAs-Rhin : « je constate que la gauche au gouvernement fait 30% tandis que la gauche moralisatrice et donneuse de leçons ne dépasse pas 5% ».
Carte mise à jour, vous pouvez rafraîchir encore une fois !
Mise à jour de la carte, veuillez rafraîchir la page 🙂 !
Il reste 6 bureaux de vote à dépouiller.
47 des 65 bureaux de vote ont été dépouillés. Les résultats ne peuvent plus énormément changer.
La participation pour le moment est de 21,42%.
Eric Elkouby (PS) en tête avec environ 30% des votes. Suivent Jean-Emmanuel Robert (LR) avec 19,29% des votes et Andréa Didelot (FN) avec 12%.
Pour l’instant Eric Elkouby (PS) vire en tête, devant la droite et le FN.
Rafraîchissez la page, les résultats sont en train d’arriver…
Premier bureau de vote dépouillé Éric Elkouby (PS) est en tête avec 25 voix devant Andréa Didelot (FN 10 voix), Jean-Emmanuel Robert (LR 10 voix) et Murat Yozgat (PEJ 10 voix).
20 minutes que les bureaux de vote sont fermés et pour le moment pas d’estimation des résultats ni de la participation finale.
Les premiers résultats des bureaux de vote devraient être disponibles dans environ 30 minutes.
Il n’y avait que 12 bulletins de vote pour 14 candidats dans les bureaux de vote aujourd’hui. Deux d’entre-eux n’ont pas souhaité déposer de bulletins. L’avocat André Kornmann qui n’a pas supporté d’être classé « extrême-droite » par la préfecture, alors qu’il souhaitait être catalogué « divers droite » et le Montpellierain Francis Meynier (sans étiquette), qui se présente régulièrement à des élections, mais fait des campagnes « à zéro euro », en estimant que c’est à l’électeur d’imprimer le bulletin de son candidat favori.
12 bulletins de vote pour 14 candidats (photo PF / Rue89 Strasbourg)
12 bulletins de vote pour 14 candidats (photo PF / Rue89 Strasbourg)
L’adjoint au maire Mathieu Cahn (PS) n’a pas fait de mystère de son vote.
La mobilisation pour l’élection législative partielle de Strasbourg n’a guère décollée durant l’après-midi. À 17h, elle est estimée à 15,61% par la Préfecture. À midi, elle était de 6,63%. À titre de comparaison, la participation à Strasbourg était de 33,53% lors du premier tour des élections régionales en décembre à cette heure-ci ou de 39,2% lors des législatives générales en 2012, à la même heure.
L'adjointe au maire écologiste Marie-Dominique Dreyssé a tenu l'un des bureaux de vote aujourd'hui (photo Pierre France / Rue89 Strasbourg)
L’adjointe au maire écologiste Marie-Dominique Dreyssé a tenu l’un des bureaux de vote aujourd’hui (photo Pierre France / Rue89 Strasbourg)

Législative partielle : 6,63% de participation à 12h

Législative partielle : 6,63% de participation à 12h

À la mi-journée, le taux de participation au premier tour de l’élection législative partielle de Strasbourg est de 6,63%.

Les Strasbourgeois ont préféré le beau temps ou la grasse matinée aux bureaux de vote ce dimanche matin. Le taux de participation à midi est estimé à 6,63% par la Préfecture. Au total, 66 922 électeurs inscrits dans les 65 bureaux de vote de la première circonscription du Bas-Rhin, la seule à être limitée à la ville de Strasbourg qu’elle traverse d’est en ouest (voir la carte des bureaux de vote concernés dans notre guide de survie), sont concernés.

16,73% en 2012

À titre de comparaison, la participation était de 14,96% dans le Bas-Rhin (12,9% à Strasbourg) lors du premier tour des élections régionales en décembre ou de 20,71% lors des législatives générales en 2012 (16,73% à Strasbourg).

Le taux de participation à 17h sera également communiqué. Retrouvez notre soirée électorale en direct à partir de 19h. En attendant, vous pouvez (re)-lire les réponses des candidats à vos questions ou les cinq choses à savoir sur ce scrutin atypique.

Les locaux du PS vandalisés

Au rayon des faits-divers, les locaux de Parti socialiste à Neudorf ont été massivement tagués dans la nuit de samedi à dimanche. Les inscriptions reprochent au Parti socialiste sa réforme du code du travail (« Nous sommes déjà précaires ») et d’utiliser l’article 49-3 de la Constitution, c’est-à-dire d’adopter le texte sans le voter, en mettant en jeu la responsabilité du gouvernement (la motion de censure a échoué lors de la première lecture).

Les beats heureux et dansants de Caesaria à la Laiterie jeudi

Les beats heureux et dansants de Caesaria à la Laiterie jeudi

Amateurs de rythmes énergiques et dansants teintés d’électro-pop, Caesaria est fait pour vous. Ce jeune quartette du grand Est chauffera la grande salle de la Laiterie le 26 mai avant que ne déboulent sur scène les Naïve New Beaters.

De prime abord, Caesaria pourrait renvoyer aux clichés de l’Antiquité romaine : l’imposante figure d’un empereur martial et tout-puissant doublée d’une discrète part de féminité qui instillerait l’idée d’une muse face à son Pygmalion.

Caesaria
Le groupe Caesaria (Doc. remis)

Electro-pop rock à la tonalité estivale

Le charme, en tout cas, opère rapidement et Caesaria parvient à séduire son monde grâce à son électro-pop dansante à la vive coloration estivale. A l’écoute, on pense à un savoureux mélange de plusieurs influences « tendance », des Foals à The Rapture en passant par les Kooks, les Wombats, les Subways et les Strokes, sans pour autant verser dans un son saturé par de lourdes guitares. Illustration avec le tout dernier clip en date du groupe, issu de son EP Bring my Ears Back :



Programmé notamment à l’espace professionnel de la dernière édition du Printemps de Bourges avec également, à la clé, une victoire au tremplin du Printemps des grandes écoles après avoir déjà marqué les tympans et les esprits l’an dernier lors du tremplin de la radio RTL2, Caesaria a fait sensation et enchaîné tout récemment avec un autre succès, cette fois-ci à l’occasion du tremplin Music on Stage de Paris.

Une quarantaine de concerts en deux ans

Fougueux et tout bonnement ébouriffants, les quatre vieux potes de lycée (Théo Chaumard, Denis Donlic, Thomas Fariney, Louis Arcens), portés par le label strasbourgeois Try & Dye, avaient déjà frappé fort il y a un an avec un premier mini-album de cinq titres – Sparks of Visions – où dance, funk, britrock et électro-pop donnaient un mélange radicalement explosif. Geometry est l’une des pépites de cet EP :



Déjà fort d’une quarantaine de concerts en deux ans, dont plusieurs passages strasbourgeois au Molodoï, au Camionneur ou au Snooker ainsi qu’une prestation le 1er juillet 2015 en ouverture des Eurockéennes de Belfort, Caesaria cherchera aussi à franchir progressivement la Manche en tablant sur quelques dates anglaises en 2016 et 2017.

Un nouveau clip devrait voir le jour à l’automne prochain pour le très remuant et addictif Wavin’ Goodbye, extrait de l’EP Bring my Ears Back. Mais avant tout cela, Caesaria aura l’occasion d’enflammer la grande scène de la Laiterie, juste avant la folie débridée du trio parisien Naïve New Beaters. Rendez-vous jeudi prochain le 26 mai pour cette déferlante de décibels heureux.

Cinq choses à savoir avant d’aller voter à la législative partielle ce dimanche

Cinq choses à savoir avant d’aller voter à la législative partielle ce dimanche

Vous habitez à Strasbourg quelque part entre le conseil des XV, le centre-ville, Koenigshoffen et Hautepierre et vous apprenez seulement ce matin qu’il y a une élection sur votre secteur. Pas de panique, voici cinq choses à savoir pour effectuer votre geste citoyen en toute sérénité.

1 – Un député élu pour un an

Le député qui succédera à Armand Jung (PS) sera élu pour à peine un an. Lors des élections législatives générales en juin 2017, juste après la présidentielle, les 577 sièges de l’Assemblée nationale seront remis en jeu, pour – peut-être – donner une majorité au nouveau gouvernement.

Certes, il y a plus inspirant comme motivation pour aller voter. Mais en un an, un député peut participer timidement à la fabrique de la loi par des amendements, se faire le relais de situations locales auprès du gouvernement et dispose de 130 000 euros de réserve parlementaire qu’il peut distribuer à des associations, voire sa propre commune… (un mécanisme anti-démocratique contestable mais important). Surtout, il y a des chances que le vainqueur soit réinvesti par sa formation l’année prochaine.

2 – Est-ce que je fais partie des 66 922 concernés ? La carte des 65 bureaux de vote

3 – Un probable duel la semaine prochaine

Avec 14 candidats, on imagine mal l’un d’eux recueillir plus de 50% des voix au soir du dimanche 22 mai. Il y a donc de fortes chances que vous soyez de nouveau appelés aux urnes pour un second tour dimanche 29 mai. Comme aux élections départementales en 2015, il faudra réunir 12,5% des inscrits pour être le troisième candidat lors du second tour.

Autrement dit, même avec une participation exceptionnelle de 50% ce dimanche (elle est en général de 20 à 30% lors des législatives partielles), il faudrait que trois candidats captent plus de 25% des voix pour se qualifier. Bref, n’y comptez pas, ce sera un face-à-face.

Mais au second tour, on se retrouve parfois enfermé dans des non-choix, à éliminer plutôt que de choisir. Le PS qui avait appelé à voter Philippe Richert (LR) lors des régionales en décembre alors que son candidat se maintenait en sait quelque chose. Il est donc d’autant plus important d’adresser son message politique dès le premier tour, où toutes les formations sont représentées, et tenter de qualifier le candidat que l’on souhaite au second tour.

4 – Des répercussions locales

Le candidat PS, Éric Elkouby, s’est toujours posé en « héritier » d’Armand Jung député depuis 1997. Ancien suppléant et attaché parlementaire d’Armand Jung, il lui avait déjà « succédé » au conseil départemental en 2011. Avec des petites réunions et des échanges directs à l’instar de son mentor, Éric Elkouby a tenté de personnifier le scrutin et de mener une campagne locale. Tout autre résultat qu’une victoire de l’adjoint des quartiers Koenigshoffen – Montagne-Verte – Elsau dans cette circonscription « à gauche » serait interprétée comme un désaveu de la politique locale du Parti socialiste, déjà secoué par la démission de deux ajointes, Mine Günbay et Souad El-Maysour, en avril.

À droite, c’est Jean-Emmanuel Robert, habitant de l’Elsau et délégué de la circonscription, qui fait office de candidat local pour « Les Républicains ». Dans l’équipe de campagne en 2002, directeur de campagne en 2007, suppléant en 2012 et aujourd’hui candidat, une défaite l’affaiblirait dans son camp pour la suite, lui qui a aussi subi des revers lors de deux élections départementales.

14 candidats pour un siège de député pour un an (photo Judith Durepaire / Rue89 Strasbourg)
14 candidats pour un siège de député pour un an (photo Judith Durepaire / Rue89 Strasbourg)

Mais dans cette élection ouverte, d’autres partis espèrent créer la surprise ou au moins peser dans le rapport de force local. Les écologistes, alliés du PS à la municipalité qui, aux régionales, comptaient pour 35% des voix de l’ensemble PS-EELV à Strasbourg. Le FN pourra jauger si son ancrage en zone urbaine progresse ou non. Le score de l’UDI, traditionnel allié de la droite qui cherche à s’émanciper, méritera aussi une attention particulière.

Enfin, le résultat des régionalistes d’Unser Land, (5,3% aux régionales sur la circonscription), maintenant que la réforme territoriale est définitivement adoptée, permettra de vérifier de la solidité ou non du mouvement. Le Front de gauche l’avait légèrement devancé (5,7%) en décembre. D’autres inconnues s’ajoutent à l’élection. Est-ce que le châtelain-économiste Guillaume d’Andlau, au parcours dans le milieu associatif et administratif, saura activer ses réseaux ? Le jeune parti communautariste Parti Égalité Justice aura-t-il mobilisé ?

5 – Des répercussions nationales

Mais cette avant-dernière élection législative partielle du quinquennat (une autre se déroule dans les Alpes-Maritimes aux mêmes dates et une autre dans l’Ain début juin) sera aussi scrutée en haut lieu. « À Paris, on pense l’élection favorable, mais si vous les faîtes mentir elle sera commentée », a prévenu le président de l’UDI député-maire de Drancy.

Une défaite du candidat PS dans une circonscription jugée favorable ne renforcerait pas la cote du gouvernement, qui a eu besoin de l’article 49-3 pour faire adopter la « loi travail » en première lecture. Côté droit, si le score de l’UDI est important, cela peut peser lors des négociations pour un accord électoral pour 2017, après les primaires de la droite en novembre. Tout comme le rapport de force entre le PS et les formations sur sa gauche (Europe Écologie, Front de gauche) peut compter dans l’optique de 2017.

Dans le rayon des surprises, le collectif « Ma Voix » et ses candidats tirés au sort dont le seul programme est de consulter les citoyens en ligne a fait de cette élection partielle une répétition générale avant les législatives de 2017. La démarche et son candidat atypique, Daniel Gerber l’ancien libraire au RSA, s’adressent aux déçus de la politique, qui ne se sentent plus représentés. Le résultat risque d’influer sur le dynamisme du mouvement.

Balade nature : le long de l’Ill, d’Illkirch à Ostwald

Balade nature : le long de l’Ill, d’Illkirch à Ostwald

Balade nature. – Du sud au nord de l’agglomération de Strasbourg, la rivière Ill trace sa route, large et toute en méandres. Ses berges, dégagées ou arborées, sont le plus souvent accessibles aux marcheurs un peu curieux. Voici une balade d’Illkirch-Graffenstaden à Ostwald, à la découverte de coins de verdure méconnus, luxuriants et naturels ou, au contraire, très travaillés.

Avant le départ. – Le parcours se fait de préférence à pied (mais peut aussi se faire à vélo), sur une durée d’environ 3 heures, en comptant de courtes pauses. Avec un pique-nique à mi-parcours, comptez 4 heures. Le parcours peut être interrompu à mi-chemin (voir plus loin) et peut se faire pour moitié avec des enfants (jeux et pauses indiqués). Prenez de bonnes chaussures et, si vous n’avez pas de smartphone, munissez-vous de la carte IGN de Strasbourg, avec les sentiers balisés du Club Vosgien.

1 – La Vill’A

Départ. – La balade démarre à l’arrêt de tram Salle des Fêtes (ligne A), au sud d’Illkirch-Graffenstaden. Contournez la salle des fêtes (rénovée en 2013) par la gauche, jusqu’au parking à l’arrière. Prenez ensuite la passerelle piétons-cyclistes de 80 mètres de long vers la Vill’A, avec vue à droite sur l’arrière de l’usine Huron (machines-outils) et sur l’ancienne usine hydroélectrique.

Une pause découverte à la Vill’A n’est pas superfétatoire : ancienne chaufferie industrielle construite dans les années 1920, la nouvelle « maison de l’enseignement et de la pratique des arts » d’Illkirch est un superbe objet architectural. Deux autres bons points : possibilité de pause goûter-déjeuner au Comptoir (avec terrasse dans la Vill’A) et agréable jardin avec vue sur l’Ill. Le tour est accessible entre 7h30 et 21h.

La Vill'A à Illkirch-Graffenstaden, patrimoine industriel transformé en maison de l'enseignement des arts (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
La Vill’A à Illkirch-Graffenstaden, patrimoine industriel transformé en « maison de l’enseignement et de la pratique des arts » (Photos MM / Rue89 Strasbourg)

2 – Le long de l’Ill, en passant derrière l’Illiade

Sortez de la Vill’A par le rez-de-jardin et prenez la passerelle de l’ancienne usine hydroélectrique. En repère, vous pouvez suivre deux marquages du Club Vosgien, visiblement très actif dans le secteur : le cercle et le losange bleus. Par moment, notre parcours recoupe également la piste des Forts. Cette portion de balade permet d’apprécier la végétation abondante en bordure de l’Ill. Le chemin longe aussi la salle de spectacle L’Illiade par l’arrière, ainsi que des immeubles résidentiels plus ou moins récents, avec vue sur l’eau.

Le long de l'Ill, à Illkirch-Graffenstaden (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
Le long de l’Ill, à Illkirch-Graffenstaden (Photos MM / Rue89 Strasbourg)

3 – Le quai de l’Ill et sa vue dégagée

Après un rond-point, plutôt que de prendre à gauche le quai de l’Ill, prenez tout droit le long de l’eau, par le petit sentier privé (ouvert, mais « interdit aux chiens » comme beaucoup de chemins à Illkirch…) d’une résidence (sur-)équipée en terrains de tennis.

Débouchez ensuite sur le quai de l’Ill, où une prairie fleurie s’épanouit le long de la rivière, avec décorations enfantines en métal et bancs sur lesquels lézarder au soleil s’il est présent.

Sentier privé, ouvert au public, le long de l'Ill et quai de l'Ill (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
Petit sentier le long de l’Ill, puis quai de l’Ill et sa prairie fleurie (Photos MM / Rue89 Strasbourg)

Continuez tout droit, en longeant notamment le stade de la Schlossmatt, quai de l’Abreuvoir. Prenez ensuite par le n°42 du quai, un petit chemin pavé le long d’un petit collectif récent. Débouchez sur le parc du Birkenhinsel, avec ses bancs et ses poubelles mises en scène, avec marelle et cadran solaire.

4 – Le parc Baumann au Centre de chirurgie orthopédique et de la main (ex-CTO)

Un peu plus loin, le pont de la Niederbourg part sur la gauche. Ne l’empruntez pas tout de suite. Un crochet s’impose : suivez la piste cyclable sur la droite, rue du Moulin. En face de la maison de retraite (EHPAD) Niederbourg, prenez le passage à droite, encadré de montants en métal, avec panneau « interdit aux chiens » (encore). Vous rentrez dans le domaine Baumann, au milieu duquel se trouve le Centre de chirurgie orthopédique et de la main (CCOM), ancien Centre de traumatologie et d’orthopédie (CTO).

Prenez le chemin de terre qui contourne la villa de style XVIIIème, construite en 1913 par l’ancien maître des lieux, Achille Baumann. Maire d’Illkirch entre 1914 et 1937, l’homme est également connu pour avoir racheté la minoterie d’Illkirch, près de la Niederbourg, avant de la faire reconstruire au Port du Rhin, suite à un incendie. Il devient ainsi en 1903 le premier directeur de ce qui deviendra après guerre les Grands Moulins de Strasbourg.

Découvrez dans le parc une allée topiaire (dont les arbres sont taillés en cônes) et, entre autres, un magnifique séquoia, rare sous nos latitudes. Allées de platanes et de marronniers complètent l’ensemble.

Parc Baumann à Illkirch (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
Parc Baumann à Illkirch (Photos MM / Rue89 Strasbourg)

5 – Le Parc des Bonnes-Gens

Sortez du parc par le portail avant, rue Achille-Baumann. En face, contournez par la droite une cabane en rondins et pénétrez dans le très confidentiel et agréable parc des Bonnes-Gens. A l’écart des grands axes, joliment arboré et tout en longueur, ce parc est idéal pour un pique-nique en famille. Des jeux pour enfants sont disposés en divers endroits du parc, pour tous les âges. Des hamacs permettent de piquer un petit somme après les agapes. Parfait à mi-parcours.

Parc des Bonnes-Gens à Illkirch (Photo MM / Rue89 Strasbourg)
Parc des Bonnes-Gens à Illkirch (Photo MM / Rue89 Strasbourg)

Vous pouvez décider de stopper là la balade. L’arrêt de bus Centre de Traumatologie (lignes 7, 62, 65, 66) est à deux pas, la station de tram Colonne pas très éloignée non plus (10 minutes de marche environ, en traversant le canal).

6 – La Niederbourg

Si vous êtes encore motivé(s) pour un peu plus d’une heure de marche, faites demi-tour, direction le pont de la Niederbourg (rue de la Niederbourg). Traversez l’Ill et prenez le petit chemin tout de suite à droite, le long des immeubles (en face d’une aire de jeu pour enfants). Vous suivez à présent le cercle bleu du Club Vosgien, qui conduit à un terre-plein semi-circulaire, avec vue sur un barrage hydro-électrique. Prenez par la gauche, vers la passerelle de la Niederbourg. Au milieu de cette passerelle, vous quittez Illkirch pour Ostwald !

L'île de la Niederbourg, hérissée d'immeubles résidentiels avec vue sur l'Ill (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
L’île de la Niederbourg, hérissée d’immeubles résidentiels avec vue sur l’Ill (Photos MM / Rue89 Strasbourg)

7 – La forêt de la Nachtweid

Après la passerelle, traversez sur la droite une petite clairière, où sont installés des caches de tir. Cowboys et indiens ? Entrainement au tir ? On ne sait, sinon que le stand de tir d’Ostwald n’est pas bien loin… A droite, passez sous un portique (rouge et blanc) et longez les terrains de sport. Prenez ensuite le chemin indiqué vers le parcours de santé. Vous entrez dans la forêt de la Nachtweid.

L’ambiance de cette forêt est un peu particulière… Zone de nature sauvage, le sentier semble pourtant entretenu à coups de pesticides (végétation jaunie en bordure des chemins), tandis que l’autoroute se fait très fortement entendre. On passe d’ailleurs sous le pont qui la soutient, le long de l’Ill toujours (attention aux moustiques !). Les agrès du parcours de santé s’enchaînent ensuite, tandis que vous suivez toujours le marquage du Club Vosgien (losange bleu). Laissez le parcours d’accrobranche sur votre droite et sortez de la forêt, côté parking.

La Nachtweid, sa nature sauvage, son auberge avec vue sur l'autoroute (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
La Nachtweid, sa nature sauvage, son parcours de santé et son auberge avec vue sur l’autoroute (Photos MM / Rue89 Strasbourg)

8 – Le vieil Ostwald

Prenez à droite, le long du cimetière et de la piste cyclable (rue de la Nachtweid, puis quai Heydt). À gauche, les maisons à colombages très bien entretenues donnent à voir le vieil Ostwald. Sur ce tronçon, plusieurs équipements intéressants : le Château de l’Ill d’abord, hôtel 5 étoiles au parc impeccablement entretenu, le centre sportif et de loisirs, avec une aire de jeux pour enfants et la piscine communale. A noter, tout proche, place Vernois-Mangold, le très agréable restaurant de quartier Le Percheron, ses plats et ses produits locaux.

Prenez à gauche par les rues de l’Ill, du Château, de la Hollau ou du Hohwart (elles mènent toutes au bon endroit), puis à droite par la rue du Général-Leclerc (axe principal d’Ostwald), jusqu’à la station de tram Ostwald – Hôtel de ville (ligne B). C’est le point d’arrivée de la balade.

Pour mémoire, c’est à cet endroit que les associations Opale et Alsace Nature avaient occupé un peuplier pendant plusieurs semaines en 2006, pour protester contre l’abattage d’une partie de la forêt du Kreuzelegert, en vue du percement de l’allée du Bohrie et de l’extension du tram.

Le vieux-Ostwald, le long du quai Heydt (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
Cimetière de la Nachtweid, le vieil Ostwald, le long du quai Heydt, le Château de l’Ill et la station Ostwald-Hôtel de ville (Photos MM / Rue89 Strasbourg)

Je remercie chaleureusement Joël Henry pour m’avoir soufflé l’idée de cette balade ! N’hésitez pas à faire de même, par e-mail : mm@rue89strasbourg.com

Un kamikaze du Bataclan inhumé à Wissembourg

Un kamikaze du Bataclan inhumé à Wissembourg

Selon France Bleu Alsace, très tôt jeudi 20 mai, un terroriste du commando qui avait fait  90 morts au Bataclan, le 13 novembre 2015, a été inhumé au cimetière de Wissembourg, au Nord de Strasbourg.

Foued Mohamed-Aggad a été enterré dans la partie du cimetière réservée aux Musulmans, vers six heures, selon France Bleu Alsace. Ce jeune homme de 23 ans, originaire de Wissembourg, avait été identifié par les enquêteurs comme étant le troisième kamikaze du Bataclan.

« D’après un voisin, entre 20 et 30 gendarmes étaient présents sur place. La tombe a été creusée hier après-midi. Elle est recouverte de tulipes et ne comporte aucune inscription », détaillent les journalistes de France Bleu Alsace.

Le terroriste a été inhumé ce matin, à Wissembourg, ville frontalière avec l'Allemagne dont il est originaire.
Le terroriste a été inhumé ce matin, à Wissembourg, ville frontalière avec l’Allemagne dont il est originaire.

Sept djihadistes strasbourgeois devant les tribunaux à la fin du mois

En 2013, Foued Mohamed-Aggad quitte la France avec neuf autres personnes pour rejoindre la Syrie. Deux y ont perdu la vie et sept autres sont revenus sur le territoire à partir du début de l’année 2014. Ces derniers, dont le frère de Foued Mohamed-Aggad, seront jugés à partir du 30 mai.

Lire l’article de France Bleu Alsace

Deux interpellations en marge de la manifestation contre la loi travail

Deux interpellations en marge de la manifestation contre la loi travail

Suite à un appel des syndicats, 1 500 personnes environ ont défilé jeudi à Strasbourg pour protester contre la loi travail. Deux interpellations ont eu lieu après que des dégradations ont été commises par certains manifestants. Dans la soirée, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat central pour exiger leur libération.

Après l’annonce par le gouvernement de l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution pour que la « loi travail » soit adoptée sans le vote des députés, les principaux syndicats ont appelé à manifester chaque semaine, pour que ses dispositions soient modifiées.

Ainsi, près de 1 500 personnes (1 200 selon la Préfecture, 3 500 selon la CGT) se sont rassemblées jeudi après-midi à Strasbourg pour manifester. Si l’ensemble de la manifestation s’est déroulé dans le calme, certains participants ont commis plusieurs dégradations. De la peinture et des bouteilles en verre ont été projetées sur la façade de la Banque de France et de quelques boutiques.

Suite à ces débordements, deux interpellations ont eu lieu. Sur les réseaux sociaux, un appel à se rassembler jeudi soir devant le commissariat central a été publié pour « exiger la libération [des] camarades ».

comico
La centaine de manifestants était inventive hier pour les chants. « Et tout le monde adore la peinture » ou encore « Laissez nous peindre avec nos copains » se sont ajoutés à leur champ lexical. (Photo PD / Rue89 Strasbourg)

« Libérez nos camarades »

À 19 heures, hier soir, près de cent personnes se sont rassemblées devant le commissariat. Dans le calme, ils ont commencé à scander « libérez nos camarades ». En face, près de 40 policiers en tenue anti-émeutes étaient en faction pour empêcher d’éventuelles intrusions dans le bâtiment. Un commissaire, affectueusement surnommé « Centurion » par les manifestants a alors discuté avec quelques personnes leur annonçant que l’une des deux personnes interpellées avait reconnu les faits qui leur étaient reprochés mais qu’aucun ne serait libéré avant le lendemain matin, faute d’avoir tous les éléments nécessaires au déroulement de l’enquête. Les deux individus n’avaient pas encore été auditionnés jeudi soir.

Pour évacuer les personnes réunies devant le commissariat, le commissaire leur a expliqué que leur départ jouerait en faveur des deux interpellés. Quand certains manifestants se sont indignés de ce chantage, d’autres ont réfléchi aux solutions qui s’offraient à eux :

« Soit on part la queue entre les jambes après avoir attendu pendant deux heures », lance l’un d’eux, « soit on se fait gazer », renchérit une autre.

Aux alentours de 22 heures, la majorité des manifestants et des forces de l’ordre se sont retirés. Quant aux deux manifestants interpellés, ils ont été remis en liberté à l’issue de leur garde à vue. Ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, pour dégradation, le 1er juillet.

Pour remonter les saumons sur le Rhin, EDF veut utiliser… des bateaux

Pour remonter les saumons sur le Rhin, EDF veut utiliser… des bateaux

EDF a inauguré hier une nouvelle passe à poissons sur son barrage de Strasbourg. L’ouvrage doit permettre aux saumons et autres poissons migrateurs de remonter le Rhin, vers les zones de reproduction d’ici 2020. Mais les installations suivantes se font attendre. A la place, EDF veut capturer les poissons et les déposer en amont, après un petit voyage en bateau.

L’ouvrage s’est fait attendre mais c’est désormais chose faite : EDF a inauguré le 19 mai devant la presse une nouvelle passe à poissons sur le site de l’usine hydro-électrique de Strasbourg. Elle doit permettre aux poissons migrateurs de remonter le Rhin malgré le barrage, pour aller se reproduire en amont. Cette avancée s’inscrit dans un vaste programme européen de reconquête du Rhin par les poissons migrateurs d’ici 2020.

Il y a un siècle, le Rhin était le fleuve par excellence de reproduction des saumons. Près d’un million de ces poissons faisait chaque année le chemin depuis le Groenland pour venir frayer dans ses eaux ou celle de ses affluents. Mais l’espèce en a disparu définitivement en 1957.

Après la catastrophe Sandoz de 1986, les pays riverains du Rhin ont décidé de reprendre en main la santé du fleuve à travers la Commission internationale de protection du Rhin. Le retour du saumon s’est alors imposé comme l’horizon symbolique de la réhabilitation écologique du fleuve. La CIPR a déroulé un premier plan Saumon 2000 à partir de 1987, puis un deuxième plan Rhin 2020. En application d’une directive européenne, les pays riverains du Rhin se sont fixés comme objectif de permettre aux saumons et aux poissons migrateurs de remonter le Rhin jusqu’à la ville suisse de Bâle d’ici 2020.

Trois passes à poissons construites depuis 2001 sur le Rhin

EDF, exploitant des dix barrages hydroélectriques du Rhin supérieur, est en première ligne pour atteindre cet objectif. L’entreprise a dû s’engager à mettre en oeuvre des solutions de contournement de ses ouvrages en vue de ce qu’on appelle le rétablissement de la « continuité écologique » du fleuve. À ce jour, elle a déjà construit trois passes à poissons : la première sur son barrage d’Iffezheim en 2001, la seconde sur celui de Gambsheim en 2006 et la dernière à Strasbourg inaugurée jeudi.

Trois barrages équipés sur sept, et il reste quatre ans

La passe à poisson de Strasbourg a coûté 16 millions d’euros, financés par EDF et par l’Agence de l’eau à hauteur de 30%, à quoi s’ajoutent 20 000 heures de travail d’ingénierie. Le premier défi de l’ouvrage et le plus coûteux a été de créer le débit de courant qui permettra aux poissons de trouver l’entrée de la passe, sur le côté du barrage. Une fois attirés, les poissons vont être conduits dans une échelle à poissons, à travers plusieurs bassins espacés par des marches de 20 cm. Ils pourront ensuite se reposer dans une rivière reconstituée de 500 m, avant de repasser une nouvelle échelle à poisson pour arriver au niveau de l’amont du barrage et continuer leur route dans le Rhin.

À quatre ans de l’échéance européenne, seuls trois de ses sept barrages obstacles aux poissons sont donc équipés. Les travaux d’équipements du barrage de Gertsheim sont lancés. Pour la suite, EDF doit encore régler le cas des barrages de Rhinau, Marckolsheim et Vogelgrün. Et c’est là que les choses se corsent. Pour respecter le timing, les pays riverains du Rhin ont admis en 2013 une solution provisoire de transport des poissons, par bateau, entre Rhinau et Vogelgrün, soit sur près de 40 km.

L’idée est de capturer les poissons en aval du barrage de Rhinau, dans des bassins mobiles et de remorquer ces bassins jusqu’à l’amont du barrage de Vogelgrün pour ensuite relâcher les poissons dans le Vieux Rhin. De là, les poissons peuvent continuer leur route sans obstacle jusqu’au barrage de Kembs, lui-même prochainement équipé d’une passe à poissons dans le cadre du renouvellement de sa concession, puis jusqu’à Bâle. En passant par le Vieux Rhin, ils contourneront complètement le canal du Rhin et ses barrages.

La Commission européenne pas d’accord avec la solution française

Aujourd’hui, la France et EDF aimeraient faire de cette solution par transport une réponse définitive. Mais cette approche est loin d’emporter le consensus des pays riverains du Rhin. En mars, la Commission européenne a rappelé le ministère de l’environnement français à ses obligations. Pour elle, la remontée artificielle des poissons par bateau ne participe pas au rétablissement de la continuité écologique du Rhin.

Plusieurs associations de défense de l’environnement viennent d’appuyer ce raisonnement. Pour Roberto Epple, de l’organisation European Rivers Network qui coordonne la campagne Salmon come back depuis 4 ans, après tous les efforts consentis par les pays riverains du fleuve, pas question de « chipoter sur les derniers kilomètres » :

« L’idée d’une barge mobile devait être une solution à court terme car la construction de toutes les passes à poissons prend du temps. Aujourd’hui, on comprend qu’EDF et l’Etat français sont prêts à s’en contenter. C’est une solution de remplacement qui ne peut pas être durable. Elle ne permet pas aux poissons de monter le Rhin par leurs propres moyens donc qu’on ne parle pas de continuité écologique. Sur le plan financier faut-il investir autant pour quelque chose de temporaire ? Ne vaudrait-il pas mieux accélérer la construction des passes à poissons quitte à attendre quelques années de plus pour atteindre Bâle ? Le Rhin est le fleuve saumon par excellence en Europe donc l’ambition doit être à la hauteur. »

À 50 millions d’euros, le provisoire pourrait devenir définitif

EDF assure continuer à chercher des solutions pour installer des passes à poissons classiques sur ses barrages, en parallèle de son projet d’une unique passe à poissons mobile. L’entreprise explique que le développement de passes à poissons sur ses trois dernières usines est plus compliqué que pour les 4 premières car elles sont plus vieilles et de technologies différentes. Le cas le plus fastidieux est celui de l’usine de Vogelgrün, où il faudrait faire franchir aux poissons un dénivelé de plusieurs centaines de mètres.

Mais l’enjeu est avant tout financier. En l’état actuel de ses études préliminaires, EDF estime que la remontée des poissons par barge mobile coûterait entre 40 et 50 millions d’euros, tandis que la mise en place de trois passes à poissons lui reviendrait au moins à 100 millions d’euros.

François Tissier, directeur du département Eau, environnement et territoire de la production hydraulique du Grand Est chez EDF, n’hésite pas à renforcer ce raisonnement par un argumentaire écologique :

« En termes purement économiques, la passe mobile est préférable. Mais elle l’est aussi en termes écologiques. Il faut savoir qu’à chaque passe à poissons à franchir, il y a des saumons qui ne trouvent pas l’entrée. On vise une rendement de 90 à 85% par ouvrage. Par ailleurs, le passage les fatigue. La solution de la passe mobile permettrait moins de retard à la montaison et moins de fatigue pour les poissons. »

Pour développer cette solution de barge mobile, EDF doit encore résoudre deux difficultés : optimiser la méthode d’attraction des poissons vers le bassin mobile et trouver le moyen de gérer la cohabitation des différentes espèces de poissons dans le dispositif, qui ne peuvent pas toutes être mélangées. Le responsable EDF assure que l’entreprise adaptera le rythme de remontée par bateau aux effectifs de poissons :

« On part sur un rythme d’un ou deux transports par semaine. Mais le dispositif sera souple. »

La passe mobile ne transportera pas seulement des saumons adultes, encore rares dans le Rhin, mais aussi les quatre autres espèces de poissons migrateurs du fleuve, la truite de mer, l’anguille, la grande alose, et la lamproie marine, ainsi que les poissons locaux. En tout, 26 000 poissons ont été comptés remontant le Rhin à Gambsheim l’an dernier.

Crédit Photo : Ludovic / Flickr/ cc
L’association Saumon Rhin lâche chaque année entre 300 000 et 500 000 alevins de saumons dans le Vieux Rhin et les affluents de l’Ill, tels que la Fecht, la Doller et la Bruch. L’Allemagne mène de son côté un programme de réintroduction de la grande alose depuis les rivières de la Fôret noire. (Crédit Photo : Ludovic / Flickr/ cc)

À peine 150 saumons adultes à Gambsheim l’an dernier

La population de saumons adultes revenus de mer pour frayer croit lentement dans le Rhin. Depuis 1992, l’association Saumon Rhin relâche chaque année dans les affluents du fleuve plus de 300 000 alevins de saumons, issus pour la plupart de saumon de la Loire. Ces jeunes saumons grossissent un peu sur place puis repartent vivre leur vie en mer. En 2015, Saumon Rhin a décompté 152 saumons adultes, d’environ 80 cm, revenus jusqu’à la passe à poisson de Gambsheim. S’il est encore faible, le chiffre a triplé par rapport à 2011. Cette progression satisfait Patrick Jacquot, salarié de l’association :

« On a un embryon de population qui se crée à nouveau. Notre objectif à terme est de recréer une souche de saumon du Rhin. »

Pour expliquer cette perte d’effectifs entre les saumons réintroduits et les saumons revenus à l’âge adulte, Patrick Jacquot avance différents facteurs :

« Tant que tous les ouvrages sur le Rhin ne sont pas encore équipés de passes à poissons, il y a un très faible taux de reproduction naturel du saumon sur place. Il faut aussi savoir que le taux de survie naturelle des alevins est déjà très faible à la base. En mer, le saumon est une espèce fortement pêchée. Ensuite, leur retour de mer par l’embouchure du Rhin aux Pays-Bas comporte des obstacles partiellement infranchissables pour le moment. Enfin quand les saumons redescendent le Rhin, ce qu’on appelle la dévalaison, il y a de la mortalité à chaque barrage dans les turbines des usines. »

La sécurité de la descente du Rhin encore négligée

Car pour l’heure, les efforts européens se sont concentrés sur la remontée du Rhin par les poissons. Les Pays-Bas réaménagent les écluses du Haringvliet à l’embouchure du fleuve. Elles devraient être franchissables pour les poissons en 2018. Mais le programme européen n’a pas encore réglé le problème de la descente des poissons vers la mer. Les usines du Rhin supérieur ne sont en effet pas aménagées pour faciliter cette dévalaison. À chaque passage d’usine, les poissons risquent d’être broyés dans les turbines.

Les usines du Rhin ont de grosses turbines avec des vitesses de rotation relativement lentes et qui ont donc peu d’impact sur les petits poissons, comme le saumon juvénile. Par contre, la difficulté se pose pour les anguilles adultes qui descendent le fleuve pour aller se reproduire en mer. D’après EDF, leur mortalité est de 7 à 20% selon les usines. En conséquences, la population d’anguilles est en chute libre depuis plusieurs années dans le Rhin. EDF mène un programme de recherche pour évaluer le problème avec la Dreal et l’Onema. Pour l’heure, aucune mesure n’est prise pour sécuriser le passage des poissons par les turbines à la dévalaison.

#Gertsheim#Iffezheim#Rhinau#Vogelgrün

Législative partielle : les réponses des candidats à vos questions

Législative partielle : les réponses des candidats à vos questions

Comment se comportera votre futur député ? Les réponses des 14 candidats sur « Questionnez vos élus » aux internautes ont été nombreuses. Avant de voter dimanche, voici leurs positions.

Qui a dit que l’élection partielle ne passionnait pas ? Les internautes ont posé pas moins de 281 questions aux candidats à la législative partielle qui se tient à Strasbourg les 22 et 29 mai prochains ! Et encore, les doublons ont été modérés par notre partenaire « Questionnez vos élus ». La plateforme a aussi constaté que les interrogations étaient « de meilleure qualité » par rapport aux autres campagnes électorales. Revue des thèmes abordés.

Réforme du code du travail

Sujet d’actualité, les candidats ont été questionnés sur le projet de réforme du code travail de la ministre Myriam El-Khomri. Sans surprise, le candidat PS Éric Elkouby se retrouve bien seul pour défendre le projet de loi du gouvernement, tout en prenant quelques distances :

« Pour ce qui me concerne, je suis favorable à la simplification des procédures administratives en matière d’emploi car il faut encourager les créations d’emploi, c’est une priorité. Néanmoins, ça ne doit pas se faire au détriment de la protection des salariés.« 

Les autres s’y opposent pour différentes raisons. Une régression sociale, côté Simon Baumert (EELV), Julien Ratcliffe (PCF) ou du rapport patronat-salariat pour Murat Yosgat (Parti Égalité et Justice). Un texte qui n’apporte pas assez de réponses pour Jean-Emmanuel Robert (LR), Andréa Didelot (FN). Guillaume d’Andlau aimerait un code du travail différencié entre les petites et les grandes entreprises.

Article 49-3

Pour faire adopter le texte en première lecture, le gouvernement a dû utiliser l’article 49-3 de la Constitution, car une majorité de députés, dont une partie du PS n’étaient pas prêts à voter la loi. Cet article permet d’adopter une loi sans la voter, sauf si les élus votent la démission du gouvernement Sauf que si les députés votent une telle disposition, le président pourrait en représailles dissoudre l’Assemblée nationale et donc certains députés PS n’ont pas souhaité aller aussi loin, notamment par peur de ne pas être réélu et de voir l’élection d’une majorité de députés de droite. Les candidats ont donc aussi été interrogés sur ce point.

Éric Elkouby justifie son utilisation :

« Le recours à l’article 49.3 de notre Constitution est une décision qui peut sembler brutale. Mais elle est parfois nécessaire, en particulier lorsque certains élus veulent délibérément faire de l’obstruction parlementaire. »

Jean-Emmanuel Robert ironise sur les « soucis de mémoire » du PS sur le sujet, qui critiquait la disposition, Mais comme Laurent Py (UDI), il n’est pas défavorable à cet outil inscrit dans la Constitution. Les autres candidats trouvent son utilisation anti-démocratique et révélatrice de la faiblesse du pouvoir.

Pour Pacha Mobasher, le problème est plus large :

« Peut-être que l’application du 49-3 est anti-démocratique, mais c’est seulement parce que le système de base est anti-démocratique. Le 49-3 et son usage par tous les partis politiques de droite comme de gauche le démontrent bien, le choix des électeurs, exprimés dans les urnes, n’est pas respecté lors des votes dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale ! »

Etat d’urgence

Alors que le dispositif militaire de l’état d’urgence vient d’être prolongé une troisième fois jusqu’au 28 juillet, un internaute a voulu savoir la position des candidats. Solidaire du gouvernement, Éric Elkouby est suivi seulement par Francis Meynier. Les autres candidats sont plus ou moins sévères envers le dispositif (restrictions de libertés, inefficacité, outil de communication, aveu de faiblesse…) et tentent de se démarquer. À noter que Jean-Emmanuel Robert, qui a mis la sécurité au cœur de son programme, n’a pas répondu, comme à 57% des questions.

Que faire en un an ?

Un des internautes a bien compris qu’en un an, un député fraîchement élu aura peu d’impact sur la vie publique. L’occasion d’interpeller quatre prétendants sur ce point.

Simon Baumert tiendra à « rappeler ce pour quoi les écologistes se mobilisent » et s’impliquera sur les dossiers locaux (Fessenheim, taxe poids-lourds, GCO), pour Andréa Didelot, son seul rôle sera de « représenter le peuple avec Marion-Maréchal Le Pen et Gilbert Collard »,tandis que Laurent Py s’attellera à interpeller sur la situation du quartier de l’Elsau, notamment aux abords de la prison. Quant au Montpellerien Francis Meynier qui n’a pas imprimé ses bureaux de vote… « On peut toujours rêver » résume-t-il.

Réserve parlementaire

C’est peut-être le pouvoir le plus direct qu’aura le nouveau député élu pour un an seulement : l’usage pour un an de sa réserve parlementaire. Mesure anti-démocratique et parfois clientéliste, bien qu’enfin transparente depuis 2013, elle permet à chaque député de verser jusqu’à 130 000 euros d’argent public à des associations ou des collectivités locales comme bon lui semble.

Seuls Guillaume d’Andlau, Francis Meynier (tous deux sans étiquette) et Simon Baumert (EELV) se disent opposés, même s’ils précisent comment ils l’utiliseraient en attendant. Pour les autres, les domaines ciblés varient : les initiatives locales, notamment économiques (PS, UDI), le culturel et social (PCF), le bien-être et le vivre-ensemble (PEJ, Unser Land, Guillaume d’Andlau), la remise en état des lieux historiques (FN), les quartiers défavorisés (Francis Meynier) ou par une commission d’attribution ouverte à tous (EELV),

l’UDI pour le contrat unique

Le questionnaire nous apprend que l’UDI est favorable au contrat unique, comme l’explique Laurent Py :

« Un CDI pour tous aux conditions d’accès et de sortie facilitées. 87% des embauches se font aujourd’hui en CDD. Supprimer le CDD pour un contrat unique plus flexible permettrait de rassurer les entreprises mais également de lever les discriminations qui pèsent sur les personnes ne CDD (prêt, logement…). »

Cette proposition du prix Nobel d’Économie français Jean Tirole permettrait à chaque salarié d’avoir des droits progressif au fil du temps. Nombre de Français qui n’ont pas vu leurs CDD transformés en CDI seraient toujours sous contrat avec ce dispositif. Une telle mesure a été instaurée en Italie en 2015, mais l’idée est pourtant absente du débat public français. Aucun candidat à la primaire de la droite a reprise l’idée dans son programme.

L’ingénieur ajoute :

« J’ai une nette préférence pour un capitalisme “familial” à l’allemande par rapport à celui “à l’anglo-saxone” vers lequel tire la France »

Locations d’appartement entre particuliers

Thème qui intègre la révolution numérique, sur laquelle les députés français sont assez discrets, celui des locations saisonnières d’appartements entre particuliers, via des sites internet comme AirBnB. Strasbourg et son centre sont particulièrement concernés. Tous les candidats qui ont répondu plaident pour un encadrement, notamment en s’inspirant de ce qui a été fait à Berlin (autorisation de louer seulement une pièce) ou Paris (durée limité à 4 mois par an). L’enjeu est de ne pas interdire les locations ponctuelles, sans pour autant faire concurrence au secteur hôtelier.

Élu et cumul des mandats

Les candidats ont beaucoup été questionnés sur le profil des élus, leurs indemnités et leurs mandats. Pourquoi tant de fonctionnaires sont candidats (mais si peu de femmes) ? Sont ils favorables au cumul en nombre et dans le temps ?

Éric Elkouby, élu multi-casquettes (adjoint au maire, conseiller départemental) plaide pour « statut de l’élu », tout comme Guillaume d’Andlau et Jean-Emmanuel Robert, mais ce dernier propose de réduire leur nombre (600 000). Pacha Mobacher plaide même pour un statut du candidat, pour que l’employeur privé soit aussi conciliant que celui du public. Une différence de traitements que soulève aussi Laurent Py, qui vise plus particulièrement les candidats qui ont déjà un mandat et font campagne sur leur temps de travail. Pour Julien Ratcliffe, c’est avant tout la fracture sociale qu’il faut résoudre, plutôt que d’opposer les salariés

Sur le cumul, la plupart se disent opposés, mais tous ne sont pas vraiment précis. Cinq fixent clairement une limite dans le temps : Simon Baumert (2 mandats maximum), Laurent Py (2) et Murat Yosgat (3), Francis Meynier Guillaume d’Andlau (12 ans, soit 2 mandats). Pour les cumuls au même moment, c’est le flou artistique et il n’est pas obligatoire de passer par une loi. Surprise, Éric Elkouby qui brigue un troisième mandat simultané avec cette élection se dit pourtant défavorable et qu’il appliquera la loi s’il est élu. Il ajoute « l’époque où des candidats se présentent 5 ou 6 fois semble révolue ». Pour Jean-Emmanuel Robert, cumuler un mandat de conseiller municipal et de parlementaire (député et sénateur) est le maximum. Andréa Didelot (FN) est favorable au cumul, même s’il promet de démissionner de son mandat de conseiller régional d’opposition s’il est élu.

À noter qu’à partir de 2017, le cumul des mandats exécutifs sera interdit (par exemple, adjoint au maire et député, vice-président de région ou de département et sénateur, etc). Mais la droite a exprimé son intention de revenir sur cette loi.

L’Ovni Ma Voix

Fidèle à sa démarche qui est de demander l’avis aux citoyens avant d’agir via son site, #MaVoix et son candidat tiré au sort Daniel Gerber répondent souvent qu’il est « impossible de répondre à votre place ». Un internaute demande si le candidat voterait pour la peine de mort si les internautes le souhaitent. Le collectif répond qu’il ne fait des choix par sondage :

« #MaVoix ce n’est pas du choix « par sondage ». #MaVoix défend l’idée d’une participation citoyenne plus active et essaye d’en faire l’expérience. #MaVoix ce n’est pas le culte de la majorité mais le souhait que toutes les voix puissent être entendues. Et au-delà du vote en lui-même, il y a cet objectif de participation citoyenne, de débat, d’implication de tous, de favoriser l’intelligence collective. L’argument de la peine de mort est très souvent cité pour contrer la démarche, mais doit-il empêcher d’expérimenter, de tester de nouvelles pratiques ? »

Les autres candidats ont aussi été questionnés sur cette initiative inédite. Si certains s’y montrent hostiles (Éric Elkouby : « quand on veut hacker l’assemblée, on ne s’y présente pas » ; Andréa Didelot : « il ne fait aucun doute que la fonction nécessite une certaine préparation » / « fantaisie électorale »), d’autres sont au contraire bienveillants (Pacha Mobacher, Francis Meynier, Jean-Faivre). D’accords sur les constats, Murat Yozgat, Julien Ratcliffe et Simon Baumert et Laurent Py pensent néanmoins qu’il faut des projets et valeurs politiques pour porter une candidature.

Rendez-vous entre les deux tours

Salah Keltoumi (Lutte ouvrière) n’a répondu qu’à une seule question, concernant l’article 49-3. Il appelle « les travailleurs » à « mettre en échec la politique anti-ouvrière de ce gouvernement, à condition de ne faire confiance qu’à leurs propres forces ». Il appelle à participer à toutes les manifestations. André Kornmann (extrême-droite), qui a depuis indiqué son intention de ne pas déposer de bulletins à son nom, n’a pas répondu aux questions.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des échanges dans le formulaire de « Questionnez vos élus » (notre article ici). On y parle aussi d’identité régionale, nationale, d’Europe, des intermittents, de séparation des pouvoirs, du GCO etc. L’opération sera renouvelée entre les deux tours.

Le premier bar à chats de Strasbourg ouvre ses portes

Le premier bar à chats de Strasbourg ouvre ses portes

Trois étudiantes ouvrent le premier bar à chats strasbourgeois ce vendredi 20 mai. Cat & Cake accueillera le public 24 rue Thomann, derrière le Printemps du mercredi au dimanche.

Le public n’arrivera qu’à partir du vendredi 20 mai, mais les chats, eux, sont déjà sur place. Eva Da Rosa Santos, 20 ans, Amandine Douvier, 27 ans et Mélodie Collignon, 23 ans, trois étudiantes en BTS Communication à l’IESA (Institut d’enseignement supérieur par alternance) de Strasbourg seront les gérantes du premier bar à chats de la ville, Cat & Cake. Le salon de thé sera ouvert du mercredi au dimanche, de 11h à 19h.

Le concept est importé du Japon où les « nekocafés » (neko signifinant chat en japonais) sont très répandus, en raison de la difficulté de posséder des animaux domestiques.

Boire son café aux côtés d’une dizaine de matous

Le concept est innovant et porteur. L’idée est simple, déguster une pâtisserie accompagnée d’une boisson, entouré d’une dizaine de chats. Les trois jeunes femmes croient très fort aux bienfaits de la “ronronthérapie” :

« La “ronronthérapie” a de nombreux effets bénéfiques sur la santé. Différentes études démontrent que côtoyer des chats permet de baisser sa tension et de diminuer son rythme cardiaque. »

Leur passion commune pour les animaux, et plus particulièrement pour les chats, leur a donné l’envie de monter cette affaire. C’est en partie grâce à un appel au don en février 2016 sur KissKissBankBank, un site de financement participatif, que leur projet a pu voir le jour. En une semaine, l’objectif des 7 000 euros réservés à l’aménagement du café est atteint.

L'inauguration du bar à chats Cat & Cake (Photo JD / Rue89 Strasbourg)
La soirée d’inauguration du bar à chats Cat & Cake (Photo JD / Rue89 Strasbourg)

Si vous souhaitez repartir avec un chat, c’est possible

Les neuf chats proviennent tous de refuges (notamment Lianes et Ethique & Respect Animal) où ils sont récupérés auprès de particuliers qui, ne pouvant plus les assumer, avaient choisi l’euthanasie des animaux. Mais tous ne resteront pas au bar pour toujours explique Amandine Douvier :

« Si nos clients ont un réel coup de cœur pour un chat, ils ont la possibilité de l’adopter. Dans ce cas, nous demandons une participation aux frais vétérinaires. Nous souhaitons absolument éviter les adoptions sur un coup de tête. »

Heureusement, l’établissement ne sert pas d’alcool et ferme à 19h, ce qui évitera le genre de décision en fin de soirée que l’on regrette le lendemain.

Les chats trouvent leur place au milieu des clients (Photo JD / Rue89 Strasbourg)
Les chats prennent place au milieu des clients (Photo JD / Rue89 Strasbourg)

Éco-responsabilité, protection animale et promotion des artisans

« Éco-responsabilité, protection animale et promotion des artisans locaux », ce sont les trois valeurs de Cat & Cake. Les trois jeunes femmes ont tout aménagé par elles-mêmes. Amandine Douvier poursuit :

« Nous tenons particulièrement à l’éco-responsabilité. Ici, nous avons réalisé la déco’ grâce à des palettes recyclées. La protection animale est un autre point très important, et nous sommes très contentes de pouvoir offrir aux chats un nouveau confort de vie, un endroit où ils se sentent bien. Notre troisième valeur, c’est la promotion des artisans locaux. Nous proposons par exemple des boissons venues d’une petite boutique de thé strasbourgeoise, Esprit du Thé. »

Si les chats sont lassés du contact avec le public, une petite salle dans l’arrière-boutique leur est réservée. Le choix du lieu a également été déterminant :

« Nous souhaitions un endroit dans l’hyper-centre afin de toucher touristes et jeunes actifs mais il fallait que ce soit calme pour ne pas stresser les chats, nous avons donc été très exigeantes. Finalement, la rue Thomann répondait à tous nos critères grâce à son emplacement idéal, son calme et sa proximité avec l’hôtel Mercure. »

Une alternance dans son propre bar

Les trois jeunes entrepreneuses se connaissent depuis moins d’un an, mais ont confiance en la réussite de leur bar à chats :

« Nous avons appris à nous connaître dans le cadre de travaux effectués en classe qui ont très bien fonctionné. C’est par la suite que nous sommes devenues amies. »

Elles se consacrent donc à leurs cours les lundi et mardi. S’occuper de leur bar à chats le reste de la semaine constitue les heures de travail en entreprise exigées dans le cadre d’une formation en alternance.

Par ailleurs, Eva, Amandine et Mélodie comptent sur leurs expériences passées dans le domaine de la vente, du management ou de la gestion de stocks pour pérenniser leur société.

De g. à dr. : Eva Da Rosa Santos, Amandine
De g. à dr. : Eva Da Rosa Santos, Amandine Douvier et Mélodie Collignon lors de l’inauguration (Photo JD / Rue89 Strasbourg)

Manifestation pour le régime local de santé et grosse grève CTS samedi

Manifestation pour le régime local de santé et grosse grève CTS samedi

Une manifestation samedi 21 mai à 10h se tient dans trois grandes villes d’Alsace-Moselle. Les gestionnaires du régime local de santé et plusieurs syndicats estiment que la généralisation de la mutuelle d’entreprise obligatoire menace juridiquement l’existence de cette complémentaire publique locale.

Samedi 21 mai, il y aura deux manifestations à Strasbourg et aucune contre la Loi travail ! Celle contre les pesticides et les OGM de Monsanto & consorts s’élancera à 14h du Palais des droits de l’Homme, l’autre concernera la défense du régime local de santé. Le rendez-vous est fixé à 10h à Metz, Mulhouse et Strasbourg, place Kléber à l’appel des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, UNSA, des partis politiques PCF, NPA, Unser Land, Fédération Démocratique Alsacienne et de la confédération syndicale des familles.

Issu des lois allemandes, le régime local de santé, vue comme une mutuelle obligatoire, permet une meilleure couverture des frais de santé, d’environ 90% selon les actes, contre 70% ailleurs en France. Elle n’est financé que par les salariés, qui se voient prélever 1,5% de leur salaire brut en plus qu’autre part. Cette couverture bénéficie à tous ou presque : les chômeurs longue durée, retraités, étudiants, employeurs, etc.

Une mutuelle d’entreprises obligatoires le 1er juillet

Le 1er juillet, les employeurs devront souscrire à une mutuelle d’entreprise obligatoire de leur choix pour couvrir la part entre 90% et 100% des frais du tarif de base de la sécurité sociale. Dans le reste de la France, c’est la même chose, mais pour la part entre 70% à 100%, depuis le 1er janvier (voir graphique). En Alsace-Moselle, ce changement ne concerne que 15% des salariés, les autres ayant déjà une mutuelle d’entreprise.


Le régime local conforté selon les parlementaires

Les gestionnaires estiment que cette adaptation menace le régime local de santé, car les salariés d’Alsace-Moselle prendront en charge 86% des cotisations aux frais de santé sur la part complémentaire (entre 70 et 100% donc), et non la moitié comme ailleurs en France. Ils pensent qu’un employeur d’une autre région pourrait s’estimer lésé et attaquer la décision, tout comme un salarié alsaco-mosellan. Ils auraient souhaité que la gestion de la part entre 90% et 100% soit laissée au régime local et financée par une cotisation employeur de 0,7%.

Pour les quatre parlementaires PS et LR à l’initiative du texte (Philippe Bies, Patricia Schillinger, André Reichardt et Denis Jacquat) c’est l’inverse, le régime local est conforté. Étendre les champs d’action du régime local aurait été illégal et les mutuelles privées auraient pu s’estimer discriminées du marché franco-mosellan. Ils s’appuient entres autres sur un arrêt du Conseil d’État du 16 avril 2016 en ce sens.

Grosse grève CTS

À l’appel de la CGT et la CFDT, plusieurs agents de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) se joignent en mouvement. Le réseau bus et tram sera largement perturbé.

Réseau tram

    Ligne A : un tram toutes les 20 minutes de 6h à 13h30 et toutes les 10 minutes de 13h30 à 20h Lignes B, C et D : un tram toutes les 20 minutes Les lignes E et F ne circulent pas. Ligne G : un bus toutes les 10 à 15 minutes.

Réseau bus

    Ligne 2 : un bus toutes les 30 minutes. Ligne 4 : un bus toutes les 15 à 20 minutes entre Capucins et Hoenheim Gare. Desserte de Wolfisheim Stade, Poteries et Reichstett Mairie toutes les 30 à 40 minutes. Ligne 6 : un bus toutes les 30 minutes entre Pont Phario et Marc Seguin et desserte de Souffelweyersheim et Neiderhausbergen toutes les heures Lignes 12 et 22 : un bus toutes les 40 minutes. Ligne 13 : un bus toutes les 40 minutes. Lignes 14/24 : un bus toutes les 50 minutes environ. Ligne 15 : un bus toutes les 30 minutes. Lignes 17 : un bus toutes les 45 minutes Ligne 19 : un bus toutes les 25 minutes. Ligne 30 : un bus toutes les 50 minutes. Ligne 40 : un bus toutes les 50 minutes uniquement entre Lycée Couffignal et Neuhof Ganzau Ligne 50 (Montagne Verte – Maison Rouge) : un bus toutes les 35 minutes. Desserte de Wacken et Schiltigheim Le Marais toutes les 70 minutes. Ligne 57 : un bus toutes les 30 minutes entre Kibitzenau et Deux Clés. Desserte de Blaesheim et Geispolsheim toutes les heures. Ligne 63 : un bus toutes les 40 minutes. Ligne 67 : un bus toutes les 30 minutes entre Kibitzenau et Deux Clés. Desserte de Plobsheim toutes les heures. Ligne 71 : un bus toutes les 50 minutes (Circuit 4 communes). Arrêts Lampertheim Mairie, Bourgogne et Lampertheim Lorraine non desservis. Consultez la fiche horaire dédiée sur le site web. Ligne 72 : 5 allers retours entre La Wantzenau et Pont Phario. Consultez la fiche horaires dédiée sur le site web. Les lignes 21, 27, 31 et la navette Robertsau circulent de 4h30 à 00h30 selon les fréquencesvhabituelles. Les lignes de Nuit N1, N2 et N3 circulent de 23h30 à 5h30 selon les fréquences habituelles. Les lignes 10, 15a, 29, 62 et 70 ainsi que les services Taxibus ne circulent pas.

Pour informer ses clients, la CTS met en place le dispositif suivant :

    Un numéro vert (appel gratuit depuis un téléphone fixe) : 0800 73 73 15 ; Le site internet : www.cts-strasbourg.eu Le trèfle à quatre feuilles Strasplus proposé à chaque arrêt de bus et chaque station tram et le service SMS pour connaître en temps réel les horaires des deux prochains bus ou trams.

Annulation de la Marche contre les OGM et les pesticides Monsanto samedi

Annulation de la Marche contre les OGM et les pesticides Monsanto samedi

La quatrième marche mondiale contre les produits OGM et les désherbants qui utilisent des pesticides, comme les produits l’entreprise américaine Monsanto, devait se tenir samedi 21 mai à Strasbourg. Elle a été annulée par les organisateurs devant les risques de troubles à l’ordre public.

Mise à jour : les organisateurs de la « Marche contre Monsanto et Consorts » (Syngenta, Bayer, Dow, DuPont, Limagrain, …) qui était prévue à Strasbourg samedi 21 mai à 14h, devant le Palais des Droits de l’Homme, « regrettent amèrement de prendre la décision d’annuler cette manifestation en raison de réels risques de troubles à l’ordre public à l’intérieur ou à l’extérieur du cortège ».

Le communiqué précise en outre :

« Ces troubles émanent de partis politiques et autres très opposés entre eux voulant profiter de cette marche pour régler leurs comptes. Notre service de sécurité prend cette menace très au sérieux et refuse de faire courir des risques aux manifestants pacifistes dont des familles avec enfants. »

Le volet strasbourgeois de la manifestation est donc annulé. Ci-dessous l’article rédigé avant l’annulation.


Pour la quatrième année consécutive, la Marche mondiale contre Monsanto (MaM) & Consorts aura son cortège dans la capitale européenne, comme dans 30 villes en France. Programmée ce samedi 21 mai, elle démarrera devant le Palais des Droits de l’Homme, quai Jacoutot, pour rejoindre la place Broglie, où le collectif « Convergence des luttes en Alsace et ailleurs » tiendra un stand comme chaque mois.

Les amis de la Confédération Paysanne d’Alsace, organisateurs, souhaitent « la reconnaissance du droit à un environnement sain et une nourriture dépourvue de poisons chimiques » et la dénonciation des traités TAFTA/TIPP (accord transatlantique entre UE et États-Unis) et CETA (accord de libre-échange entre UE/Canada) en cours de négociation, car ils remettent en causes des acquis agricoles.

La France, premier consommateur de pesticide d’Europe

Dans leur communiqué, Les amis de la Confédération Paysanne d’Alsace ciblent les produits de la firme américaine Monsanto et de ses concurrents, comme les OGM les pesticides toxiques dont le désherbant « Roundup » est devenu un symbole :

« La MaM est l’occasion de dénoncer collectivement une agriculture intensive, usant de semences génétiquement modifiées (OGM) et dépendantes de pesticides toxiques, sous la coupe de multinationales s’appropriant le vivant, et dont Monsanto est le symbole planétaire, mais pas l’unique représentant (Dow Chemical, Syngenta, Bayer, BASF, DuPont, Limagrain,…). Les citoyens sont également concernés par les préoccupations sanitaires qui pèsent sur eux et leurs enfants, du fait de la dispersion incontrôlée de milliers de molécules synthétiques dans l’environnement. La situation est d’autant plus alarmante que la France est le premier consommateur européen de pesticides et le troisième au niveau mondial. »

En Alsace, la manifestation strasbourgeoise se veut non partisane, citoyenne, autonome, pacifiste et sans drapeau politique. L’an dernier, entre militants d’extrême-droite et du NPA, l’ambiance était quelque peu tendue. Des membres du Front national ont déjà annoncé leur venue pour cette année.

Affiche de la Marche mondiale contre Monsanto (Photo : Les amis de la Confédération Paysanne d'Alsace / doc remis)
Affiche de la Marche mondiale contre Monsanto (Photo : Les amis de la Confédération Paysanne d’Alsace / doc remis)

L’Eurométropole de Strasbourg s’attaque aux logements vacants

L’Eurométropole de Strasbourg s’attaque aux logements vacants

L’Eurométropole de Strasbourg s’attaque aux logements vacants, plus de 3 000 ont été repérés. La collectivité prévoit d’accompagner et d’aider les propriétaires, y compris financièrement.

Haro sur les logements vacants ! Enfin, ceux qui correspondent aux critères, sont vraiment libres, peuvent accueillir des habitants et dont les propriétaires peuvent être retrouvés. Au final, sur une liste de plus de 25 000 logements supposés vacants fournis par l’administration fiscale, il n’en reste que 3 314 vraiment vacants sur les 28 communes de l’Eurométropole de Strasbourg.

Mais qu’importe, malgré les sommes de difficultés qui peuvent empêcher un logement libre d’être mis à disposition sur le marché, l’Eurométropole a décidé de s’attaquer à ce dossier car, rappelle Alain Jund, vice-président (EELV) qui avait inscrit ce sujet au fronton de sa campagne électorale en 2014, c’est « gagnant-gagnant » :

« Les logements qui retrouvent ainsi une utilisation ne consomment pas plus d’espace, ne nécessitent pas de nouvelles infrastructures, permettent de raviver des endroits abandonnés et génèrent un revenu pour la collectivité. Et tout, ça sans charge pour la collectivité. »

3300 appartements sont inutilisés depuis plus de 3 ans à Strasbourg (photo Klovovi / Flickr / cc°
3300 appartements sont inutilisés depuis plus de 3 ans à Strasbourg et son agglomération. (photo Klovovi / Flickr / cc)

3 000€ pour les propriétaires

Sans charge, pas tout à fait. Puisque l’Eurométropole prévoit de subventionner jusqu’à 3 000€ les propriétaires qui remettent sur le marché locatif des logements, un montant auquel peut éventuellement s’ajouter une subvention équivalente en provenance de la commune. Et puis surtout, un temps non négligeable des agents des collectivités est passé à retrouver les propriétaires et à les convaincre de rejoindre le processus d’accompagnement, afin de bénéficier de ces aides et de conventionner leur logement pour qu’ils puissent être loués par des habitants bénéficiant des aides sociales.

Cet effort là n’a pas été quantifié mais lors de la présentation du dispositif jeudi matin, les agents en charge de ce dossier ont indiqué qu’il fallait passer jusqu’à 5 heures par propriétaire pour le convaincre ! Et ce, après que ledit propriétaire, une fois repéré, ait bien voulu répondre à un questionnaire, une démarche que seuls 32% d’entre-eux ont bien voulu faire. Au final, une quarantaine de propriétaires ont accepté l’accompagnement de l’Eurométropole pour réinstaller des habitants dans leurs logements.

Une centaine de logements récupérés par an

Pour Syamak Agha-Babaei, vice-président (PS) en charge de l’habitat, la complexité de ce dossier s’explique :

« Il peut y avoir mille raisons pour lesquels un logement reste vacant. Ça peut aller d’une expérience malheureuse d’impayés ou de dégradations avec un précédent locataire, des travaux lourds nécessaires et qui paraissent hors de portée parce que les propriétaires ne connaissent pas les aides disponibles, des démarches administratives qui peuvent aussi décourager… Notre inventaire montre bien que le parc de logements vacants n’est pas détenu par quelques institutions mais qu’il s’agissait souvent de petits propriétaires, âgés et vivant proche de leur bien. Tout ça prendra donc du temps. »

L’objectif de l’Eurométropole est de remettre sur le marché chaque année une centaine de logements ainsi identifiés. Cet apport permettra d’aider les bailleurs sociaux à répondre à la demande de logements aidés, sans cesse croissante malgré la production de 3 200 logements neufs chaque année dans l’Eurométropole depuis 2010.

Car malgré tout, environ 8 000 personnes sont hébergées dans différents centres d’accueil, correspondant à des situations plus ou moins précaires, un millier de personnes sont en attente dans des hôtels et plus de 200 personnes ne peuvent même pas être abritées chaque nuit par le dispositif d’hébergement d’urgence.

#Taxe sur les logements vacants

Gagnez vos places pour les Eurockéennes

Gagnez vos places pour les Eurockéennes

En partenariat avec les Eurockéennes, Rue89 Strasbourg vous donne la possibilité de gagner 6 pass 3 jours. Le festival se déroulera les 1, 2 et 3 juillet sur la presqu’île du Malsaucy, à 7km de Belfort.

3 jours de festival, 4 scènes en plein air et 60 concerts. Déjà 28 ans que les Eurockéennes de Belfort fédèrent les amateurs de musique en tout genre. Au programme cette année : Les Insus (anciennement Téléphone), Nekfeu, M83, Louise Attaque, Foals, ZZ Top, Beck, Air, The Kills, Lou Doillon, MHD, Disclosure, The Last Shadow Puppets… et bien d’autres à découvrir sur la programmation complète.

 

Le concours est clos.