Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Rassemblement place Kléber dimanche, un an après les attentats du 13 novembre

Rassemblement place Kléber dimanche, un an après les attentats du 13 novembre

Un an après les attentats du 13 novembre 2015, un rassemblement est organisé ce dimanche 13 novembre à 14h, place Kléber à Strasbourg.

Les attaques sur Paris revendiquées par l’organisation dite de l’État islamique (Daesh) avaient provoqué 130 victimes : 90 morts au Bataclan lors d’un concert, 39 sur les terrasses de brasserie de la capitale et un homme tué au Stade de France en marge d’un match de l’équipe de France de football. Au bilan de cette nuit tragique s’ajoutent 413 blessés, dont 99 grièvement.

Un an après, encore 20 personnes sont hospitalisées, 9 à temps plein et 11 viennent en journée pour des soins, tandis que 600 personnes sont suivies pour des troubles psychologiques.

Rassemblement à Strasbourg un an après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.
Rassemblement à Strasbourg un an après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. (illustration par Les cartons)

Aucun signe distinctif

Les organisateurs demandent à ce qu’aucun signe partisan ne soit apporté à cet hommages aux victimes, mais que des fleurs et des bougies soient déposées :

« Nous affirmons que la solidarité, l’égalité, l’ouverture, la liberté, la justice sociale, le respect de l’autre, la fraternité, la laïcité, la liberté de penser et de s’exprimer sont des valeurs qui constituent le fondement de notre démocratie. Nous invitons tous les citoyens et citoyennes à s’engager dans les mobilisations collectives sans bannières, sans drapeaux. Avec une bougie ou fleurs à la main. »

Après l’attaque à Nice en juillet, plusieurs rassemblements éparses avaient été proposés à Strasbourg : au centre administratif, à la préfecture, à l’Université et place Kléber, donnant une image de désunion à l’inverse du message recherché. À notre connaissance, un seul appel est lancé pour ce dimanche.

Huit marchés de Noël dans un centre-ville verrouillé

Huit marchés de Noël dans un centre-ville verrouillé

Le Marché de Noël de Strasbourg sera encore plus sécurisé que celui de l’an dernier. Tous les chalets seront disséminés à l’intérieur de la Grande Île, sur huit sites. L’accès aux véhicules sera fortement restreint et des barrages filtrants contrôleront piétons et cyclistes.

Opération verrou ! Pour être plus sûre, l’édition 2016 du Marché de Noël de Strasbourg se déroulera entièrement dans l’enceinte de la Grande Île. Tous les accès seront soit fermés, soit transformés en postes de contrôle pour véhicules et piétons.

Des restrictions de circulation prendront effet dès vendredi 25 novembre à 14h, jusqu’au samedi 24 décembre à 18h, heure de fin du Marché de Noël cette année, bien que des commerçants et la municipalité espéraient de nouveau le prolonger jusqu’au 31 décembre comme avant 2015.

La municipalité de Strasbourg et la préfecture du Bas-Rhin ont détaillé les mesures de sécurité qui accompagneront le Marché de Noël de Strasbourg 2016 mardi après-midi lors d’une conférence de presse.

Plan d'accès au Marché de Noël 2016 (doc Ville de Strasbourg)
Plan d’accès au Marché de Noël 2016 (doc Ville de Strasbourg)

Plus de véhicules entre 11h et 20h

Comme l’an dernier, plus aucun véhicule autre que ceux des services de secours ne doit circuler ou stationner dans le périmètre, des plots rétractables ont été installés sur les accès routiers du centre historique. Sur les voies de tramway, des fosses ont été aménagées afin de ralentir considérablement une véhicule sur pneus qui les utiliseraient. Le stationnement est interdit dans toute la Grande Île 7 jours sur 7 et 24h sur 24.

Les résidents disposant d’un abonnement sur la voirie peuvent demander une place dans les parkings en ouvrage (via un formulaire à remplir), leur zone étant étendue pendant la période du Marché de Noël. Tous les parkings en ouvrage du centre historique seront fermés, sauf pour les abonnés.

Ces derniers, comme ceux disposant de parkings privés et les abonnés du service d’autopartage Citiz, ne pourront circuler avec leur véhicule que de 20h à 11h. Même chose pour les camions de livraison, dont les chauffeurs devront avoir terminé de ravitailler leurs clients avant 11h. Les automobilistes disposant d’un macaron pourront cependant se garer en journée, en passant par l’un des 4 points de passage.

Pour améliorer l’accès au Marché de Noël en voiture, la municipalité a mobilisé de nouvelles places de parking : 1000 places sur le parking du Tivoli-Wacken, 150 places du parking du centre administratif, place de l’Étoile et 400 places dans le parking de la Petite France, sous le Musée d’Art Moderne et Contemporain, qui étaient précédemment louées à un concessionnaire.

Des arrêts de tramway fermés

La circulation des tramways sera également perturbée du 24 novembre au 24 décembre. La station Broglie ne sera tout simplement pas desservie, de même que la station Homme de fer pendant les horaires d’ouverture des marchés de Noël, soit de 11h à 20h et jusqu’à 21h les vendredis et samedis. La station Langstross Grand’Rue ne sera pas desservie les samedis et dimanches, ni du 19 au 24 décembre pendant l’ouverture des marchés.

En revanche, les stations Porte de l’Hôpital et Alt Winmärik fonctionneront normalement. Tous les arrêts de bus sont desservis normalement.

Des contrôles renforcés

Pour assurer la sécurité de la manifestation, qui doit accueillir pas loin de 2 millions de personnes à Strasbourg, les services de l’État et la municipalité ont mobilisé tous les moyens disponibles. La préfecture fera appel à des forces mobiles et aux militaires de l’opération Sentinelle, qui resteront aux abords du périmètre comme pendant la Grande Braderie.

Les cyclistes sont invités à circuler pied à terre lorsqu’ils traversent le centre-ville. Les forces de l’ordre pourront procéder à des contrôles, fouilles et palpations aléatoires parmi les passants. Place Kléber, un « poste médical avancé » (PMA), sorte d’hôpital de campagne sera installé à la place de l’habituel Village de la solidarité.

Parmi les 21 points d’accès à la Grande Île, 6 seront entièrement fermés et seuls 4 permettront l’accès aux véhicules autorisés pendant les horaires d’ouverture des marchés, 8 ne seront ouverts au trafic des véhicules que de 20h à 11h (voir plan ci-dessus).

Un parcours dans la Grande Île

Pour le maire de Strasbourg Roland Ries (PS), ces mesures de sécurité doivent être prises « de manière positive » :

« L’an dernier, beaucoup de Strasbourgeois ont pu apprécier un centre-ville apaisé, car entièrement rendu à la circulation piétonne. J’invite tous ceux qui viendront à Strasbourg pendant cette période à en profiter de la même manière. »

En charge de la coordination du Marché de Noël, le premier adjoint au maire Alain Fontanel (PS) a indiqué qu’une programmation spécifique serait détaillée ultérieurement :

« Il y a certes moins de places occupées par le Marché de Noël, mais nous avons fait en sorte qu’une déambulation piétonne soit possible dans l’enceinte de la Grande Île, avec un parcours entre les sites. Par ailleurs, s’il n’y aura pas de grande fête d’inauguration place Kléber, il y aura un invité et des moments festifs. »

Roland Ries et Stéphane Fratacci, préfet du Bas-Rhin, ont cependant précisé que si de nouvelles menaces venaient à émerger, ils se réservaient la possibilité de restreindre encore plus la circulation, voire d’annuler le Marché de Noël.

Une première séance sur la requalification de l’A35 avec pro et anti-GCO

Une première séance sur la requalification de l’A35 avec pro et anti-GCO

Le groupe de travail sur la requalification de l’autoroute A35 en boulevard urbain s’est réuni pour la première fois ce mardi 8 novembre. Et surprise, les élus ou opposants au GCO sont finalement de la partie, au moins pour le début.

L’autoroute A35 sera-t-elle un jour un boulevard qui traverse Strasbourg et son agglomération du nord au sud ? Imaginer des feux tricolores, des passages piétons, des transports en commun et des immeubles au bord de cet axe très fréquenté (160 000 à 200 000 véhicules par jour) demande beaucoup d’imagination à ce jour.

« Une aventure de 10 ou 15 ans »

Cette transformation est l’objectif avec la construction du Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, une rocade payante de 24 kilomètres autour de la capitale du Grand Est. À ce stade, un contrat de concession est signé avec la société Arcos (Vinci). Les premières études des sols rencontrent une vive opposition, voire des sabotages, sur le terrain, tandis qu’un recours en justice attaque la validité du contrat. Côté constructeur et État, la mise en service est espérée pour le 30 septembre 2020.

A mi-parcours, la rue de la Montagne-Verte surplombe l'A35 (Photos MM / Rue89 Strasbourg)
A mi-parcours, la rue de la Montagne-Verte surplombe l’A35 (Photos MM / Rue89 Strasbourg)

La requalification de l’A35 interviendrait ensuite. « C’est une aventure de 10 à 15 ans », a prévenu en préambule Robert Herrmann (PS) président de l’Eurométropole et de l’Agence de développement et d’urbanisme de l’agglomération strasbourgeoise (ADEUS) qui pilotera ces travaux.

Déplacer l’aire de stockage vers Entzheim ?

Ce groupe mettra en place des orientations politiques la première année. La deuxième année servira à définir les mesures de court terme et lancer des études pour celles de moyen et long terme. Enfin, l’an 3 servira à élargir le processus et mettre en œuvre les premières mesures. Car même le président du Département du Bas-Rhin, Frédéric Bierry (LR), présent à la séance, a déclaré que l’accessibilité de Strasbourg peut-être améliorée avant la construction du GCO. Voilà une convergence avec les opposants.

Frédéric Bierry a aussi émis une idée nouvelle dans le débat, celle de déplacer l’aire de services et de stockage poids-lourds (prévue au nord du tracé et qui rencontre des oppositions d’agriculteurs) à proximité du parking de l’aéroport d’Entzheim, sous-utilisé et relié à la gare de Strasbourg en 8 minutes par TER.

Deux groupes de travail

Comme prévu, deux groupes seront constitués : un composé d’élus de l’Eurométropole, des maires des 18 communes, du président du Schéma de cohérence territorial (SCOTER), de l’État – toujours propriétaire de la route – par son secrétariat général, de la Région Grand Est par son vice-président en charge des mobilités et du président du conseil départemental du Bas-Rhin. Il se réunira « deux ou trois fois » la première année.

L’autre groupe sera plus technique et se réunira plus souvent, avec des urbanistes et architectes, mais aussi de la Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI), d’associations comme Piétons 67, l’automobile club, l’Association de surveillance et de protection de l’Air (ASPA, future Atmo Grand Est), les sociétés autoroutières Arcos (Vinci) et de la Sanef.

La commune de Brumath, bien que concernée, n’est pas conviée à ce stade car elle a préféré se rattacher à des villes du nord de l’Alsace qu’à l’Eurométropole. Mais la porte reste ouverte si elle le demande a laissé entendre Robert Herrmann.

Alsace Nature et autres opposants de la partie pour le début

En revanche sur un autre aspect, le président de l’Eurométropole a changé d’avis, puisque les associations opposées au GCO ont finalement été conviées, en particulier Alsace Nature un temps jugée pas assez « loyale » pour participer.

L’association des usagers des transports urbains de l’agglomération strasbourgeoise (ASTUS), elle aussi opposée au GCO mais moins en première ligne dans le débat, est de la partie, bien qu’il n’est pas sûr que tout le monde aille au bout de ce processus. Le même questionnement peut habiter les élus écologistes. Le groupe de travail doit plancher sur « l’après-GCO », un terme qui met tout le monde d’accord pour le moment.

Des auditions filmées ?

Robert Herrmann a en outre proposé que les auditions d’association soient filmées en direct dans l’hémicycle de Strasbourg, à l’instar des séances du conseil municipal ou du conseil de l’Eurométropole pour chacun puisse se faire son avis. Des restitutions ponctuelles des travaux au grand public sont prévues.

En direct : les mesures de sécurité du Marché de Noël de Strasbourg

En direct : les mesures de sécurité du Marché de Noël de Strasbourg

Hôpital de campagne place Kléber, plots rétractables pour isoler la grande île, fin des marchés sur les places extérieures, le Marché de Noël de Strasbourg sera encore plus sécurisé que celui de l’an dernier, qui avait déjà des allures de camp retranché. Tous les détails seront donnés lors d’une conférence de presse mardi, à 16h15, à suivre en direct ci-dessous.

Quelles seront les mesures de sécurité qui accompagneront le Marché de Noël de Strasbourg cette année ? La municipalité et la préfecture du Bas-Rhin ont convié la presse ce mardi à 16h30 à l’Hôtel de Ville pour faire le point. Nous vous proposons de suivre en direct cette rencontre.

L’an dernier, après les attentats du Bataclan à Paris, il a été question d’annuler le Marché de Noël à Strasbourg. Finalement, la décision a été prise de le maintenir mais en bouclant le périmètre de l’île centrale, en supprimant l’accès des véhicules et en aménageant des corridors pour la circulation des véhicules de secours et d’intervention. Le résultat avait été un Marché de Noël certes plus restreint, mais aussi plus pacifié notamment grâce à une Grande Île entièrement rendue aux piétons.

La capitale de Noël s'érige de mesures de sécurité encore plus drastiques que celles de l'an dernier (Photo Caroline Alexandre / FlickR / cc)
La capitale de Noël s’érige de mesures de sécurité encore plus drastiques que celles de l’an dernier (Photo Caroline Alexandre / FlickR / cc)

Édition 2016 encore plus verrouillée

Mais après l’attentat de Nice en juillet, où un déséquilibré s’est emparé d’un camion pour foncer dans la foule, des mesures de sécurité supplémentaires ont été exigées par la préfecture du Bas-Rhin à la municipalité pour que se déroule le Marché de Noël 2016. Les éléments nouveaux sont annoncés au compte-goutte mais on sait déjà que les chalets qui ne sont pas dans le périmètre de la Grande Île seront supprimés et que la place Kléber doit être gardée vide pour accueillir un « hôpital de campagne », apte à accueillir des blessés en cas d’attaque.

Plongée avec Jean-Luc Schaffhauser facilitateur du FN avec la Russie

Plongée avec Jean-Luc Schaffhauser facilitateur du FN avec la Russie

Le site internet Streetpress consacre un long portrait à Jean-Luc Schaffhauser. Cet ancien candidat « Rassemblement bleu marine » (listes soutenues par le Front national) à la mairie de Strasbourg en mars 2014, puis élu eurodéputé sur une liste d’Ile-de-France a habitué les spectateurs du conseil municipal à ses interventions multiples et ses votes point par point ou presque.

Un OVNI au FN

A contrario, l’autre élue FN à Strasbourg, Julia Abraham, est beaucoup plus discrète. Elle intervient de manière brève et sélectionnée. Lors d’une séance, les élus frontistes ne s’étaient d’ailleurs pas donné de procuration de vote lors de l’absence d’un des deux. Justement, l’accueil par les militants frontistes alsaciens est évoqué par Streetpress. Certains y voient quelqu’un « venu d’en haut », des milieux huppés et imposé par la direction nationale.

Ancien haut fonctionnaire mais surtout consultant sur le marché russe pour Thalès, Dassault ou Auchan, Jean-Luc Schaffhauser est l’incarnation de récentes prises du FN chez les élites. Ses réseaux ont permis au parti d’extrême-droite de contracter un prêt avec une banque russe. L’enquête fait intervenir de nombreuses sources sur son rôle, son passage du centrisme alsacien à l’extrême-droite ou encore son caractère, en privé ou au Parlement européen. Elle revient sur ses différents voyages à l’est de l’Ukraine dont Rue89 Strasbourg vous avait parlé en novembre 2014 et mars 2015.

Enquête sur ses collaborateurs

L’article nous apprend notamment que des perquisitions sont en cours chez ses collaborateurs dans le cadre d’une enquête sur les assistants des eurodéputés FN, qui seraient rémunérés à d’autres tâches que l’activité parlementaire de leurs employeurs.

Lire l’article complet sur Streetpress.com

La salle de shoot de Strasbourg ouvre ses portes

La salle de shoot de Strasbourg ouvre ses portes

La seconde salle de shoot de France a ouvert ses portes lundi 7 novembre, dans l’enceinte de l’hôpital civil de Strasbourg. Les toxicomanes peuvent désormais s’y rendre pour réduire les risques sanitaires liés à la consommation de drogues, tous les jours de 13h à 19h.

Il s’agit d’une « expérimentation » qui doit durer six ans : deux « salles de shoot » ont ouvert en France. La première a débuté l’accueil des toxicomanes en octobre à Paris et la seconde a ouvert lundi 7 novembre à Strasbourg, dans l’enceinte de l’hôpital civil. Ces salles doivent permettre aux personnes consommant des drogues de pouvoir s’administrer les produits dans un environnement sécurisé.

Car s’injecter de l’héroïne par l’intermédiaire d’une seringue plantée dans les veines, par exemple, génère d’autres méfaits que l’addiction et l’isolement, comme la transmission de virus, des maladies liées à l’injection de substances toxiques dans le sang ou des infections. Dans les salles de shoot, appelées officiellement « salles de consommation à moindres risques », du matériel stérile est fourni aux toxicomanes, et du personnel est présent en permanence.

L'ancien bâtiment de chirurgie thoracique héberge désormais Argos (Photo PF / Rue89 Strasbourg)
L’ancien bâtiment de chirurgie thoracique héberge désormais Argos (Photo PF / Rue89 Strasbourg)

Effets bénéfiques mécaniques

La présence de salle de shoot dans une ville provoque mécaniquement une baisse de la mortalité dans la population toxicomane, et permet d’améliorer la situation sanitaire globale en s’attaquant à la source des contaminations virales.  Adjoint au maire de Strasbourg en charge de la santé, le Dr Alexandre Feltz résume l’objectif :

« Ici, on accueille des personnes malades, on traite et on guérit. Il y aura des appareils pour diagnostique des foyers d’hépatite par exemple et les personnes ainsi détectée seront suivies médicalement et soignées. On va donc supprimer le réservoir viral grâce à des traitements très efficaces. Ces effets bénéfiques profiteront à toute la population, qui aura ainsi moins de chance de contracter une hépatite. »

Installé dans l'enceinte de l'hôpital civil, Argos ne devrait pas trop gêner de riverains (doc remis / Ithaque)
Installé dans l’enceinte de l’hôpital civil, Argos ne devrait pas trop gêner de riverains (doc remis / Ithaque)

Concrètement, la salle de shoot de Strasbourg, baptisée Argos, est ouverte de 13h à 19h, tous les jours, dimanches et jours fériés compris. Elle est située dans l’ancien pavillon de chirurgie thoracique de l’hôpital civil et bénéficie d’un accès direct sur le quai Pasteur.

La personne toxicomane doit venir avec ses produits stupéfiants. Elle n’a « rien à craindre », assure-t-on. La police ne devrait pas procéder à des contrôles d’usagers aux abords de la salle grâce à un accord avec le Procureur de la République. En revanche, ce dernier doit éviter que s’installe autour de la salle une nouvelle zone de deal… Les premiers réglages de cette délicate opération policière seront intéressants à suivre mais là encore, les exemples suisses et allemands prouvent que c’est faisable.

Trois salles, pour trois tempos

Une fois arrivé dans le bâtiment d’Argos, la personne toxicomane enregistre son produit et indique à l’équipe d’accueil, des infirmiers et des travailleurs sociaux, comment il compte se l’administrer. Ces derniers lui donnent alors un kit d’administration à usage unique (voir ci-contre) et un « numéro d’appel », comme au supermarché. À ce stade, le personnel d’accueil reste discret puisque la personne toxicomane, une fois qu’elle a acquis la drogue, n’est guère réceptive.

Lorsqu’une place se libère, il y a six box d’injection, deux pour le sniff et une salle d’inhalation pour « chasser le dragon », la personne a 30 minutes pour consommer son produit. Elle se l’administre elle-même. Puis elle est accueillie ensuite dans une salle de détente, qui se veut la plus chaleureuse possible. C’est là où les travailleurs sociaux d’Ithaque, l’association chargée de conduire cette expérimentation, prendront contact avec les toxicomanes pour voir avec eux leur état de santé et leur situation sociale dans sa globalité.

Le fonctionnement d'Argos (doc remis / Ithaque)
Le fonctionnement d’Argos (doc remis / Ithaque)

« Reconnaître » les toxicomanes

Directrice d’Ithaque, Danièle Bader-Ledit détaille sa mission :

« Notre objectif est de faire venir une population très éloignée des soins, souvent très désocialisée et très fragile. Ce sont des gens auxquels aucune structure n’a accès. En fournissant ce cadre sécurisé, nous permettons un premier contact qui doit, dans un temps plus ou moins long, permettre d’engager un suivi social et sanitaire. C’est pour ça qu’on a appelé cette salle “Argos”, comme le chien d’Ulysse qui fût le seul à le reconnaître à son retour de l’Odyssée, nous serons ceux qui reconnaîtront ces gens comme ayant besoin d’aide et de soins. »

Seize personnes constituent l’équipe d’Argos, huit infirmiers et autant de travailleurs sociaux. Un médecin sera présent deux demi-journées par semaine, un psychiatre, une psychologue et un travailleur social spécialisé dans les dossiers administratifs seront également présents une demi-journée par semaine. Le fonctionnement de la structure doit coûter un million d’euro par an, il sera financé par la Sécurité sociale, via le fonds national de prévention de la Sécurité sociale.

Le kit d'injection, fourni par Argos (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Le kit d’injection, fourni par Argos (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)

Le pavillon de chirurgie thoracique a été sommairement rénové grâce à un investissement de 400 000€ (dont 150 k€ de la Ville de Strasbourg, 150 k€ de l’État, 50 k€ de l’Eurodistrict et 50 k€ des Hôpitaux de Strasbourg).

L’évaluation des bénéfices apportés par les deux salles de shoot françaises sera menée par l’Inserm. En outre, un rapport d’activité annuel précisera le nombre de personnes reçues, et les effets des suivis engagés. Comme Argos s’intéresse à une population nouvelle, par nature inquantifiable, il est difficile d’indiquer combien de personnes sont attendues chaque jour. Ceci dit, Ithaque accueille chaque année plus de mille personne dans ses locaux rue Kuhn et en suit la moitié.

#Danièle Bader-Ledit

Pour sa 12e édition, Augenblick invite l’univers germanique pour dépasser Herzog

Pour sa 12e édition, Augenblick invite l’univers germanique pour dépasser Herzog

Augenblick, le festival de cinéma en langue allemande revient dans les salles d’Alsace pour une douzième édition, qui se déroulera du 8 au 25 novembre. La manifestation propose un large spectre d’oeuvres, au fil d’une compétition diversifiée et de passionnantes rétrospectives.

Un festival de cinéma demeure un travail annuel, un geste de recommencement, une entreprise fragile qui doit, pour survivre, trouver son identité et toucher une audience précise. Beaucoup viennent occuper une niche. Ils se focalisent sur un genre ou, par exemple, sur le concept de « premier film ». Augenblick, qui parvient cette année à sa douzième édition, se confronte ainsi à un triple défi.

Jack, un récit de serial killer en compétition (Photo ?)
Jack, un récit de serial killer en compétition (doc remis)

Survivre à Werner Herzog

En premier lieu, il parait complexe de programmer un festival sur une durée de deux semaines pour ne projeter que des films allemands. Parce que l’Allemagne est encore assez loin du volume de production cinématographique français, l’équipe d’Alsace Cinémas a donc étendue sa sélection à la Suisse, à l’Autriche, au Danemark et enfin au Luxembourg. Il s’agit d’une célébration du verbe, au delà de la nationalité. La manifestation met ainsi en exergue une culture entière et assume sa dimension européenne.

Les festivals bénéficient aussi souvent du confort d’un lieu unique, qui permettrait de fidéliser le spectateur amené à découvrir ou redécouvrir des oeuvres. Mais Augenblick s’étend sur 37 points de projection distincts, disséminés dans toute l’Alsace. Le travail de fidélisation n’en est donc que plus complexe.

Cette particularité, qui permet d’amener des films non distribués en salle jusqu’à Altkirch, par exemple, limite toutefois l’impact de la manifestation. D’autres festivals fondent leur succès sur une habitude de spectateur, sur l’idée que la cinéphilie rassemble, annuellement, en un même lieu pour une même fête. Augenblick doit ainsi survivre sans ce noyau dur de cinéphages stackhanovistes.

Enfin, on se rappellera que le festival avait convié, il y a deux ans, l’un des plus grands cinéastes vivants, Werner Herzog, pour une intégrale en forme d’apothéose. Ce coup de projecteur avait bousculé la forme de l’évènement, mais il lui avait surtout apporté un éclairage salutaire. À présent, il convient de progresser, de surprendre, sans la présence d’une telle icône. Il ne s’agit aucunement de régression, puisque la qualité d’un festival tient avant tout à sa programmation. Mais pour le public strasbourgeois, le nom d’Augenblick sera encore associé pour quelques années à la présence d’une légende du 7ème art.

Copyright Festival Augenblick
Maren Ade (doc remis)

L’opportunisme du choc cannois

Le focus sur Maren Ade est une des plus belles idées de cette sélection 2016. La cinéaste allemande, originaire de Karlsruhe, a été la révélation du dernier festival de Cannes, avec le surprenant et drôlissime Toni Erdmann.

Augenblick choisit donc d’amener ses autres oeuvres au public alsacien, pour lui permettre de comprendre le chemin qui mène à l’explosion d’une réalisatrice jusque-là inconnue. Pour les retardataires, il sera également possible de revoir Toni Erdmann, grand absent du palmarès Cannois.

Ce mini-événement ne devra pas occulter les autres découvertes de la programmation, des coups de coeur à dimension politique, au cycle jeunesse bien fourni, en passant par les titres intrigants de la compétition, comme le surréaliste Aloys ou le glaçant Jack.

De la soirée d’ouverture, à Benfeld, le soir du 8 novembre, à la clôture à Wittenheim le 25 de ce mois, la fenêtre est ouverte pour découvrir tout ce que la langue de Goethe a à offrir sur grand écran.

Gagnez des places pour Chucks mardi 22 novembre

Rue89 Strasbourg et les cinémas Star vous proposent de gagner des invitations pour la projection en avant-première de Chucks, mardi 22 novembre au cinéma Star Saint-Exupéry, en présence du réalisateur Gerhard Ertl. Remplissez le formulaire ci-dessous.

Marché de Noël : les commerçants du marché Broglie craignent d’être les dindons de la farce

Marché de Noël : les commerçants du marché Broglie craignent d’être les dindons de la farce

Où mettre le marché de la place Broglie pendant le marché de Noël ? D’habitude, il était délocalisé un mois place Kléber, même lors de la première édition « bunkerisée » en 2015. Mais cette année, il est pour le moment prévu que les commerçants non-sédentaires replient bagage à 12h, ce qui parait intenable à ces exposants qui se sentent les seuls discriminés au nom d’une manifestation à destination des touristes.

Malgré le soleil, le marché de la place Broglie n’est guère joyeux ce vendredi 4 novembre. Beaucoup de commerçants font grise mine et la plupart ont apposé sur les quelques 70 stands une pétition en faveur du maintien d’un marché au centre-ville en décembre. Beaucoup de clients se montrent réceptifs. Après deux jours, environ 2 000 signatures auraient été récoltées.

Dégager la place Kléber pour des secours

Le nœud du problème ? L’organisation du marché de Noël prévoit de dégager la place Kléber – la seule encore disponible – pour pouvoir y installer un hôpital de fortune à côté du grand sapin et des chalets des associations en cas d’attaque. Un espace déjà libéré lors de la grande braderie en juillet. Or jusqu’ici, les commerçants du marché de la place Broglie des mercredis et vendredis s’y installaient en décembre, puisque leur place habituelle est louée aux chalets des exposants du marché de Noël.

Si tous les détails du dispositif de sécurité ne sont pas encore arrêtés, il est clair que les mesures seront encore plus drastiques qu’en 2015. Une situation justifiée en conseil municipal par le maire Roland Ries (PS) par l’attentat de Nice du 14 juillet. On sait déjà que les marchés des places du Corbeau, de la gare et d’Austerlitz seront rapatriés dans la grande île, que les voitures devront quitter à 11h. Sur quatre ponts, des herses rétractables sont définitivement installées pour éviter toute intrusion de véhicule.

(photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Joli ciel bleu sur le marché place Broglie mais humeur maussade chez les marchands (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Faire place nette pour midi

Pour 2016, les commerçants non-sédentaires ont appris mi-octobre qu’ils sont priés de partir à 12h, contre 14h en temps normal pour l’alimentaire et 18h pour d’autres vendeurs. Dans ces conditions, beaucoup s’interrogent sur la pertinence de continuer à venir, mais aussi si l’argument sécuritaire n’est pas une manière d’évincer leurs stands du centre.

Jacques d’Auria, président du syndicat des commerçants non-sédentaires du Bas-Rhin estime que les marchés sont victimes de discriminations :

« On n’est pas contre la sécurité, ni le marché de Noël, au contraire ! Mais on ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de risque terroriste avant 12h mais pas ensuite. »

La raison invoquée est l’affluence de touristes passée 12h, qui augmente le risque d’attaque. Jacques d’Auria poursuit :

« Les mesures de l’état d’urgence impactent seulement les commerçants non-sédentaires. Tous les chalets de Noël sont maintenus, les zones commerciales ou les boutiques du centre n’ont rien d’imposé. Les marchés sont là toute l’année pour les habitants. Strasbourg n’appartient pas qu’aux touristes. Alors qu’à Colmar c’est exactement l’inverse, les horaires ont été élargies. »

(photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Les représentants des commerçants espèrent pouvoir travailler convenablement cette année (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Question d’argent ? Question d’image ? Dans les rangs on s’interroge. « Nos stands ne sont peut-être pas assez chics pour eux ? », se demande une vendeuse de jus, gâteaux et plats à emporter. Ces doléances sont en tout cas comprises des clients, comme Nicole une habituée dans la file de son primeur, qui a signé la pétition :

« Je marche appuyée sur une canne ou mon cabas de course. J’habite près du tribunal, alors aller jusqu’à la place Kléber passe encore, mais ailleurs c’est trop loin. Le problème à Strasbourg c’est qu’il n’y a pas de marché couvert comme on aurait pu en faire à la Manufacture des Tabacs. »

Même écho chez Martine et son mari pourtant « très attachés au marché de Noël », mais qui ne comprennent pas pourquoi seul leur marché habituel est impacté.

(photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Parmi les « autres » stands, certains proposent tout de même à manger (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

La solidarité des commerçants mis à l’épreuve

Les enjeux ne sont pas tout à fait les mêmes chez les vendeurs de denrées alimentaires, qui ont une autorisation jusqu’à 14h et repartent parfois pour un marché de fin de journée et ceux d’habits, d’objets (dont les brocanteurs, libraires et fleuristes), mais aussi de nourriture à consommer sur place dont la clientèle est surtout présente après 12h. Pour ces premiers, la période de Noël correspond souvent à un trimestre de chiffre d’affaires, tandis que les mois de janvier à mars sont plus difficiles.

Amandine Mebs, marchande d’épices qui a repris un commerce familial estime que le marché de Broglie a pourtant déjà fait des efforts :

« L’an dernier, on a déjà accepté de ne pas venir les trois dimanches, ce qui constitue une perte importante. Les commandes ont été passées en septembre et octobre en pensant qu’on pourrait travailler normalement. Les salaires, il faut toujours les payer. »

La solidarité des commerçants est mise à l’épreuve, mais même chez les vendeurs de nourriture on parle de la situation aux clients ce vendredi. Car partir à midi veut dire remballer vers 11h et donc se priver de la clientèle de la pause entre 12h et 14h. Mais on ne préfère pas le dire trop fort, un marchand confesse que s’être exprimé dans la presse lui a valu des remontrances.

(photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Le thé et les épices, des produits plutôt achetés l’après-midi. Un départ à 12h est difficilement envisageable (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Aller au musée d’art-moderne ?

Du côté de la municipalité, on met les responsabilités sur le compte du préfet, qui irait même « parfois trop loin dans ses exigences » selon le maire en conseil municipal, bien que d’accord avec cette décision précise. La faute du préfet peut-être, mais cet été c’est bien le maire qui signait une tribune pour dire qu’il choisissait de maintenir les festivités à Strasbourg.

Parmi les contre-propositions de la Ville aux commerçants, celle d’aller place du musée d’art moderne. Guère satisfaisant car un marché se tient les mêmes jours à quelques mères rue du Faubourg national où certains commerçants de Broglie ont des employés là-bas. Ils se feraient concurrence à eux-mêmes et cela fait loin pour leurs habitués. Autre idée évoquée dans les allées, pouvoir s’installer place Kléber tous les jours de semaines pendant les soldes en janvier.

L’impression de ne plus être les bienvenus

Ces récriminations alimentent un sentiment diffus de mal-être des commerçants qui disent avoir du mal à trouver leur place à Strasbourg depuis quelques années : lors de la grande braderie leur nombre de stands avait été revu à la baisse ; en août, la brocante de Schiltigheim d’une journée avait été annulée au nom du maintien de la fête de la bière de quatre jours ; les prix de droits de place ont augmenté de 27% en deux ans sans amélioration notable ; il n’y a toujours pas de toilettes sur les marchés et les négociations à Hautepierre ont mis 18 mois à aboutir…

Dernier événement, à une semaine du vendredi 11 novembre (jour férié), aucune date de substitution n’est proposée. « On se se bat pas pour des privilèges, mais juste pour travailler, parfois de 5h à 20h dans le froid avec à peine un sandwich à midi », soupire Sekkal Boumedien co-président du syndicat :

« Avec Éric Elkouby (adjoint en charge des marchés entre 2008 et 2014 NDLR) il y avait des discussions tendues, mais ça ne restait que des mots. Depuis que c’est Robert Herrmann, on a l’impression que tout est fait pour qu’on parte. »

Des commerçants avaient choisi de faire activement campagne entre les deux tours pour la réélection la liste PS-EELV, suite à des engagements. Désormais, ils s’interrogent sur ce choix.

(photo JFG / Rue89 Strasbourg)
On passe dans les allées pour faire signer des pétitions, ici avec le représentant des bouquinistes (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Une manif’ samedi, un rendez-vous obtenu

Ce début de fronde semble avoir fait bouger les lignes. Alors que des demandes de rendez-vous auprès du maire n’avaient eu aucune réponse depuis sa réélection il y a deux ans et demi, un coup de fil en fin de matinée apprend aux représentants qu’un rendez-vous sera possible lundi.

En attendant, la manifestation prévue place Kléber samedi après-midi est maintenue. Il est fort possible que le maire soit également interpellé lors de son passage au marché du boulevard de la Marne, dans le cadre d’une de ses « visites de quartier », prévue au Conseil des XV ce samedi 5 novembre.

(photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Place Broglie et place Kélber le dimanche, alimentation et objets se cotoîent (photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Une semaine décisive

Présente ce jour au marché pour défendre Alain Juppé dans le cadre de la primaire de la droite, la sénatrice et cheffe de file de l’opposition municipale Fabienne Keller (LR) en profite pour noter les doléances des commerçants :

« Nous avons fait une question d’actualité au conseil municipal lundi dernier. Une sortie par le haut serait d’étendre l’heure de départ à 14h, voire 16h, car il n’y a pas la foule à cette heure là, qui vient surtout à la tombée de la nuit pour les illuminations. La population apprécie les marchés pour la proximité et la qualité des produits et on va évidement les soutenir. »

L’ensemble des mesures de restrictions et de sécurité sont encore en discussion au niveau de la Ville de Strasbourg et de la Préfecture. Mais l’inauguration étant programmée le vendredi 25 novembre, tout le monde est conscient que la semaine à venir va être décisive. Une présentation de l’édition 2016 à la presse est prévu mardi 8 novembre.

Mercredi matin, manif de soutien à des syndicalistes poursuivis

Mercredi matin, manif de soutien à des syndicalistes poursuivis

Les syndicats CGT, FO, Solidaires, CNT et FSU appellent à un rassemblement mercredi 9 novembre à 8h devant les locaux provisoires du tribunal de grande instance de Strasbourg, quai Finkmatt, pour protester contre des poursuites engagées par le procureur de la République de Strasbourg contre six syndicalistes (CGT, FO, Solidaires) de Haguenau.

Ils sont poursuivis pour « entrave à la circulation » et « organisation d’une manifestation non déclarée » alors qu’ils avaient participé le 19 mai 2016 à un rassemblement, sur la rocade nord de Haguenau dans le cadre des manifestations contre la loi réformant le Code du travail. Plus de 200 personnes avaient participé à cette action, selon les syndicats, qui avait ensuite pris la forme d’un barrage filtrant.

Les manifestants le 28 avril dernier (Photo PD / Rue89 Strasbourg)
Les manifestants contre la Loi Travail à Strasbourg le 28 avril (Photo PD / Rue89 Strasbourg)

« Criminaliser le mouvement syndical »

Pour les syndicats, ces poursuites sont « inacceptables » car « elles visent à criminaliser le mouvement syndical. » Ils exigent « l’abandon immédiat des poursuites. » Après l’audience, les syndicats prévoient de se rendre en cortège à la préfecture du Bas-Rhin, afin d’y remettre une pétition (à signer ici).

Le Parti communiste a apporté son soutien à cette action. Dans un communiqué, il défend :

« Ces poursuites illustrent la faillite d’un mandat présidentiel marqué par une criminalisation inédite du droit des salariés, des syndicalistes, des populations qui se battent pour l’emploi. Les syndicalistes d’Air-France, les Goodyear, des étudiants à Strasbourg ont été victimes de la même intimidation. Sans parler de tous ces syndicalistes, victimes au quotidien des pressions, chantages et répressions dans leur entreprise comme ce fut le cas par exemple à Isri-France (Merkwiller-Pechelbronn). Criminaliser l’action syndicale, c’est criminaliser les libertés de manifester, de s’exprimer, c’est criminaliser les libertés démocratiques. »

Avec la Revue d’Alsace, les profs d’histoire se parlent entre eux depuis 1850

Avec la Revue d’Alsace, les profs d’histoire se parlent entre eux depuis 1850

Éditée pour la première fois en 1850, la Revue d’Alsace est une publication scientifique rédigée par des profs d’histoire. Elle est diffusée à 700 exemplaires par an. Avec un jeune rédacteur en chef à sa tête et une diffusion numérique, la Revue se donne les moyens de ne pas devenir une publication de vieux pour les vieux. Interview et bonnes feuilles.

Ses locaux occupent une partie du rez-de-chaussée d’une tour de l’Esplanade, à Strasbourg. Là, la Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace (FSHAA) assure une permanence grâce à deux salariées, gardiennes des nombreux rayonnages et cartons de revues et magazines édités par la fédération.

La star des publications de la fédération

Outre les 49 volumes du Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne et ses 14 000 articles, la collection de manuels « Alsace-Histoire » ou le Dictionnaire historique des institutions d’Alsace, la Revue d’Alsace est la star des publications de la fédération.

Rédigée chaque année ou presque depuis les années 1850, par des historiens confirmés ou des étudiants-chercheurs, tous bénévoles, elle continue à explorer des points ultra-précis de l’histoire régionale, pour le plus grand intérêt d’un public acquis, celui des profs et des étudiants en histoire, ou celui des passionnés, actifs dans les quelque 124 associations membres de la fédération.

134 associations, plusieurs milliers de membres affiliés

Dernières adhésions en date : l’Association pour la sauvegarde de la maison alsacienne (ASMA) fin 2015 et l’Association châteaux forts d’Alsace, en 2016 – dont le site fut à l’occasion l’une de nos bases documentaires.

Avec un nombre d’associations adhérentes stable et quelques milliers de membres affiliés, la fédération rassemble aussi bien des associations d’envergure régionale (le Club Vosgien, la Société pour la conservation des monuments historiques d’Alsace…) que des associations « sectorielles » (architecture rurale, châteaux forts, héraldique, généalogie…).

D’autres encore ont un rayonnement purement local (exemple : les Amis du Vieux Strasbourg). La liste complète est sur le site internet de la fédération, où l’on insiste : « L’Alsace fait figure d’exception : plus petite région de France, elle compte le plus grand nombre de sociétés d’histoire dont la quasi-totalité sont affiliées ». Dont acte.

Nicolas Lefort, professeur d'histoire-géo en collège, est rédacteur en chef de la Revue depuis 2 ans (Photo MM / Rue89 Strasbourg)
Nicolas Lefort, professeur d’histoire-géo en collège, est rédacteur en chef de la Revue depuis 2 ans (Photo MM / Rue89 Strasbourg)

Nicolas Lefort, prof d’histoire-géo de 36 ans, enseigne au collège François-Truffaut de Hautepierre à Strasbourg. Depuis deux ans, à la faveur du départ à la retraite de son ancien directeur de thèse François Igersheim, il devient le plus jeune rédacteur en chef de toute l’histoire de la Revue. Interview.

Rue89 Strasbourg : cette Revue d’Alsace, c’est quoi ? C’est lu par qui ?

Nicolas Lefort : « La Revue d’Alsace, c’est d’abord le plus ancien périodique d’histoire régionale en France ! Fondée en 1834 à Strasbourg, elle a revu le jour en 1851 à Colmar. Depuis cette date, elle a été publiée presque sans discontinuer, à l’exception surtout des périodes des deux guerres mondiales. Ensuite, elle est le reflet, la vitrine de la recherche sur l’histoire de l’Alsace. Elle assure la liaison entre le travail historique des universités, des bibliothèques, des archives départementales et municipales d’Alsace, et l’activité des chercheurs appartenant aux sociétés d’histoire. Chaque numéro se compose de 15 à 20 articles, écrits par des spécialistes. On y trouve aussi des résumés de thèses soutenues dans l’année…

Revue d'Alsace 2016 (DR)
Revue d’Alsace 2016 (DR)

Jusqu’en 2015, la revue alternait les numéros entièrement thématiques (« Les fêtes de l’Antiquité à nos jours » en 2015, « la Grande Guerre » en 2013, « les boissons » en 2011) et les numéros « varias », avec des articles sur différents sujets. Les thèmes sont choisis par le comité de rédaction, avec l’aval du conseil scientifique en fonction de l’actualité scientifique, des avancées de la recherche et des grands anniversaires. Les articles sont soumis à l’examen d’un comité de lecture composé d’experts. »

Rue89 Strasbourg : parmi les auteurs, on retrouve des noms connus, tels ceux de Richard Kleinschmager ou de Bernard Vogler. Comment réussissez-vous à renouveler votre stock d’auteurs, mais également les thèmes abordés ?

Nicolas Lefort : « On n’a pas de problème de renouvellement générationnel ! Les auteurs d’articles sont des chercheurs amateurs et professionnels, jeunes et expérimentés, hommes et femmes, français mais aussi étrangers. Il y a bien sûr des auteurs réguliers de la Revue d’Alsace, mais aussi des nouveaux chaque année. En 2016, on trouve notamment des articles de jeunes auteurs titulaires d’un master (Cécile Rivière, Jokine Wehbé), de doctorants (Clément Wisniewski, Laura Kern, Simon Liening, Pierre Krieger) et de jeunes docteurs dont c’était parfois la première publication.

Par rapport aux thèmes, non, tout n’a pas été dit ! C’est une remarque que me font souvent mes élèves de collège : « mais monsieur, on connaît déjà tout sur l’histoire » ! Et bien non, on découvre de nouvelles sources, on réinterprète des documents déjà étudiés 10, 20 fois… Il y a toujours de nouvelles choses à dire ! Bien sûr, certains thèmes restent plus porteurs que d’autres dans le grand public, comme les deux guerres mondiales ou le patrimoine bâti, châteaux forts, maisons alsaciennes… Ce qui ne nous empêche pas de traiter d’autres sujets. Cette année : les reconstructions d’après-guerre en Alsace et, en 2017, 500 ans après le lancement de la Réforme par Luther (1517), « protestants et protestantisme en Alsace ». »

Rue89 Strasbourg : choisir un jeune rédacteur en chef n’est pas neutre. Quel cahier des charges vous a été proposé au moment de votre prise de fonction ?

Nicolas Lefort : « Aucun cahier des charges ! La revue évolue régulièrement par sa forme… Mais c’est vrai que les nouvelles pratiques liées au numérique changent la donne. Ces dernières années, les chercheurs sont de plus en plus en demande de publications en ligne consultables de chez eux. Du coup, trois ans après la sortie de la revue en version papier, tous nos articles deviennent accessibles sur Revue.org, un gros portail de revues de sciences humaines et sociales. De même, les anciens numéros de la Revue d’Alsace, de 1850 à 2006, sont consultables gratuitement en ligne sur le portail Gallica de la BNF.

« Stopper la parution papier : un crève-cœur »

Pour nous, le véritable enjeu est de maintenir notre publication papier [ndlr, 550 à 600 pages, 28€, sur commande auprès de la FSHAA], pour des questions de prestige, de confort de lecture et pour satisfaire une partie de notre lectorat de collectionneurs, tout en faisant connaître notre revue au plus grand nombre grâce à internet. Depuis 10 ans, nous tirons la revue à environ 700 exemplaires par an. Stopper une publication papier de cette nature serait un crève-cœur pour toutes celles et ceux qui s’engagent bénévolement pour la faire vivre ! D’autant que l’intérêt pour l’histoire locale et pour le patrimoine ne faiblit pas, bien au contraire ! »

Bonnes feuilles : la reconstruction de l’Ancienne douane

Tribune : élues écologistes, voici nos engagements pour les cantines

Tribune : élues écologistes, voici nos engagements pour les cantines

Jeanne Barseghian et Françoise Werckmann, conseillères municipales écologistes de la Ville de Strasbourg répondent aux manifestes et interpellations relatives qui demandent la suppression des barquettes en plastique lors du renouvellement du marché de la restauration scolaire.

Mesdames et Messieurs les parents d’élèves, délégués et représentants,

Nous avons pris connaissance avec attention et intérêt les interpellations et préconisations relatives au renouvellement du marché de la restauration scolaire de la Ville de Strasbourg que vous avez formulées.

En premier lieu, nous tenons à saluer le rôle de veille et d’alerte, mais aussi la force de proposition que jouent les collectifs et associations de l’agglomération strasbourgeoise dans l’amélioration continue de nos services publics locaux et, plus largement, de la qualité de vie des habitant-es de notre territoire.

En tant qu’écologistes, la santé de nos enfants et la préservation de notre environnement sont bien sûr au cœur de nos préoccupations. C’est pourquoi nous suivons et contribuons activement au cahier des charges du futur marché de la restauration scolaire de la Ville de Strasbourg qui prendra effet à la rentrée 2017, même si nous ne sommes pas directement en charge du pilotage de ce dossier.

Voici les différents points que nous avons soutenus lors des différentes réunions de travail à ce sujet.

Santé, environnement et qualité des produits

La santé publique et la santé environnementale sont des thématiques qui nous tiennent à cœur et que nous portons activement à la Ville comme à l’Eurométropole de Strasbourg (qualité de l’air, interdiction des néonicotinoïdes, ondes électromagnétiques, etc.).

Dans cette optique nous souhaitons, que les produits locaux issus de l’agriculture biologique prennent une part toujours croissante dans les menus de nos écoles car ils sont synonymes d’une alimentation saine et de qualité, et de pratiques agricoles respectueuses de la santé et de l’environnement. De même, nous promouvons le développement d’une alimentation équilibrée moins carnée et une plus grande fréquence des « repas bons pour la planète ».

Votre alerte concernant les perturbateurs endocriniens et le risque potentiel de migration de certaines molécules contenues dans les barquettes alimentaires nous interpelle. Attachés au principe de précaution, nous préconisons des études complémentaires et en tout état de cause, dès à présent une nécessaire évolution de nos pratiques vers l’abandon de ces barquettes également génératrices de déchets (voir ci-dessous).

Françoise Werckmann à gauche et Jeanne Barseghian à droite (photo Ville de Strasbourg)
Françoise Werckmann à gauche et Jeanne Barseghian à droite (photo Ville de Strasbourg)

Lutte contre le gaspillage et valorisation des déchets

Comme vous le soulignez, l’Eurométropole de Strasbourg est depuis fin 2015 lauréate de l’appel à projet national « Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage » et se fixe des objectifs ambitieux de réduction et de valorisation des déchets. La question des déchets de la restauration scolaire est multiple et doit être prise en compte de l’amont à l’aval :

    Lutte contre le gaspillage alimentaire via des portions plus adaptées et des menus plus simples. Suppression des contenants jetables et non valorisables partout où cela est possible immédiatement (notamment dans les selfs avec le passage à l’inox) et à terme, généralisation à l’ensemble des établissements scolaires grâce à une adaptation des équipements et une formation du personnel lui garantissant des conditions de travail sécurisées et confortables. Pour la période transitoire, nous recherchons des alternatives au plastique notamment par des barquettes en amidon biodégradable ou compostables. Nous souhaitons en effet inscrire différents avenants et variantes dans ce nouveau marché public afin de pouvoir suivre les évolutions technologiques et sanitaires et sortir progressivement des barquettes en plastique durant la période de ce marché. Valorisation des déchets sortants via un tri adéquat permettant le recyclage et mise en place d’une filière garantissant le compostage et/ou la méthanisation des déchets organiques.

Proximité et pédagogie

Parce que nos écoles forment les citoyen-nes de demain, nous sommes convaincus qu’elles sont le lieu privilégié d’apprentissage d’une manière responsable de manger et plus généralement de consommer. Au-delà des éléments évoqués précédemment, il nous semble important de mener actions pédagogiques et expérimentations dans la proximité. Nous portons notamment le passage d’une liaison froide à des cuisines sur place avec un test dans certains établissements comme l’école de la Niederau.

Enfin, nous attachons également une importante particulière à l’intégration d’autres préoccupations dans ce marché de restauration afin de tendre vers toujours plus d’exemplarité : bien-être animal, clauses sociales, produits issus du commerce équitable. Vous l’aurez compris, il s’agit pour nous d’un dossier capital auquel nous travaillons activement afin que les repas distribués chaque jour aux milliers d’enfants dans nos écoles soient toujours plus respectueux de la santé et de l’environnement, et plus généralement, participent d’une éducation à une alimentation et une consommation responsable. Vous pouvez compter sur notre plus grande vigilance.

Jeanne Barseghian,
Françoise Werckmann,
conseillères municipales écologistes de Strasbourg

Désormais au Fossé, Jazzdor prêt à réchauffer Strasbourg et l’atmosphère

Désormais au Fossé, Jazzdor prêt à réchauffer Strasbourg et l’atmosphère

Le festival Jazzdor débute vendredi, avec une trentaine de dates, sur une douzaine de lieux dont un nouveau quartier général : le Fossé des XIII à Strasbourg. Après trente ans passés à mettre en avant le jazz qui ose, innove et progresse, Philippe Ochem envisage enfin l’avenir avec sérénité.

L’an dernier, le festival Jazzdor fêtait sa 30e année d’existence à Strasbourg. On avait quitté son directeur, Philippe Ochem, satisfait d’avoir porté le festival aussi loin et aussi longtemps, mais un brin inquiet quant à l’avenir de sa structure, dans l’environnement bousculé de la grande région, des financements culturels en baisse, etc.

Mais finalement, la labellisation en 2014 de Jazzdor comme « scène de musiques actuelles » (Smac) a porté ses fruits : les financements de l’association ont été consolidés et augmentés pour la plupart, comme le détaille Philippe Ochem :

« Avec 30 000€, le Département continue de nous soutenir. La participation de l’État a été multipliée par cinq, la Ville de Strasbourg a augmenté de 25 000€ la sienne pour s’établir à 220 000€, et on boucle une convention avec la Région Grand Est pour un montant qui passe de 40 à 75 000€ par an jusqu’en 2020. C’est la première fois qu’on peut envisager l’avenir, tracer une route, sans craindre de tout arrêter du jour au lendemain à cause d’un partenaire qui ferait défaut. »

Hamid Drake et la batteuse strasbourgeoise Yuko Oshima, au programme du festival Jazzdor 2016 (Photo Sébastien Bozon / Jazzdor)
Hamid Drake et la batteuse strasbourgeoise Yuko Oshima, au programme du festival Jazzdor 2016 (Photo Sébastien Bozon / Jazzdor)

Une saison au Fossé des XIII

Si Philippe Ochem dort mieux, il reste néanmoins fidèle aux principes qui ont fait la solidité de Jazzdor : des concerts rares, précieux, aventureux, toujours exigeants. Le festival du 4 au 18 novembre ne change pas d’envergure : une trentaine de dates dans une douzaine de lieux, principalement à Strasbourg. La saison 2016-2017 garde aussi le même périmètre avec une douzaine de dates sur l’année mais, nouveauté, elle se déroulera au Fossé des XIII, rue Finkmatt.

Philippe Ochem explique les raisons de cette migration de Pôle Sud vers le centre socio-culturel :

« Pôle Sud étant désormais labellisé Centre de développement chorégraphique, il était normal que leur programmation se recentre progressivement sur la danse. De notre côté, nous étions toujours à la recherche d’un lieu central pour nos rendez-vous réguliers. L’an dernier, un concert au Fossé des XIII s’est particulièrement bien passé, nous nous sommes rendus compte que cette salle a un format idéal pour le jazz, 200 places avec un bar, une terrasse… On peut y construire une ambiance club. Donc on a établi un partenariat avec le Fossé pour investir ce lieu, on espère ainsi ancrer le jazz en centre-ville pendant plusieurs années. »

La Ville et la Région Grand Est ont financé un équipement spécial de sonorisation et d’éclairage pour ces rendez-vous (24 000€). La saison Jazzdor débute en janvier avec le nouveau trio de Roberto Negro et il faut d’ores et déjà noter la venue de Louis Sclavis, avec Vincent Courtois et Dominique Pifarély en avril.

Créations et pointures au festival

Débutant vendredi 4 novembre avec le quartet de Gonzalo Rubalcaba, le festival Jazzdor pourrait se synthétiser dans la journée du samedi 5 novembre comme l’explique Philippe Ochem :

« J’aime bien cette journée parce qu’elle résume ce qu’on essaie de faire à Jazzdor, des concerts accessibles, avec des artistes rares en France et à découvrir et des pointures. Ainsi le concert de Noël Akchoté et Mary Halvorson à la médiathèque Malraux à 15h est gratuit, et ce sera une première. Puis à 17h, nous serons dans l’univers du jazz new-yorkais avec Ingrid Laubrock Anti-House au CEAAC. Et on termine avec un duo exceptionnel, Joshua Redman et Brad Mehldau à la Cité de la Musique et de la danse… Voilà, tout Jazzdor en une journée. »

Le festival accueillera cette année 12 créations et premières, dont un duo mardi 8 novembre qui promet d’être mythique entre la batteuse strasbourgeoise Yuko Oshima et Hamid Drake, l’une de ses sources d’inspiration. Il y aura aussi « qÖÖlp », une formation fondée par Vincent et Théo Ceccaldi, grands habitués de Jazzdor dimanche 6 novembre et que l’association a aidé à porter sur les fonds baptismaux.

Interception de Dave Douglas

Jazzdor est aussi très heureux d’avoir intercepté sur la route d’une autre tournée le trompettiste Dave Douglas, pour un concert exceptionnel le samedi 12 novembre. Autre rendez-vous à noter, la résidence pendant 4 jours au Musée Würth de Journal Intime, un trio trompette, trombone, sax-basse que Jazzdor suit et soutien depuis 5 ans. Dimanche 13 novembre, ce sera le rendu de cette création autour de standards, en lien avec une exposition dans le musée d’Erstein.

Kit de survie en zone sensible, un sextet tribal (doc remis / Jazzdor)
Kit de survie en zone sensible, un sextet tribal (doc remis / Jazzdor)

À noter également, Kit de survie en zone sensible, avec Serge Teyssot Gay, l’ancien guitariste de Noir Désir. Cette aventure tribale coproduite avec le TNS sera visible deux fois, gratuitement, mardi 15 et mercredi 16 au TNS. Toujours le 15, il y aura le disque d’Ozma, groupe d’origine strasbourgeoise, qui sera présenté au Fossé des XIII. Le groupe évolue aujourd’hui largement au delà de sa ville d’origine.

Parmi les têtes d’affiche, notons également le passage d’Anouar Brahem le 13 novembre à Offenbourg et le concert de clôture vendredi 18 novembre avec le trio de Geri Allen, David Murray et de Terri Lyne Carrington.

Suite à des caillassages, plus de trams B vers Lingolsheim jusqu’à jeudi

Suite à des caillassages, plus de trams B vers Lingolsheim jusqu’à jeudi

Il n’y a plus de tramway entre l’Elsau et Lingolsheim (ligne B) suite à des agressions récurrentes. Après une réunion de crise mercredi 2 novembre, la circulation doit reprendre jeudi.

Depuis le mardi 1er novembre au soir, la ligne B de tramway à Strasbourg s’arrête pour le moment à l’Elsau. Toute la journée de mercredi, les 7 arrêts jusqu’à son terminus à Lingolsheim n’ont plus été desservis dans les deux sens.

Cette décision fait suite à un nouveau caillassage du tramway à l’arrêt Martin Schöngauer mardi 1er novembre vers 18h. Ces événements à répétition dans le quartier de l’Elsau avaient valu une motion de soutien aux agents votée par le conseil municipal de Strasbourg fin octobre. Pour des raisons de sécurité, le personnel en accord avec la direction a décidé de ne plus desservir cette partie de la ligne.

Réunion de crise mercredi après-midi

Plus de tramway B entre Lingolsheim et l'Elsau pour au moins une journée (Photo Victor Brito via Visual hunt / CC BY-SA)
Plus de tramway B entre Lingolsheim et l’Elsau pour au moins une journée (Photo Victor Brito via Visual hunt / CC BY-SA)

Pour ces mêmes raisons, la ligne de bus 40 est provisoirement déviée. La Compagnie des transports de Strasbourg (CTS) suggère à ses usagers d’emprunter les lignes 13 et 15 de bus.

Une réunion de crise s’est tenue mercredi 2 novembre à 16h. Le syndicat de la CGT a appelé les salariés à ne reprendre le service qu’une fois que « de réelles mesures de sécurité soient mises en place pour assurer la sécurité des passagers et des conducteurs. »

Apparemment, le syndicat a été entendu par la direction. En fin de journée mercredi, la CTS a indiqué dans un communiqué succinct que le trafic de la ligne B reprendrait dès jeudi 3 novembre au matin.

#ligne B

Comment retrouver son vélo volé sur internet

Comment retrouver son vélo volé sur internet

Si Strasbourg est la capitale française du vélo, Strasbourg est aussi la capitale du vélo volé… Pour conserver une chance de retrouver le vôtre sur le net, voici quelques pistes.

Pas de bol, vous vous êtes fait voler votre vélo. Ça arrive, c’est presque un diplôme de Strasbourgeois. Pour vous consoler, vous pouvez vous dire que vous n’êtes pas le seul. En effet, 1 160 plaintes ont été enregistrées en 2015 dans l’autoproclamée capitale française du vélo, soit une moyenne supérieure à 3 par jour. En 2016, cette moyenne est encore plus importante avec 1 043 plaintes entre janvier et fin août, soit plus de 4 par jour.

Bien sûr, ces chiffres n’incluent pas les vols pour lesquels aucune plainte n’est déposée. Et selon le seul rapport à propos du vol de bicyclette en France, environ la moitié des victimes ne porteraient pas plainte…

Dans la capitale française du vélo, 1 160 plaintes ont été enregistrées entre janvier et août 2016. (Photo RB / Rue89 Strasbourg)

Après la déception, vous pouvez opter pour la recherche de votre vélo… sur internet. Réseaux sociaux, sites de petites annonces, sites spécialisés… Disons le tout de suite : les chances de le retrouver sont très minces. Sur les 400 000 vélos volés chaque année en France, seuls 6,3% seraient retrouvés par leur propriétaire. Et encore, parmi ces 6,3%, seuls 3% le seraient en bon état… Mais parmi les vélos retrouvés, 29,5% le sont grâce aux recherches des propriétaires, plus qu’à l’action des forces de l’ordre (18,2%)… Voici donc quelques pistes.

(Photo RB / Rue89 Strasbourg)
Selon une étude sur le vol de bicyclette en France, 400 000 vélos seraient volés chaque année et seuls 6,3% d’entre eux seraient retrouvés par leur propriétaire. (Photo RB / Rue89 Strasbourg)

Dans le cas où vous aviez eu la bonne idée de faire marquer votre bicyclette

Le site Bicycode

Si vous aviez eu la bonne idée de faire marquer votre bicyclette, le site Bicycode vous permet d’enregistrer son vol, ce qui a plusieurs avantages :

    Si les forces de l’ordre retrouvent votre monture, elles auront un moyen de vous contacter. Ce qui augmente vos chances de la retrouver alors que, selon le rapport sur le vol de bicyclette en France,  « dans plus de 80% des cas, les policiers ne parviennent pas à identifier les propriétaires de vélos retrouvés… » Par ailleurs, le site internet Bicycode souligne que « la base de données Bicycode est la seule base pour vélos référencée auprès des forces de l’ordre et accessibles directement par leurs services, au niveau national. » C’est un moyen de limiter la revente frauduleuse. En effet, les personnes souhaitant acheter un vélo d’occasion peuvent, en saisissant son numéro Bicycode s’il en a un, vérifier s’il est volé ou non. De même pour les professionnels du vélo. C’est une nouveauté du site Bicycode : si quelqu’un retrouve votre vélo, il pourra vous contacter directement. Pour cela, à l’issue de votre déclaration de vélo volé, il faut penser à cocher la case « recevoir des messages des internautes ».

Pour enregistrer un vol, vous aurez besoin du numéro Bicycode et du mot de passe associé, contenus dans le passeport vélo remis lors du marquage. Le site Bicycode recommande par ailleurs de déposer plainte, de manière à ce que les forces de l’ordre puissent engager des poursuites. Lors du dépôt de plainte, il conseille également de préciser le numéro Bicycode de votre vélo. Et pour gagner du temps lors d’un dépôt de plainte, voici le lien pour déposer une pré-plainte auprès des services du Ministère de l’Intérieur.

Pour rappel, le marquage de vélos Bicycode a été mis en place par la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) pour lutter contre le vol de vélos. Il consiste à attribuer un numéro unique, que l’on grave sur le cadre de son vélo. Le propriétaire reçoit alors un passeport-vélo, contenant le numéro de marquage Bicycode et le mot de passe associé. Ce qui permet d’enregistrer le vélo sur la base Bicycode, fichier national accessible en ligne, sur lequel l’utilisateur remplit ses coordonnées.

En cas de vol, les chances de le retrouver deviennent plus importantes et le numéro de marquage constitue un justificatif de propriété. « Les vélos marqués se font nettement moins voler que les autres » affirme par ailleurs le capitaine de police Nicolas Rinck, chef des unités de circulation et de sécurité routière à la DDSP du Bas-Rhin.

Un schéma issu du rapport sur le vol de bicyclette en France (Document remis)
Un schéma contenu dans le rapport sur le vol de bicyclette en France (Document remis)

Dans le cas où vous n’aviez pas fait marquer votre bicyclette

Le site Bicycode

Eh oui, le site Bicycode peut aussi être utile si votre bicyclette volée n’était pas marquée ! Il propose en effet de déclarer en ligne les vols de vélos non marqués. Si le vôtre est retrouvé par les forces de l’ordre, vous pourrez quand même être contacté. Pour cela, il faut avoir déposé plainte : le formulaire et la référence de la plainte vous seront demandés. De même, il faut connaître le numéro de série du vélo volé. Votre déclaration sera alors conservée six mois. Si vous ne l’avez pas retrouvé après cette période, vous pourrez renouveler l’opération .

Le site Vélos trouvés, alimenté par la police et la gendarmerie

Les Strasbourgeois sont privilégiés. Avec Bordeaux, leur ville est la seule de France à être équipée d’un site dédié : Vélos trouvés. Ce site met en ligne les photos de vélos trouvés par la police et la gendarmerie. Actuellement, environ 200 photos sont visibles. Ces photos sont accompagnées d’un très rapide descriptif du vélo (type, marque, modèle). Si les forces de l’ordre évitent d’en dire davantage, c’est parce que, si vous apercevez le vôtre mais que vous n’avez pas de justificatif de propriété, il vous sera demandé de donner le plus de détails possibles pour le récupérer.

Par exemple, « j’avais un autocollant Rue89 Strasbourg sur le cadre… » Pour le récupérer, vous devrez téléphoner à l’hôtel de police (03 90 23 17 17) ou vous rendre au dépôt de la police nationale. Dans tous les cas, une pièce d’identité sera demandée.

Sur les 296 vélos entrés à l’Hôtel de police depuis le début de l’année, « 111 ont été restitués par les enquêteurs mais aucun grâce au site » indique le capitaine de police Nicolas Rinck. « En 2015, il y a eu 469 vélos entrés à l’Hôtel de police. 145 ont été restitués par les enquêteurs et 17 grâce au site. »

À propos de Vélos trouvés, le capitaine Rinck précise :

« Après un an sur le site, les vélos sont remis à l’administrateur des domaines et une vente aux enchères est organisée. Nous sommes obligés de liquider les stocks pour une question d’espace. De plus, si nous avions trop de vélos sur le site, ils perdraient en visibilité. Vélos trouvés a été créé en 2010 parce que beaucoup de vélos attendaient leurs propriétaires dans des lieux de stockage. Contrairement à d’autres objets plus petits, ils sont difficilement exposables. Autant pour la visibilité que pour éviter un déplacement au public, cela a semblé être une bonne solution. Sur le site, chaque photo dépasse les 10 000 vues. »

Les sites Voldevélo.com et Véloperdu.fr 

Sur Voldevelo.com, vous avez la possibilité de déposer une alerte suite au vol de votre vélo. Les alertes sont ensuite relayées sur le site internet ainsi que sa page Facebook et son compte Twitter. Du coup, les autres utilisateurs pourront vous avertir s’ils aperçoivent votre vélo volé. Dans les alertes, Voldevélo.com demande de décrire le vélo et les circonstances du vol, tout en remplissant ses coordonnées. Il est également possible de joindre la photo du vélo volé.

De même, sur Veloperdu.fr, vous pouvez signaler le vol de votre vélo. Une carte de France permet même de localiser les lieux des vols. Pour cela, vous devez enregistrer des données relatives à votre vélo (marque, couleur, modèle, numéro de série) et vos coordonnées. Vous recevez ensuite un numéro TAGid, qui vous permettra de signaler le vol sur le site internet. Par ailleurs, le site conseille d’indiquer ce numéro lorsque vous déposez plainte.

Les sites de petites annonces comme Le Bon Coin

De nombreux médias ont déjà fait écho d’histoires de voleurs de vélos coincés en le revendant sur Le Bon Coin. Ainsi, un Strasbourgeois a retrouvé le sien sur le site de petites annonces aussitôt après le vol… Il a alors pris rendez-vous avec le vendeur et alerté la police, ce qui a permis de récupérer sa monture et d’interpeller le voleur-revendeur, rapportaient les DNA dans un article de 2015.

Fabien Masson, qui travaille au Cadr 67, estime que « cela vaut toujours le coup de jeter un oeil » sur le site de petites annonces. Il conseille même d’y créer une alerte avec les critères correspondant à votre vélo disparu (la marque, le type, la couleur). Selon lui, les voleurs attendent toujours un peu avant de revendre.

Si vous retrouvez votre vélo volé sur Le Bon Coin, les forces de l’ordre pourront vous accompagner au rendez-vous avec le vendeur, indique Nicolas Rinck. Mais le capitaine de police précise :

« La problématique est la même que pour porter plainte ou récupérer son vélo à la fourrière : il faut un justificatif de propriété. Comme il n’existe pas de carte grise pour les vélos, la possession vaut titre, sauf si on parvient à prouver le contraire. Nous avons déjà été contacté par des personnes qui reconnaissent leur vélo garé et cadenassé, qui sont de bonne foi, mais qui n’ont pas de justificatif. À défaut, elles doivent donner des détails très précis sur le vélo, ce qui constitue un début de preuve. Des mêmes modèles de vélos, les BTwin par exemple, il y en a peut-être 5 000 à Strasbourg… »

De même, il peut être intéressant de regarder sur d’autres sites de petites annonces : Vivastreet, Paruvendu, Ebay… Bon à savoir : Ebay est très utilisé de l’autre côté de la frontière, en Allemagne, tout comme Quoka.

Publier la photo sur les réseaux sociaux

En 2014, nous vous racontions comment Caroline avait retrouvé son vélo volé grâce à Facebook :

« (…) Le vélo avait été volé le samedi dans la nuit, j’ai informé mes amis Facebook avec une photo du vélo et, le lundi matin, je recevais le coup de fil d’une amie. Elle me disait l’avoir devant les yeux, sur le palier de l’un de ses voisins d’immeuble ! J’ai immédiatement rappliqué, j’ai repris mon vélo et confronté mes voleurs. Ce n’était pas des mauvais bougres, juste des jeunes de 17 ans un peu écervelés qui s’étaient fait entraîner par de mauvaises fréquentations. Ils se sentaient minables d’avoir été pris la main dans le sac. »

Une bonne idée est donc d’avoir pris une photo de votre vélo avant qu’il ne soit volé… Ce qui s’avérera utile si vous devez diffuser cette photo sur les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, Twitter… De même, certains n’hésitent pas à poster l’annonce sur des pages Facebook très suivies, comme le groupe de l’Université de Strasbourg, qui regroupe près de 20 000 membres. Malheureusement, l’histoire ne se termine pas toujours aussi bien.

(Photo RB / Rue89 Strasbourg)
« Les vélos marqués se font nettement moins voler que les autres » affirme le capitaine de police Nicolas Rinck. (Photo RB / Rue89 Strasbourg)
#Bicycode

Avec l’éducation, le « off » du Forum mondial de la Démocratie interroge les fondations

Avec l’éducation, le « off » du Forum mondial de la Démocratie interroge les fondations

Pour sa cinquième édition, le Forum mondial de la Démocratie se tient à Strasbourg du 3 au 10 novembre. En marge des réunions d’experts, la Ville organise un forum « Off » riche en débats, mais aussi en jeux, concerts ou cinéma et davantage à destination des habitants.

Pour sa cinquième année, le Forum mondial de la Démocratie se tiendra à Strasbourg du 3 au 10 novembre sur le thème : « Démocratie et égalité : que peut l’éducation ? ». Le « In » du forum va rassembler au Conseil de l’Europe 2 200 invités de 57 pays. Il doit réfléchir du 7 au 9 novembre aux questions « que fait l’égalité pour préparer des citoyens ? » et « L’Éducation réduit-elle les inégalités ? » pour formuler des recommandations au pays du Conseil de l’Europe et d’autres organisations internationales.

En parallèle de ces réunions d’experts,  la Ville propose aussi un programme « Off » ouvert à tous, dont la plupart des événements se déroulent au centre-ville. L’année dernière, il a attiré 6 000 personnes. La programmation, très dense cette année, met l’accent sur l’éducation dans les zones de conflits, l’éducation à une citoyenneté autonome et libérée des manipulations et les enjeux du journalisme. Elle prévoit aussi quelques rendez-vous musicaux et de cinéma. Des personnalités comme Lilian Thuram, ou encore Céline Alvarez sont attendues. Sélection des rendez-vous en entrée libre à ne pas manquer.

Rencontres, débats, tables-rondes

Au Palais des congrès

    « La révolution de l’éducation ». Rencontre avec Céline Alvarez, auteure elle aussi controversée de Les lois naturelles de l’éducation. Pendant trois ans, la pédagogue a expérimenté ses méthodes inspirées des travaux de Maria Montessori, des neurosciences et de la psychologie cognitive dans une école maternelle publique classée Zone d’éducation prioritaire (ZEP). Les résultats sur les enfants ont été spectaculaires.
    Samedi 5 novembre, à 15h. Attention, le lieu a été modifié compte tenu de l’affluence attendue.

À l’Aubette

    Table- ronde « Le rôle de l’école dans la fabrique du citoyen ? ». Le député Malek Boutih, auteur d’un rapport controversé sur la radicalisation de la jeunesse,  et de personnalités issues du monde universitaire et journalistique viennent échanger sur le rôle de l’école dans la prévention des maux actuels des sociétés occidentales : populisme, montée de l’extrême droite, radicalisation, désintérêt pour le fait politique…
    Vendredi 4 novembre, à 20h.
    « Quelle éducation et quel avenir pour les enfants syriens ? » Nemat Atassi, ancienne doyenne de l’université de Homs et Rafah Nached, psychanalyste fondatrice de l’école de psychanalyse de Damas, présenteront les initiatives portées par des associations et des ONG syriennes pour accompagner les enfants restés en Syrie pendant la guerre ou réfugiés dans des camps. Elles aborderont les effets du contexte de guerre sur le développement des enfants et les conséquences psychopathologiques sur la population syrienne dans son ensemble.
    Dimanche 6 novembre, à 18h.
    « le journalisme peut-il contribuer à l’éducation populaire ? » L’éducation populaire s’est développée comme une pratique d’auto-éducation. En quoi consiste-t-elle et quelles caractéristiques partage-t-elle avec le journalisme ? Débat avec des journalistes et militants de l’éducation populaire, et la directrice du Bondy Blog Nassira El Moaddem.
    Lundi 7 novembre, à 12h30.
    « Le journalisme est-il la réponse aux théories du complot ? » Les théories du complot prolifèrent sur Internet et touchent un public souvent jeune. Comment mettre fin à ces fantasmes ? La méthode journalistique, fondée sur la recherche objective de la vérité, peut-elle être une réponse convaincante aux spéculations des complotistes qui jugent les médias comme partiaux et intégrés au complot ? Débat avec des journalistes.
    Lundi 7 novembre, à 18h30.
Si les principaux débats du Forum In se tiennent au Conseil de l'Europe, ceux du programme Off auront lieu dans toute la ville. (Photo : geoterranaute / Flickr / CC)
Si les principaux débats du Forum In se tiennent au Conseil de l’Europe, ceux du programme Off auront lieu dans toute la ville. (Photo : geoterranaute / Flickr / cc)

À la librairie Kléber

    « Ce que peut la représentation politique », rencontre avec les auteurs Myriam Revault d’Allonnes et Thierry Jobard.
    Lundi 7 novembre, à 17h30.
    Rencontre avec le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit,  auteur de « Main basse sur l’information ».
    Mardi 8 novembre, à 18h.
    La nuit de la Philosophie, « Comment éduquer à la démocratie ? », avec Perrine Simon-Nahum, Gabriel Eckert, Michel Lévy, Nicole Karouby-Cohen, Jean-Claude Monod, Nathalie Loiseau, Judith Revel.
    Mercredi 9 novembre, de 19h à 22h.

À l’Institut d’étude politique

    « Les enjeux contemporains de la liberté de la presse », conférence -débat avec Christophe Deloire, journaliste d’investigation et secrétaire général de Reporters sans frontières.
    Lundi 7 novembre, à 18h.
    « Education, comment font-ils ailleurs ? », débat avec des journalistes et universitaires spécialistes de l’Inde et du monde arabe.
    Jeudi 10 novembre, à 16h.

Expositions

    « Nous, enfants de Syrie », Dessins et sculptures d’enfants syriens réfugiés au camp de Chatila au Liban.
    Exposition du 4 au 10 novembre, à L’Aubette. Vernissage vendredi 4 novembre, à 19h.
    « Grandir dans la guerre », exposition du photographe de l’AFP Patrick-Baz, de la guerre du Liban à l’invasion américaine en Irak en 2003.
    Du 3 au 10 novembre, place Kléber. Vernissage lundi 7 novembre, à 17h.
    « De si loin », regard du photographe italien Alessandro Penso sur le drame des migrants arrivés dans les Balkans, de la frontière hongroise à la Grèce.
    Du 3 au 18 novembre, au Lieu d’Europe, quartier Roberstau.

Innovation au service de l’éducation démocratique

    Pour petits et grands. Découverte du jeu de société civique Respecto.eu, pour apprendre les droits de l’Homme, le vivre ensemble et la citoyenneté européenne. Un jeu conçu par l’association Regards d’enfants.
    Samedi 5 novembre, de 14h à 17h, à la Médiathèque Malraux.
    Présentation de L’Ideas Box de Bibliothèques Sans Frontières, une médiathèque en kit conçue pour atteindre les populations les plus éloignées de la culture. Déployée en 20 minutes, elle offre tout un espace culturel et éducatif : connexion internet, ordinateurs et tablettes, livres électroniques et imprimés, cinéma, applications, cours en ligne et jeux…
    Dimanche 6 novembre, de 14h à 20h, lundi 7 novembre, de 11h à 20h et mardi 8 novembre, de 14h à 22h, à l’Aubette.
    « L’éducation mobile pour les populations vulnérables ». Débat et présentation des dispositifs Ideas Box et Education on wheels qui concourent au prix de l’innovation démocratique du Conseil de l’Europe.
    Mardi 8 novembre, à 14h, à l’Hôtel de ville.

Cinéma

Lilian Thuram au salon du Livre de Paris en mars 2012. (Photo : Wikipédia / cc)
Lilian Thuram au salon du Livre de Paris en mars 2012. (Photo : Wikipédia / cc)
    Projection du Film Les Héritiers, de Marie-Castille Mention-Schaar. Basé sur une histoire vraie, le film raconte la relation entre un professeur et des adolescents qui ont décroché du système scolaire et retrouve motivation et réussite grâce au projet de raconter le sort des enfants dans le système concentrationnaire nazi. Lilian Thuram, créateur de la Fondation Lilian Thuram, Éducation contre le racisme sera présent pour le débat qui suivra le film : « Comment retrouver confiance dans les valeurs de l’école laïque et républicaine ? »
    Jeudi 3 novembre, à 19h, au cinéma UGC.
    Projection du film « La fin des Chrétiens d’Orient », de Didier Martiny. Autrefois très nombreux, les chrétiens sont en train de disparaître d’Orient, berceau du christianisme. En balayant leur histoire en Irak, en Égypte, en Turquie, au Liban et en Syrie, ce documentaire explique les raisons de leur marginalité et témoigne de la fragilité de leur situation. Séance présentée par le producteur Bernard de la Villardière (sous réserve).
    Mardi 8 novembre, à 17h30, au cinéma l’Odyssée.

Concerts

    Soweto Gospel Choir, ensemble de chanteurs internationalement reconnus issus des chœurs d’églises de Soweto mêlant standards du gospel et chants typiquement sud-africains.
    Dimanche 6 novembre, à 20h, à l’église réformée de Saint-Paul.
    I Muvrini, groupe corse polyphonique, militant de la non-violence.
    Mercredi 9 novembre, à 20h30, à la Cathédrale.
    Concert de la paix, en hommage aux victimes des attentats et en partenariat avec le festival des Sacrées journées de Strasbourg.
    Dimanche 13 novembre, à 20h, à la synagogue de la Paix. Retrait des places dans la limite de deux par personne à la Boutique Culture.

Remises de prix

    La Région Grand Est remettra pour la cinquième année son prix de l’engagement démocratique à une personnalité issue de la société civile engagée dans la défense des droits de l’Homme et de la démocratie dans son pays. En 2015, le prix a été décerné à Mana Neyestani, dessinateur et illustrateur iranien réfugié politique en France. Parallèlement, la Région organise un parrainage de personnalités victimes d’atteintes graves à leurs droits fondamentaux du fait de leurs engagements en faveur de la démocratie.
    Remise du prix de l’engagement démocratique, mardi 8 novembre à 18h, à la maison de la Région. Sur invitation.
    Pour la 4ème fois, Reporters sans frontières va remettre ses prix annuels à Strasbourg à l’occasion du Forum mondial de la Démocratie. Chaque année depuis 1992, l’organisation indépendante de défense de la liberté d’information décerne son prix international en trois catégories : journalistes, médias, et net-citoyen. En 2014, le prix du net-citoyen est allé au blogueur saoudien Raïf Badawi, toujours en détention en Arabie-Saoudite et pour qui la Ville de Strasbourg a adopté une motion de soutien. En 2015, le journaliste et rédacteur en chef du quotidien turc Cumhuriet Can Dündar a reçu le prix RSF. Il a depuis été condamné à la prison en Turquie pour son travail et vit aujourd’hui en exil.
Can Dündar lors de la remise du prix RSF pour la liberté de la presse le 17 novembre 2015 à Strasbourg. (Photo : Wikipédia / cc)
Can Dündar lors de la remise du prix RSF pour la liberté de la presse le 17 novembre 2015 à Strasbourg. (Photo : Wikipédia / cc)

Cérémonie de remise des prix RSF, mardi 8 novembre, à 19h, au cinéma l’Odyssée

Le programme complet du OFF

Une voiture se retourne sur le toit et atterrit sur les rails du tram

Une voiture se retourne sur le toit et atterrit sur les rails du tram

Boum, badaboum. Une automobile s’est retournée sur le toit, boulevard de la Victoire, près de l’Université de Strasbourg. Suite à une perte de contrôle, la voiture a terminé sa route sur les rails de tram près de l’arrêt Observatoire ce lundi 31 octobre.

La conductrice, une dame de 21 ans, est sortie par elle-même de l’habitacle du véhicule. Un peu sonnée, elle a tout de même été amenée à l’hôpital par les secours pour un contrôle.

Les images spectaculaires ont été postées sur les réseaux sociaux par le premier adjoint au maire et président de la CTS Alain Fontanel (PS). La circulation de tramway a pu reprendre environ une heure plus tard.

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La conductrice est sortie par elle même de son véhicule (photo Alain Fontanel)
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Accident de voiture sur les rails du tramway (photo Alain Fontanel)