Le conseil d’administration doit élire mardi 18 mars le ou la future présidente de l’Université de Strasbourg. Une campagne intense s’adresse aux administrateurs non alignés, les candidats devant réunir 19 votes sur 36.
Il ne reste plus que deux candidats à la présidence de l’Université de Strasbourg, Frédérique Berrod et Mathieu Schneider. Chacun d’entre eux a jusqu’au mardi 18 mars pour obtenir 19 voix sur les 36 que compte le conseil d’administration de l’Université de Strasbourg (Unistra).
Mathieu Schneider est le challenger. Également vice-président sortant, il veut, avec sa liste Au Pluriel, changer le mode de gouvernance à l’Unistra qu’il estime rigide et vertical. Il est arrivé en deuxième position le 7 février, ce qui lui a octroyé quatre sièges au CA. Mais Mathieu Schneider s’est allié avec la troisième liste, celle des enseignants-chercheurs engagés à gauche, Refonder, menée par Pierre Gilliot et qui dispose de trois sièges.
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Entrée du centre socioculturel de l’Elsau.Photo : Guillaume Krempp / Rue89 Strasbourg / cc
Plus de six mois après le début d’une enquête de police pour des conflits d’intérêts, l’association gestionnaire du centre socio-culturel de l’Elsau va demander sa liquidation judiciaire.
Dans un communiqué, la Ville de Strasbourg indique jeudi 6 mars avoir pris « connaissance de la décision de l’administratrice provisoire et mandataire judiciaire de demander la liquidation de l’association qui gérait le centre de l’Elsau ».
Cette décision n’est pas une surprise. L’association Centre culturel de l’Elsau avait perdu l’agrément qui permettait à la Caisse d’allocations familiales, à l’État, à la Ville de Strasbourg et à la Collectivité d’Alsace de la subventionner pour ses activités en faveur des familles du quartier. Cette méfiance des financeurs s’est matérialisée après que deux audits réalisés en 2023 ont mis en évidence une gestion « clanique » dans l’association, les dirigeants employant des membres de leurs familles notamment.
Lundi 3 mars, ces mêmes financeurs ont informé le directeur du centre socio-culturel que l’agrément ne serait pas renouvelé et que les subventions suspendues ne seraient pas versées, selon une information des DNA. L’association est donc en cessation de paiements.
Ses services aux familles devraient s’arrêter progressivement dès la semaine du 10 mars. Un choc pour celles et ceux qui dépendent du centre socio-culturel pour l’accueil périscolaire ou pour les activités du mercredi et qui n’ont pas suivi les déboires de l’équipe gestionnaire du centre socio-culturel (CSC – voir tous nos articles).
Sur la page Facebook du CSC, un message appelle à une mobilisation vendredi 7 mars à 16h devant le bâtiment principal. Le message signé du conseil d’administration (CA) indique que « derrière des prétextes fallacieux, des associations importées sur le quartier avec le concours de certains élus tentent de renverser le CA actuel. » Mais il se garde bien d’évoquer que depuis plusieurs mois, la brigade financière de la police judiciaire enquête sur des conflits d’intérêts parmi les dirigeants du CSC.
Dans son communiqué, la Ville de Strasbourg assure que « les partenaires [du CSC de l’Elsau] mettront les moyens nécessaires pour garantir la continuité des services de proximité et des emplois concernés. » L’association emploie une vingtaine de personnes pour un budget d’environ un million d’euros.
Tous les jours, des dizaines d’étrangers patientent devant la préfecture car ils n’ont pas pu obtenir de rendez-vous.Photo : Guillaume Poisson / Rue89 Strasbourg / cc
Le délai de traitement des dossiers à la préfecture du Bas-Rhin devient un véritable calvaire pour les étrangers en attente d’une régularisation de leur situation. Tous les jours, des dizaines d’entre eux patientent des heures dans une file d’attente, sans certitude d’être reçu ou de voir leur demande progresser.
Les yeux rougis par un mélange de fatigue, d’émotion, et de colère, Rafik ne semble pas nous voir. « Vous croyez que j’ai envie de répondre à vos questions, là ? Je suis ici depuis 3 heures du matin… Trois heures », lance-t-il. À ses côtés, Lou, 37 ans, fulmine. « Il est là depuis 3 heures, d’autres sont arrivés après, et moi je suis là depuis 7 heures : d’après vous, c’est normal qu’on doive en arriver là ? Je commence le travail à 9 heures, je ne sais pas si je pourrai passer à temps. »
Tous les jours, la préfecture du Bas-Rhin ouvre ses portes à 8h30. La file d’attente, elle, s’est formée bien en amont, principalement par des étrangers en quête d’informations ou d’une régularisation de leur situation administrative. « Mon récépissé de titre de séjour expire demain, détaille Lou :
« Ça fait des semaines que j’essaye d’avoir un rendez-vous en ligne, mais soit ça ne fonctionne pas, soit ils me proposent un créneau un mois trop tard. Là, je suis venue avec mon timbre fiscal et mes documents. Soit ils prolongent mon récépissé (le document prouvant l’enregistrement d’une demande de titre de séjour, NDLR), soit ils me donnent un autre document, je sais pas lequel, en tout cas moi je ne peux pas continuer comme ça. »
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Lors d’une manifestation à San Francisco en 2016, pour protester contre des attaques visant des scientifiques par la première administration Trump en 2016.Photo : Peg Hunter / FlickR / cc
Suite aux coupes budgétaires dans la recherche par l’administration de Donald Trump aux États-Unis, les scientifiques américains ont lancé un appel au public vendredi 7 mars. Nommée Stand Up For Science, cette initiative est relayée par des scientifiques en France et à l’Université de Strasbourg.
Le monde de la recherche est dans le viseur de l’administration mise en place par le président des États-Unis, Donald Trump. Les scientifiques voient leurs programmes terminés, leurs équipes dissoutes, et leurs recherches interrompues. Des volumes entiers de documents scientifiques fédéraux sont purement et simplement supprimés. Les recherches liées à l’étude du changement climatique sont particulièrement ciblées, il est même question de dissoudre la NOAA, l’équivalent de Météo France pour les États-Unis.
Face à cette attaque sans précédent, les scientifiques américains appellent à l’aide le grand public avec un mouvement appelé « Stand up for science » (levez-vous pour la science), vendredi 7 mars. Des milliers de manifestations auront lieu un peu partout aux États-Unis, mais aussi en France et à Strasbourg.
Dans un communiqué, des chercheurs, enseignants et personnels de l’Université de Strasbourg (Unistra) annoncent un objectif : « défendre les sciences et les humanités, la liberté académique et l’université comme piliers d’une société démocratique ». Ils et elles tiendront une conférence-débat, en soutien aux chercheurs et chercheuses américaines, vendredi 7 mars à 12h30 à l’Institut Le Bel. Au programme de cette dernière, cinq prises de parole qui permettront une remise en contexte sur les événements états-uniens, un point sur la liberté académique et un autre sur l’obscurantisme climatique. Un temps réservé aux échanges avec l’assemblée d’une heure et demie est également prévu pour clore cet événement.
Des universitaires lors d’un débat entre les trois têtes de liste en janvier.Photo : Guillaume Krempp / Rue89 Strasbourg / cc
Le nouveau conseil d’administration de l’Université est au complet. Il élira mardi 18 mars une personne pour succéder à Michel Deneken en tant que président ou présidente de l’Université de Strasbourg pour un mandat de quatre ans.
Dans un communiqué, l’Université de Strasbourg (Unistra) indique que son conseil d’administration (CA), dont les membres ont été élus le 7 février, ont désigné mardi 4 mars les cinq personnes devant les rejoindre pour représenter le monde socio-économique et les partenaires.
Il s’agit de :
Anne Coreau, directrice de l’innovation pour Orange dans le Grand Est et présidente d’Accro, association fédérant les industries culturelles et créatives à Strasbourg.
Mohamed Sylla, conseiller prud’homal, secrétaire général de l’Unsa du Bas-Rhin et secrétaire général Unsa-Lidl.
Isabelle Heumann, dirigeante de l’entreprise Heumann qui fabrique des pains azymes et des crackers bio.
Stéphane Klein, proviseur du lycée Eugène Koeberlé à Sélestat.
Jean-Charles Fontaine, premier vice-président de l’Université de Haute-Alsace. Il s’agit de son second mandat.
Une majorité encore à trouver
Le CA de l’Unistra a également accueilli les personnalités désignées par les collectivités associées, soit :
Valérie Debord, vice-présidente (Les Républicains) de la Région Grand Est,
Anne-Marie Jean, vice-présidente (sans étiquette) de l’Eurométropole de Strasbourg,
Géraud Delorme, délégué régional Alsace du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Le conseil d’administration de l’Unistra est désormais au complet avec 36 membres élus dont 16 enseignants et assimilés (collèges A et B), 6 personnels BIAPTSS et assimilés, 8 personnalités extérieures et 6 étudiants. Il élira le président ou la présidente lors de sa prochaine séance prévue mardi 18 mars.
Trois candidats sont déclarés. Frédérique Berrod (liste Inspire) se propose de poursuivre les deux mandats de Michel Deneken dont elle était la vice-présidente en charge des Finances, Mathieu Schneider (liste Au Pluriel), qui était également vice-président, propose une alternative et Pierre Gilliot (liste Refonder), à la tête des professeurs de l’université engagés à gauche. Elle et ils doivent désormais solliciter les votes des membres du CA issus d’autres collèges (étudiants, personnels) ou formaliser des alliances pour atteindre une majorité de 19 voix. La liste de Frédérique Berrod est en tête avec neuf sièges contre quatre pour Au Pluriel et trois pour Refonder, mais tout dépendra du vote des syndicats, des étudiants et des personnalités.
Une rencontre en 2024 du Salon à la ferme, sur le thème de l’agriculture en montagne.Photo : Adrien Labit / Rue89 Strasbourg
La Confédération paysanne organise des rencontres dans des fermes alsaciennes, du 9 mars au 13 avril. L’objectif affiché est de promouvoir une agriculture alternative au modèle productiviste auprès du grand public.
Le Salon de l’agriculture s’était à peine achevé à Paris, dimanche 2 mars, que la Confédération paysanne se mobilise. Le syndicat agricole, opposant déclaré au modèle productiviste, annonce dans un communiqué envoyé le lendemain, qu’il tiendra son propre « Salon de l’agriculture paysanne », du 9 mars au 13 avril. L’événement, organisé dans toute la France, se donne pour but de favoriser les rencontres entre agriculteurs et consommateurs, en amenant directement ces derniers à la ferme pour « évoquer concrètement les préoccupations des paysans et leur rôle central pour nos territoires. »
Quatre rencontres pour « créer du lien »
« On souhaite attirer à la fois les paysans du coin et le grand public, le but est que ces deux publics échangent sur leur vision de l’agriculture et sur le travail agricole » explique Agathe Fremiot. Au téléphone, l’animatrice régionale de la Confédération paysanne d’Alsace plaide pour « montrer un autre type d’agriculture, plus écologique notamment », offrant une alternative au Salon de l’agriculture à Paris… auquel son syndicat participe pourtant.
« On ne s’oppose pas à l’évènement, mais on pense avant tout aux gens qui ne peuvent pas se rendre à Paris », précise Agathe Fremiot. « Aller voir des agriculteurs à 15 minutes de chez soi est plus pratique et plus intéressant ». Le syndicat articule ses rencontres autour de quatre thèmes : l’usage des animaux dans l’agriculture, la Politique agricole commune, la transmission et l’attelage.
L’État est acculé par les questions d’une sénatrice et conseillère d’Alsace.Photo : Pascal Bastien / Divergence
La Collectivité européenne d’Alsace pointe des erreurs dans les études concluant que l’eau potable n’est pas menacée à Stocamine. Ces projections sont pourtant fondamentales dans la décision de l’État de confiner les déchets.
« C’est gravissime quand on sait que l’eau potable est en jeu. » Georges Walter n’en revient pas des erreurs scientifiques qu’il a identifiées dans les rapports exposés par l’État sur les risques liés à Stocamine. Cet ingénieur hydraulique de formation était directeur des services Environnement à la Collectivité européenne d’Alsace (CeA) jusqu’à sa retraite en 2023. Mais il continue à conseiller Frédéric Bierry (Les Républicains), le président de la CeA. « Ces erreurs graves dans les études menacent directement la nappe phréatique », pose Georges Walter.
Sur Stocamine, Georges Walter conseille Frédéric Bierry, le président de la Collectivité européenne d’Alsace, ainsi que Sabine Drexler, sénatrice du Haut-Rhin et conseillère d’Alsace.Photo : Thibault Vetter / Rue89 Strasbourg
Pour rappel, l’État français souhaite confiner, avec un sarcophage de béton, 42 000 tonnes de déchets toxiques sous la nappe phréatique, à Wittelsheim, dans la banlieue de Mulhouse. Les ministres de la Transition écologique qui se succèdent affirment que cette opération ne présente pas de risque. Ils mettent en avant des études de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris).
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Le groupe polonais Ptak a acté, lundi 3 mars, le rachat du Parc du Petit Prince d’Ungersheim. L’entreprise est également propriétaire du parc d’attraction Mandoria situé en Pologne et ouvert en 2021 qui accueille 300 000 visiteurs par an.
Lundi 3 mars, Jérôme Giacomoni et Matthieu Gobbi, les propriétaires de la société Aéroprince, qui détenait les actifs du Parc du Petit Prince à Ungersheim, ont annoncé dans un communiqué le rachat de l’entreprise par le groupe polonais Ptak. Les quinze emplois permanents de ce parc spécialisé dans les ballons captifs et dédié à l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry seront conservés.
Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé mais le chiffre d’affaires du parc avoisine les six millions d’euros, pour des « résultats autour de l’équilibre depuis 2017 », selon Jérôme Giacomoni dans L’Alsace.
Le nouveau P-DG d’Aéroprince et directeur du pôle loisirs du groupe Ptak, Daniel Zieliński déclare vouloir faire du Parc du Petit Prince « un lieu encore plus reconnu qui attirera des touristes du monde entier ». Avant la crise sanitaire du Covid, le parc accueillait presque 200 000 visiteurs par an. Depuis 2022, il oscille autour de 160 000 visiteurs par an, avec 30 jours d’ouverture en moins sur l’année.
Le groupe Ptak a été choisi par les ancien propriétaires et prévoit « d’investir dans le développement et la modernisation » et d’ajouter « de nouvelles attractions », tout en conservant le thème du Petit Prince. Le ballon captif, l’attraction la plus célèbre du parc, devrait être de nouveau opérationnelle à l’ouverture de la saison 2025, après une rénovation de son enveloppe.
Le rachat ne concerne pas l’hôtel Les Loges et le restaurant La Taverne, situés sur le site de l’Écomusée d’Alsace voisin. Ces deux établissements dépendent toujours de la société Opéraprince, détenue par Jérôme Giacomoni. Ce dernier assure dans L’Alsace qu’il espère trouver un repreneur également pour ces activités.
Le collège Sophie Germain à Cronenbourg en 2023Photo : Clara Sapienza / FlickR / cc
Les enseignants et personnels du collège Sophie Germain à Strasbourg seront en grève jeudi 6 mars. En cause, selon eux, les promesses de sauvegarde des moyens déjà existants formulés par l’ancien recteur, Olivier Faron et sur lesquels revient le recteur actuel, Olivier Klein.
Les personnels et enseignants du collège Sophie Germain à Strasbourg organisent une journée de grève jeudi 6 mars. Ils seront reçus, le lendemain, par le directeur académique des services de l’Éducation nationale, Nicolas Feld-Grooten.
Les grévistes dénoncent des prévisions d’effectifs à la baisse et donc des heures d’enseignement supprimées à la rentrée 2025 / 2026, selon Fabrice Copyloff, représentant syndical CGT-Éduc’action et enseignant dans le collège. Selon le syndicaliste, le collège compte « de plus en plus d’élèves, dont une grande partie qui ne parle pas ou très peu français, ou qui sont en situation de handicap. On a aussi des élèves avec des problèmes de comportement. »
Pour s’occuper de ces enfants, il explique que les professeurs ont besoin de plus d’heures dédiées à leur suivi. Le personnel et les parents d’élèves de ce collège de Cronenbourg avaient alerté sur les conditions d’enseignement très dégradées en 2023.
Fabrice Copyloff s’avoue surpris du « changement d’orientation du rectorat en une courte période » :
« En décembre 2023, le recteur Olivier Faron nous avait promis de maintenir les moyens pour ce collège et de lui donner la priorité pour un classement en réseau d’éducation prioritaire et aujourd’hui le nouveau recteur nous retire des moyens pour la rentrée prochaine. »
Fabrice Copyloff rappelle que le collège Sophie Germain « a un des indices de position sociale les plus bas de l’académie de Strasbourg, plus bas même que certains collèges qui sont déjà classés REP+ ». Cet indicateur permet de déterminer si les établissements sont confrontés à des difficultés liées aux revenus des ménages dans sa zone de recrutement.
Fabrice Copyloff estime que la moitié du personnel d’éducation de l’établissement sera en grève jeudi 6 mars. Un rassemblement est également prévu jeudi 6 mars à 10 heures, devant le collège, pour attirer l’attention du quartier et des parents d’élèves sur cette situation.
France, Strasbourg, 08-03-24. A l’occasion de la journée des droits des femmes, deux manifestation ont eu lieu à Strasbourg ce 8 mars. Retour en image sur la marche syndicale puis sur celle organisée par les associations feministes. Mathilde Cybulski / Rue89 StrasbourgPhoto : Mathilde Cybulski / Rue89 Strasbourg
Le cortège à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes s’élancera samedi 8 mars à 14 heures. Pour la première fois, toute la manifestation est organisée par des associations et des collectifs féministes strasbourgeois.
Samedi 8 mars, à 14 heures place Kléber à Strasbourg, la marche à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes sera à l’initiative exclusive d’associations et de collectifs locaux. Depuis 2023 à Strasbourg, certains syndicats appellent à la grève et les collectifs manifestent le soir lors d’un évènement plus politique. Cette fois-ci, la manifestation féministe vise à rassembler celles et ceux qui combattent « le patriarcat, le capitalisme, l’impérialisme, le racisme, le colonialisme et le validisme ».
Depuis deux mois, plus d’une vingtaine de collectifs féministes s’organisent pour proposer une manifestation qui inclut toutes les personnes que la société patriarcale désavantage ou violente, en tentant de prendre compte des spécificités de chacune.
Le cortège sera divisé en plusieurs secteurs, allant d’une partie dédiée aux personnes victimes de racisme, une partie calme pour rendre la marche accessible aux personne handicapées, des endroits consacrés à la lutte pour la Palestine, au peuple Kurde, à la Nouvelle Calédonie…
« Notre but est de mettre en avant les oppressions que subissent les minorités de genres et ethniques », souligne Raïma, membre du collectif Diaspora, créé en juin 2024 et qui organise la tête de cortège antiraciste, contre l’impérialisme et pour l’autodétermination des peuples colonisés. Elle précise le lien entre féminisme et lutte contre le racisme :
« Le mouvement du “black feminism”, originaire des États-Unis a montré que les femmes noires vivaient des discriminations différentes des femmes blanches. Plus largement, l’afro-féminisme a prouvé que les personnes sont à l’intersection de plusieurs oppressions, en fonction de leur genre, de leur race, de leur classe sociale, de leur orientation sexuelle… Notre cortège, nous le voulons donc intersectionnel. »
Les organisations précisent que toute personne est la bienvenue dans les cortèges. Aucune partie du cortège n’est en non-mixité cette année, la marche sera cependant « sans fachos et sans machos ».
Les organisations syndicales se sont jointes à l’appel à manifester des collectifs locaux. Leurs militants et militantes sont invitées à s’y greffer à la suite des premiers cortèges. La FSU, la CFDT, la CGT, FO, le CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa et Solidaires demandent « des actes » pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dans un communiqué commun, rappelant que les salaires des femmes sont en moyenne 23,5 % inférieurs à ceux des hommes, que 80 % des emplois à temps partiels sont détenus par des femmes ou que les pensions de retraite des femmes sont 38 % moins élevées que celles de hommes…
Le même jour, le Secours populaire du Bas-Rhin propose une journée d’ateliers dans son antenne de la Meinau, au sud de Strasbourg. De 11 heures à 18 heures, l’organisation propose des jeux pour sensibiliser aux droits des femmes en France et dans le monde, ainsi qu’à des thématiques telles que la précarité menstruelle, un mur d’expression, un atelier portraits photo avec des massages du visage et du maquillage et une intervention du groupe « Paroles de Femmes ».
Toute la journée, des bénévoles proposeront de la nourriture selon des recettes inspirées des gastronomies du globe.
Le Wagon Souk se mobilise également pour cette journée dédiée aux droits des femmes, avec une programmation allant des cours de boxe à des ateliers sur la néo-parentalité, des cercles de parole et une soirée afro zouz. Une garderie est mise en place pendant les animations. Une exposition photo sera aussi accrochée tout le week-end et des tatouages au hénné proposés de 14h à 18h les deux jours.
Pour clore la journée, une « soirée gesticulée » est programmée à la Grenze. Dans ce tiers-lieu derrière la gare de Strasbourg, deux conférences-spectacles sont prévues à partir de 18h ainsi que la projection d’un court-métrage, Mes seins. Différents thèmes seront abordés autour ds droits de femmes, notamment les violences sexistes et sexuelles, le matriarcat, la santé mentale, l’oppression des corps…
La façade du bâtiment abritant le consulat des États-Unis à Strasbourg.Photo : Magali Arrouays / Rue89 Strasbourg / cc
Le 2 mars, le site Politico a révélé la possible fermeture du consulat américain de Strasbourg par l’administration Trump. Suite à cette annonce, les élus alsaciens ainsi qu’une association ont réagi en rappelant l’importance d’une telle institution au sein de la capitale de l’Europe.
Lundi 3 mars, peu après la révélation de Politico selon laquelle l’administration de Donald Trump aux États-Unis souhaitait supprimer les consulats américains en France, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Dans l’après-midi, Jeanne Barseghian, maire (Les Écologistes) de Strasbourg, a indiqué sur son compte Bluesky que le départ du consulat des États-Unis à Strasbourg était un « signal préoccupant pour notre ville », qui pourrait « avoir des répercussions non négligeables en terme de liens internationaux tissés de longue date entre les États-Unis et le Conseil de l’Europe. » Elle annonce néanmoins que la Ville reste résolue « à maintenir des relations solides avec nos partenaires internationaux, y compris les États-Unis ».
Les figures de l’opposition à Jeanne Barseghian ont également rapidement réagi. Catherine Trautmann, ancienne maire de Strasbourg et conseillère municipale (Parti socialiste) estime que cette décision signerait « une volonté de rupture avec l’Union européenne mais aussi avec l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, où les États-Unis disposent d’un rôle d’observateur. » Craignant un désengagement des États-Unis dans le Conseil de l’Europe, elle rappelle aussi qu’une coopération strabourgeo-américaine est « utile dans le contexte actuel, dans une assemblée où se trouve l’Ukraine mais dont la Russie a été exclue. »
Pierre Jakubowicz, conseiller municipal (Horizons), a averti qu’il déposerait une motion au prochain conseil municipal « afin que la Ville de Strasbourg appelle solennellement au maintien du Consulat général des États-Unis à Strasbourg. »
Président de la Région Grand Est, Frank Leroy (Les Républicains) a dénoncé sur son compte Bluesky une « nouvelle marque de défiance envers l’Europe » et appelle à un « sursaut » des institutions européennes :
« Je sais pouvoir compter sur l’engagement européen du Gouvernement, du chef de l’État et de nombreux parlementaires pour défendre les valeurs qui font la force de l’Europe. Ne nous laissons pas faire ! »
Les Américains de Strasbourg mobilisés
L’association Alsace – États-Unis salue ces réactions et espère qu’elles auront un impact vis-à-vis de l’ambassade à Paris. En attendant, elle a choisi de se mobiliser contre ce projet de fermeture, qu’elle craignait depuis la multiplication des déclarations hostiles à l’Europe qui ont fait suite à l’investiture de Donald Trump : « Sur ce genre de sujets, Trump n’a pas fait de mystère. » avoue Philippe Choukroun, président de l’association. Sa vice-présidente, Vivianne Beller, complète :
« Nous avons été prévenus par l’article de Politico, mais avant la publication, on supposait que ça pouvait arriver. Ça va nous manquer terriblement. Ce consulat, ce n’est pas qu’un bureau, ce sont des gens que l’on connaît bien. On sait que si on a une urgence, il y a quelqu’un de notre côté. »
L’association appelle à une mobilisation vendredi 7 mars à 12h30 devant le consulat : « Plus on fait de bruit, plus on risque d’avoir un effet sur cette décision » assure Vivianne Beller. Elle, qui s’était déjà mobilisée contre un possible retrait du consulat sous l’administration de Reagan en 1989, est prête à reprendre cette bataille : « Je suis combative, je pense que cette liste [qui énumère les autres consulats en France qui pourraient fermer, NDLR] peut changer. » Mais pour ça, elle indique qu’il faut utiliser des arguments auxquels Trump, ou du moins son administration, seront sensibles :
« On ne va pas évoquer l’importance du Conseil de l’Europe, car Trump se fiche de la Cour européenne des droits de l’Homme, on ne peut pas non plus parler du Parlement européen, car pour lui, c’est un ennemi. »
Alors l’organisation va appuyer sur le symbole de cette décision :
« 44 pays ont installé un consulat à Strasbourg, dont la Chine, la Russie et la Turquie. C’est impensable que les États-Unis ne soient plus présents. »
Le président d’Alsace – États-Unis va adresser une lettre à l’ambassadeur français aux États-Unis : « De par ses fonctions, il a des contacts avec des femmes et des hommes politiques américains » qui pourraient se laisser convaincre de voter contre la fermeture du consulat strasbourgeois au Congrès. La vice-présidente a quant à elle, rédigé, une lettre encourageant tout américain vivant dans l’Eurométropole, à saisir de toute urgence son représentant au Congrès, toujours dans l’idée d’espérer peser dans la décision.
Le siège social de Novo Nordisk au nord ouest de Copenhague.Photo : Johan Wessman / News Oresund / cc
Le groupe danois met tout en œuvre pour se faire connaître dans les quartiers les plus pauvres, importants marchés potentiels de son médicament Wegovy. À Strasbourg, il a ainsi signé un partenariat avec la ville pour des actions de prévention. Lille a refusé une proposition similaire.
Strasbourg, commune écolo, a cédé aux sirènes d’un gros labo. C’est la seule ville française à avoir intégré dès 2020 le programme de prévention du diabète et de l’obésité de Novo Nordisk, laboratoire devenu richissime en vendant à un tarif exorbitant ses médicaments amaigrissants. L’Eurométropole, communauté de communes autour de Strasbourg, a suivi.
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Le lycée Couffignal dans le quartier de la Meinau à StrasbourgPhoto : Fabien Romary / ArchiWiki / cc
Un professeur d’anglais au lycée Couffignal de Strasbourg a été suspendu à titre conservatoire pour avoir pris part à un projet d’enlèvement en lien avec l’ancien responsable du Bastion social, un groupuscule d’extrême-droite dissous en 2019.
En salle des profs du lycée Couffignal, l’absence de Benjamin C. a suscité nombre de discussions. Depuis mars 2024, le professeur agrégé d’anglais en section générale ne donne plus cours dans cet imposant établissement scolaire de la Meinau. Peu à peu, la rumeur a enflé jusqu’à susciter une alerte sur la plateforme anonyme et sécurisée de Rue89 Strasbourg. Un enseignant y évoque un collègue « radié de l’Éducation nationale (…) en ce moment en prison pour avoir prévu un attentat d’extrême-droite ». En réalité, Benjamin C. a été suspendu à titre conservatoire pour avoir participé à une tentative d’enlèvement le 12 mars 2024 à Schiltigheim.
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Rédacteur en chef de Rue89 Strasbourg. Spécialisé depuis 2019 en enquêtes locales, à Strasbourg et en Alsace sur des sujets variés allant de l’extrême-droite à l’hôpital public en passant par la maison d’arrêt de Strasbourg, les mouvements sociaux, les discriminations et l’expertise-psychiatrique.
La bâtiment abritant les services du consulat des États-Unis.Photo : Roland Burckel / Archiwiki / cc
Le président des États-Unis, Donald Trump, veut réduire la taille du Département d’État et le réorienter. Dans cette purge, plusieurs consulats français pourraient être fermés, dont celui de Strasbourg.
Le site d’informations Politico détaille dans un article exclusif la politique de réduction menée par l’administration Trump pour le Département d’État (le ministère des Affaires étrangères des États-Unis, NDLR). Dans un document obtenu par Politico, il est question de fermer plusieurs consulats en France dont celui de Strasbourg.
La diplomatie américaine est présente à Strasbourg depuis 1866, il s’agissait alors d’accompagner l’émigration des Alsaciens vers les États-Unis. Les services consulaires sont installés depuis 1952 au 15 avenue d’Alsace dans la Neustadt.
En France, les consulats de Rennes, Lyon, et Bordeaux sont également visés tandis qu’en Allemagne, il est question de fermer Düsseldorf, Leipzig et Hambourg. Toujours selon Politico, cette stratégie est dans la ligne de la politique de réduction de l’appareil fédéral menée par le président américain Donald Trump et le toujours officieux Département pour l’efficacité gouvernementale (DOGE). Donald Trump souhaite ne conserver des consulats que dans les zones ayant un intérêt immédiat pour les États-Unis.
Le consulat américain de Strasbourg est chargé de missions variées, qui vont de l’aide aux entreprises pour s’implanter aux États-Unis aux liens avec les Américains installés à Strasbourg en passant par une veille sur l’activité du Conseil de l’Europe. En 2024, le consulat a été associé aux célébrations du 80e anniversaire de la Libération de l’Alsace.
L’hôpital de jour et la future clinique se trouvent à côté d’un Ehpad et d’une unité de soins longue durée du groupe Émeis (ex-Orpea).Photo : Guillaume Krempp / Rue89 Strasbourg
Une filiale d’Emeis, ex-Orpea, projette de construire une clinique de pédopsychiatrie privée à Schiltigheim. Selon la maire de Strasbourg, ce projet risque d’ « aggraver les inégalités de santé » et d’ « accroître les difficultés de l’hôpital public ».
Deux préfabriqués sur un parking au cœur d’une zone d’activité. Depuis juillet 2023, l’entreprise Clinea a ouvert un hôpital de jour en périphérie de Schiltigheim. Les deux bâtiments modulaires se trouvent à côté d’une maison de retraite et d’une clinique de soins de suite et de réadaptation. Les établissements appartiennent au groupe Emeis, anciennement Orpea, qui avait été l’objet d’une enquête intitulée Les fossoyeurs sur les carences de leurs résidences pour personnes très âgées.
Par la fenêtre de son bureau, le directeur médical de l’établissement de pédopsychiatrie privé, Vincent Berthou, regarde un bâtiment désaffecté et un terrain en friche. C’est là que doit être construit un bâtiment de deux étages et d’une superficie totale de 7 000 mètres carrés. En plus d’un hôpital de jour au rez-de-chaussée, le projet initial prévoyait 80 lits d’hospitalisation pour une patientèle de 12 à 25 ans.
Vincent Berthou, psychiatre, ancien directeur de la maison des adolescents et directeur médical de l’hôpital de jour et de la future clinique Clinea à Schiltigheim.Photo : Guillaume Krempp / Rue89 Strasbourg
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Rédacteur en chef de Rue89 Strasbourg. Spécialisé depuis 2019 en enquêtes locales, à Strasbourg et en Alsace sur des sujets variés allant de l’extrême-droite à l’hôpital public en passant par la maison d’arrêt de Strasbourg, les mouvements sociaux, les discriminations et l’expertise-psychiatrique.
Les scènes de Strasbourg refleurissent en mars. Le centre chorégraphique Pôle Sud est ouvert presque tous les soirs, le Maillon propose un « temps fort » avec une dizaine de rendez-vous… L’Espace Django programme quatre concerts. C’est bouillonnant, mais voici tout de même une sélection.
Pôle Sud en feu
Le retour du printemps donne des ailes à Pôle Sud. Le centre chorégraphique accueille pas moins de sept spectacles en mars, qui permettent de se confronter au dynamisme et à la pluralité de la création contemporaine. Citons par exemple Tamanegi d’Ikue Nakagawa vendredi 7 et samedi 8 mars, un spectacle sur les liens familiaux et qui mêle la danse avec le théâtre d’objets, en intégrant cinq marionnettes à taille humaine.
Le teaser de Tamanegi.
Au programme de ce festival du printemps, citons également l’irruption dans cette vénérable institution qu’est Pôle Sud de la chorégraphe et breakeuse strasbourgeoise Noémie Cordier, professeur d’EPS au collège Jean Sturm. Avec la Compagnie Watt, Noémie Cordier propose une création, Guest, où elle explore les frontières des danses hip hop avec celles d’autres univers, comme la capoeira.
Un teaser de Guest.
Du folklore de l’Est au jazz débridé
Quatre musiciens vivant en France et d’origines turque, moldave, ukrainienne et arménienne proposent une exploration des origines avec Racines. Inspirés par des thèmes traditionnels, ce quartet de clarinettes, de violoncelle et de contrebasse propose une interprétation d’une musique folklorique fantasmée et débridée.
Présentation de Racines.
L’appropriation des corps au théâtre
Le Maillon débute son « temps fort » du printemps, titré Corps politiques – entre assignation et résistance. Cinq spectacles sont proposés dans cette thématique, dont une reconstitution du procès historique de Bobigny. En 1972, Marie-Claire Chevalier, jeune fille de 16 ans, ayant choisi d’avorter après avoir été violée, est défendue par Gisèle Halimi, qui a transformé l’audience en plaidoyer contre la pénalisation de l’avortement.
Le procès de Bobigny, plongée en 1972.
La création émergente au Taps
Du 11 au 15 mars, la scène du Taps Laiterie accueille le festival Actuelles, dédié à aux écritures théâtrales émergentes. Cinq séances uniques ont été créées à partir d’une sélection de textes reçus, chacun confié ensuite à une équipe chargée d’en assurer la lecture, la partition musicale et la mise en scène. Les auteurs et autrices sont dans la salle, et seront présents pour échanger à l’issue des représentations.
La soul toute en douceur d’Enchantée Julia
L’Espace Django est bien occupé en mars avec pas moins de quatre concerts programmés. La structure du Neuhof accueille par exemple Enchantée Julia jeudi 13 mars. Cette chanteuse française travaille sur la douceur de sa voix pour proposer une musique soul pop et raffinée. Après son deuxième album, Onze, particulièrement léché, Enchantée Julia a confirmé sa stature d’artiste française majeure. Celles et ceux qui apprécient de voir les artistes de près n’ont donc plus beaucoup d’occasion de la voir… En première partie de cette soirée, Django a programmé Lara Issa, un perfect match pour cette chanteuse strasbourgeoise dont les accents vocaux rappellent ceux d’Amy Winehouse et qui propose une soul plus electro.
Save me d’Enchantée Julia.
Rencontres de l’illustration et Central Vapeur
À partir du 19 mars, les Rencontres de l’illustration et Central Vapeur proposent des expositions, des rencontres et d’autres rendez-vous autour du monde des livres, de l’image et de l’édition. Pour une deuxième et dernière fois, ces deux festivals bénéficient de l’attention portée à la Capitale mondiale du livre. Les deux festivals explorent cette année le lien entre peinture et illustration, avec des programmes foisonnants, 40 rendez-vous pour le premier dans les médiathèques et les musées de Strasbourg ainsi qu’au 5e Lieu, une vingtaine pour le second essentiellement autour de la Coop, auxquels s’ajoutent ceux du Salon des (éditeurs) indépendants, programmé samedi 29 et dimanche 30 mars au Garage Coop !
Un premier festival de musiques de jeux vidéos et de films
Du vendredi 21 au dimanche 23 mars, le No Limit Orchestra s’installe au Point d’Eau à Ostwald pour un festival appelé le… No Limit Festival. Dédié aux musiques de films et de jeux vidéos, ce festival propose des concerts, des masterclass, des tournois de jeux vidéos et le palmarès européen de la bande originale en ouverture. Le No Limit Orchestra, spécialisé dans les spectacles hybrides, interprétera trois des quatre concerts dont deux qui devront coller aux développements d’une compétition de jeux vidéos en direct samedi et dimanche soir et une interprétation de Les supers pouvoirs du vivant en support de la série d’animation dimanche matin.
Vendredi, le No Limit Orchestra a invité la compositrice et musicienne Julie Roué et la comédienne et musicienne Louise Belmas à proposer un spectacle visuel sur un film muet italien de 1917, Malomba. Titré Pourquoi les héroïnes meurent à la fin ?, le spectacle questionne la place de la femme dans un cinéma dominé par les hommes sur fond d’électro-dark, de pop et de chant.
À noter également en les 22, 23, 25, 26 et 27 mars, Le Temps des Féminismes, le festival des Bibliothèques idéales dédié aux combats pour les droits des femmes et dont Rue89 Strasbourg est partenaire.
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