Une forte secousse a été ressentie à 5h samedi matin à Strasbourg. Les systèmes d’analyse créditent l’événement d’une magnitude entre 3,9 et 4,1.
Un important séisme a été ressenti à 5h ce samedi matin à Strasbourg. La secousse a été suffisamment forte pour faire trembler les murs et faire tomber quelques objets chez certaines personnes. L’intensité calculée automatiquement par le centre sismologique européenn (ESMC) est de 4,1 ML (magnitude locale, sur l’échelle de Richter). Le Réseau national de surveillance sismique (Renass) de l’Université de Strasbourg lui accorde une magnitude de 3,9 MLv (magnitude locale verticale).
Sismogrammes calculés par le Renass Photo : document Renass
Selon l’ESMC, son épicentre se trouverait au nord de Strasbourg, ce qui semble à nouveau désigner le puits de géothermie profonde de Vendenheim comme origine de cette nouvelle secousse. L’ESMC précise que ces paramètres ont été validés par un sismologue.
plan de l’épicentre Photo : document EMSC
Le Renass avait d’abord placé l’épicentre de cette secousse près d’Epinal, avant de se raviser et de le placer à 48,66 degrés nord de latitude, 7,82 degrés Est de longitude, soit près de La Wantzenau.
La secousse a été classée comme « événement induit » par les sismologues de Renass, c’est à dire comme étant d’origine humaine. L’origine est donc à nouveau le puits de géothermie profonde de Vendenheim, opéré par Fonroche. Il s’agit de la secousse la plus importante de cette série, dont l’un des derniers épisodes fin janvier avait provoqué la fin des opérations sur ce site (voir tous nos articles).
Le puits de géothermie profonde de Fonroche à Vendenheim Photo : Pascal Bastien / Rue89 Strasbourg
La rédaction de Rue89 Strasbourg est composée de journalistes toutes et tous prêts à écouter les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois pour parler des sujets qui les intéressent. Notre existence et notre moral dépendent du nombre d’abonnements pris pour nous soutenir. 🙏⤵
Rue89 Strasbourg démontrait en avril que les informations transmises par Stocamine sur les 42 000 tonnes de déchets toxiques, placés sous la nappe phréatique à Wittelsheim, sont probablement inexactes. Alsace Nature porte plainte contre X et espère « enfin » obtenir un inventaire complet.
Nouveau rebondissement à Wittelsheim dans le Haut-Rhin, où 42 000 tonnes de déchets industriels ultimes ont été stockées par l’entreprise Stocamine, sous la nappe phréatique, entre 1999 et 2002. Vendredi 25 juin, l’association Alsace Nature annonce, dans un communiqué, déposer une plainte pénale :
« Suite aux révélations des articles de Rue89 Strasbourg en avril et de la Badische Zeitung en juin, nous portons plainte contre X devant deux juridictions spécialisées, la juridiction interrégionale spécialisée de Nancy et le pôle régional environnement de Strasbourg. »
L’objet de la plainte concerne plus particulièrement le fait de « fournir des informations inexactes sur l’origine, la nature, les caractéristiques et les quantités de déchets stockés ». L’association environnementale reproche aussi à l’administration de se « mettre volontairement dans l’impossibilité matérielle de fournir ces informations ». La peine encourue est de deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende et plus encore si les faits sont commis « en bande organisée ».
De très potentiels déchets irréguliers dans la mine
Dans une enquête publiée le 19 avril, en partie grâce aux déclarations de plusieurs témoins, Rue89 Strasbourg révèle la très potentielle présence de déchets irréguliers dans l’ancienne mine de potasse convertie en site de stockage. Un article du Badische Zeitung, publié le 1er juin, donne aussi la parole à un mineur. Celui-ci assure qu’il a vu, dans les galeries, des sacs et des conteneurs endommagés ainsi que des déchets médicaux, interdits. Me François Zind, avocat d’Alsace Nature, explique :
« En faisant référence aux déclarations de différents témoins, les deux articles révèlent la présence au fond de la mine de déchets non conformes à la réglementation. »
Cette action s’ajoute au recours administratif déposé par le Conseil départemental du Haut-Rhin (devenu Collectivité européenne d’Alsace), la Région Grand Est, la commune de Wittenheim et Alsace Nature, contre l’arrêté autorisant le confinement définitif des déchets. Rejeté en première instance par le tribunal administratif de Strasbourg, il a été porté devant la cour d’appel administrative de Nancy, qui a clôturé l’instruction le 9 avril. L’audience devrait avoir lieu fin 2021.
La mine Joseph-Else est toujours en activité, afin de consolider et surveiller les galeries. Photo : JFG / Rue89 Strasbourg / cc
Le ministère veut confiner les déchets, qui polluerons alors la nappe phréatique
« Les avantages potentiels d’un déstockage complémentaire des déchets ne sont pas démontrés et celui-ci présenterait des risques significatifs pour les travailleurs, tandis que la réalisation du confinement dans des conditions optimales est indispensable pour assurer la protection de la nappe d’Alsace. »
Extrait du communiqué du ministère de la transition écologique
« On n’est même pas sûrs de ce qu’il y a dans la mine alors comment peut-on affirmer que les impacts de la pollution ne seront pas graves ? Il y a tellement de mensonges et d’incertitudes dans ce dossier. On ne peut plus avoir confiance, l’enjeu est trop grand. »
Pour Alsace Nature, « l’objectif de cette nouvelle démarche est notamment qu’un juge d’instruction se saisisse du dossier ». Me François Zind estime qu’il serait alors possible « qu’un inventaire complet des déchets stockés au fond de la mine soit enfin réalisé ». Si les fraudes étaient avérées, « cela permettrait d’engager les responsabilités pénales et civiles des différents acteurs impliqués ». L’association se dit « prête à saisir le juge des Libertés d’un référé pénal environnemental, si les travaux de confinement venaient à démarrer, empêchant le déroulement de l’enquête ».
Suite à la construction de logements à la place de nos locaux du quartier Gare, nous avons dû déménager. Notre nouvelle salle de rédaction est proche de la place de la République. Changement d’ambiance !
Moulures au plafond, corniches, parquets et encorbellements ! Les nouveaux locaux de Rue89 Strasbourg donnent sur la place de la République. Changement d’ambiance après trois années passées dans la cour du 17 rue de Rosheim. Ce havre de paix hérité du passé industriel du quartier Gare hébergeait à notre arrivée à l’été 2017 des ateliers d’artistes, d’artisans, une menuiserie et des architectes indépendants. La pression immobilière aura eu raison de cet endroit, qui va désormais abriter des petits logements, parfaits pour Airbnb. Le menuisier a réussi à sauver son atelier, mais au prix fort. Pour les artistes plasticiennes et Rue89 Strasbourg en revanche, il a fallu dégager.
Nous serions bien restés dans le quartier Gare, un environnement bigarré et actif qu’on chérit, où les bourgeois cohabitent avec des populations aux faibles revenus, un quartier qui se transforme à vue d’œil tout en continuant d’accueillir de nombreuses structures d’aide sociale et plusieurs hôtels pour les demandeurs d’asile. Mais plusieurs semaines de recherches intensives n’ont rien donné, malgré l’aide exceptionnelle que beaucoup ont apporté à Rue89 Strasbourg, qu’ils et elles en soient ici remerciés.
Coup de chance début juin
Un coup de chance nous a dirigé vers les locaux d’une ancienne crèche, Les Loustics, rue Louis Apffel, dans un superbe bâtiment de la Neustadt. Prix dans le marché, immeuble avec accès à la fibre, propriétaires privés alsaciens… Avec nos copains d’Ozango, on a dit oui au début du mois de juin, la date de notre éviction étant le 30, nous étions vraiment à court de solutions.
Adieu donc les putes et les toxs du quartier Gare, bonjour les fonctionnaires et les banquiers de République. La DGFIP, la Drac et la préfecture sont nos nouveaux voisins… Est-ce que pour autant Rue89 Strasbourg va verser dans le journalisme de préfecture ? On espère que non mais peut-être répondront-ils plus fréquemment à nos demandes ! Ce serait déjà un net progrès.
Vue sur la place de la République, moulures et parquet… La classe de nos nouveaux locaux !
Reste un détail à régler. Rue de Rosheim, nous avions une boite aux lettres accessible discrètement, ce qui permettait à nos lanceurs d’alerte de nous adresser des documents discrètement. Malgré l’existence de notre plateforme d’alerte anonymisée, le bon vieux pli sous enveloppe est toujours le moyen favori pour nous faire passer des informations confidentielles anonymement. Rue Louis Apffel hélas, les boites aux lettres ne sont accessibles qu’après avoir passé l’interphone. Pas terrible pour l’anonymat. Fort heureusement, la propriétaire nous a accordé l’usage exclusif de l’ancienne boite aux lettres, directement depuis la rue. Par ici les plis, et si ça sort directement de la préfecture, c’est très bien aussi !
Une boite aux lettres donnant sur l’extérieur, à l’usage exclusif de Rue89 Strasbourg, afin de pouvoir nous remettre discrètement des documents en toute confidentialité.
Cette nouvelle installation nous permet d’attendre confortablement la réalisation d’un grand projet immobilier autour des médias et de la production audiovisuelle, que nous préparons avec nos partenaires. On ne peut hélas pas en dire plus mais la Maison des médias libres à Paris n’a qu’à bien se tenir !
Rue89 Strasbourg est un média indépendant, édité par une entreprise établie à Strasbourg et la propriété de ses journalistes. Vous pouvez nous soutenir en optant pour un abonnement ou en faisant un don.
Depuis 2020, l’Association régionale spécialisée d’action sociale d’éducation et d’animation (Arsea) organise des « stages de responsabilisation » à Strasbourg. Ces stages sont des mesures judiciaires, prononcées lors de condamnations pour des faits de violences conjugales. Les participants doivent payer 240 € en échange d’un stage de 2 heures par semaine, pendant six semaines. Rue89 Strasbourg a pu suivre l’un de ces stages, aux côtés de 13 participants, de mai à juin. Premier épisode.
L’association Koenigs Au Vert appelle à enfourcher sa bicyclette dimanche 27 juin pour réclamer plus d’aménagements pour les cyclistes à l’ouest de Strasbourg.
Pour sa première « vélorution », l’association Koenigs Au Vert organise dimanche 27 juin un parcours dans les rues de ce quartier à l’ouest de Strasbourg, en partant du parc Gruber à 15h jusqu’au parc Albert Schweitzer. La déambulation des cyclistes suivra les points jugés problématiques pour les cyclistes, « notamment la route des Romains », indique Yoav Shemer. Le président de Koenigs Au Vert décrit « une bande cyclable qui n’est absolument pas sécurisée » :
« Les voitures s’y garent et rendent la circulation dangereuse. Sur cette portion de route, comme pour d’autres, nous souhaitons des aménagements pour la séparation de la circulation des automobilistes et des cyclistes ».
Une précédente vélorution, en juillet 2015 Photo : Christine Viale / FlickR / cc
Coté ambiance, l’association annonce la présence de la « binchyclette » (une tireuse à bière sur un vélo cargo) et de la « sono du collectif vélorution« .
Cette manifestation cyclable interviendra au lendemain du vote par l’Eurométropole de Strasbourg d’un « plan vélo » censé faire de Strasbourg l’une des premières métropoles cyclables d’Europe. Ce projet a pour objectif de porter à 20% la part des déplacements à vélo d’ici 2030. Il permettra de construire 120 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires.
L’Eurométropole vote le 25 juin un nouveau Plan vélo. Fini de revendiquer le titre de capitale du vélo en France, Strasbourg veut désormais s’élever sur le podium des métropoles européennes avec une centaine de kilomètres pistes cyclables supplémentaires. Le plan prévoit des jonctions manquantes sur le réseau pour le rendre plus praticable.
Deux ans après un « Plan vélo » ambitieux mais sous financé (voir notre article), la nouvelle majorité à l’Eurométropole investit 100 millions d’euros pour présenter le sien. Objectif : 120 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires en 5 ans et arriver à 20% de part de déplacements à vélo d’ici 2030, contre 11% actuellement.
La délibération sera soumise au vote du conseil de l’Eurométropole vendredi 25 juin. Il s’agit d’une concrétisation d’une promesse des écologistes strasbourgeois lors de la campagne des élections municipales. Le promesse était d’ajouter 20 kilomètres par an de nouvelles pistes, soit 120 en six ans.
Aménager et améliorer pour égaliser le territoire
L’Eurométropole prévoit d’œuvrer pour la continuité des pistes actuelles en terminant les « rocades » Vélostras. Il en existe deux, une le long des canaux et de la gare à Strasbourg (la boucle numéro 1) et une seconde plus élargie, qui passe par plusieurs communes de l’Eurométropole (en vert sur le schéma ci-dessous), à l’ouest et au nord de Strasbourg. Le plan présenté est encore un peu approximatif.
Photo : document Eurométropole de Strasbourg
Un « contournement cyclable » de la Grande-Île strasbourgeoise est prévu dans ce plan, afin de réduire la friction entre piétons et cyclistes dans l’hypercentre.
Des passages à améliorer
Mais plus que les kilomètres, c’est aussi « une cinquantaine de jonctions » qui doivent être réalisé, afin de relier les pistes existantes des 33 communes de la métropole. Plus particulièrement, 20 « ouvrages d’art, » des passerelles ou des tunnels, ont été listés à des endroits critiques du réseau de pistes cyclables.
La majorité de ces franchissements identifiés sont à Strasbourg (voir ci-dessous), dont trois au niveau du très fréquenté carrefour de l’Étoile. Un passage en contrebas, le long des canaux, est à l’étude. La sécurisation des pistes, de leurs futures liaisons, et la cohabitation avec les piétons font partie des axes du programme.
Les points à améliorer sur le réseau. Photo : document Eurométropole
Viser un podium européen
Strasbourg jouit du titre honorifique de « capitale du vélo », quoique talonnée par Grenoble et Bordeaux selon les classements. Mais plutôt que de regarder par dessus son épaule, l’exécutif métropolitain ambitionne de concurrencer les métropoles européennes. Elle est pour l’instant, 5e du classement Copenhagenizeindex derrière Anvers, Utrecht, Amsterdam et la ville cyclable exemplaire en Europe, Copenhague.
D’après les données fournies par l’Eurométropole, 500 000 déplacements par jour de moins de 5 km se font en voiture, ainsi que 63% des déplacements de moins de 3 km. L’exécutif métropolitain vise tout particulièrement ce type de déplacements pour les convertir en mobilités douces.
La rédaction de Rue89 Strasbourg est composée de journalistes toutes et tous prêts à écouter les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois pour parler des sujets qui les intéressent. Notre existence et notre moral dépendent du nombre d’abonnements pris pour nous soutenir. 🙏⤵
Jouez un rôle actif dans la préservation de la pluralité médiatiquePlongez en illimité dans nos articles et enquêtes exclusivesParticipez librement à la discussion grâce aux « identités multiples »
Le couvre-feu se fane, les masques tombent et les Bibliothèques idéales rouvrent leurs portes pour un temps fort estival. Sur la scène de l’Opéra national du Rhin, une petite cinquantaine de grands noms de la littérature viennent poser leurs mots et leurs engagements, du vendredi 25 au dimanche 27 juin.
Le confinement aura rappelé l’amour que les Français portent aux livres. Pas seulement à la littérature, telle qu’on peut aisément la consulter en ligne, mais bien à l’objet livresque. Bloqués chez eux, les gens ont pris le temps de développer d’autres habitudes, et de se replonger dans leurs bibliothèques. La fermeture temporaire des librairies a soulevé des vagues de protestation, preuve d’un attachement certain, presque rituel, à l’acte de feuilleter un ouvrage. Avec la réouverture générale cet été, les Bibliothèques idéales répondent à une rage de lire qui clame son nom depuis plus d’un an.
Tout ce que peut le roman
Comme à chaque édition, le bouillonnement de ce festival affirme l’impact politique comme humain de la littérature. Cette année encore, ce sujet vient creuser des préoccupations pressantes. Depuis le défi écologique discuté par Hugo Clément jusqu’aux mécanismes démocratiques en crise que dissèquent Barbara Stiegler et Emmanuel Todd, allant jusqu’à interroger l’essence du débat, dans un échange entre Pierre Nora et Jean Birnbaum. L’ouverture même du festival met le doigt sur la question de la résilience, avec un plateau rassemblant Camille Kouchner, Sophie Chauveau et Catherine Robert. Comment se reconstruire après le choc, telle est la douloureuse question abordée par leurs livres, libérations de la parole pour les victimes d’inceste.
Les Bibliothèques quittent la Cité de la Musique et de la Danse pour l’Opéra, un lieu pourvu des mêmes passions. Photo : document remis
Le féminisme sera de nouveau mis à l’honneur du festival, ainsi que les luttes intersectionnelles dont il est devenu difficile de le séparer. Plusieurs plateaux convergent vers une même nécessité. Celle de donner leur juste place aux personnes discriminées. Se discerne un questionnement fort sur la cité, la ville, et par extension sur toute la société, sa violence et ses exclusions. Elisa Rojas, Emanouela Todorova et Astrid Toulon portent notamment cette parole, chacune avec ses mots et ses armes : le droit, le militantisme, les réseaux sociaux. Le journalisme quant à lui est autant mobilisé par Lauren Bastide que par Rokhaya Diallo, et la littérature sert de relais à toutes les autrices engagées du programme.
Les plateaux des Bibliothèques idéales sont de formidables creusets à débats. Photo : document remis
Un élément marquant des Bibliothèques idéales réside dans leur polyphonie. La littérature implique, bouscule, et, parfois même, fâche. De débats en controverses, des auteurs et autrices croisent la plume, autant sur les plateaux télé que dans les rayonnages. Le festival strasbourgeois s’attache à préserver une pluralité de voix, sans pour autant chercher les étincelles.
Si des adversaires politiques clairement identifiés sont au menu de l’événement, chacun aura son plateau pour librement dérouler ses mots. Ainsi, si Rokhaya Diallo dialoguera avec Lauren Bastide le 26 juin, Rachel Khan et Raphaël Enthoven joueront leur duo le lendemain. Le dénominateur commun de toutes les personnes conviées réside dans leur usage de la littérature. Les mots ont une force, et le livre un pouvoir sur le réel et ses mutations. Les joutes d’idées et de lettres qui animent la vie culturelle ne sont qu’autant de façons de voir le monde qui s’affrontent. Dans chaque roman, il y a un projet de société, et l’enjeu est d’en saisir le meilleur.
La poésie célébrée sans modération
La musique est indissociable des Bibliothèques idéales, et cette édition ne fera pas exception. Le rappeur et poète Oxmo Puccino s’essaye à l’art romanesque tandis que le spectre indémodable de Georges Brassens est convoqué par l’inénarrable Maxime Le Forestier. La scène d’un opéra est un parfait endroit pour porter la voix, et les notes. Morceau le plus lyrique de la programmation, un concert proposera des extraits deMadame Chrysanthème, opéra d’André Messager tiré du roman éponyme. Et pour conclure ces trois intenses journées, un concert cosmopolite accompagnera des lectures de poèmes signés Claude Vigée. La musique est autant vectrice de sens que les mots, et s’y associe volontiers pour servir les cœurs de ses interprètes
Gringe était venu en 2020, lui aussi rappeur versé dans la littérature romanesque. Photo : document remis
Autres camarades des lettres, les bulles remontent à la surface de la programmation. C’est l’occasion d’une rencontre avec Riad Sattouf, un dessinateur qui insuffle ses cases de tout ce qu’il côtoie. Les pages truculentes de Pascal Brutal qu’il publiait dans Fluide Glacial portent autant de réel que les chroniques des Cahiers d’Esther. Les dessins comme commentaires sont aussi l’apanage de Coco. Témoin de l’assassinat de ses confrères lors de l’attentat de Charlie Hebdo, elle porte sur le dessin de presse un regard unique, dont l’écho traverse toute la profession. Son intervention se déroulera en compagnie du romancier et journaliste Yannick Hanenel. Sa démarche de consigner l’histoire dans ses pages s’est appliquée au procès qui a suivi l’attentat de 2015. C’est un témoignage précieux et puissant, porté par deux regards croisés.
L’accès à ces événements est soumis à réservation. Malgré l’amélioration des conditions sanitaires, les règles restent strictes. La jauge de l’Opéra contiendra près de 700 personnes à la fois, et la salle devra se vider entre chaque événement. Une partie des plateaux sera filmée et diffusée, tant en direct qu’en différé. Une démarche à saluer pour la conservation des moments d’intérêt que constituent les Bibliothèques idéales.
Dans le quartier de l’Elsau, la liste citoyenne Égalité républicaine et sociale a créé la surprise en remportant deux bureaux de vote. Mais cette nouvelle formation politique a aussi connu des difficultés : les bulletins de l’ERS manquaient dans le bureau de vote Arbogast, côté Montagne verte, et une plainte pour violence a été déposée contre son fondateur Jamal Rouchdi.
Pleurs, coup de poing, plainte… Les quartiers Elsau et Montagne Verte ont connu un jour de vote agité dimanche 20 juin. Au cœur des tensions : la liste citoyenne Égalité républicaine et sociale (ERS), fondée par Jamal Rouchdi. Ce dernier est aussi connu en tant que militant au sein de l’association de défenses des locataires Alis-Unli et pour son activisme sur les réseaux sociaux.
Lors du premier tour des élections municipales, dans le bureau de vote Leonard de Vinci, quartier de l’Elsau. Photo : Guillaume Krempp / Rue89 Strasbourg / cc
Un coup de poing, une plainte contre Jamal Rouchdi
Tout commence à proximité du bureau de vote Léonard de Vinci. Mehdi (le prénom a été modifié) échange avec une connaissance du quartier rue Watteau. Selon lui, Jamal Rouchdi l’aurait insulté avant de lui porter un coup de poing au visage. Le jeune homme estime que cette agression fait suite à des critiques formulées sur les réseaux sociaux à l’encontre du fondateur de l’ERS.
Dans la foulée, la victime dépose plainte pour violence et injure contre Jamal Rouchdi, lequel est également candidat aux élections départementales dans le troisième canton de Strasbourg. Contacté, Jamal Rouchdi rétorque s’être « défendu après avoir essayé de discuter. Il a voulu me porter un coup et je me suis défendu. J’irai aussi porter plainte dès que j’en aurai le temps ».
Des bulletins de l’ERS absents d’un bureau de vote
Accusé d’agression, Jamal Rouchdi enfourche son scooter. Il traverse l’Ill et se rend dans le bureau de vote du foyer Arbogast où il se pose en victime d’un « déni de démocratie ». Ce déplacement fait suite à l’appel d’une électrice, entre midi et 14h. Elle vient de se rendre au bureau de vote du foyer Arbogast, dans le quartier de la Montagne Verte. Sauf que sur place, il n’y a aucun bulletin pour la liste Égalité républicaine et sociale à disposition. Jamal Rouchdi demande donc des explications aux assesseurs. Il raconte la scène qui suit :
« Après avoir demandé à la présidente du bureau où se trouvent les bulletins de l’ERS, celle-ci revient en pleurs avec les bulletins. Elle me demande de pardonner l’erreur. Mais moi je ne pardonne pas, ce n’est pas une erreur mais une insulte à la démocratie, et surtout à l’ERS ! »
Face à cette « rupture d’égalité entre les candidats », le fondateur de l’ERS utilise la méthode Rouchdi. À l’intérieur du bureau de vote, il s’est filmé en direct pour une publication retransmise sur Facebook et intitulée « Fraudes électorales ! Preuve en vidéo et flagrant délit de triche. » À la fin de la vidéo, la présidente du bureau de vote s’excuse à plusieurs reprises et finit en pleurs : « Je refuse que l’on dise que je suis antidémocratique ! »
De bons scores à l’Elsau et à Hautepierre
La journée électorale se termine sur une meilleure note pour le fondateur de l’ESR. Le tout nouveau parti strasbourgeois Égalité républicaine et sociale (ERS) est arrivé largement en tête – et avec plus de 50% des voix ! – dans deux bureaux de vote elsauviens. Avec Doris Nicolas, Jamal Rouchdi a remporté deux autres bureaux de vote (avec cette fois un peu plus d’un quart des voix) à Hautepierre, dans le canton de Strasbourg-3. Pas suffisant pour se qualifier au second tour, puisque ERS termine 5e et 6e dans les deux cantons où il remporte des voix.
Malgré ces bons scores et l’écart, Jamal Rouchdi semble déterminé à repartir pour un premier tour dans le deuxième canton strasbourgeois : « Clairement, on doit refaire les élections dans ce canton. On ne peut pas garantir la sincérité de l’élection. Il y a eu une rupture d’égalité entre les candidats, sans bulletin de l’ERS de 8h à 13h30. »
L’adjoint en charge des élections à la Ville de Strasbourg parle d’un « couac lié au stress et au manque d’expérience de la présidente du bureau ». Adjoint à la maire en charge des élections, Abdelkarim Ramdane explique cette erreur :
« Pour ce double scrutin, on a eu besoin de près de 2 300 assesseurs, que ce soient des agents de la collectivité volontaires ou des citoyens bénévoles et 65% d’entre eux étaient des novices. Nous avons dû les former. Dans le bureau 217, c’est une erreur d’inattention, liée au stress. Elle est complètement paniquée aujourd’hui après avoir été filmée… »
L’adjoint à la maire ne juge pas nécessaire de refaire l’élection dans ce canton : « Au vu des résultats de l’ERS, même avec une centaine de voix en plus, ils ne seraient pas passés au second tour », avance-t-il. Jamal Rouchdi promet de son côté qu’il entamera les démarches juridiques nécessaires pour faire annuler le résultat du premier tour dans ce canton.
Rédacteur en chef de Rue89 Strasbourg. Spécialisé depuis 2019 en enquêtes locales, à Strasbourg et en Alsace sur des sujets variés allant de l’extrême-droite à l’hôpital public en passant par la maison d’arrêt de Strasbourg, les mouvements sociaux, les discriminations et l’expertise-psychiatrique.
Le président sortant Jean Rottner (LR) aborde le second tour avec plusieurs points d’avance sur le Rassemblement national, mais cet écart reste fragile compte tenu de la faible participation. Il pourrait y avoir une quadrangulaire pour le Grand Est, dimanche 27 juin.
Six ans après le psychodrame de 2015, avec un Front national en position de force dans une triangulaire FN-LR-PS et le maintien des Socialistes, le Grand Est a connu une soirée électorale bien plus calme à l’issue du scrutin régional 2021. Sur fond d’abstention grandissante, plus forte encore qu’aux élections municipales de 2020 pourtant plombée par la crise sanitaire, la droite a maintenu sa domination sur l’ex-Alsace Lorraine et Champagne Ardennes. Elle est en mesure de l’emporter seule dimanche 27 juin.
Avec 31,44% des suffrages exprimés, le président sortant Jean Rottner (LR) est le grand vainqueur du premier tour. D’une part il est en tête, ce qui n’était pas garanti, mais de plus il possède une confortable avance sur le candidat du Rassemblement national (RN). Diligenté depuis le Sud de la France, Laurent Jacobelli est distancé à 21,12%. C’est un très net recul (15 points) par rapport à 2015.
Jean Rottner doit maintenir son électorat motivé
En campagne, Jean Rottner a répété que la question d’un « front républicain » serait de la responsabilité des listes derrière lui, s’il y avait un risque de victoire RN. Dimanche soir, il n’a même pas réclamé de ses concurrents de se retirer ou de fusionner avec lui. Son enjeu sera néanmoins de maintenir son électorat mobilisé pour le second tour, sa marge semble confortable à première vue, mais compte-tenu de la participation participation famélique, elle n’est en fait que de 108 000 voix sur 3,8 millions d’inscrits. Ainsi, il a un peu surjoué le risque RN. Le Mulhousien déposera la même liste pour le second tour.
Jean Rottner satisfait du résultat, qu’il explique par son bilan. (vidéo JFG / Rue89 Strasbourg)
Dans une réaction plus confuse, Laurent Jacobelli a appelé « les électeurs de Marine Le Pen et Jordan Bardella » aux précédentes élections à se mobiliser pour lui et même « les électeurs sincèrement de droite » : « en votant pour l’opposition au gouvernement, ils se retrouvent dans la majorité ». Un argument qui aurait pu faire mouche si LR et LREM avaient fusionné, mais cela n’est pas d’actualité, compte-tenu des scores.
L’ancien candidat « Debout la France » a aussi fustigé le gouvernement dans la mauvaise organisation des élections, mais expliqué que l’abstention record était un symptôme du Grand Est, ce qui devient « l’échec le plus marquant de Jean Rottner » : « En étant la Région où la participation est la plus faible de France, elle montre le rejet de nos concitoyens pour ce “machin administratif” coûteux », écrit-il dans un communiqué. Six après le slogan de l’UMPS, le RN renvoie dos à dos la majorité présidentielle et la droite, tout en appelant les électeurs de ses derniers à lui accorder ses suffrages.
Extrait de la réaction de Laurent Jacobelli. (vidéo Lola Mannecy / Rue89 Strasbourg)
Brigitte Klinkert en-deçà des attentes
Pour la majorité présidentielle, la candidature de Brigitte Klinkert n’a finalement pas eu l’effet escompté à droite. La ministre déléguée à l’Insertion se classe quatrième, à 10,65%, soit juste assez pour se maintenir. Personne ne lui ayant proposé d’alliance, une décision sera prise entre maintien ou retrait. Quatrième et sans dynamique, elle prend le risque de faire de la figuration au second tour. Mais même avec un petit score, elle permettrait à « La République en Marche » de placer quelques élus dans l’hémicycle régional jusqu’en 2028.
La Colmarienne a appelé à « un sursaut » au second tour. L’abstention étant encore plus forte dans le Grand Est qu’ailleurs en France, Brigitte Klinkert ne perd pas l’occasion de pointer une région « beaucoup trop grande » et « pas cohérente ». Et face à l’incompréhension des électeurs, elle propose d’ouvrir « un chantier institutionnel ».
Brigitte Klinkert, avec un parapluie aux couleurs de l’Europe, peu avant son passage sur France 3 Alsace dimanche soir (vidéo JFG / Rue89 Strasbourg / cc)
La ministre peut se consoler en regardant son score dans le canton de Colmar-2, où avec son binôme, le maire de Colmar Éric Straumann (LR), elle est en tête avec 63,65% des voix. Il lui faudra néanmoins un deuxième tour pour continuer à siéger à la Collectivité européenne d’Alsace (CeA) pour laquelle elle a œuvré. Brigitte Klinkert doit sa qualification au second tour des régionales à ses scores en Alsace où elle se classe deuxième avec près de 20% des suffrages. Elle remporte de nombreuses communes du Haut-Rhin.
À gauche, une addition ?
À gauche, Éliane Romani (EELV) réalise un score correct avec 14,6% des voix. Elle remporte d’ailleurs le vote à Strasbourg (25,61%).
Après six ans de disette, les écologistes seront en mesure de retrouver des élus régionaux grâce à leur alliance de premier tour avec le Parti socialiste et le Parti communiste. C’est la seule formation à gagner des voix par rapport à aux régionales de 2015. Éliane Romani a « tendu la main » à Aurélie Filippetti et la liste de l’Appel inédit (France insoumise, Place publique, des Socialistes dissidents et d’autres formations de gauche) qui termine à 8,64% et peut donc fusionner. « Ceux qui se reconnaissent dans notre projet écologique et de justice sociale sont les bienvenus », a-t-elle réagi, histoire de rappeler qu’il faudra se fondre dans le collectif déjà formé. L’ancienne ministre socialiste Aurélie Filipetti a bien accueilli cette proposition : « les discussions ne font que commencer », a-t-elle salué en duplex depuis Metz sur l’antenne de France 3 Grand Est. À la soirée électorale à Strasbourg, Marie-Jeanne Steff, coordinatrice départementale de Place Publique et 24e sur la liste estime qu’il « faut absolument une liste de fusion pour le second tour », tout en rappelant que la décision n’était pas prise au sein de la liste en début de soirée.
Le rapport de force est côté écologistes, puisqu’ils peuvent très bien continuer l’aventure sans l’Appel inédit, qui au contraire a besoin d’Éliane Romani et de ses colistiers pour rester. Mais la campagne houleuse a laissé des stigmates dans les deux équipes et il n’est pas certain que des discussions aboutissent. Surtout qu’une addition n’assure en rien une victoire. En revanche, hors de question de négocier avec Brigitte Klinkert, « la représentante du gouvernement », dixit le numéro 2 de la liste Michaël Weber (PS).
Éliane Romani : « Je tends la main à Aurélie Filipetti » (vidéo JFG / Rue89 Strasbourg)
Florian Philippot, une petite réserve pour le RN
Derrière, Florian Philippot gagne le match des « petites listes », avec 7% des voix. Un contingent d’électeurs qui pourraient se porter pour certains vers Laurent Jacobelli. Florian Philippot a d’emblée écarté l’idée d’une fusion avec son ancien parti, qu’il a quitté avec fracas. L’ex-numéro 2 du FN et élu régional ne fait d’ailleurs plus campagne sur les thèmes de l’ex-Front national, mais contre les mesures sanitaires et les restrictions de libertés qu’elles engendrent.
Les régionalistes alsaciens d’Unser Land sont en léger recul par rapport à 2015 avec 3,67% (contre 4,73% il y a six ans). Logiquement, leur score est meilleur en Alsace (9,37%), mais pas de quoi bouleverser les équilibres locaux. Lutte ouvrière regroupe 2,60% des suffrages. Enfin, Adil Tyane de l’Union démocrate des Musulmans français ferme la marche avec 0,49%%.
Une abstention plus marquée au nord de la Lorraine et en Alsace
L’abstention a largement dominé le scrutin. Mais l’abstention ne dirige aucune région, ni aucun département de France.
À Strasbourg, les écologistes confirment la dynamique initiée lors des élections municipales en se qualifiant pour le second tour dans les six cantons. Dans le reste de l’Alsace la droite et le centre est en ballotage favorable dans la majorité des 40 cantons lors de ces élections départementales.
Au soir du premier tour des élections départementales, la droite confirme sa mainmise sur l’Alsace. Les binômes « Les Républicains » (LR) et les alliances de droite et du centre arrivent en première position dans la quasi-totalité des 40 cantons alsaciens.
Le président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) depuis janvier Frédéric Bierry, président (LR) enregistre l’un des meilleurs scores avec 63,02% des voix dans le canton Mutzig. Il est seulement dépassé à Colmar par le maire Éric Straumann (LR), en équipe avec Brigitte Klinkert (apparentée LREM), la ministre déléguée chargée de l’Insertion (en mauvaise posture aux régionales) et devenue sa rivale pour la présidence de la CEA. Ce binôme enregistre 63,62% des voix. Néanmoins, il faudra un second tour pour qu’ils soient élus, car il faut disposer des bulletins de 25% des inscrits pour être déclaré vainqueur dès le premier tour, un seuil que personne n’a atteint en raison de l’abstention record.
Schiltigheim, Mulhouse… Terrains de conquêtes écolos
Les rares cantons remportés par les listes qualifiées « d’union de la gauche et des écologistes » se trouvent dans les villes. Ainsi à Schiltigheim-Bischheim, le binôme formé par Sevil Aras et Benoît Steffanus obtient 37% des suffrages et pourrait faire basculer de droite à gauche ce canton de l’Eurométropole. Les écologistes sont aussi arrivés en tête du scrutin dans le troisième canton de Mulhouse.
Dans plusieurs cantons ruraux (Molsheim, Bouxwiller, Sainte-Marie-aux-Mines, Obernai, Guebwiller), ces alliances parviennent à se qualifier au second tour. À noter, que les régionalistes d’Unser Land se qualifient pour un seul deuxième tour, à Saint Louis. Un résultat qui démontre une difficulté à bousculer la droite classique.
À Strasbourg, pas de coup de mou les écologistes
Mais c’est à Strasbourg que les résultats étaient le plus scrutés. Après une année avec quelques difficultés pour la municipalité écologiste, le scrutin faisait office de mini-test. Ils n’avaient placé aucune figure connue et faisaient face à la concurrence des Socialistes, avec qui les cicatrices des municipales ne sont pas refermées, dans tous les cantons. Vainqueurs du scrutin régional à Strasbourg, les écologistes peuvent se satisfaire de ce premier tour. Absents du conseil départemental depuis six ans, les voici en ballotages favorables dans deux cantons et qualifiés au second tour dans les six cantons urbains. Passage en revue des résultats, avant un second tour où l’objectif sera de confirmer.
Canton de Strasbourg-1 : Mathieu Cahn perd son siège
C’était l’une des principale intrigue strasbourgo-strasbourgeoise : le conseiller départemental sortant Mathieu Cahn (Parti socialiste), ancien numéro 1 du PS 67 et candidat tête de liste aux municipales en 2020 avant de quitter la liste, n’est pas qualifié au second tour.
Dans les bureaux de vote de l’hypercentre, de Neudorf et de la Krutenau, les électeurs ont plébiscité le tandem écologiste de Florian Kobryn et Ludivine Quintallet (EELV). Avec plus de 3 000 voix contre 1 454 pour le binôme LREM formé par Edith Peirotes (une ancienne d’EELV) et Mathieu Zeggiato, les écologistes disposent ainsi de leur plus confortable avance.
Canton de Strasbourg-2 : duel entre écologistes et socialistes
Dans le canton de Strasbourg-2 (Elsau, Montagne verte, Koenigshoffen), le binôme socialiste sortant formé par Éric Elkouby et Martine Jung (PS) a été mis en ballotage défavorable par les candidats écologistes, Damien Fremont (EELV) et Fleur Laronze (PCF). C’est donc un match pour la suprématie de la gauche strasbourgeoise qui se profile dans l’ouest de Strasbourg.
Fait notable : le tout nouveau parti strasbourgeois Égalité républicaine et sociale (ERS) est arrivé premier – et avec plus de 50% des voix ! – dans deux bureaux de vote elsauviens. Jamal Rouchdi, militant de l’association de défense des locataires (Alis Unli) et fondateur de l’ERS, a dénoncé l’absence de bulletins pour sa formation politique dans le bureau de vote du foyer Saint-Arbogast jusqu’à 13h30. Il pourrait déposer un recours devant le tribunal administratif. En outre, Jamal Rouchdi s’est battu dimanche à l’Elsau et une plainte a été déposée contre lui. Avec Doris Nicolas, il est arrivé en tête dans deux autres bureaux de vote à Hautepierre, dans le canton de Strasbourg-3.
Canton de Strasbourg-3 : la meilleure chance socialiste
Comme dans le canton 2, ce sera un duel des gauches. Le canton de Hautepierre et Cronenbourg est le seul où les Socialistes arrivent en tête. Le binôme d’élus sortants Serge Oehler et Françoise Bey (PS) réunissent 24,87% des voix soit… 3 bulletins de plus que le duo Chèrif Diallo et Stéphanie Harmann (Union de la gauche et des écologistes) avec 24,8%. Ce deuxième tour s’annonce très serré.
Canton de Strasbourg-4 : Robertsau, entre droite et écolos
Sans dissidence, ni liste concurrente au centre, le duo Jean-Philippe Vetter (LR) et d’Anne Tennenbaum (Agir) rafle presque tous les bureaux de vote du canton de Strasbourg-4, de la Neustadt à la Robertsau. Le second tour opposera donc la droite aux écologistes, menés par Jacqueline Karo et Roger Wolff, qui a réuni moitié moins de voix, mais a supplanté le binôme socialiste et du Rassemblement national, 4e sur 4.
Canton de Strasbourg-5 : duel serré entre droite et union de la gauche
Dans le canton de Strasbourg-5, s’étendant de l’Orangerie jusqu’au quartier de l’Esplanade, Leyla Binici (EELV) et Aurélien Bonnarel (PCF) ont légèrement devancé Nicolas Matt (LREM) et Anne Reymann (Agir). Il s’agit du seul canton à vrai enjeu pour LREM, puisque l’élu d’opposition strasbourgeois Nicolas Matt est son unique conseiller départemental sortant. Bien que distancé, son tandem a néanmoins une meilleure réserve de voix à droite et au centre.
Canton de Strasbourg-6 : la droite sortante en première position
Au sud de Strasbourg, les élus sortants Pascale Jurdant-Pfeiffer (UDI) et Jean-Philippe Maurer (LR) arrivent sans surprise premiers du scrutin dans la quasi-totalité des bureaux de vote. Ils affronteront au second tour un binôme écologiste menée par Fanchon Barbat-Lehmann (EÉLV) et Germain Mignot qui a, là aussi, pris la place des Socialistes. Pour dépasser la droite, ils devront rattraper un peu moins de 500 voix face à ces élus implantés depuis les années 2000. Dans ce canton englobant les quartiers de la Meinau et du Port-du-Rhin, le RN arrive en troisième position.
Rédacteur en chef de Rue89 Strasbourg. Spécialisé depuis 2019 en enquêtes locales, à Strasbourg et en Alsace sur des sujets variés allant de l’extrême-droite à l’hôpital public en passant par la maison d’arrêt de Strasbourg, les mouvements sociaux, les discriminations et l’expertise-psychiatrique.
Avant l’été, la municipalité vote plusieurs politiques structurantes pour le reste du mandat, notamment sur l’Éducation et l’enfance. En raison de l’actualité politique de ce lundi, il n’y aura pas de commentaire en direct par Rue89 Strasbourg, mais la séance est à suivre en vidéo à partir de 12h30.
Les conseils municipaux de juin sous Roland Ries avaient l’habitude de contenir autour de 80 points à voter avant l’été et de s’étirer tard dans la soirée. Le premier dirigé à cette période de l’année par Jeanne Barseghian (EELV) est dans les même standards avec 82 points à l’ordre du jour. Alors qu’il débute à 12h30, il devrait sans problème s’étendre jusque dans la soirée, voire dans la nuit.
Un peu moins d’un an après leur prise des commandes, les écologistes lancent plusieurs politiques qui vont structurer le mandat jusqu’en 2026. Ce ne seront pas forcément des chantiers spectaculaires, mais plutôt des sujets relatifs au rapport avec la population, avec des sujets comme l’Éducation, la petite enfance, les discriminations ou la démocratie locale. Les débats pourraient donc durer, d’autant que la majorité a pris l’habitude de soulever par elle-même les points qu’elle estime emblématiques pour les présenter dans l’hémicycle, sans que l’opposition n’ait grand chose à y redire.
L’adjointe Carole Ziélinski va notamment présenter les modifications pour la démocratie locale, qui fait l’objet d’intenses critiques de l’opposition. Photo : Abdesslam Mirdass / Rue89 Strasbourg
Zoo, parking et politiques éducatives
Programmée le 21 juin, cette séance devait intervenir au lendemain du second tour des élections locales (départementales et régionales). Le décalage d’une semaine de la double élection locale fait que les regards du microcosme politique local seront tournés vers les fusions ou retraits de listes aux élections régionales dans le Grand Est, et les seconds tours dans les six cantons de Strasbourg. Sur la forme, l’un des enjeux sera que les débats ne soient pas parasités par cet entre-deux tours.
Parmi les points saillants figurent :
Un plan d’action pour mettre en œuvre les objectifs du Plan Climat (point 1), Le compte administratif, les dépenses réellement effectuées en 2020 (point 5),Les orientations de la politique éducative (point 9),Les orientations de la politique de la petite enfance (point 10),politique de lutte contre les discriminations, avec notamment le doublement de la Mission Lutte contre les discriminations (de 91 000 euros à 182 000 euros) et le triplement de celle de la Mission Droits des femmes et égalité de genre (115 000 à 415 000 euros – point 11),L’attribution du parking P3 des Halles à une société pour rénovation et exploitation (point 41),La subvention rabotée de 7% pour l’association du zoo de l’Orangerie, que la municipalité veut transformer (voir notre article – point 49),Un plan de reprise pour les acteurs culturels (point 50),Les conseils de quartiers transformés en ateliers de quartier (point 71).
Dans la soirée, voire la nuit, ce sera une longue succession d’interpellations, au nombre de huit. Deux viennent des Socialistes, alors que l’exercice est plutôt dévolu aux opposants. Pernelle Richardot (PS) demande notamment à la maire de « s’engager » au sujet de la « situation financière qui inquiète » aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg, une affaire révélée entre autres par Rue89 Strasbourg. Moins inspirée, l’opposition relance ses thèmes habituels : sécurité, Robertsau, démocratie locale, etc. Les débats pourraient donc s’étirer bien tard dans la nuit, dans une relative indifférence, compte tenu de l’actualité politique et de la Fête de la musique.
Jean Rottner est arrivé largement en tête des élections régionales avec plus de 31% des suffrages exprimés. La ministre Brigitte Klinkert est loin derrière, avec un peu plus de 10%. Découvrez les résultats détaillés et les réactions des candidats.
⋅
21 juin 2021, 2h15
Ce compte-rendu en direct est terminé. Pour retrouver toutes les cartes, rendez-vous sur notre page spéciale : http://elections.rue89strasbourg.com
⋅
21 juin 2021, 1h17
élections départementales
Nouveau résultat disponible pour Canton de Strasbourg-6 :
⋅
21 juin 2021, 1h12
élections départementales
Nouveau résultat disponible pour Canton de Strasbourg-5 :
⋅
21 juin 2021, 1h07
élections départementales
Nouveau résultat disponible pour Canton de Strasbourg-4 :
⋅
21 juin 2021, 1h00
élections régionales
Résultats définitifs du premier tour des élections régionales dans le Grand Est
⋅
21 juin 2021, 0h57
élections départementales
Nouveau résultat disponible pour Canton de Strasbourg-3 :
⋅
21 juin 2021, 0h52
élections départementales
Nouveau résultat disponible pour Canton de Strasbourg-2 :
⋅
21 juin 2021, 0h45
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Strasbourg :
⋅
21 juin 2021, 0h43
élections régionales
On s’approche des résultats définitifs…
⋅
21 juin 2021, 0h37
élections départementales
Nouveau résultat disponible pour Canton de Strasbourg-1 :
⋅
21 juin 2021, 0h31
élections départementales
Nouveau résultat disponible pour Canton de Schiltigheim :
⋅
20 juin 2021, 23h49
élections départementales
À l’Elsau, la liste d’un parti créé juste avant les élections, le parti Égalité républicaine et sociale (ERS) arrive en tête. Dans un bureau voisin, le 217, les bulletins de ce parti ont été omis de 8h30 à 13h30… Ce parti est également arrivé en tête dans deux bureaux de Hautepierre (303 et 304).
⋅
20 juin 2021, 23h41
élections départementales
Résultats à Schiltigheim
Le binôme écologiste arrive en tête au nord de Strasbourg, confirmant le score des écologistes aux municipales.
⋅
20 juin 2021, 23h20
élections régionales
Résultats partiels sur 95% des inscrits dans le Grand Est
⋅
20 juin 2021, 22h55
élections départementales
Frédéric Bierry, président sortant de la Collectivité européenne d’Alsace, aurait pu être réélu dès le premier tour dans le canton de Mutzig avec 63,02% des voix, mais il devra se représenter dimanche prochain, faute d’avoir mobilisé au moins 25% des électeurs.
⋅
20 juin 2021, 22h45
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Wittenheim :
⋅
20 juin 2021, 22h35
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Lingolsheim :
⋅
20 juin 2021, 22h29
élections régionales
Pour Jean Rottner, sa « stratégie a été validée »
Avant son passage sur France 3 Alsace, Jean Rottner (LR) réagit à ses résultats à l’issue du premier tour des élections régionales, qui le placent en tête autour de 31% :
⋅
20 juin 2021, 22h26
élections régionales
Brigitte Klinkert explique l’abstention par la taille du Grand Est
Dans une réaction avant son passage sur France 3 Alsace, Brigitte Klinkert (LREM) a expliqué l’abstention particulièrement élevée dans le Grand Est par la taille de la région :
Une plainte pour violence et injure a été déposée dans l’après-midi de dimanche contre Jamal Rouchdi, fondateur du parti Égalité républicaine et sociale (ERS) et candidat aux élections départementales dans le troisième canton à Strasbourg.
La plainte fait suite à une altercation entre Jamal Rouchdi et un jeune homme originaire de l’Elsau devant le bureau de vote Léonard de Vinci aux alentours de 13h30. Selon la victime, Jamal Rouchdi l’aurait insulté avant de lui porter un coup de poing au visage. Mehdi (le prénom a été modifié) estime que cette agression fait suite à des critiques formulées sur les réseaux sociaux à l’encontre du militant, aussi actif au sein de l’association de défense des locataires Alis-Unli.
Contacté, Jamal Rouchdi estime s’être « défendu après avoir essayé de discuter avec le monsieur. Il a voulu me porter un coup et je me suis défendu. J’irai aussi porter plainte dès que j’en aurai le temps ».
⋅
20 juin 2021, 21h40
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Illkirch-Graffenstaden :
⋅
20 juin 2021, 21h35
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Sélestat :
⋅
20 juin 2021, 21h34
« Nous avons écrit à Aurélie Filipetti et ça répond », dit Éliane Romani au sujet d’une alliance. « Les discussions ne font que commencer », réagit Aurélie Filipetti depuis la Préfecture de Metz (via France 3 Alsace).
⋅
20 juin 2021, 21h28
élections régionales
Éliane Romani tend la main à l’Appel inédit
Tête de liste écologiste et socialiste « Il est temps ! », Éliane Romani réagit à son score à l’issue du premier tour des élections régionales, autour de 14% :
Éliane Romani (vidéo JFG / Rue89 Strasbourg / cc)
⋅
20 juin 2021, 21h25
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Châlons-en-Champagne :
⋅
20 juin 2021, 21h23
élections régionales
Député LREM et soutien de Brigitte Klinkert, Vincent Thiébaut s’avoue déçu
Le député LREM de la circonscription de Haguenau, Vincent Thiébaut réagit aux résultats donnant à Brigitte Klinkert un score autour de 10% :
Vincent Thiébaut (vidéo Guillaume Krempp / Rue89 Strasbourg)
⋅
20 juin 2021, 21h20
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Saint-Louis :
⋅
20 juin 2021, 21h15
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Saint-Dié :
⋅
20 juin 2021, 21h10
élections régionales
Marie-Jeanne Steff, coordinatrice départementale de Place Publique et 24e sur la liste de l’Appel inédit, professeure des écoles :
« Vu le recul du FN (par rapport aux sondages), il n’est plus question de faire un front républicain. Mais la position de Place publique et la suivante : il faut absolument une liste de fusion pour le second tour. Cependant, la décision n’a pas encore été prise au sein de l’Appel inédit. »
Marie-Jeanne Steff, coordinatrice départementale de Place Publique Photo : GK
⋅
20 juin 2021, 21h07
élections régionales
La liste socialiste et écologiste appelle L’Appel inédit à la rejoindre
Michael Weber, n°2 sur la liste écologiste et socialiste, menée par Éliane Romani, s’est indiqué heureux de la troisième place et appelle L’Appel inédit à la rejoindre. Il ferme en revanche une alliance avec Brigitte Klinkert (LREM) :
Michael Weber à l’annonce des résultats (vidéo JFG / Rue89 Strasbourg)
⋅
20 juin 2021, 21h06
élections régionales
Maxime Hirsinger, 36e sur la liste de l’Appel inédit :
« On a aucun regret. Nous étions crédités de 5% dans les sondages, au final on obtient 8,3%, sachant qu’on attend encore les résultats des grandes villes où nous sommes généralement mieux placés. Pour la suite nous n’avons pas encore pris de décision, nous attendons les résultats définitifs. »
Maxime Hirsinger Photo : GK
⋅
20 juin 2021, 21h05
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Charleville-Mézières :
⋅
20 juin 2021, 20h50
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Haguenau :
⋅
20 juin 2021, 20h45
élections régionales
Nouveau résultat disponible pour Mulhouse :
⋅
20 juin 2021, 20h37
Dans un canton en Alsace, à Ensisheim, le RN est en tête.
⋅
20 juin 2021, 20h26
Réaction de Thibaud Philipps, maire d’Illkirch-Graffenstaden, colistier de Jean Rottner (LR) :
Nous sommes soulagés et confiants. Il faut confirmer la dynamique au second tour. Ce résultat montre que la stratégie d’être clair et de dire que la liste sera la même au premier et second tour. Le scénario envisagé est réalisé et même amplifier. Il ne devrait pas y avoir besoin de fusion.
⋅
20 juin 2021, 20h23
Thomas Joerger, 40e sur la liste de Brigitte Klinkert, s’avoue déçu des résultats de la ministre alsacienne dans le Grand Est : « Nous nous attendions plutôt à des scores autour de 15%. » Brigitte Klinkert a retardé sa prise en parole, car sa position dépendra de son score final, au dessus de 10% elle peut maintenir sa liste au second tour, en dessous, elle doit trouver une alliance.
Thomas Joerger Photo : GK / Rue89 Strasbourg / cc
⋅
20 juin 2021, 20h12
« Avec un tel taux d’abstention, il faut attendre les résultats définitifs pour savoir si on sera au-dessus des 10% », déclare Pernelle Richardot sur le plateau de France 3 Alsace.
⋅
20 juin 2021, 20h03
Régionales : Jean Rottner en tête
Selon des premières estimations, Jean Rottner serait arrivé en tête des élections régionales dans le Grand Est. Un sondage sortie des urnes le crédite de 31% des suffrages exprimés.
Jean Rottner lors d’une visite du CFA spécialisé dans l’automobile à Schiltigheim, Photo : Abdesslam Mirdass / Hans Lucas
Toujours selon ces mêmes estimations, le candidat du Rassemblement national, Laurent Jacobelli, arrive deuxième avec 20% des suffrages exprimés. Puis viennent Eliane Romani (EELV, PS) avec 14%, Brigitte Klinkert (LREM / Modem) avec 10%, Aurélie Filipetti (Gén.s, LFI) avec 9% et Florian Philippot (DVD) avec 7%.
⋅
20 juin 2021, 19h39
élections départementalesélections régionales
Une habitante du Neudorf a trouvé des caisses de professions de foi, visiblement non distribuées et cachées dans des arbustes près de la station de tram Aristide Briand. L’entreprise Adrexo avait été mandatée cette année par l’État pour distribuer ces professions de foi aux habitants…
⋅
20 juin 2021, 19h27
élections régionales
Le Grand Est, premier sur l’abstention
Selon une estimation d’Ipsos pour France Télévision, l’abstention au premier tour des élections régionales a atteint des record, avec une région championne : le Grand Est !
⋅
20 juin 2021, 19h05
élections départementales
Des bulletins ERS non proposés à l’Elsau
Au bureau de vote 217, situé dans le quartier de l’Elsau, les bulletins de la liste Egalité Républicaine et Sociale (ERS) n’ont pas été mis à la disposition des électeurs de 8 heures à 13h30. Alerté par une électrice, le fondateur du parti, Jamal Rouchdi, a constaté l’impossibilité de voter ERS sur place.
Contacté par Rue89 Strasbourg, le candidat du canton numéro 3 à Strasbourg parle d’une « insulte à la démocratie, et surtout à l’ERS ». Il espère obtenir la tenue d’un nouveau scrutin :
« Clairement on doit refaire ces élections dans ce canton car on ne peut pas garantir la sincérité du scrutin, sans bulletin de l’ERS de 8h à 13h30, il y une rupture d’égalité entre les candidats. »
⋅
20 juin 2021, 17h31
élections départementalesélections régionales
L’Alsace participe moins que le reste du Grand Est
L’Alsace, à la pointe de l’abstention ? À 17h, la participation aux élections régionales estimée par les deux préfectures est de 21,14% dans le Haut-Rhin et de 19,52% dans le Bas-Rhin. Contrairement aux habitudes, Strasbourg remonte légèrement cette moyenne avec 21,33% (et 21,16% aux départementales). Les bureaux de vote y ferment à 20h, contre 18h dans la plupart des communes d’Alsace.
La participation moyenne est supérieure dans le Grand Est, estimée à 23,04% au total. Et de 26,72% pour la moyenne française.
Pour comparaison, le taux de participation dans le Bas-Rhin aux élections était de 31,87% à la même heure au 1er tour des élections municipales en mars 2020 ou de 42,35% lors du premier tour des élections régionales en décembre 2015 (49% en fin de journée).
⋅
20 juin 2021, 13h59
élections départementalesélections régionales
Dans un communiqué, la préfecture du Grand Est communiqué un taux de participation commun aux élections régionales et départementales à midi de 11%. Dans le Bas-Rhin, ce taux commun est de 9,61% tandis que dans le Haut-Rhin, ce taux est de 9,73%.
En Alsace en 2015, les élections régionales et départementales avaient mobilisé 15,88% des électeurs.
Le double scrutin a contraint les bureaux à trouver de nouvelles salles, ici la salle d’activités de l’école Saint-Jean a été mobilisée malgré son éclairage étonnant pour des élections… Photo : PF / Rue89 Strasbourg / cc
⋅
20 juin 2021, 13h41
élections départementalesélections régionales
Une électrice se renseigne sur les candidats avant d’aller vote à l’école Saint-Jean Photo : PF / Rue89 Strasbourg / cc
Dans un communiqué, la Ville de Strasbourg indique que le taux de participation au scrutin des élections départementales à midi s’élève pour Strasbourg à 10,27%, et que celui des élections régionales atteint 10,36%.
La rédaction de Rue89 Strasbourg est composée de journalistes toutes et tous prêts à écouter les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois pour parler des sujets qui les intéressent. Notre existence et notre moral dépendent du nombre d’abonnements pris pour nous soutenir. 🙏⤵
La division sera-t-elle un luxe au second tour des élections régionales ? Deux listes de gauche, deux listes de droite et un sondage donne Laurent Jacobelli (RN) vainqueur en cas de quadrangulaire.