Lisez la suite pour 1€ seulement
-
Accédez à nos enquêtes et révélations exclusives
Soutenez une rédaction locale qui appartient à ses journalistes
Maintenez une vigie citoyenne sur les pouvoirs locaux
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Les professionnels et les patients du centre hospitalier de Hautepierre à Strasbourg endurent des températures extrêmes. Face à une situation de souffrance généralisée, une réunion de crise s’est tenue jeudi 3 juillet pour trouver des solutions.
Travailler dans le noir, volets fermés, avec un ventilateur pour trois bureaux… Tel est le quotidien de nombreux soignants du centre hospitalier de Hautepierre depuis mi-juin. La chaleur intérieure a provoqué des malaises parmi le personnel. Face à cette situation, une Formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail extraordinaire (F3SCT) s’est tenue jeudi 3 juillet à 17h afin d’apporter des solutions.
La rédaction a besoin de votre soutien pour continuer d’enquêter sur l’hôpital public à Strasbourg et en Alsace.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Engagée pour la défense du service public de santé, la rédaction enquête depuis plusieurs années sur la situation des hôpitaux et du secteur de la santé en général. Ainsi, Rue89 Strasbourg a déjà révélé le contenu du contrat d’avenir du Centre hospitalier de Hautepierre, et le décès d’un patient sur un brancard pendant qu’il attendait aux urgences de Strasbourg.
Ces informations ne peuvent être obtenues que par un travail de terrain et des relations de confiance que nos journalistes entretiennent avec des membres du personnel soignant.
Rue89 Strasbourg est aussi un média qui accompagne les mobilisations des soignants. Nous avons été la première rédaction à donner la parole aux mobilisés de la « minute de silence pour la mort annoncée de l’hôpital public ».
Pour continuer ce travail, nous avons besoin de votre contribution. Chaque abonnement compte. Toutes ces recettes servent directement à financer ce journalisme engagé, déterminé et documenté sur la situation de l’hôpital public à Strasbourg et en Alsace.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Après le décès de Serge Meckes dans l’incendie de sa cellule dimanche 29 juin à la maison d’arrêt de Strasbourg, sa fille Mareva a déposé une plainte. Elle dénonce un « abandon délibéré » de la part des surveillants de la prison.
« Les surveillants l’ont laissé mourir. Ils ont attendu 20 minutes avant d’intervenir », affirme Mareva, âgée de 24 ans. Son père, Serge Meckes, détenu à l’Elsau depuis octobre 2024 et atteint de cécité, est mort dans l’incendie de sa cellule de la maison d’arrêt de Strasbourg dimanche 29 juin. Interrogée à ce sujet et encore sous le choc, la fille du défunt indique avoir porté plainte : « Je veux que les surveillants qui étaient là soient jugés. Même si on ne pourra jamais récupérer notre père. »
Le mercredi 2 juillet, Mareva a déposé plainte pour « non assistance à personne en danger » contre l’administration pénitentiaire. « Fin mai, mon père a tenté de mettre fin à ses jours avec un rasoir », explique-t-elle. La fille de Serge Meckes ajoute que les services pénitentiaires lui avaient assuré “redoubler de vigilance” après cet incident. Elle estime que le personnel de la prison n’a pas tenu ses engagements : « Ils l’ont mis seul et sans aide dans sa cellule… » Après avoir vu le corps de son père à la morgue, Mareva dit que le corps n’était plus reconnaissable : « Mon père est mort brûlé vif. Cela prouve qu’il n’a pas été pris en charge rapidement. »
L’avocate de Mareva, Me Sendegul Aras, précise qu’elle compte modifier la plainte pour la requalifier en plainte contre X. Le conseil de Mareva espère que les détenus seront aussi entendus par les enquêteurs au sujet des vidéos prises pendant l’incendie. Deux fichiers, que Rue89 Strasbourg a pu consulter, font penser aux prisonniers que les surveillants ont mis de la musique pendant que Serge Meckes était en train de brûler. Une version démentie par la communication de la Direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Est.
Contactée, Sendegul Aras précise que la famille entend simplement connaitre les circonstances exactes de ce drame :
« Des interrogations restent en suspens. Si effectivement et comme l’avance la famille, Serge Meckes a déjà fait une tentative de suicide quelques semaines plus tôt et que cet évènement a été porté à la connaissance des autorités administratives et judiciaires, un signalement a-il été fait à l’unité sanitaire de la prison pour une vigilance accrue avec un éventuel placement en Cellule de protection d’Urgence (CProU) et/ou une demande de SDRE (Soins Psychiatriques sans consentement) ? »
Me Sendegul Aras
Une manifestation est prévue samedi à 14h devant la prison de l’Elsau en hommage à Serge Meckes. Le rassemblement met aussi en avant les revendications de prisonniers pour de meilleures conditions de détentions. Mareva demande à ce que la manifestation reste pacifique : « Je ne veux pas qu’il y ait de casse ni de violence… »

Parents d’élèves et personnels de la cité scolaire Jean Monnet se sont réunis vendredi 4 juillet devant le rectorat pour protester contre la fermeture d’une classe de sixième et l’annulation de l’ouverture d’une classe de première à la rentrée 2025.
Vendredi 4 juillet 2025, parents d’élèves, enseignants et membres du personnel du collège et du lycée Jean Monnet se sont rassemblés à 9h30 devant le rectorat de l’académie de Strasbourg. Ce rassemblement visait à protester contre la suppression d’une classe de sixième au collège et le refus d’ouvrir une nouvelle classe de première générale au lycée, pour ces établissements du sud du Neudorf, comptant plus de 1 900 élèves.
Cette colère est alimentée par l’effectif déjà trop important dans les classes des établissements, une situation qui ne fera qu’empirer d’après les personnes présentes à ce rassemblement. Nicolas, professeur d’histoire-géographie au collège, témoigne :
« Nous étions censés avoir quatre classes de sixième pour 90 élèves. En septembre, nous passerons à trois classes de 30 élèves. Nous aurons encore moins de temps à consacrer à chacun. »
Loïc, enseignant d’histoire-géographie au lycée, ajoute :
« Ils prennent des décisions sans tenir compte du contexte du quartier. Nous accueillons souvent des élèves issus de milieux défavorisés ; pour les aider, nous aurions besoin de plus de moyens et de temps, mais c’est exactement l’inverse qu’on nous impose. »

Le problème du nombre d’élèves par classe s’aggrave en cours d’année, avec l’arrivée d’élèves UPE2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants). Une enseignante du collège explique : « Nous disposons de 24 places pour les élèves allophones. Après quelques semaines, certains rejoignent les autres classes sur certaines matières, ce qui porte parfois l’effectif à plus de 35 élèves. » Cette surcharge nuit non seulement aux élèves de sixième, mais surtout aux élèves UPE2A : « Ce sont des élèves motivés, déterminés à apprendre le français et à s’adapter aux codes du pays, confie la professeure. « Mais si leur intégration se déroule ainsi, ce sera beaucoup plus compliqué pour eux. »
En outre, plusieurs membres du personnel expliquent qu’à la rentrée, ils devront installer des bureaux et des chaises devant des issues de secours pour accueillir tout le monde. Cette situation concerne également les élèves en situation de handicap. C’est le cas de Pauline, accompagnante d’élève en situation de handicap :
« Je suis souvent en classe avec les enfants que j’accompagne ; j’ai besoin de ma propre place. Parfois, l’élève est en fauteuil roulant ou nécessite un bureau spécifique. Le rectorat ne prend pas ces contraintes en compte lorsqu’il fixe l’effectif maximal par classe. »
Les décisions de fermeture et de non-ouverture de classes ont été communiquées aux établissements la semaine du 23 juin. Carole, parent d’une élève de quatrième et d’un élève en terminale, raconte : « Nous avons appris ces mesures il y a quelques semaines. Depuis février, nous espérions l’ouverture d’une quatrième classe de sixième, puis le rectorat est revenu sur sa décision. »
Peu avant 10h, plusieurs enseignants ont été reçus pendant plus d’une heure et demie par le cabinet du recteur. Coline, enseignante au lycée et représentante du personnel au Snes-FSU, rapporte :
« Ils ont reconnu ne pas avoir pris en compte la situation des UPE2A, mais sinon, le rectorat n’a pas répondu à nos revendications. Ils nous ont affirmé qu’ils seront “vigilants” à notre cas mais sans s’engager sur des mesures concrètes. »

Samedi 5 juillet à 14h, une manifestation aura lieu devant la maison d’arrêt à l’Elsau. Des détenus appellent à dénoncer des conditions de détention particulièrement difficiles à Strasbourg.
C’est une manifestation sans organisateur officiel, ni déclaration en préfecture. Sur Snapchat, des détenus de la maison d’arrêt de Strasbourg et leurs proches ont relayé l’appel à manifester devant la prison le samedi 5 juillet à 14h. Le rassemblement vise à réclamer des « conditions de détention décentes pour les détenus » strasbourgeois. L’initiative est née peu après le décès de Serge Meckes dans l’incendie de sa cellule le dimanche 30 juin. La mort de cet homme de 57 ans a suscité la colère des détenus, convaincus qu’une intervention plus rapide des gardiens de prison aurait permis de lui sauver la vie.
Tourpal (le prénom a été modifié) est un ancien détenu de la maison d’arrêt de Strasbourg. Il participera à la manifestation du samedi 5 juillet. En contact avec des prisonniers actuels, il explique les revendications qui seront exprimées au cours du rassemblement :
« L’idée de cette manifestation est née avec la mort de Serge Meckes. Mais les demandes des prisonniers portent plutôt sur la vie en détention qui est de plus en plus dure. J’ai été en prison en 2015 puis j’y suis retourné sept mois en 2025. Ça fait 18 mois que la prison a coupé la cantine de viande halal. On a plus le droit qu’à un paquet de pâtes par semaine. Et depuis 2020, il n’y a plus qu’une promenade par jour. Il y en avait deux avant le covid. »
Dans un message Snapchat, une liste fait état de neuf demandes des détenus. Elles sont considérées comme « des choses élémentaires et autorisées partout en France mais interdites à Strasbourg ». Ces revendications rappellent les témoignages des détenus dans la série Rue89 Strasbourg intitulée « Parole de taulards ». Des prisonniers strasbourgeois y dénonçaient déjà l’interdiction de sortir avec une bouteille d’eau en promenade ou l’insalubrité des douches.
Des membres de la famille de Serge Meckes seront aussi présents à la manifestation. Sa fille, Mayana Meckes, comme Tourpal, appelle à une manifestation dans le calme, en hommage à son père.

Samedi 28 juin, Spartaki Zurasdzma est décédé dans la tente qui lui servait de domicile, posée à l’entrée de Schiltigheim. Originaire de Géorgie, l’homme de 52 ans était le seul de sa famille habitant en France.
« Il y a un an, j’appelais Spartaki car un homme de son campement était décédé. Cette année, c’est une autre personne que j’appelle pour parler de la mort de Spartaki. » L’occurence est douloureuse pour Irakli Lominadze, médiateur en santé de Médecins du monde à Strasbourg. Samedi 28 juin, en milieu d’après-midi, les occupants du camp de sans-abris situé à l’entrée de Schiltigheim, vers la rue de l’Église rouge, ont trouvé l’homme de 52 ans en difficulté respiratoire dans sa tente.
La rédaction a besoin de votre soutien pour enquêter sur ce sujet
Des visages et des témoignages d’habitants et d’habitantes des campements. Des révélations sur le business de l’hébergement d’urgence, sur les expulsions de familles par l’État, sur la tension alimentaire à Strasbourg, ou sur la réalité du plan Grand froid, au-delà de la communication préfectorale. L’engagement de Rue89 Strasbourg sur le sans-abrisme, c’est de vous donner accès à toutes ces informations qui font rarement la Une des médias traditionnels.
Ces enquêtes et ces reportages ont un prix. C’est le temps de travail de Thibault Vetter et de Camille Balzinger, qui suivent de près, depuis plusieurs années, la problématique du manque d’hébergements d’urgence à Strasbourg et la précarité des personnes sans papier.
D’avance, merci pour votre soutien.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Trois mois après le suicide d’un cadre de l’Université de Haute-Alsace, le syndicat Sud Éducation a vu son communiqué, dénonçant les conditions de travail au sein de l’établissement, bloqué par la direction. La présidence de l’UHA assure que ce suicide n’a rien à voir avec les conditions de travail dans l’établissement.
Mercredi 2 juillet, une ordonnance du tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête du co-secrétaire du syndicat Sud Éducation Alsace, Nicolas Poulin. Il demandait à la juridiction d’ordonner la diffusion de son communiqué avant le 4 juillet mais le juge a considéré que l’urgence, critère essentiel pour une saisie en référé, n’était pas suffisamment motivée.
Cette affaire fait suite au suicide d’un cadre de l’Université de Haute Alsace (UHA) le 17 mars. Une enquête de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) a été lancée en avril pour étudier la situation des employés de l’UHA après plusieurs alertes faisant état de malaise au travail. Mardi 24 juin, le syndicat Sud Éducation Alsace avait envoyé un communiqué aux personnels de l’Université de Haute Alsace, invitant les agents de l’UHA à se rapprocher des inspecteurs de l’IGÉSR. Mais ce communiqué a été placé en « attente de modération » par la direction de l’UHA et n’a donc pas été diffusé par la messagerie aux personnels.
Pour Nicolas Poulin, cette modération interminable du communiqué est une « entrave au droit syndical ». Devant le juge des référés, il a invoqué la violation de l’article 5 de l’arrêté du 4 novembre 2014 qui dispose que « les messages électroniques en provenance des organisations syndicales parviennent à leurs destinataires sans blocage ni lecture par un tiers. » La présidence de l’UHA s’est justifiée sur ce point en évoquant le « contexte particulier que traverse actuellement notre établissement marqué par des enquêtes administrative et pénale en cours ».

Contribuez à consolider un média indépendant à Strasbourg, en capacité d’enquêter sur les enjeux locaux.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Jeanne Barseghian, maire (Les Écologistes) de Strasbourg, a annoncé jeudi 3 juillet qu’elle se représentera devant les Strasbourgeois en mars 2026 pour solliciter un second mandat.
Devant un parterre de sympathisants réunis dans le bar Le Tigre dans le quartier gare, Jeanne Barseghian a annoncé jeudi 3 juillet qu’elle serait « au rendez-vous » pour les élections municipales de mars 2026. Vivement applaudie dans une ambiance surchauffée, la maire de Strasbourg s’est déclarée « fière des réalisations menées collectivement durant ce mandat, malgré les crises qui se sont succédées ».
Élue première maire écologiste de Strasbourg en 2020, Jeanne Barseghian, 45 ans, a rappelé quelques mesures phares de son mandat comme « l’ordonnance verte pour les services publics, la tarification sociale, la gratuité des transports pour les mineurs… » en terminant par se féliciter que les émissions de dioxyde d’azote aient diminué de 40% dans l’agglomération.
« Cet élan, il nous faut continuer de l’amplifier et ça, nous devons le faire ensemble, continuer de déployer cette énergie. Je serai au rendez-vous pour cela parce que je crois que nous devons poursuivre le cap et j’ai très envie que nous puissions le poursuivre ensemble », a-t-elle dit alors que cette annonce a été accueillie aux cris de « Barseghian Barseghian ».
Elle a ensuite précisé qu’il n’était pas encore temps d’aller « coller [sa] trombine sur des panneaux dans la ville ». « Je serai maire de Strasbourg jusqu’au bout, le temps de la campagne n’est pas encore venu pour moi ». Pour les élus écologistes et les sympathisants, le temps de la campagne a tout de même bien débuté. Silvio Philippe, qui faisait partie du cabinet de la maire, a démissionné pour s’occuper de la campagne des écologistes à partir de septembre.
Il lui faudra notamment œuvrer à ce « rassemblement des forces de gauche », salué par la maire comme « ce qui a permis ces politiques de transformations sociales ». Parmi les 53 élus de la majorité municipale, des représentants des partis politiques qui composent la coalition étaient présents jeudi soir. Les communistes semblent partants pour une nouvelle alliance, ainsi que Place publique, Génération.s. et le parti s’Linke Elsass. Mais il faudra surtout convaincre La France insoumise, qui semble vouloir poser ses conditions avant de rejoindre une liste menée par les écologistes…

Des inspections ministérielles ont débuté mardi 1er juillet à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg. L’établissement a poussé son personnel à bout, notamment en priorisant des scanners de cochons au détriment de patients atteints de cancer.
Comment l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg en est-il arrivé à déprogrammer des patients atteints de cancer pour maintenir des scanners de cochons ? Les fonctionnaires de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale de l’enseignement supérieur et la recherche (Igesr) sont arrivés à l’IHU mardi 1er juillet pour répondre à cette question. Emmenée par le responsable adjoint des affaires juridiques des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), Swann Marchall, la petite délégation a commencé par une réunion avec le directeur de l’IHU, le professeur Christian Debry. Le directeur délégué de l’IHU strasbourgeois, Jean-Luc Dimarcq, était aussi présent lors d’une visite du centre d’imagerie médicale.
La rédaction a besoin de votre soutien pour continuer d’enquêter sur l’hôpital public à Strasbourg et en Alsace.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Engagée pour la défense du service public de santé, la rédaction enquête depuis plusieurs années sur la situation des hôpitaux et du secteur de la santé en général. Ainsi, Rue89 Strasbourg a déjà révélé le contenu du contrat d’avenir du Centre hospitalier de Hautepierre, et le décès d’un patient sur un brancard pendant qu’il attendait aux urgences de Strasbourg.
Ces informations ne peuvent être obtenues que par un travail de terrain et des relations de confiance que nos journalistes entretiennent avec des membres du personnel soignant.
Rue89 Strasbourg est aussi un média qui accompagne les mobilisations des soignants. Nous avons été la première rédaction à donner la parole aux mobilisés de la « minute de silence pour la mort annoncée de l’hôpital public ».
Pour continuer ce travail, nous avons besoin de votre contribution. Chaque abonnement compte. Toutes ces recettes servent directement à financer ce journalisme engagé, déterminé et documenté sur la situation de l’hôpital public à Strasbourg et en Alsace.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Dans le Grand Est, Santé publique France attribue près de 1 500 décès à la chaleur lors des étés 2022, 2023 et 2024. Aux urgences, les soignants sont habitués à voir arriver des personnes déshydratées ou en hyperthermie.
Malaises d’ouvriers du bâtiment, sportifs en hyperthermie, personnes âgées en décompensation respiratoire… Avec le dérèglement climatique, les services d’urgence alsaciens sont désormais habitués aux pathologies spécifiques des canicules. « Il y aura forcément, en 2025, une surmortalité liée à la chaleur », prédit Éric Thibaud, responsable des urgences aux Hôpitaux civils de Colmar.
Parmi les patients qu’il attend, il évoque d’abord, le « cas caricatural du coup de chaleur » d’un « jeune qui a fait du sport ou d’un travailleur en plein air ». Le deuxième type de patients est constitué de « personnes âgées qui ont un logement avec une température trop élevée, ou des malades présentant des insuffisances cardiaques et respiratoires qui décompensent ».
Toutes ces personnes présentent en général « une hyperthermie : leur organisme n’arrive plus à réguler la chaleur. Or une température du corps de 42 degrés n’est pas compatible avec la vie ». Les victimes peuvent avoir chuté, perdu connaissance, et certains malaises peuvent aller « jusqu’aux convulsions ou au coma ».
« Face à ça, on essaye de baisser mécaniquement la fièvre des patients, relate Éric Thibaud. On les installe dans une pièce climatisée, avec de la glace par exemple. » Les canicules augmentent l’activité des services d’urgence et de SOS médecins. Dans le Grand Est, Santé publique France a relevé « 1 152 passages aux urgences (dont 747 suivis d’une hospitalisation) et 246 actes SOS Médecins » pour des problèmes liés à la chaleur, du 1er juin au 15 septembre 2024.
Les morts brutales arrivent mais elles sont rares. « On a peu de personnes qui décèdent directement aux urgences en raison de la chaleur », précise Éric Thibaut :
« C’est plus insidieux. Nous voyons notamment une surmortalité dans les services de gériatrie. Les effets sur les personnes peuvent se déclarer plus tard, parfois des semaines après les fortes températures. »
La chaleur intervient comme un facteur aggravant, qui participe à provoquer les décès. Les études statistiques montrent une nette augmentation de la mortalité, liée aux températures. Santé publique France a développé des modèles pour estimer le nombre de morts causés par la chaleur (voir les détails du calcul). Les scientifiques ont observé les chiffres des décès en fonction de la température sur plusieurs années et comparent le nombre de morts attendu sans chaleur particulière avec le nombre de décès déclarés lors de périodes de fortes chaleurs.
Résultat, Santé publique France attribue 389 décès à la chaleur dans le Grand Est, lors de l’été 2024, alors même qu’aucune canicule n’avait été constatée. Pendant l’été 2023, les habitants de la région ont vécu deux canicules et l’organisme public impute 486 morts aux hautes températures selon son bilan : « Sur l’ensemble des 2 périodes de canicule, il est estimé que 12,8% de tous les décès observés étaient attribuables à la chaleur, dont deux tiers de personnes de plus de 75 ans. » Enfin, en 2022, 546 personnes seraient mortes à cause des hautes températures dans le Grand Est. Cela fait un total de 1 421 décès liés à la chaleur pendant les étés 2022, 2023 et 2024.
Les chiffres de 2025 risquent de ne pas être plus réjouissants au vu des températures observées fin juin et début juillet. Ce phénomène ne concerne évidemment pas que le Grand Est. En France, environ 5 000 personnes sont décédées à cause de la chaleur pendant l’été 2023, dont 25% de personnes ayant moins de 75 ans, toujours d’après Santé publique France. Malgré le risque que la situation ne s’aggrave, la droite au gouvernement enchaine les renoncements aux politiques environnementales.

La chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Alsace pourrait acquérir un immeuble de bureaux à Schiltigheim pour y loger son campus professionnel. Problème : il était proposé à la vente par un élu du bureau de la CCI.
Il s’agit d’un investissement à 26 millions d’euros pour la Chambre de commerce et d’industrie d’Alsace Eurométropole (CCI) : acquérir le Lignum, une boite à construire de 7 700 mètres carrés sur quatre étages dans l’Espace européen de l’entreprise à Schiltigheim. La CCI espère y loger son campus, actuellement dans la plaine des Bouchers à Strasbourg, et ainsi achever son déménagement de Strasbourg, après avoir transféré son siège historique de la place Gutenberg à Schiltigheim en 2022.
Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous

Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
BDR Thermea prévoit la suppression de 320 postes sur son site alsacien. En réaction, les syndicats appellent à une marche blanche samedi 5 juillet à Mertzwiller, devant l’usine concernée.
L’intersyndicale (FO, CFE-CGC et CGT) de BDR Thermea appelle à manifester contre un plan de licenciement samedi 5 juillet à 10h, en partant de l’usine de Mertzwiller. Le groupe emploie 800 personnes sur ce site, notamment pour produire des pompes à chaleur. Il a annoncé, le 20 mai, la suppression de 370 postes en France, dont 320 à Mertzwiller.
Dans la foulée, le 24 mai, les salariés avaient lancé une cagnotte pour « soutenir leur (potentiel, NDLR) mouvement de grève et sauver leurs emplois ». Elle a récolté plus de 10 500 euros au 1er juillet. « Il n’y a pas d’appel à la grève pour le moment, mais des grèves sont prévues si un rapport de force le demande », précise Philippe Lazarus, délégué FO à BDR Thermea (ex De Dietrich).
La production sur le site alsacien doit progressivement cesser entre début 2026 et fin 2027. Les emplois liés au bureau d’étude, à la recherche et au développement, à la gestion des pièces de rechange et à l’entretien du site ne sont pas concernés par le plan social.
BDR Thermea explique ces suppressions de postes par une forte baisse des ventes à l’échelle nationale en 2023 : -14 % pour les pompes à chaleur, -22 % pour les chaudières murales et -33 % pour les chaudières au sol. L’entreprise a enregistré un déficit de 17 millions d’euros la même année. Un processus de consultation avec les représentants du personnel doit être engagé pour envisager des solutions de reclassement pour des employés, toujours selon l’entreprise.
Marche contre la suppression de postes prévue par BDR Thermea, samedi 5 juillet à 10h, devant l’usine de Dietrich – 57 rue de la Gare – Mertzwiller.

Serge Meckes est mort dans l’incendie de sa cellule le dimanche 29 juin. C’est le septième décès en cinq ans à la maison d’arrêt de Strasbourg. Plusieurs détenus ont exprimé leur colère sur le réseau social Snapchat.
Dans la maison d’arrêt de Strasbourg, plusieurs détenus dénoncent un nouveau « mort en silence ». Serge Meckes a péri dans l’incendie de sa cellule en début d’après-midi, dimanche 29 juin. L’information, révélée par les Dernières Nouvelles d’Alsace, a suscité l’ouverture d’une enquête par le parquet de Strasbourg. Les investigations doivent déterminer l’origine de cet incendie.
Serge Meckes était incarcéré à la maison d’arrêt de Strasbourg depuis octobre 2024. Âgé de 57 ans, il avait été condamné à quatre mois de prison pour « violence avec usage ou menace d’une arme sans entraîner d’incapacité ». Il se trouvait toujours en détention dans l’attente d’un jugement pour « meurtre par personne en état d’ivresse manifeste ».
Selon Kader (le prénom a été modifié), incarcéré et interrogé par Rue89 Strasbourg, la mort de Serge Meckes s’ajoute dans la longue liste des décès à la prison strasbourgeoise :
« On tapait aux portes pour dire aux surveillants d’intervenir. Ils ne venaient pas. On entendait même de la musique dans la coursive ! Dans cette prison, les gardiens font ce qu’ils veulent. Résultat : en trois ans, c’est le troisième détenu qui meurt à la maison d’arrêt de Strasbourg. »
Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous

Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Sportifs, culturels, en famille ou en autonomie, Strasbourg regorge d’événements et d’ateliers pour s’occuper avec des bambins, en juillet et en août. En voici une sélection.
Du 1er juillet au 3 juillet puis du 15 au 17 juillet pour fêter l’été, la musique sort des salles de concert et s’installe aux pieds des immeubles dans le quartier du Neuhof. À 17h, des animations sont proposées puis à partir de 18h, les premières notes de musique se font entendre. L’Espace Django qui coordonne cette action propose ensuite un goûter géant entre voisins ou simples badauds. Le 1er juillet, c’est le jazz qui est à l’honneur avec le groupe Barouf, puis la soul de Nexy et la fusion méditerranéenne d’Aguila Mosaïk. Les concerts ont lieu à chaque jour dans un endroit différent du quartier du Neuhof.
Concerts aux fenêtres, du 1er au 3 juillet puis du 15 au 17 juillet, dans des rues et sur des places du quartier du Neuhof à Strasbourg. Programmation complète sur le site de l’Espace Django.
Du 5 juillet au 31 août, la plage s’invite sur les docks de la presqu’île Malraux. Tous les après-midis dès 14h, des animations sur terre et dans l’eau sont organisées pour les enfants à partir de trois ans. Pédalo, paddle et dériveurs seront amarrés dans l’ancien port industriel. Le farniente est également une option : transats et parasols seront disposés sur le sable qui recouvrira le parvis de la presqu’île. Cette plage éphémère sera ouverte en accès libre de 8h à minuit.
Docks Malraux, devant la Médiathèque du même nom, sur la presqu’île André Malraux, Strasbourg – Neudorf / Esplanade, du 5 juillet au 31 août :
Événements gratuits.
Du 7 juillet au 24 août, l’opération « Cours d’école ouverte au public » prévoit de laisser libre accès à six cours d’écoles vertes et ombragées. Des transats attendent les parents et des jeux seront mis à disposition de tous : mölkky, badminton, craies géantes… Des animations seront proposées par des associations tout au long de l’été. De quoi décompresser, même en étant à l’école.
Cours d’écoles ouvertes au public, du 7 juillet au 24 août, tous les jours, week-end et fériés inclus :
Accès gratuit.
Les médiathèques de l’Eurométropole passent à l’heure d’été et organisent des lectures de contes. La médiathèque du Neuhof et celle de la Robertsau (Mélanie de Pourtalès), mettent en place des lectures au parc. À la médiathèque André Malraux, c’est sur le parvis, les pieds dans le sable de Strasbourg plage que les bibliothécaires liront des histoires.
Ces sessions de contes auront lieu à partir du 9 juillet jusqu’au 27 août. Les horaires et les jours varient en fonction des médiathèques : les lectures seront matinales à Malraux (10h à 11h45), ainsi qu’au parc de Pourtalès (10h à 11h). Elles se dérouleront l’après-midi (16h à 17h30) au Neuhof et uniquement en juillet.
Les médiathèques Simone Veil à Illkirch-Graffenstaden et Frida Kahlo à Schiltigheim ainsi que celle de Cronenboug proposent aussi de conter des histoires aux petits. D’autres événements se déroulent dans les médiathèques tout au long de l’été comme un escape game le 6 août à la médiathèque André Malraux. Ces animations sont gratuites.

Sessions de contes, du 9 juillet au 27 août, dans les médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg. Voir les horaires sur le site des bibliothèques.
Au parc de la Citadelle, du 10 juillet au 24 août, les après-midis sont dédiées au sport, avec l’opération de l’Eurométropole de Strasbourg intitulée « Plaine Sportive ». Cette initiative se tient aussi au parc du Baggersee et dans la plaine des jeux de Hautepierre. Chaque plaine a sa spécificité : au Baggersee, les sports aquatiques et nature, à Hautepierre les sports olympiques, au parc de la Citadelle et derrière le Wacken, les sports urbains. Initiation à la boxe, à l’haltérophilie, hip-hop, jeux de raquette, paddle, yoga sont autant d’activités qui se déroulent du mercredi au dimanche.
Plaines sportives, du 10 juillet au 24 août, évènements gratuits :
Des précisions peuvent être obtenues au 03 68 98 51 09.
Observer la voûte étoilée, savoir différencier qui de la grande ou la petite Ourse ressemble à une casserole, découvrir l’immense étendue bleue, noire, parfois grise qui s’étend au-delà de l’atmosphère… Du 8 juillet au 29 août, de 11h30 à 12h30, l’équipe du planétarium propose une excursion céleste en plein jour.
La séance dure 45 minutes, pendant lesquelles le ciel d’été est projeté sur le dôme du planétarium. Un médiateur se charge d’expliquer ce que l’on voit dans le ciel. Nébuleuses, planètes, météores et galaxies sont au programme.
Ciel d’été, tous les jours à partir du 8 juillet, de 11h30 à 12h30 au planétarium du jardin des sciences, 27 boulevard de la Victoire à Strasbourg – Neustadt. Spectacle conseillé à partir de 10 ans. Tarifs de 6 à 8€.
Fabriquer un vase, un bol, ou un plat comme au Néolithique à Strasbourg, c’est possible au musée archéologique. Cet atelier qui se déroule les 23 juillet et 20 août propose aux enfants à partir de cinq ans de découvrir comment les humains stockaient leurs biens aux premiers âges de la sédentarité.
La technique employée est celle dite « à colombin ». Il s’agit de faire des boudins d’argile, de les empiler les uns sur les autres puis de les aplatir afin de former un objet. Cette technique est utilisée depuis la préhistoire, le tour de potier n’apparaissant que bien plus tard.

Mon pot néo, les mercredis 23 juillet et 20 août, de 14h30 à 16h30 au musée archéologique, 2 place du Château à Strasbourg – Centre-ville. Tarifs de 3,50€ à 7,50€.
Tous les vendredis soir, à partir du 4 juillet et jusqu’au 29 août, la Ville propose des séances cinéma en plein air dans différents quartiers de Strasbourg. La première séance a lieu au parc du Heyritz, Bill Murray y sera Lost in Translation. Plusieurs séances sont particulièrement adaptées aux enfants : le 11 juillet au Parc de la Bergerie à Cronenbourg, Tous en scène sera diffusé et le 25 juillet ce sera le Chat Potté 2 à l’école Ariane Icare, dans le quartier du Neuhof. Pour tous les amateurs de classiques et de Belmondo, pourquoi ne pas emmener sa progéniture voir Le Magnifique, le 1er août place Henri Will, à Neudorf ?
Le cinéma en plein air se fait aussi itinérant, des films sont projetés dans 15 communes de l’Eurométropole comme Plobsheim, Eckbolsheim, Lampertheim et Bischheim. La sélection cinématographique du cinéma en plein air itinérant est familiale. Au programme : le Roi lion, Cinema paradiso, E.T. l’extraterrestre ou encorelLes Choristes. Les projections débutent en général vers 22h, à la tombée de la nuit. Pour l’Eurométropole, les films sont projetés à partir du 4 juillet et jusqu’au 6 septembre. Les séances sont gratuites, à partir de 18h et jusqu’à 23h.

Ciné en plein air, tous les vendredis à la tombée de la nuit, du 4 juillet au 29 août.
Événement gratuit, programme sur le site de la Ville.
Ciné en plein air itinérant, du 4 juillet au 6 septembre.
Événement gratuit, programmation détaillée en ligne.
Les deux Théâtres actuel et public de Strasbourg (TAPS) lancent leur saison estivale et proposent huit spectacles entre le 17 juillet et le 13 août. La majorité est accessible dès l’âge de 7 ans, certains même dès l’âge de 2-3 ans comme L’Amie, un spectacle onirique qui met en scène l’amitié entre un enfant et une chauve-souris. Parmi les autres spectacles à l’affiche : Flix, adaptation du roman éponyme de Tomi Ungerer. Ce spectacle qui célèbre la tolérance et la différence est donné le jeudi 31 juillet à 19h.

Flix, le 31 juillet à 19h, au TAPS Scala, 96, route du polygone, Strasbourg – Neudorf. Spectacle conseillé à partir de 7 ans, billetterie en ligne.
Saison estivale, du 17 juillet au 13 août au TAPS Scala (96, route du polygone, Strasbourg – Neudorf) et TAPS Laiterie (10, rue du Howald, Strasbourg – Gare). De 4€ à 6€, programmation estivale complète à retrouver sur le site du théâtre.

Les petites écoles sont particulièrement impactées par la répartition des moyens de l’Éducation nationale. Autour de Schirmeck, les fermetures de classes s’enchainent et les enseignants se retrouvent avec des effectifs trop importants pour suivre les élèves défavorisés.
« Mon fils devrait être en classe Ulis, il a un retard global. » Anthony attend en plein soleil, devant l’école de Rothau, en cet après-midi de juin. Il cherche son enfant de huit ans, censé bénéficier du dispositif d’inclusion des élèves en situation de handicap. « Depuis avril, l’école n’a plus le personnel. Il est juste dans une classe normale. Il n’apprend rien », déplore le jeune père, avant de s’approcher de la barrière pour récupérer ses fils.

Encadrés par trois membres du personnel de l’école, quelques dizaines d’enfants sortent et rejoignent leurs parents ou partent seuls vers chez eux. Nathalie, chauffeuse de taxi, doit ramener trois élèves dans leurs familles d’accueil. « Deux à Saulxures, à quinze minutes et un sur la route, à Fouday », précise t-elle.
Rue89 Strasbourg s’est entretenu avec neuf enseignants et enseignantes de différents établissements de la vallée de la Bruche. Tous décrivent une situation où « l’égalité des chances n’existe plus ». « Si un enfant s’en sort bien à l’école ça peut aller pour lui. Mais s’il a des difficultés, il risque de ne pas avoir l’accompagnement adapté », analyse Bastien Massot, conseiller municipal à Rothau.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Fin 2024, certains parents d’élèves de la ville de Hoenheim se sont mobilisés pour loger une famille sans-abri. Mais mi-juin, elle est de retour dans sa voiture et la solidarité citoyenne se heurte à l’immobilisme institutionnel.
« Le plus dur, c’est l’impuissance. » Julie Gerber est maman d’un élève à l’école du Centre, à Hoenheim. Depuis décembre, elle met tout en œuvre pour loger une famille sans domicile fixe de cinq personnes, dont les enfants vont à l’école avec le sien. Mais malgré sa détermination, les fillettes de 4 et 8 ans, les deux parents et le grand-père dorment à nouveau dans une voiture depuis le 1er juin.
La rédaction a besoin de votre soutien pour enquêter sur ce sujet
Des visages et des témoignages d’habitants et d’habitantes des campements. Des révélations sur le business de l’hébergement d’urgence, sur les expulsions de familles par l’État, sur la tension alimentaire à Strasbourg, ou sur la réalité du plan Grand froid, au-delà de la communication préfectorale. L’engagement de Rue89 Strasbourg sur le sans-abrisme, c’est de vous donner accès à toutes ces informations qui font rarement la Une des médias traditionnels.
Ces enquêtes et ces reportages ont un prix. C’est le temps de travail de Thibault Vetter et de Camille Balzinger, qui suivent de près, depuis plusieurs années, la problématique du manque d’hébergements d’urgence à Strasbourg et la précarité des personnes sans papier.
D’avance, merci pour votre soutien.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous