Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Vers un appel à manifestation d’intérêt pour le Palais des Fêtes rénové

Vers un appel à manifestation d’intérêt pour le Palais des Fêtes rénové

Le conseil municipal de Strasbourg du lundi 16 avril va voter les crédits pour la deuxième tranche de la rénovation du Palais des Fêtes, à côté de l’avenue des Vosges. Les travaux s’élèvent à 6,6 millions d’euros, études et taxes comprises.
La restauration porte cette fois-ci sur la mise en sécurité, en accessibilité et surtout refaie la grande salle de 1 300 places qui accueillait les grands concerts de musique avant la cr . . .

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Au Neuhof, une récré avec la chorale de l’école et… le chœur de l’opéra

Au Neuhof, une récré avec la chorale de l’école et… le chœur de l’opéra

Les chanteurs de l’Opéra National du Rhin ont donné un concert dans le quartier du Neuhof à Strasbourg, jeudi. Pendant la récréation matinale, ils ont chanté avec la chorale de l’école élémentaire Reuss 2. Un grand moment.

Lors d’un court concert, les choeurs de l’Opéra National du Rhin et de l’école élémentaire Reuss 2 ont fusionné. Jeudi 12 avril, à 10h, ils étaient 90 choristes dans la cour de récréation de cet établissement du quartier du Neuhof à Strasbourg. Les élèves de cette école classée REP+ et les musiciens professionnels de l’opéra ont chanté deux morceaux tirés de Carmen (voir la vidéo ci-dessus).

« Certains se découvrent une vocation »

L’événement est une première dans l’établissement et les élèves en profitent. Parfois, ils réagissent lorsque le chœur s’emballe : les enfants imitent les chanteurs et rient. Tous les élèves approuvent ce projet qui a mêlé les classes de CE2, de CM1 et de CM2. Pendant quatre mois, ils ont répété deux fois par semaine. « Certains se découvrent une vocation », se réjouit le directeur de l’école. Dans la vidéo ci-dessus, Evangéline, Malik et Linsay réagissent à cette récréation particulière. Le projet permet aussi aux élèves d’assister à des spectacles à l’opéra national du Rhin et de visiter les coulisses de l’institution. Le mini-concert dans la cour de l’école Reuss 2 s’inscrit dans le cadre des « récréations musicales », organisées par l’Espace Django.
#école élémentaire Reuss 2

Une nouvelle AG d’étudiants vote un blocage et l’exclusion de l’Uni

Une nouvelle AG d’étudiants vote un blocage et l’exclusion de l’Uni

L’Assemblée générale (AG) étudiante de jeudi 12 avril a duré près de 3h30 ! Au final, les étudiants se sont prononcés pour la reprise des blocages de deux bâtiments de l’université de Strasbourg lundi et ont interdit l’accès aux AG des membres du syndicat étudiant classé à droite, l’Uni.

Au lendemain d’une assemblée générale (AG) homérique qui a voté le déblocage de l’Université à 10 voix près sur plus de 800 participants, une nouvelle AG a réuni plus de 400 étudiants à midi, dans l’amphithéâtre Jean Cavaillès, prêté pour l’occasion par l’administration de l’université de Strasbourg. Selon des étudiants organisateurs de l’AG, cette salle a été mise à disposition « non pas par le président de l’Université, mais par l’intendant de la faculté d’histoire. »

Les premières discussions ont porté sur la réforme ORE (Orientation et Réussite des Étudiants), qui instaure une sélection des bacheliers selon les filières souhaitées. Une quinzaine d’étudiants et de professeurs ont pris la parole.

 

L’AG est ensuite revenue sur le vote contre les blocages qui a eu lieu mercredi. Lors des différentes prises de parole, des étudiants ont fait valoir l’importance des blocages pour informer leurs camarades sur la loi ORE et faire pression sur le gouvernement.

 

Plus de 400 étudiants étaient présents lors de l’assemblée générale de jeudi. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)

Parmi les propositions soumises au vote, il a été proposé, et voté, l’exclusion des membres du syndicat étudiant UNI (Union nationale inter-universitaire) des AG. Avant la réunion, les « étudiants en lutte » et les agents de sécurité les avaient déjà empêchés d’accéder à l’amphithéâtre. Les soutiens au blocage ont justifié cette mesure par la « perturbation des débats » lors des rassemblements précédents.

Les « étudiants en lutte » ont aussi reproché au syndicat étudiant de droite « des positions politiques homophobes, misogynes, et un rapprochement avec le Bastion Social lors de la levée des barricades dans la soirée de mardi ». Les membres de l’UNI, eux, nient tout rapport avec le groupuscule d’extrême-droite et se définissent « de centre-droit ».

 

Convergence des luttes jeudi 19 avril ?

Les étudiants ont aussi voté en faveur d’un combat conjoint avec les lycéens, ainsi que le retrait de la loi sur l’asile et l’immigration. Autre proposition adoptée : la banalisation des cours et des examens le jeudi 19 avril. Les opposants à la réforme de l’orientation post-bac exigent qu’aucune fiche d’absence ne soit produite ce jour-là. Une telle mesure n’empêche pas les étudiants d’aller en cours. Mais ceux qui le souhaitent pourraient ainsi rejoindre la mobilisation du 19 avril, journée de convergence des luttes.

La proposition de « niquer les partiels dès demain », par le biais notamment d’un blocage a, elle, été rejetée. En revanche, le blocage « de façon permanente » des bâtiments du Patio et du Nouveau Patio (administration) a été voté, avec effet à partir de lundi. Les autres bâtiments, eux, devraient rester ouverts. La prochaine assemblée générale est prévue lundi, après une matinée qui s’annonce déjà mouvementée sur le campus.

Grève SNCF samedi : environ 2 trains sur 5 en Alsace

Grève SNCF samedi : environ 2 trains sur 5 en Alsace

La SNCF vient de communiquer ses prévisions de trafic pour le samedi 14 avril. Il s’agit de la troisième période deux jours de grève consécutifs, au rythme d’une fenêtre de grève tous les 5 jours depuis le début du mouvement social. Des perturbations similaires étaient déjà en place la veille vendredi 13 avril, avant un rétablissement quasi-total pour le dimanche 15 avril.

Les salariés contestent la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues, l’ouverture à la concurrence de la SNCF et la suppression de petites lignes. Les syndicats font état de non-avancées lors des négociations, ce qui les pousse à appeler de nouveau à la grève.

En Alsace

En Alsace, les prévisions générales de trafic pour la journée de samedi 14 avril sont de 2 trains sur 5 en moyenne, pour les grandes lignes (TGV) comme les trains régionaux (TER).

Côté sud, aucun train n’ira vers Marseille, Montpellier ou Lyon. Côté ouest, aucun TGV ne desservira Nantes, Bordeaux ou Rennes. En revanche, 10 allers et 8 retours sont prévus vers Paris (dont un pour l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle), soit trois retours de moins que la veille.

Comme la veille, aucun train low-cost Ouigo ne circulera.

Toutes les lignes régionales auront au moins une desserte dans la journée, bien que celle-ci puisse se dérouler en autocar.

Au niveau national, l’estimation est de 1 TGV et TER sur 3, ainsi que 1 Intercité sur 5.

Samedi pour la deuxième jour de grève, une « kermesse inter-lutte » en coordination avec d’autres mouvements sociaux (étudiants, Ehpad, hospitaliers, anti-GCO, etc.) se tiendra sur la place de la gare de Strasbourg.

Les prévisions détaillées du samedi 14 avril

Pour rappel, les prévisions du vendredi 13 avril

Il y aura une nouvelle fois peu de trains en gare de Strasbourg vendredi 13 avril. (photo JFG / Rue89 Strabourg)

L’avion au-dessus de Strasbourg dans la nuit de mercredi mesurait l’éclairage

L’avion au-dessus de Strasbourg dans la nuit de mercredi mesurait l’éclairage

Les noctambules strasbourgeois ont peut-être entendu un avion survoler la ville dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 avril, vers 1 heure du matin. Selon le site Flightradar, l’appareil a volé à environ 4 400 pieds, soit 1 340 mètres d’altitude, avant de reprendre de la hauteur et de s’éloigner.

Ce vol a été réalisé par la société « Les 4 Vents », basée à Nancy. L’entreprise a réalisé une analyse de l’éclairage public strasbourgeois. Ce travail a été commandé par Électricité de Strasbourg dans le cadre de travaux en cours.

Double opération

Joint par téléphone au lendemain du vol, Charles Mandim, le pilote professionnel qui a effectué l’opération, donne volontiers des précisions :

« C’est un avion bi-moteur de trois places, avec deux pilotes et un opérateur qui filme ce que l’on survole. Il est ensuite possible de faire une analyse grâce aux positions GPS et l’heure. Nous avions aussi une mission à Guebwiller avant ce vol. Nous essayons de regrouper les opérations quand c’est possible pour que cela soit rentable. »

L’avion a décollé de l’aérodrome de Nancy-Essey à 23h15 pour y revenir à 2h15.

 

L’avion a quadrillé la ville sur un axe Est-Ouest (capture d’écran flight radar)

Déjà en mars

Un vol similaire avait été entendu fin mars. Il s’agissait déjà de la société « Les 4 Vents », qui réalisait cette fois d’un relevé thermique, c’est-à-dire analyser quels bâtiments perdent beaucoup de leur chaleur ou non. La société n’a pas de nouveau vol programmé au-dessus de Strasbourg.

La société avait aussi réalisé une thermographie du quartier de l’Esplanade en 2017, qu’elle met en évidence sur son site. Il s’agissait d’une promesse faite aux habitants suite aux pannes à répétition sur le réseau de chaleur durant l’hiver.

Thermographie de l’Esplanade réalisé en 2017 sur par les 4 Vents sur le quartier de l’Esplanade

Synthèse de la thermographie de l’Esplanade réalisé en 2017 sur par les 4 Vents sur le quartier de l’Esplanade.

Préfiguration d’une faculté des imams, l’école des aumôniers musulmans ouvre à Strasbourg

Préfiguration d’une faculté des imams, l’école des aumôniers musulmans ouvre à Strasbourg

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Comment les étudiants de droite, d’En Marche et inquiets ont obtenu la levée des blocages

Comment les étudiants de droite, d’En Marche et inquiets ont obtenu la levée des blocages

Une poignée d’étudiants de droite ont passé la nuit de mardi à mercredi à enlever les barricades qui bloquaient les accès à 4 bâtiments de l’université de Strasbourg. Lors de l’assemblée générale qui a suivi, ces étudiants ont rencontré tous ceux qui sont inquiets pour leurs examens pour arriver à la décision de lever les blocages. Pour autant, l’opposition à la loi ORE, instaurant une sélection lors de l’accès aux études supérieures, reste forte parmi les étudiants.

« Tout le monde déteste l’UNI », « Rentre chez toi fils à papa ! » Dans la foule d’étudiants réunis le 11 avril en assemblée générale devant le Patio, sur le campus principal de l’université de Strasbourg, les insultes fusent. Plus de 800 étudiants sont présents, ainsi que des professeurs et des membres de l’administration de l’université. Et contrairement aux assemblées générales précédentes, un peu plus de la moitié des étudiants présents ont voté contre les blocages (430 contre 420). Les membres de l’UNI, toujours présents Lors des assemblées générales de lundi et de mardi, des membres de l’UNI (Union nationale inter-universitaire), un syndicat d’étudiants classé à droite, avaient déjà tenté de lever le blocage des bâtiments de l’université. Ils en ont vite été empêchés par les « étudiants en lutte » contre la loi Orientation et réussite étudiante (ORE) et le projet de loi Vidal, qui instaure une sélection lors de l’accès aux études supérieures. Mardi soir, ces étudiants opposés aux blocages, composés de membres de l’UNI mais aussi de sympathisants, dont certains « ayant voté Macron, » ont cette fois attendu que les piquets de grève s’en aillent et, aux alentours de 23h, ils ont retiré les barricades. Ils se sont organisés via une page sur Facebook, appelée « contre les blocages à l’université de Strasbourg. » Les bâtiments universitaires sont cependant restés fermés dans la matinée, à la suite d’une décision de l’administration, pour éviter une installation des contestataires dans les locaux.
François est membre de l’UNI, et gère la page Facebook « Contre les blocages à l’Université de Strasbourg » (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)
François, membre de l’UNI, détaille sa démarche :
« Tout s’est déroulé dans le calme, hier soir. Nous sommes contre la violence, nous voulons seulement que les étudiants puissent exprimer leur opinion sans se sentir menacés. »
Mais la situation reste tendue entre les membres de son syndicat et les « étudiants en lutte » :
« Nous avons déposé une main courante contre un sympathisant de l’ultragauche pour diffamation, à la suite de propos tenus sur les réseaux sociaux nous accusant d’être de l’extrême-droite. Nous nous revendiquons de centre-droit, sans pour autant être affiliés à La République En Marche. L’UNI est contre la réforme ORE (Orientation et Réussite des Etudiants). »
Contrairement aux autres jours, Alexandre a pris la parole au microphone lors de l’assemblée générale de mercredi. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)

Une pétition des militants anti-blocage

Parmi les membres emblématiques de l’UNI au sein de l’Université, Alexandre Wolf, élève à l’EM Strasbourg Business School. L’étudiant, sûr de lui, se dit satisfait de l’organisation des anti-blocages :
« La pétition contre le blocage mise en ligne et qui a recueilli autour de 250 signatures nous donne de la légitimité. Il y a un début de ras-le-bol des étudiants, dont nous nous faisons la voix. Du reste, l’UNI ne dialogue que très peu avec l’administration. Nous avons fait savoir sur le groupe Facebook que nous trouvions scandaleux que l’AG ait demandé la démission du Président de l’Université, ou que des tags le critiquant aient été retrouvés ».
Quant à l’intervention des CRS qui a eu lieu aux alentours de 6h mercredi matin pour empêcher les étudiants d’installer de nouveaux blocages, il salue « la force de l’Etat, qui n’est pas là pour générer de la violence ».
Rodolphe et Emilien ont manqué des examens cette semaine, à cause des blocages. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)
Des étudiants inquiets pour leurs examens Parmi les étudiants rassemblés aujourd’hui contre les blocages, nombreux sont en filières sportives, de droit ou de sciences humaines. Rodolphe et Emilien, en première année de STAPS, se sont dit inquiets pour leurs examens :
« Il y a entre 100 et 150 membres de STAPS présents aujourd’hui. Certains partiels ont dû être décalés à lundi prochain. L’administration a laissé entendre que les examens pourraient être décalés pendant les vacances. Ce serait catastrophique pour certains étudiants, qui travaillent à cette période ou ont posé un préavis pour leur appartement. »
Une trentaine d’étudiants en psychologie étaient présents lors de l’assemblée générale de mercredi. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)
Même préoccupation chez Jeoffrey, 23 ans, étudiant en psychologie :
« Je comprends assez mal en quoi empêcher les étudiants d’aller en cours, c’est défendre la cause étudiante. Je suis étudiant-salarié, ce qui me fait perdre environ 800€ par mois. J’ai fait ce sacrifice, alors je tiens à aller en cours. »
De nombreux étudiants anti-blocages se disent également opposés à la réforme ORE. Lors de l’assemblée générale qui a voté la fin des blocages, la demande de retrait de la loi a obtenue en revanche une large majorité.
Environ 600 étudiants étaient présents au moment du vote, mercredi. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)
Pour Aina, en licence de langues, le blocage nuit d’abord au débat sur la réforme :
« Les assemblées générales ne sont pas constructives. Quelques étudiants décident de tout. C’est surtout un prétexte pour faire du bruit. »
Quant à la petite dizaine d’étudiants membres de la JAM (les Jeunes avec Macron), ils étaient invisibles sur le campus, ce matin, malgré la présence de Loïc Branchereau, un collaborateur du groupe LREM du conseil municipal de Strasbourg, venu « rendre compte de la situation sur le terrain » au député Bruno Studer (LREM). Depuis le début des blocages, Loïc Branchereau incite les membres des JAM à participer aux AG et à demander la levée des blocages.
François Gauer, vice-président de l’Université a pris la parole au début des débats. Les étudiants l’ont écouté avec attention. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)

La direction de l’université s’implique

Lors de l’assemblée générale, François Gauer, vice-président Transformation numérique et Innovations pédagogiques de l’Université, a pris la parole. Il a présenté ce qu’il considère comme des avancées de la loi ORE auprès des étudiants :
« Je suis venu pour dire la lecture que nous faisons de cette loi, pas pour dire si le blocage était une bonne chose ou non. Quand il y a un débat sur ces questions qui s’établit, il faut venir poser des éléments rationnels, délivrer des informations pertinentes aux étudiants. La loi ORE va permettre de mieux orienter les étudiants, de les envoyer dans les filières où ils pourront réussir. »
Huis fourgons de CRS étaient stationnés près du Patio. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)
Sur la question de la cinquantaine de CRS encore présents sur le campus au moment de l’assemblée générale, le vice-président est resté évasif, gêné : « L’ordre est venu de la préfecture, c’est tout ce que je peux dire ». Huit fourgons de CRS étaient stationnés toute la matinée à côté du Patio. L’un des policiers décrit le dispositif mis en place :
« Nous sommes une centaine de CRS en tout sur le campus, dont cinquante ici près de l’assemblée générale. Nous avons plutôt une mission de prévention. L’ordre est venu de l’autorité préfectorale, mais c’est le Président, le propriétaire des lieux, qui a le pouvoir de demander à ce que les occupants d’un domaine occupé illégalement soient délogés. »
Depuis mardi, les agents de sécurité dépêchés par l’Université sont présents en nombre lors des assemblées générales. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)

AG sous tension

Trente à quarante membres de la sécurité rattachés à l’Université, aux gilets bleus « Secu Event » étaient aussi présents au sein de la foule d’étudiants. Une manière de « dissuader les étudiants de se laisser aller aux débordements », pour l’un des agents de sécurité.
Au moment du vote, les pro-blocage étaient réunis d’un côté, les anti-blocage de l’autre. Une quinzaine d’agents de sécurité se sont positionnés entre les deux camps. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)
Environ 30 étudiants de chaque camp se sont éclipsés avant le vote, lassés par la durée des débats. (Photo ES / Rue89 Strasbourg / cc)
Vers un possible consensus entre militants pro et anti-blocage Lucas, en Master 2 d’archéologie, en faveur du blocage et du retrait de la réforme ORE, réagit :
« La manifestation des étudiants est nationale, mais il n’y a guère qu’à Strasbourg que les étudiants s’opposent en masse au blocage. La méthode a en tout cas permis aux étudiants de s’intéresser à la loi, ce qui est l’effet que nous recherchions, même si le mouvement devait s’arrêter. »
Un avis partagé par François, de l’UNI :
« Du moment que le blocage se termine, nous sommes ouverts aux débats autour de la loi ORE, à laquelle nous sommes aussi opposés. Il faut simplement trouver une solution qui permette la discussion des deux côtés. »
Jeudi, une nouvelle assemblée générale doit se tenir à midi. La possibilité d’un nouveau blocage pourrait ne pas être évoquée, aux profits d’actions de sensibilisation plus ciblées comme « vous avez déjà redoublé ? La nouvelle loi vous interdira l’accès à l’université »…

Schiltigheim : dernière soirée pour interroger le futur ou la future maire

Schiltigheim : dernière soirée pour interroger le futur ou la future maire

Une mairie de droite ou de gauche pour Schiltigheim ? En partenariat avec « Questionnez vos candidats », Rue89 Strasbourg propose aux (é)lecteurs d’interroger les 2 listes qualifiées au second tour des élections municipales anticipées à Schiltigheim.

Suite au désistement surprise du maire sortant Jean-Marie Kutner, il ne reste que deux listes pour le second tour des municipales anticipées à Schiltigheim. L’ex-premier adjoint Christian Ball (LR) affronte l’écologiste Danielle-Dambach, qui a fusionné avec la liste de gauche de Nathalie Jampoc-Bertrand.

Le ou la futur-e édile ne conduira les affaires de la cité des Brasseurs que pour deux ans à peine, ce qui pousse à un peu de prudence dans les promesses.

Réponses visibles dans l’article

Au vu des résultats du premier tour, le scrutin s’annonce serré. Le report des voix de Jean-Marie Kutner et la mobilisation des abstentionnistes (65%) devraient faire pencher la balance.

Comme pour le premier tour, Rue89 Strasbourg, en partenariat avec « Questionnez vos élus », vous propose d’interroger les listes qui prétendent à la conquête de la mairie. Le questionnaire est ouvert jusqu’à jeudi soir. Les listes pourront encore répondre après la clôture des questions.

Les réponses sont directement visibles dans le mini-site en tête de cet article. Le deuxième tour a lieu dimanche 15 avril.

Le déblocage de l’Université voté en Assemblée générale étudiante

Le déblocage de l’Université voté en Assemblée générale étudiante

430 voix contre 410. Cette fois-ci, les antis-blocage ont réussi à mobiliser un peu plus que les « étudiants en lutte » au terme d’une longue assemblée générale, très suivie dans la matinée, sur le campus de l’Esplanade de l’Université de Strasbourg.

D’autres sources évaluent même à 420, le nombre de voix pour le maintien des blocages. Le comptage a duré longtemps, le vote par main levée ne permettant pas de dégager une nette majorité.

En revanche, une large majorité a voté son opposition à la loi, en demandant solenellement son retrait. Un troisième vote a aussi acté avec une majorité similaire une manifestation de « convergence des luttes » le 19 avril.

L’Assemblée générale du 11 avril a été la plus suivie de l’année (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Nouvelle AG demain

Les accès à quatre bâtiments avaient été débloqués dans la nuit par une poignée d’étudiants, mais face à la mobilisation l’administration les a finalement maintenus fermés (voir le récit de la nuit et la mâtinée ici).

En début d’après-midi, le président de l’Université Michel Deneken annonçait une réouverture pour 14h.

Les opposants à la loi d’orientation prévoient une nouvelle assemblée générale devant le Patio à 12h demain, jeudi 12 avril, pour décider des suites à donner au mouvement.

La police sur le campus pour empêcher un troisième jour de blocage…

La police sur le campus pour empêcher un troisième jour de blocage…

L’Université de Strasbourg a demandé l’intervention de la police sur le campus de l’Esplanade. L’objectif : empêcher un troisième jour de blocage consécutif des bâtiments par les opposants à la loi relative à l’Orientation et la Réussite des Étudiants (ORE). Mais l’administration a finalement maintenu les bâtiments fermés, en raison des manifestations.

Une cinquantaine de CRS attendaient les étudiants opposés à la loi relative à l’Orientation et la Réussite des Étudiants (ORE) devant les bâtiments bloqués du campus de l’université de Strasbourg, dès 6 heures du matin ce mercredi 11 avril. Les accès avaient été préalablement dégagés par une vingtaine d’étudiants anti-blocages dans la nuit. Ce matin, les « étudiants en lutte » étaient une centaine, mais ils ne sont pas allés jusqu’à la confrontation avec les policiers.

Cent manifestants dès six heures du matin

La nouvelle du déblocage a circulé dans la nuit. Les opposants à loi ORE sont arrivés sur le campus universitaire peu avant 6h du matin. Une cinquantaine de CRS arrivent peu après. Les manifestants déguerpissent. Commence alors une longue déambulation dans les rues de Strasbourg. Deux membres des Renseignements Généraux suivent la manifestation de près.

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Trois heures durant, les manifestants cherchent à « foutre le bordel ». Ils chantent des slogans contre l’intervention policière ou renversent quelques poubelles sur la route. Les opposants à la réforme tentent de bloquer le lycée Marie Curie. Ils sont vite chassés par la police.

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Le groupe retourne sur le campus universitaire. Dans un bâtiment, ils activent l’alarme. À l’institut Le Bel, les militants traversent un dédale de couloirs gris. Ils finissent dans un amphithéâtre où les étudiants attendent leur professeure. À son arrivée, elle est applaudie par ses élèves. Les manifestants quittent les lieux et gagnent le Patio.

Les bâtiments maintenus fermés

Vers 8h30, l’administration annonce par e-mail aux étudiants et aux professeurs que les bâtiments du Patio, du Nouveau patio, du Portique et de l’Escarpe (bloqués la veille), ainsi que l’institut Le Bel (jamais bloqué mais qui faisait partie des objectifs votés en AG) sont fermés ce mercredi « jusqu’à nouvel ordre ».

 

Dans le bâtiment de l’institut Le Bel, des étudiants ont pu passer leurs examens à 8h. Ils n’étaient autorisés à sortir qu’à 10h et midi.  Un cours de la faculté de psychologie qui devait se tenir dans la bâtiment s’est également tenu en extérieur.

Suite à l’activation d’une alarme incendie, le Palais universitaire était temporairement inaccessible aux étudiants.

La direction avait (un peu) prévenu

Le président de l’Université Michel Deneken, favorable à cette réforme, avait laissé entendre sur plusieurs médias qu’il envisageait d’appeler les forces de l’ordre pour rétablir les cours et examens. L’Université songe également à un vote en ligne sur le sujet auprès des étudiants, à l’instar de Nancy.

Un déblocage planifié

Des anti-bloqueurs, liés en particulier au syndicat étudiant Uni, se sont coordonnés via les réseaux sociaux durant la nuit pour retirer les poubelles, meubles et autres objets qui bloquaient les accès aux bâtiments depuis lundi.

Le 10 avril, à 18h55, un étudiant de Sciences Po Strasbourg relaie l’action de déblocage prévue pour 22h sur le campus universitaire. Il publie l’information sur un groupe fermé, intitulé « Philippe Muray 2 : l’attaque des festivus » :

« Ok cette nuit on vas (sic) débloquer les barricades de la fac avec des potes. On fait du repérage, les gauchistes sont trop occupés, ils ne sont plus là à partir de 22h. On vas (sic) donc y aller à 15, et on a discuté avec quelques RG qui nous ont promis d’être là. »

Une nuit sans confrontation

Le 10 avril, vers 22h, les passants sont rares sur le campus universitaire de Strasbourg. Quelques opposants à la réforme de l’orientation post-bac guettent. Ils savent qu’une action de déblocage est prévue. Plusieurs voitures de la police nationale stationnent devant le centre Bernanos. Il est 22h17 lorsque quelques policiers semblent alertés par un message diffusé par talkie-walkie. Un collègue relaie l’information : Liverpool vient de marquer un second but.

Peu avant 23h, les opposants au blocage arrivent. Un membre du syndicat Uni affirme avoir informé les policiers sur place de leur action. Les forces de l’ordre ont laissé faire.

Vers minuit, le groupe « Contre les blocages à l’université de Strasbourg » clame victoire sur Facebook. Une photo du Patio dégagé de toute barricade accompagne la publication : « Patio, Escarpe et Portique libérés!! » Le communiqué est vite retiré, de peur que « les bloqueurs […] rebloquent » dans la nuit.

Les opposants à la recherche d’un nouveau point de chute

Le blocage de cinq bâtiments avait été voté la veille en Assemblée générale étudiante à 200 voix contre 75. Les étudiants opposés aux blocages, comme l’association « Les Jeunes avec Macron » avaient appelé à venir en masse pour retourner la majorité, mais se sont retrouvés minoritaires.

Ils participent à nouveau à l’Assemblée générale du 11 avril. Les membres du syndicat Uni mettent aussi en avant les 241 signataires de la pétition en ligne : « Non aux blocages à l’Université de Strasbourg ».

avec Jean-François Gérard

#Le Patio

L’Université de Strasbourg envisage un vote électronique sur la reprise des cours

L’Université de Strasbourg envisage un vote électronique sur la reprise des cours

L’Université de Strasbourg projette de consulter les étudiants strasbourgeois pour qu’ils s’expriment pour ou contre les blocages des bâtiments. Une solution déjà utilisée à Nancy où les étudiants de la Faculté de Lettres ont voté à 70,5% pour la reprise des cours.

L’Université de Strasbourg cherche des solutions pour permettre la reprise des cours et des examens, alors que quatre bâtiments étaient bloqués par les opposants à la réforme de l’orientation post-bac. Ces derniers 

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Caroline, la pasteure pour qui la Bible commande d’être contre le GCO

Caroline, la pasteure pour qui la Bible commande d’être contre le GCO

Avec les anti-GCO – Rencontre avec Caroline Ingrand-Hoffet, pasteure à Kolbsheim, pour qui l’engagement contre le GCO répond aussi à des valeurs bibliques.

Installée à Kolbsheim depuis 2010, Caroline Ingrand-Hoffet est pasteure du village et une fervente militante contre le Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg. Ainsi, dès que Vinci, concessionnaire de la future autoroute, envoie ses prestataires pour réaliser des travaux de préparation du chantier, Caroline se précipite dans son église et… sonne les cloches pour alerter la population de Kolbsheim et l’inciter à venir s’interposer. À l’heure des téléphones portables et des réseaux sociaux, le procédé peut sembler rudimentaire mais ça marche toujours ! À chaque volée en dehors des célébrations, voici la population qui se transforme en autant de « zadistes » pour faire bloc contre les engins de Vinci.

« Mon engagement est nourri par mon ministère »

Pour Caroline, cette protestation anti-CGO fait partie intégrante de son rôle de pasteure. Elle vit cette situation « comme quelque chose de très cohérent » :
« Mon engagement est nourri par son ministère et mon ministère est nourri par mon engagement. Mais tous mes fidèles ne partagent pas cette vision. Aussi, je ne prêche pas tous les dimanches contre le GCO. »
La « pasteure de la zad » organise également des rendez-vous qui permettent de « faire le lien entre foi chrétienne et engagement militant écologiste ». Les valeurs écologiques trouvent écho dans la Bible selon Caroline :
« Détruire la nature pour construire une autoroute est un non-sens, non seulement pour les habitants de Kolbsheim, mais pour l’ensemble de l’humanité. Dans la bible on trouve le respect de la création, la nature nous est confiée, on ne fait pas ce qu’on veut ».
Mais au-delà des textes sacrés, il y a une réciprocité entre la nature et l’homme selon Caroline, « car nous faisons partie de cette biodiversité. » En huit ans, c’est la première fois que la pasteure s’engage et milite dans une lutte.
#Caroline Ingrand-Hoffet

À l’AG des étudiants : étendre les blocages et… occuper l’Élysée

À l’AG des étudiants : étendre les blocages et… occuper l’Élysée

Mardi 10 avril à 10h, les « étudiantes et étudiants organisés » contre la réforme prévue de l’orientation post-bac ont choisi de maintenir les blocages des bâtiments de l’université de Strasbourg et de les étendre à l’institut Le Bel pour « ramener les scientifiques dans la lutte. » Les étudiants prévoient de rédiger une charte de l’université libre, un organe de presse et… d’occuper l’Elysée.

L’entrée du portique était bloquée par des palettes, des poubelles et des barrières. (Photo TV / Rue89 Strasbourg / CC)

Le blocus s’est poursuivi sur le campus universitaire de Strasbourg, mardi 10 avril dans la journée. Devant les portes des quatre bâtiments de l’université, le Patio, le nouveau Patio, l’Escarpe et le Portique, des poubelles et des barrières ont bloqué l’entrée dès 8h du matin. À 10h, une assemblée générale a réuni plus de 400 personnes, soit une centaine de plus que la veille.

Comme mardi, la séance a commencé par des prises de paroles organisées pour évoquer le contenu du projet de loi Vidal et de la réforme Orientation et réussite étudiante (ORE) qui modifie l’orientation post-bac.

Une quarantaine d’étudiants s’est succédé au mégaphone. D’après Soufiane, présent pour la première fois à un événement de la sorte, c’était « une belle expérience de discussion citoyenne » :

« Quand de telles discussions organisées par les citoyens se créent, cela produit des débats importants. Les étudiants ne sont pas d’accord avec ces réformes, ça ne peut être qu’une bonne chose que d’en discuter de cette manière. »

Témoignages d’anciens bac-pros et d’étudiants étrangers

Des étudiants passés par les filières professionnelles, au nombre de cinq, ont témoigné de la chance qu’ils ont eu d’avoir pu aller à l’université :

« Je viens d’un bac pro, je suis maintenant en lettres modernes. Je suis heureux de réaliser ces études. Si cette loi passe, ce type de parcours ne sera plus possible car il faudra démontrer une cohérence de parcours. Les universités sélectionneront les étudiants en fonction de critères tels que le type du bac qu’ils auront passé. »

De grandes salves d’applaudissements émanaient de la foule pour accompagner ces discours. Jocelyne, venu mardi matin pour un examen et présente à l’assemblée générale, explique qu’elle est aussi dans cette situation :

« Avant la fac, j’ai obtenu un Bac technologique et scientifique et maintenant je suis en filière Lettres modernes… Ça n’a peut être rien à voir mais c’est la filière qui me correspond maintenant. J’ai eu de la chance de pouvoir faire cela. »

L’assemblée générale a réuni plus de 400 personnes devant le bâtiment du Portique. (Photo TV / Rue89 Strasbourg / cc)

Des opposants aux blocages présents à l’assemblée générale

Des personnes opposées aux blocages ont participé aux débats de l’assemblée générale, telle cette jeune fille :

« Nous ne sommes pas contre le fait qu’il y ait une mobilisation mais contre les blocages. Ce n’est pas respecter la liberté d’étudier que d’empêcher les étudiants d’aller en cours ou aux examens. »

Des membres de l’Uni, un syndicat étudiant classé à droite, ont à nouveau tenté, comme hier, de lever les barricades empêchant les accès aux bâtiments. Ils ont été rapidement stoppés par les étudiants grévistes. En réponse, des étudiants favorables aux blocages ont expliqué les raisons de ces actions :

« Nous avions obtenu, auprès de l’administration du palais universitaire, l’occupation d’un amphithéâtre, mais cela ne suffisait pas. Le mouvement allait s’essouffler. Face à une réforme qui menace notre modèle d’université libre, les actions doivent être importantes. Il n’y a que comme ça que l’on se fera entendre. Si on fait une petite manifestation une fois tous les mois, notre voix ne portera pas et la loi [Vidal, ndlr] passera. »

Des étudiants étrangers ont apporté d’autres arguments :

« Au Canada, une augmentation du prix des études supérieures avait été décidée en 2012. Les étudiants ont été entendus grâce à des mouvements massifs de blocages d’amphithéâtres et des manifestations très importantes. Ils ont obtenu le soutien de l’Organisation des Nations Unies et du Conseil des Droits de l’Homme grâce à ces mobilisations qui ont duré des mois. La loi a finalement été rejetée. Dans d’autres pays comme l’Angleterre, les étudiants se plaignent d’universités élitistes. Aujourd’hui, il faut que dans ce pays, de grands mouvements se créent avec des blocages partout, pour se faire entendre avant qu’il ne soit trop tard. »

Enfin, deux prises de paroles ont été consacrées aux priorités budgétaires du gouvernement Macron :

« Notre université manque de moyens. Les enseignants-chercheurs sont de moins en moins nombreux. Mais à côté de ça, l’Etat a décidé dernièrement d’augmenter le budget de l’armée de 1,7 milliard d’euros tous les ans jusqu’en 2023 et de 3 milliards d’euros en 2024 et en 2025. Dans les universités, on pourrait faire beaucoup de choses avec cet argent. »

Les étudiants ont voté « pour » continuer le blocus sur le campus central de l’université. (Photo TV / Rue89 Strasbourg / CC)

Les étudiants ont voté pour occuper… l’Elysée

Les étudiants ont ensuite voté, à 75 voix contre plus de 200, la poursuite du blocus mercredi 10 avril. Opposée aux blocages, l’antenne bas-rhinoise de « Les Jeunes avec Macron » avait appelé à participer en masse à l’Assemblée générale pour retourner la majorité. Elle elle estime que les opposants « ne revêt[ent] aucune légitimité ». Mais ses partisans n’ont pas su mobiliser davantage…

Tous les bâtiments bloqués aujourd’hui, à savoir le Patio, le Nouveau Patio, le Portique et l’Escarpe le seront à nouveau mercredi, ainsi que l’institut Le Bel. Cette opération vise à « ramener dans la lutte les étudiants des filières scientifiques qui étudient dans ce bâtiment. »

Un projet d’occuper le palais de l’Elysée, où se trouve la présidence de la République, en collaboration avec d’autres universités françaises, a également été voté à une très large majorité. Les votants ont aussi décidé de rédiger une « charte pour l’université libre » qu’ils défendent :

« Nous voulons montrer concrètement quelles sont nos revendications, et pas simplement être dans une opposition non-constructive. Cette charte sera une production collective et étudiante, réalisée de manière participative. »

Le président n’exclut pas une intervention policière

Enfin, la création d’un organe de presse, tenu par les étudiants pour « permettre une meilleure accessibilité à des informations qui les concernent et pour garantir l’objectivité  » a été décidée.

Vers 12h30, la foule s’est dispersée, se donnant rendez-vous au lendemain, mercredi 11 avril, pour une nouvelle journée de mobilisation.

Invité de la matinale radio de Franceinfo, le président de l’Université de Strasbourg, Michel Deneken, a averti qu’il n’excluait pas d’appeler une troisième fois les forces de l’ordre si « la liberté d’enseigner, de chercher et de circuler est en cause ».

Schiltigheim : Jean-Marie Kutner se retire des municipales anticipées

Schiltigheim : Jean-Marie Kutner se retire des municipales anticipées

Le maire sortant, Jean-Marie Kutner, a pris la décision de retirer sa liste des élections municipales anticipées, dont le second tour est prévu dimanche 15 avril. Arrivé troisième, il préfère faire barrage à son ancien adjoint, Christian Ball, et appeler à voter pour la liste menée par Danielle Dambach et Nathalie Jampoc-Bertrand.

Schiltigheim tourne la page Jean-Marie Kutner. Toujours maire, Jean-Marie Kutner avait convié soutiens et journalistes dans son bureau à la mairie mardi 10 avril.

« Jamais je ne me résignerai à laisser à un quarteron irrespectueux et manipulateur la responsabilité de conduire les destinées de notre ville. »

Ainsi parla le chef de la ville depuis 2014. Arrivé troisième au soir du premier tour des élections municipales anticipées (19,78%), Jean-Marie Kutner s’estime « victime d’un putsch » et appelle les Schilikois à voter pour la liste menée par ses anciennes rivales, Danielle Dambach (écologiste) et Nathalie Jampoc-Bertrand (PS).

Jean-Marie Kutner, à la sortie de la conférence de presse du 10 avril (Photo Jean-François Gérard / Rue89 Strasbourg / cc)

La décision de Jean-Marie Kutner et de ses colistiers de « Pour Schilick, continuons » a été prise lundi soir lors d’une réunion qui a dû être animée… Jean-Marie Kutner donne rendez-vous en 2020 :

« On s’est demandés quel était le meilleur intérêt pour Schiltigheim. Nous avions le choix entre aller au second tour, troubler ces élections, ce que nous ne voulons pas faire, et se retirer. J’ai autour de moi une équipe solide, la meilleure possible pour Schiltigheim, avec des jeunes. C’est à eux qu’il faut penser. Le prochain tour n’a lieu que dans deux ans. »

Le maire sortant de Schiltigheim a ensuite chargé son ancien adjoint aux finances, Christian Ball (LR), arrivé en tête avec 35% des voix au soir du premier tour. Selon Jean-Marie Kutner, les finances de la Ville seraient gravement obérées s’il venait à être en capacité d’appliquer son programme.

Voir l’intégralité de la conférence de presse de Jean-Marie Kutner

Jean-Marie Kutner n’a pas averti Danielle Dambach de son choix :

« Mme Dambach représente la moins pire des solutions. Les citoyens qui nous ont fait confiance ne peuvent adhérer au projet de M. Ball, dont le programme provoquera le départ de Heineken et ce serait la fin du projet MK2. Par ailleurs, je vois mal les électeurs de gauche et ceux de la France Insoumise se reporter sur la liste de M. Ball, qui représente la droite dure, celle de M. Wauquiez. »

En outre, Jean-Marie Kutner a averti qu’en cas de victoire de Christian Ball dimanche 15 avril, les élus de Schiltigheim pourraient se retrouver dans l’opposition au conseil de l’Eurométropole. Christian Ball répond « attendre ce que les Schilikois ont décidé » pour dire ce qu’il fera au conseil de l’Eurométropole et que Jean-Marie Kutner « s’est fait imposer les projets de l’Eurométropole », prenant comme exemple la médiathèque et ses nombreux logements.

Quel report de voix ?

Rappelons que mathématiquement, les listes de Christian Ball et celles Danielle Dambach sont au coude à coude au nombre de voix (2 268 pour Christian Ball contre 2 249 pour l’addition Danielle Dambach + Nathalie Jampoc-Bertrand, voir toutes les voix ici). La liste de Danielle Dambach peut aussi espérer un report d’une partie des voix de la France Insoumise (479).

Jean-Marie Kutner avait réunit 1 253 voix au 1er tour. Abstention, vote blanc, vote à droite ou écologiste… Pas sûr que tous suivent sa consigne. Jean-Marie Kutner a d’ailleurs convenu que ses électeurs « ne lui appartiennent pas » mais qu’il pense que ces derniers « sont centristes et aiment leur ville ». Reste que leur choix devrait faire pencher la balance dimanche.

Danielle Dambach s’est dite très « surprise », apprenant le choix de Jean-Marie Kutner au moment de cette déclaration. Elle a dit qu’elle doit discuter avec sa liste de la suite à donner à la proposition de Jean-Marie qui a dit « se tient à la disposition de Danielle Dambach » et qui fera « campagne contre Christian Ball ». Un soutien embarrassant ? « Cela peut l’être », répond l’ancienne adjointe à l’urbanisme (2008-2014).

Danielle Dambach et ses nouveaux colisitiers pour le second tour. (photo JFG / Rue89 Strasbourg / cc)

Quant à Christian Ball, il dit que ce retrait et soutien surprise « illustre ce que l’on a vécu pendant quatre ans » :

La réaction de Christian Ball



Manifestation de parents pour réclamer plus d’enseignants mercredi

Manifestation de parents pour réclamer plus d’enseignants mercredi

À l’appel d’un collectif de parents d’élèves en école maternelles et primaires de Strasbourg (voir leur page Facebook), une manifestation est organisée mercredi 11 avril à 14 heures devant le rectorat de l’Académie de Strasbourg afin de réclamer des postes d’enseignants supplémentaires et notamment de remplaçants. Les parents à l’origine de cette action déplorent que des enseignants ne soient pas remplacés lorsqu’ils sont absents, parfois depuis la rentrée.

La bannière du collectifs de parents (doc remis)
La bannière du collectifs de parents (doc remis)

Selon ce collectif, toutes les écoles de Strasbourg subissent des classes sans professeurs, pour des durées plus ou moins longues. Ces parents estiment que « le déficit de postes pour la rentrée 2018 (avec le dédoublement des CP, CE1 en REP, REP+, etc…) est de 50 postes en fourchette basse sur le Bas-Rhin (150 sur l’Alsace). »

D’autres enseignants ont prévu de manifester devant le Rectorat à la même heure. Ils dénoncent une réorganisation de la carte scolaire au sein des réseaux d’éducation prioritaire dans le nord de l’agglomération (Schiltigheim, Bischheim), qui aura pour conséquence selon eux de « réduire les moyens accordés aux élèves issus des quartiers populaires et de concentrer les difficultés sur quelques établissements. »

Quatre bâtiments de l’université de Strasbourg bloqués

Quatre bâtiments de l’université de Strasbourg bloqués

Les étudiants de Strasbourg opposés à la loi « Orientation et réussite étudiante » (ORE) avaient voté lundi en assemblée générale la poursuite du blocage du Patio et du Nouveau Patio, deux bâtiments sur le campus principal de Strasbourg dont les accès ont été bloqués dès lundi matin. Mais ce mardi matin, une cinquantaine d’étudiants ont entrepris de bloquer les accès à deux autres bâtiments à proximité : L’Escarpe et le Portique, portant à quatre le nombre de bâtiments bloqués.

Les « étudiants en lutte » cherchent à mobiliser l’ensemble des étudiants dans leur combat contre une réforme d’accès à l’université et de l’orientation post-bac qu’ils assimilent à une sélection.

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Lundi soir, le président de l’université, Michel Deneken, avait écrit à l’ensemble du personnel et des étudiants pour demander la fin des blocages. Lundi, trois examens ont dû être reportés, provoquant une incompréhension parmi d’autres étudiants. Ce mardi matin, selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un professeur de droit a tenté de démonter une barricade devant le L’Escarpe avant d’en avoir été empêché par des étudiants-grévistes. Il y aurait eu des échanges de coups.

Lors d’nouvelle assemblée générale des étudiants mardi matin à 10h, les étudiants ont choisi de poursuivre les blocages mercredi, au moins pour le Patio. Sur France Info, Michel Deneken a indiqué qu’il envisageait de recourir à la police pour faire cesser ces blocages.